Les explorateurs sont allés dans le Pacifique Nord-Ouest pour cartographier la côte et trouver un Passage du Nord-Ouest. Ils étaient également intéressés par la possible traite des fourrures. La traite des fourrures avait été un élément moteur de la formation du Canada qui, au cours du 18e siècle, prenait de l’expansion au-delà de la région des Grands Lacs. Au cours des années 1700, les monopoles commerciaux de l’autre côté des océans du monde rendaient le libre-échange (échanges commerciaux impliquant des personnes ou des compagnies sans charte et donc sans protection) difficile, sinon dangereux. La traite des fourrures était l’épine dorsale de nombreuses entreprises capitalistes de grande échelle et la raison de la formation de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de la Compagnie du Nord-Ouest. Des entreprises comme la King George’s Sound Company a essayé d’obtenir le monopole du commerce dans le Pacifique Nord-Ouest. Les peaux, dont celles de castor, de renard, de phoque et de chevreuil, venaient principalement de l’est. Les animaux à poils du Pacifique n’intéressaient pas vraiment les négociants jusqu’à ce qu&rsqu
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Les explorateurs sont allés dans le Pacifique Nord-Ouest pour cartographier la côte et trouver un Passage du Nord-Ouest. Ils étaient également intéressés par la possible traite des fourrures. La traite des fourrures avait été un élément moteur de la formation du Canada qui, au cours du 18e siècle, prenait de l’expansion au-delà de la région des Grands Lacs. Au cours des années 1700, les monopoles commerciaux de l’autre côté des océans du monde rendaient le libre-échange (échanges commerciaux impliquant des personnes ou des compagnies sans charte et donc sans protection) difficile, sinon dangereux. La traite des fourrures était l’épine dorsale de nombreuses entreprises capitalistes de grande échelle et la raison de la formation de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de la Compagnie du Nord-Ouest. Des entreprises comme la King George’s Sound Company a essayé d’obtenir le monopole du commerce dans le Pacifique Nord-Ouest. Les peaux, dont celles de castor, de renard, de phoque et de chevreuil, venaient principalement de l’est. Les animaux à poils du Pacifique n’intéressaient pas vraiment les négociants jusqu’à ce qu’ils voient la riche et brillante douceur de la loutre de mer, que les Russes appelaient « or doré ».
Les Russes ont traversé le Pacifique à la recherche de ces animaux lorsque leur nombre a commencé à diminuer dans le Pacifique Est. Les capitaines de navires espagnols, britanniques et américains échangeaient des biens convoités comme le fer et le sucre avec les Autochtones contre des fourrures. Les communautés des Premières nations le long de la côte ont été à tout jamais changées à mesure que les villages s’enrichissaient grâce au nouveau commerce, laissant de côté les vieilles structures de leadership. La demande de fourrures de loutre pour satisfaire les modes européennes et chinoises a fait augmenter le prix des peaux. En peu de temps, les compagnies de commerce faisaient fortune et les marins faisaient un petit profit. Cependant, la conséquence a été que la loutre de mer du Pacifique était en voie d’extinction au début du 19e siècle.
© 2007 Maritime Museum of British Columbia
Greg Evans, directeur exécutif du Maritime Museum of British Columbia, discutant du rôle joué par la traite des fourrures dans l’exploration du Pacifique Nord-Ouest
Je crois que le rôle de la traite des fourrures dans le début de l’exploration de la côte du Pacifique est particulièrement intéressant. Je crois que les Russes ont probablement montré un intérêt dans la traite des fourrures plus tôt que, disons, les Espagnols, les Britanniques et les autres pays européens, parce qu’ils faisaient d’énormes profits avec la traite de la zibeline en Sibérie et ils ont vu l’Amérique du Nord comme une extension de leur traite des fourrures. À l’origine, les Espagnols et les Britanniques sont venus ici avec d’autres intentions. Ils cherchaient ce passage, ce raccourci vers la Chine et les richesses de l’Extrême Orient qui ne leur étaient pas disponibles. Je crois qu’ils visaient d’autres buts et d’autres formes de richesse sur la côte du Pacifique. Cette richesse était bien entendu les fourrures.
Maritime Museum of British Columbia
© 2007 Maritime Museum of British Columbia
Les mammifères tels que les baleines et les phoques qui vivent dans l’eau froide de l’océan ont une épaisseur de graisse sous la peau pour les réchauffer. Les loutres de mer n’ont pas cette épaisseur de graisse. À la place, leur épais pelage leur sert d’isolant. Les loutres de mer ont le plus dense pelage de tous les animaux, si dense qu’on ne voit pas la peau lorsqu’on ouvre le pelage. Il est composé d’une épaisseur extérieure de gros poils et d’une épaisseur intérieure de poils fins qui captent l’air sur le corps de la loutre. Lorsqu’une loutre plonge dans l’océan, on peut voir de minuscules bulles d’air qui s’échappent de son pelage. La couleur des loutres varie du doré lorsqu’elles sont jeunes au brun-noir à l’âge adulte.
Grâce à des pattes arrière à nageoires et des pattes avant avec des griffes, les loutres sont d’agiles nageurs et de bons chasseurs. Elles peuvent attraper des oursins, des étoiles de mer, des moules, des crabes et des pieuvres dans le fond de l’océan. Elles ont un genre de pochette derrière leurs pattes avant pour ramener leurs proies à la surface
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Les mammifères tels que les baleines et les phoques qui vivent dans l’eau froide de l’océan ont une épaisseur de graisse sous la peau pour les réchauffer. Les loutres de mer n’ont pas cette épaisseur de graisse. À la place, leur épais pelage leur sert d’isolant. Les loutres de mer ont le plus dense pelage de tous les animaux, si dense qu’on ne voit pas la peau lorsqu’on ouvre le pelage. Il est composé d’une épaisseur extérieure de gros poils et d’une épaisseur intérieure de poils fins qui captent l’air sur le corps de la loutre. Lorsqu’une loutre plonge dans l’océan, on peut voir de minuscules bulles d’air qui s’échappent de son pelage. La couleur des loutres varie du doré lorsqu’elles sont jeunes au brun-noir à l’âge adulte.
Grâce à des pattes arrière à nageoires et des pattes avant avec des griffes, les loutres sont d’agiles nageurs et de bons chasseurs. Elles peuvent attraper des oursins, des étoiles de mer, des moules, des crabes et des pieuvres dans le fond de l’océan. Elles ont un genre de pochette derrière leurs pattes avant pour ramener leurs proies à la surface, où elles flottent souvent sur des algues brunes pour ouvrir des coquillages durs avec l’aide d’une roche. Parfois, elles s’entortillent dans les algues pour ne pas flotter à la dérive lorsqu’elles dorment.
La loutre de mer du Pacifique est du genre Enhydra et de l’espèce lutris. Certains scientifiques ont divisé les loutres de mer en trois et parfois quatre catégories pour distinguer les loutres qui se trouvent dans les régions du Kamcahtka, des Aléoutiennes, de la Colombie-Britannique et de la Californie, tandis que d’autres scientifiques croient que ce sont des catégories géographiques plutôt que biologiques.
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Loutre de mer avec son petit
Maritime Museum of British Columbia
© 2007 Maritime Museum of British Columbia
Plusieurs expéditions dans le Pacifique Nord-Ouest n’étaient pas intéressées par la cartographie. Elles voulaient obtenir des peaux et ensuite traverser le Pacifique jusqu’en Chine pour échanger ces peaux contre du thé, de la soie, de la porcelaine et des épices et ensuite retourner au pays pour faire fortune. On a chassé des dizaines de milliers de loutres chaque année et la population n’a jamais eu le temps de se reconstituer. Un Tlingit a dit aux Russes à Sitka que « la morue pond des œufs, mais que les loutres naissent une ou deux à la fois, et pour cette raison… elles peuvent être complètement anéanties ». Dans les années 1780, un seul navire pouvait facilement échanger en moyenne 2 500 peaux dans une journée. En 1830, le commerce annuel à Canton n’atteignait même pas ce nombre. Dans plusieurs régions, il n’y a plus de loutres à chasser et Environnement Canada estime qu’il en restait moins de deux mille en 1900.
Lorsque la loutre de mer a commencé à disparaître dans plusieurs régions du Pacifique Nord-Ouest au début du 19e siècle, la traite des fourrures a continué avec d’autres animaux, mais l
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Plusieurs expéditions dans le Pacifique Nord-Ouest n’étaient pas intéressées par la cartographie. Elles voulaient obtenir des peaux et ensuite traverser le Pacifique jusqu’en Chine pour échanger ces peaux contre du thé, de la soie, de la porcelaine et des épices et ensuite retourner au pays pour faire fortune. On a chassé des dizaines de milliers de loutres chaque année et la population n’a jamais eu le temps de se reconstituer. Un Tlingit a dit aux Russes à Sitka que « la morue pond des œufs, mais que les loutres naissent une ou deux à la fois, et pour cette raison… elles peuvent être complètement anéanties ». Dans les années 1780, un seul navire pouvait facilement échanger en moyenne 2 500 peaux dans une journée. En 1830, le commerce annuel à Canton n’atteignait même pas ce nombre. Dans plusieurs régions, il n’y a plus de loutres à chasser et Environnement Canada estime qu’il en restait moins de deux mille en 1900.
Lorsque la loutre de mer a commencé à disparaître dans plusieurs régions du Pacifique Nord-Ouest au début du 19e siècle, la traite des fourrures a continué avec d’autres animaux, mais le tort était fait à l’écosystème côtier. Les loutres de mer vivent souvent en groupes, passant la plupart du temps dans les peuplements d’algues brunes. On les décrit comme une espèce clé parce qu’elles ont un impact majeur sur l’écosystème. Si les loutres de mer ne sont pas là pour manger les petits animaux aquatiques, les peuplements d’algues brunes vont être dévorés et les oursins vont dominer le paysage. Leur présence ou leur absence peut complètement changer le genre de plantes et d’animaux pouvant vivre dans une région côtière et la taille de leur population. En 1911, une entente internationale a protégé ce qui restait des loutres. En 1969, la loutre de mer a été réintroduite dans l’île de Vancouver, puis dans d’autres régions du Pacifique Nord-Ouest, où sa population continue de croître.
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Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
- dessiner, interpréter et utiliser des graphiques, tableaux, grilles, échelles, légendes et cartes de différents types;
- localiser et décrire les principales formes du relief terrestre, les étendues d’eau et les frontières politiques sur des cartes;
- situer et décrire des événements actuels et historiques sur des cartes.