Plusieurs personnes croient que la motivation pour explorer fait partie de ce qui fait de nous des humains. De la préhistoire aux temps modernes, nos ancêtres ont parcouru de grandes distances à pied, en bateau, à dos d’animal et en véhicule pour trouver de nouvelles terres. Ils ont établi le commerce, échangé des idées, affronté des obstacles inimaginables et obtenu des récompenses en cours de route. Nous explorons non seulement la géographie, mais aussi des idées, l’art, la musique, la science, l’espace, les émotions, les moyens de communication et la vie elle-même. L’exploration est une façon d’apprendre qui couvre plusieurs époques et toutes les cultures. Les gens sont attirés par les choses qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont jamais vues. Ils cherchent les connaissances et les ressources dont ils ont besoin pour survivre.

Donc, pourquoi les gens explorent-ils? Qu’espèrent-ils découvrir? Est-ce que l’exploration est motivée par la curiosité? Est-ce que l’exploration est à propos de trouver « ce qu’il y a là-bas » et est-ce que faire une découverte est pour le bien de tous? Ou b Pour en lire plus
Plusieurs personnes croient que la motivation pour explorer fait partie de ce qui fait de nous des humains. De la préhistoire aux temps modernes, nos ancêtres ont parcouru de grandes distances à pied, en bateau, à dos d’animal et en véhicule pour trouver de nouvelles terres. Ils ont établi le commerce, échangé des idées, affronté des obstacles inimaginables et obtenu des récompenses en cours de route. Nous explorons non seulement la géographie, mais aussi des idées, l’art, la musique, la science, l’espace, les émotions, les moyens de communication et la vie elle-même. L’exploration est une façon d’apprendre qui couvre plusieurs époques et toutes les cultures. Les gens sont attirés par les choses qu’ils ne connaissent pas et qu’ils n’ont jamais vues. Ils cherchent les connaissances et les ressources dont ils ont besoin pour survivre.

Donc, pourquoi les gens explorent-ils? Qu’espèrent-ils découvrir? Est-ce que l’exploration est motivée par la curiosité? Est-ce que l’exploration est à propos de trouver « ce qu’il y a là-bas » et est-ce que faire une découverte est pour le bien de tous? Ou bien, est-ce que l’exploration et la découverte nous ont montré que, tant que nous disons « nous l’avons vu en premier », que ce soit une espèce d’oiseau, un médicament ou un continent, nous pouvons le garder et l’utiliser à notre gré?

Lorsque nous regardons en particulier l’histoire du Pacifique Nord-Ouest, des questions semblables peuvent nous guider et nous aider à voir « l’exploration » et « la découverte » dans divers contextes et de diverses perspectives. Si nous regardons l’exploration en tant que grand phénomène, nous pouvons réfléchir aux points positifs et aux points négatifs des explorations passées, à ce que la science fait et à la façon dont les technologies ont ouvert de nouvelles voies pour l’exploration. Regardez ce que pouvez découvrir.

© 2007 Maritime Museum of British Columbia

Les humains ont toujours été des explorateurs. Certaines des plus importantes explorations et découvertes ont eu lieu longtemps avant que les Européens commencent à naviguer.

On dit que les peuples autochtones de l’Amérique du Nord sont venus de l’Asie il y a quelque 13 000 années sur un pont terrestre qui reliait les continents, alors que le niveau de la mer était bas à cause de la période glaciaire. Les anciens Égyptiens ont noté des expéditions d’exploration au milieu de la 5e dynastie (env. 2400 ans avant notre ère). Au cours de la 11e dynastie, une force de trois mille hommes a voyagé à partir du Nil jusqu’à la mer Rouge pour construire des navires de mer et s’est rendu jusqu’à « Punt », la terre du partenaire commercial qui se trouvait probablement à l’extrémité sud du contient africain. À la fin du 7e siècle, le pharaon d’Égypte, Necho, a mandaté des navires pour naviguer autour de l’Afrique.

Les Polynésiens naviguaient dans les mers du Pacifique Sud il y a 4500 années. Longtemps avant le premier contact avec les Européens, ils avaient cartographié les îl Pour en lire plus
Les humains ont toujours été des explorateurs. Certaines des plus importantes explorations et découvertes ont eu lieu longtemps avant que les Européens commencent à naviguer.

On dit que les peuples autochtones de l’Amérique du Nord sont venus de l’Asie il y a quelque 13 000 années sur un pont terrestre qui reliait les continents, alors que le niveau de la mer était bas à cause de la période glaciaire. Les anciens Égyptiens ont noté des expéditions d’exploration au milieu de la 5e dynastie (env. 2400 ans avant notre ère). Au cours de la 11e dynastie, une force de trois mille hommes a voyagé à partir du Nil jusqu’à la mer Rouge pour construire des navires de mer et s’est rendu jusqu’à « Punt », la terre du partenaire commercial qui se trouvait probablement à l’extrémité sud du contient africain. À la fin du 7e siècle, le pharaon d’Égypte, Necho, a mandaté des navires pour naviguer autour de l’Afrique.

Les Polynésiens naviguaient dans les mers du Pacifique Sud il y a 4500 années. Longtemps avant le premier contact avec les Européens, ils avaient cartographié les îles à partir d’Hawaii jusqu’à la Nouvelle-Zélande et ils maintenaient un commerce et les voyages entre les îles. Un prêtre nommé Tupaia, des îles de la Société, a dessiné pour le capitaine Cook une carte détaillant plus de soixante-dix îles et il a été invité à bord pour servir de guide. Dans le Pacifique Nord-Est, d’habiles marins chinois et japonais auraient fait le voyage vers le Pacifique Nord-Ouest dès le 3e siècle.

Marco Polo (1254-1324), le fils d’un marchand vénitien, a voyagé vers l’est sur terre, traversant l’Asie centrale avant d’atteindre la Chine. Polo, qui travaillait pour le compte du mongol Khan, est revenu à Venise par mer dix-sept ans plus tard. Ses récits ont été transcrits pendant l’emprisonnement de Polo durant la guerre avec les Génois. Même si ces récits étaient populaires, certains lecteurs de l’Europe médiévale croyaient que le livre de récits fantastiques était une fable plutôt qu’un compte rendu d’un grand explorateur.

© 2007 Maritime Museum of British Columbia

Chaque époque, chaque culture a des explorateurs, mais ceux que nous considérons de « grands explorateurs » dépend souvent de l’endroit où l’on vit – plusieurs cultures aiment inclure leurs propres personnages historiques sur la liste des grands explorateurs.

Abu ’Abdallah Ibn Battuta (1304-env. 1369) était un érudit musulman du Maroc. En 1325, il a entrepris le Haji, le pèlerinage musulman vers la cité arabe de La Mecque. Il a voyagé par terre et par mer à travers la majorité des pays islamiques de l’époque, y compris l’Espagne, l’Anatolie, la Perse, l’Inde et la Chine. En tant qu’expert de la loi religieuse islamique, il n’avait pas une mission officielle de commerce, de pouvoir ou de conquête, il a voyagé plutôt pour des raisons personnelles. Il est retourné au Maroc après près de trente ans et son voyage ou Rihla a été noté par un expert qu’il a rencontré en Espagne.

Les marchands musulmans de l’Arabie ou de l’Afrique de l’Est ont continué de voyager grâce aux vents de la mousson dans l’océan Indien. Les Portugais, Pour en lire plus
Chaque époque, chaque culture a des explorateurs, mais ceux que nous considérons de « grands explorateurs » dépend souvent de l’endroit où l’on vit – plusieurs cultures aiment inclure leurs propres personnages historiques sur la liste des grands explorateurs.

Abu ’Abdallah Ibn Battuta (1304-env. 1369) était un érudit musulman du Maroc. En 1325, il a entrepris le Haji, le pèlerinage musulman vers la cité arabe de La Mecque. Il a voyagé par terre et par mer à travers la majorité des pays islamiques de l’époque, y compris l’Espagne, l’Anatolie, la Perse, l’Inde et la Chine. En tant qu’expert de la loi religieuse islamique, il n’avait pas une mission officielle de commerce, de pouvoir ou de conquête, il a voyagé plutôt pour des raisons personnelles. Il est retourné au Maroc après près de trente ans et son voyage ou Rihla a été noté par un expert qu’il a rencontré en Espagne.

Les marchands musulmans de l’Arabie ou de l’Afrique de l’Est ont continué de voyager grâce aux vents de la mousson dans l’océan Indien. Les Portugais, ayant pris connaissance du réseau de commerce musulman de la part des Maures de l’Afrique du Nord, ont commencé à se demander comment faire pour atteindre les richesses de l’Est en naviguant autour du continent africain. En 1419, le prince Henri le Navigateur du Portugal a fondé une école de navigation à Sagres. Elle était située à l’extrémité sud-ouest de l’Europe, avec une vue sur la côte de l’Algarve vers l’océan Atlantique sans limites, mais prometteur. À cet endroit, les cartographes, les astronomes, les charpentiers de marine et autres se rassemblaient pour élaborer un plan pour de longs voyages vers l’inconnu. Le navigateur portugais Vasco da Gama (1469-1524) a finalement navigué autour de l’Afrique sur un parcours direct vers l’Inde.

À mesure que les navires s’amélioraient et que l’information sur le monde augmentait, les explorateurs naviguaient de plus en plus loin de leur pays. Christophe Colomb (1451-1506) a réussi une traversée aller-retour de l’Atlantique en 1492. Naviguant pour le compte de l’Espagne, il a atteint l’Amérique du Nord, même s’il croyait avoir trouvé une route de l’ouest vers l’Asie.

Le navigateur portugais Ferdinand Magellan (1480-1521) a également voyagé pour le compte de l’Espagne, dirigeant un essai pour naviguer autour du globe. Magellan est mort en 1521 dans les Philippines et c’est Juan Sebasian de Elcano (1480-1526) qui est revenu en Espagne avec les quelques membres de l’équipage qui ont survécu, mettant ainsi fin à l’expédition.

© 2007 Maritime Museum of British Columbia

Vidéo - Ambrosia Bemebo

Anthony Welsh, Ph. D., professeur d’art et architecture islamiques à l’Université de Victoria, parlant du voyageur vénitien du 17e siècle, Ambrosia Bembo

Je travaille maintenant depuis plusieurs années sur un voyageur italien qui venait de la ville de Venise et qui a voyagé au Moyen-Orient, en Iran et en Inde occidentale de1671 à 1675. Il s’appelait Ambrosia Bembo et il venait d’une famille vénitienne très célèbre. Il a entrepris ses voyages à un très jeune âge. Il avait environ vingt ans lorsqu’il a quitté Venise. Initialement, il allait visiter son oncle qui était le consul de Venise à Alepo, dans ce qui est  aujourd’hui la Syrie. Il a passé environ un an avec lui avant de décider d’entreprendre ce qui était à l’époque un voyage gigantesque et dangereux d’Alepo jusqu’au sud de la Turquie, en passant par l’Iraq, puis en bateau de Bosphorus jusqu’à la côte ouest de l’Inde avant de revenir. Donc, ses voyages sont, à cet égard, une immense source d’information sur une des classes importantes de voyageurs, à savoir les missionnaires du 17e siècle. Après avoir passé un an sur la côte Ouest de l’Inde, Bembo est retourné et a voyagé à travers l’Iran où il a passé quelques semaines dans deux villes principales, Shiraz et Isfahan, qui étaient remplies des plus grands trésors architecturaux de l’histoire iranienne. Il appréciait grandement la beauté physique de ces villes et en fait, il nous a fourni de magnifiques dessins de ces villes. Nous avons donc une bien meilleure idée de leur apparence au 17e siècle.

Maritime Museum of British Columbia

© 2007 Maritime Museum of British Columbia


Pendant des siècles, les Européens ont appelé le « Nouveau Monde » ce que sont maintenant l’Amérique du Nord et du Sud. Les Européens se sont rendu compte qu’il y avait des masses terrestres sur la planète autres que les vieux continents d’Europe, d’Asie et d’Afrique lorsque les capitaines ont commencé à rapporter des nouvelles et des détails de leurs voyages transatlantiques entre les années 1400 et les années 1700.

À mesure que les voyages successifs augmentaient les connaissances de ces terres, la carte du monde a commencé à montrer les parties non cartographiées sous le nom de « Terra Incognita », ou terre inconnue. Le « Nouveau Monde » existait, mais on connaissait sa taille et les détails seulement par les récits d’un petit groupe de marins dépêchés pour recueillir des renseignements. « Nouveau », « incognita/inconnu » et « non revendiqué » semblaient avoir la même signification.

Le genre de pensée qui appelait les Amériques « le Nouveau Monde » révèle plusieurs choses. Cela devait être une perspective excitante pour les marins et les Pour en lire plus
Pendant des siècles, les Européens ont appelé le « Nouveau Monde » ce que sont maintenant l’Amérique du Nord et du Sud. Les Européens se sont rendu compte qu’il y avait des masses terrestres sur la planète autres que les vieux continents d’Europe, d’Asie et d’Afrique lorsque les capitaines ont commencé à rapporter des nouvelles et des détails de leurs voyages transatlantiques entre les années 1400 et les années 1700.

À mesure que les voyages successifs augmentaient les connaissances de ces terres, la carte du monde a commencé à montrer les parties non cartographiées sous le nom de « Terra Incognita », ou terre inconnue. Le « Nouveau Monde » existait, mais on connaissait sa taille et les détails seulement par les récits d’un petit groupe de marins dépêchés pour recueillir des renseignements. « Nouveau », « incognita/inconnu » et « non revendiqué » semblaient avoir la même signification.

Le genre de pensée qui appelait les Amériques « le Nouveau Monde » révèle plusieurs choses. Cela devait être une perspective excitante pour les marins et les rois de considérer les possibilités des terres, des animaux, des ressources et des routes commerciales qui s’ouvraient à eux. Il n’est pas venu à l’esprit de la plupart des Européens effectuant ces explorations que ce n’était pas un « Nouveau Monde » pour les civilisations qui habitaient les deux continents et les îles avoisinantes depuis qu'elles avaient traversé l’océan et le pont terrestre de Bering en provenance de l’Asie, il y de 12 000 à 13 000 années.

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Un globe antique

Un globe antique, gracieuseté du Maritime Museum of British Columbia

Maritime Museum of British Columbia

© 2007 Maritime Museum of British Columbia


Nous sommes souvent impressionnés par une personne qui est la « première » à faire quelque chose. Edmund Hillary et Tenzing Norgay sont célèbres pour avoir été les premiers à atteindre le sommet du mont Everest en 1953. Christophe Colomb est célèbre pour avoir été le premier à réussir à atteindre les Amériques en 1492. L’expédition de Magellan était la première à naviguer autour du monde au 16e siècle. Le désir d’être le « premier » est au premier plan de l’exploration, mais être le premier est une question de perspective. Colomb et les leaders européens du 15e siècle ne connaissaient pas les Vikings qui ont fondé un établissement dans ce qui est maintenant Terre-Neuve, au Canada, cinq cents ans avant l’arrivée de Colomb.

Le capitaine Malaspina a supposé que les peuples autochtones de l’Amérique du Nord étaient arrivés en migrant sur des radeaux et par un pont terrestre. Cependant, la majorité des explorateurs européens n’ont pas pris en considération que la présence des communautés des Premières nations signifiait que quelqu’un était décidément arrivé avant eux. La primauté (et donc Pour en lire plus
Nous sommes souvent impressionnés par une personne qui est la « première » à faire quelque chose. Edmund Hillary et Tenzing Norgay sont célèbres pour avoir été les premiers à atteindre le sommet du mont Everest en 1953. Christophe Colomb est célèbre pour avoir été le premier à réussir à atteindre les Amériques en 1492. L’expédition de Magellan était la première à naviguer autour du monde au 16e siècle. Le désir d’être le « premier » est au premier plan de l’exploration, mais être le premier est une question de perspective. Colomb et les leaders européens du 15e siècle ne connaissaient pas les Vikings qui ont fondé un établissement dans ce qui est maintenant Terre-Neuve, au Canada, cinq cents ans avant l’arrivée de Colomb.

Le capitaine Malaspina a supposé que les peuples autochtones de l’Amérique du Nord étaient arrivés en migrant sur des radeaux et par un pont terrestre. Cependant, la majorité des explorateurs européens n’ont pas pris en considération que la présence des communautés des Premières nations signifiait que quelqu’un était décidément arrivé avant eux. La primauté (et donc le droit de revendiquer un territoire et des ressources) était une affaire qui concernait seulement les autres puissances européennes. Cela a eu un impact considérable sur la façon dont nous avons appris l’histoire. Les comptes rendus de découvertes qui sont écrits sont les seuls que plusieurs cultures sont prêtes à croire.

Certains chercheurs ont présenté d’autres visions de l’histoire. Le Norvégien Tor Heyerdahl a cherché à prouver sa théorie que les cultures préhistoriques et les civilisations anciennes avaient eu des contacts par l’entremise de navires océaniques et qu’ils avaient voyagé et peuplé de nouvelles régions de la terre. En 1947, accompagné de son équipage, il a fait le voyage à partir du Pérou jusqu’en Polynésie à bord du Kon-Tiki. En 1970, il a réussi à naviguer le navire en roseau RA II à partir du Maroc jusqu’à la Barbade pour montrer qu’il était possible que des Africains aient atteint les Amériques dans des radeaux anciens. Tout le monde n’était pas d’accord avec ces théories, mais le fait de les tester est une forme d’exploration en soi.

© 2007 Maritime Museum of British Columbia

Vue du mont Everest

Vue du mont Everest

Maritime Museum of British Columbia

© 2007 Maritime Museum of British Columbia


Objectifs d'apprentissage

L'apprenant va :
  • dessiner, interpréter et utiliser des graphiques, tableaux, grilles, échelles, légendes et cartes de différents types;
  • localiser et décrire les principales formes du relief terrestre, les étendues d’eau et les frontières politiques sur des cartes;
  • situer et décrire des événements actuels et historiques sur des cartes.

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