Afin de les inciter à s’établir au Nouveau-Brunswick, on avait promis aux « Planters »  de la Nouvelle-Angleterre qu’ils recevraient la même liberté religieuse et les mêmes droits civiques que ceux dont ils jouissaient au Massachusetts, au Connecticut et au Rhode Island. À cette époque, le pouvoir d’attribuer des terres constituait le droit civique le plus fondamental, celui dont tous les autres découlaient. En Nouvelle-Angleterre du 18e siècle, « gouvernement » était synonyme d’« administration locale » et l’administration centrale de Boston ou de Londres, importait peu. Le pouvoir était celui entre voisins qui étaient d'accord ou non entre eux à une réunion quelque part au village ou à une taverne, et non celui mystérieux d'une lointaine administration. Or, le pouvoir de prendre des décisions à l’échelle locale engendre aussi des responsabilités : prendre soin des pauvres, entretenir les routes, garder la paix et soutenir les écoles. Pour en lire plus
Afin de les inciter à s’établir au Nouveau-Brunswick, on avait promis aux « Planters »  de la Nouvelle-Angleterre qu’ils recevraient la même liberté religieuse et les mêmes droits civiques que ceux dont ils jouissaient au Massachusetts, au Connecticut et au Rhode Island. À cette époque, le pouvoir d’attribuer des terres constituait le droit civique le plus fondamental, celui dont tous les autres découlaient. En Nouvelle-Angleterre du 18e siècle, « gouvernement » était synonyme d’« administration locale » et l’administration centrale de Boston ou de Londres, importait peu. Le pouvoir était celui entre voisins qui étaient d'accord ou non entre eux à une réunion quelque part au village ou à une taverne, et non celui mystérieux d'une lointaine administration. Or, le pouvoir de prendre des décisions à l’échelle locale engendre aussi des responsabilités : prendre soin des pauvres, entretenir les routes, garder la paix et soutenir les écoles.


À la fois pour les Acadiens établis vers le centre de la vallée du fleuve Saint-Jean et pour les « Planters » de la Nouvelle-Angleterre, l’arrivée des loyalistes s’avérait perturbante. Quelque 1 000 « Planters »  habitaient le bas et le centre de la vallée, soit Maugerville et les environs. À l'appel de l’évangéliste Henry Alline, qui s’est rendu à Maugerville à au moins trois reprises, les « Planters » craignaient aussi de subir l'impact des loyalistes « vilains chasseurs de terres ». Cependant ètant donné qu' comme ils s’étaient installés sur des terres extraordinairement riches, ils n’étaient pas prêts à laisser mécontentement et ennuis précipiter leur départ d'un lieu où la Providence leur avait si bien souri. 


- Ronald Rees, Land of the Loyalists: Their struggle to shape the Maritimes, Halifax, Nimbus, 2000, p 12-13 et 56.


© 2000, Ronald Rees, Nimbus Publishing. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

Les apprenants seront en mesure de comprendre les colons « Planters » qui habitaient une partie de ce qui allait devenir le Nouveau-Brunswick à la suite de la conquête de la Nouvelle-France.

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