Armand Frappier

Musée Armand-Frappier

© Musée Armand-Frappier, 2008. Tous droits réservés.


Armand Frappier naît à Salaberry-de-Valleyfield, dans la province de Québec au Canada, le 26 novembre 1904. Il est l’aîné d’une famille de huit enfants. Ses parents sont Arthur Alexis Frappier et Bernadette Codebecq.

Arthur Frappier, le père d’Armand Frappier, est professeur et directeur des écoles de Salaberry-de-Valleyfield pendant vingt ans. Artiste talentueux, il est aussi organiste à la cathédrale, directeur de la fanfare locale et professeur de musique. Bernadette Codebecq, sa mère, vient également d’une famille d’enseignants. Son père a même fondé une école modèle et elle a fait la classe, comme ses quatre sœurs.

Pour plus d’information

Salaberry-de-Valleyfield est dominée à l’époque par les hautes tours crénelées d’une manufacture de coton qui fait vivre la petite ville. Le salaire annuel moyen y est de 350 $ pour des semaines de 60 heures de travail. Les revenus sont modestes, mais la plupart des gens sont propriétaires de leur maison et trouvent le moyen de payer des études à leurs enfants
Armand Frappier naît à Salaberry-de-Valleyfield, dans la province de Québec au Canada, le 26 novembre 1904. Il est l’aîné d’une famille de huit enfants. Ses parents sont Arthur Alexis Frappier et Bernadette Codebecq.

Arthur Frappier, le père d’Armand Frappier, est professeur et directeur des écoles de Salaberry-de-Valleyfield pendant vingt ans. Artiste talentueux, il est aussi organiste à la cathédrale, directeur de la fanfare locale et professeur de musique. Bernadette Codebecq, sa mère, vient également d’une famille d’enseignants. Son père a même fondé une école modèle et elle a fait la classe, comme ses quatre sœurs.

Pour plus d’information

Salaberry-de-Valleyfield est dominée à l’époque par les hautes tours crénelées d’une manufacture de coton qui fait vivre la petite ville. Le salaire annuel moyen y est de 350 $ pour des semaines de 60 heures de travail. Les revenus sont modestes, mais la plupart des gens sont propriétaires de leur maison et trouvent le moyen de payer des études à leurs enfants

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Le premier-né d’Arthur Frappier et de Bernadette Codebecq, Armand.

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À six ans, Armand entre à l’école chez les sœurs de la Providence. Son père l’oblige à redoubler sa quatrième année, car il juge alors ses notes insuffisantes. Armand fait ensuite son cours classique au Séminaire de Valleyfield et termine parmi les premiers de sa classe.

Un choix de carrière marqué par la douleur

Au collège, dès ses premiers cours d’initiation à la chimie, Armand Frappier se découvre une passion pour cette science. Il aménage même un laboratoire dans l’étable à l’arrière de la maison, où il peut à loisir faire des expériences. Il pense avoir trouvé sa voie. Malheureusement, une ombre plane sur la vie et la famille d’Armand Frappier : la tuberculose. Faute d’un vaccin pour prévenir la maladie et de traitements pour la guérir, Armand Frappier voit mourir sa mère, en mai 1923, emportée par cette maladie à l’âge de 40 ans. Il n’a alors que 19 ans. Cette lourde perte s’ajoute à celle de son petit frère et de sa grand-mère, décédés de la même maladie. En plus, durant cette période, d’autres membres de sa parenté dont il est proche meurent. Il Pour en lire plus
À six ans, Armand entre à l’école chez les sœurs de la Providence. Son père l’oblige à redoubler sa quatrième année, car il juge alors ses notes insuffisantes. Armand fait ensuite son cours classique au Séminaire de Valleyfield et termine parmi les premiers de sa classe.

Un choix de carrière marqué par la douleur

Au collège, dès ses premiers cours d’initiation à la chimie, Armand Frappier se découvre une passion pour cette science. Il aménage même un laboratoire dans l’étable à l’arrière de la maison, où il peut à loisir faire des expériences. Il pense avoir trouvé sa voie. Malheureusement, une ombre plane sur la vie et la famille d’Armand Frappier : la tuberculose. Faute d’un vaccin pour prévenir la maladie et de traitements pour la guérir, Armand Frappier voit mourir sa mère, en mai 1923, emportée par cette maladie à l’âge de 40 ans. Il n’a alors que 19 ans. Cette lourde perte s’ajoute à celle de son petit frère et de sa grand-mère, décédés de la même maladie. En plus, durant cette période, d’autres membres de sa parenté dont il est proche meurent. Il qualifie ces décès de « période noire d’épreuves ». Armand Frappier ne sera pas chimiste, mais médecin.

Ses études en médecine à l’Université de Montréal

En 1924, après avoir terminé ses études au Collège de Valleyfield et obtenu un baccalauréat ès arts, il s’inscrit à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal. À partir de ce moment et durant toute sa vie, il poursuivra son combat contre cette « tueuse de maman », la tuberculose.

En juin 1930, après cinq années d’études et de labeur, il obtient enfin son diplôme de médecin. Mais il lui reste encore un long chemin à parcourir avant de réaliser son rêve: faire de la recherche. Pour acquérir une meilleure connaissance des sciences de base, il s’inscrit immédiatement, pour un an, à des certificats en chimie biologique, en chimie physique et en mathématiques.

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Armand et son ami Maximilien Caron mènent la troupe des élèves turbulents. Un professeur les réprimande et adit à Maximilien : « Vous, vous n’êtes qu’une grosse tonne d’orgueil »; et à Armand : « Vous, vous n’êtes pas vous-même, mais un mouton à la remorque des indisciplinés ». La leçon sera salutaire : les deux compères feront de brillantes carrières, l’un en médecine, l’autre en droit. C’est à ce moment qu’il adopte la devise Vox non echo qui veut dire « Tu seras la voix et non pas l’écho ».

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Dessin exécuté par le docteur Frappier pour son cours de protozoologie (1924-1925).

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Armand Frappier a été reçu docteur en médecine le 30 mai 1930, à l'Université de Montréal. Ce document est un duplicata du diplôme original, il a été délivré le 30 juin 1994.

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Trousse de médecin du docteur Armand Frappier.

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Stéthoscope du docteur Armand Frappier.

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Une rencontre qui oriente sa carrière en 1931

« Un jour que je conversais avec le professeur de physiologie, le docteur Élie Asselin, il me dit : " Si vous voulez trouver une solution à la tuberculose, ce n’est pas avec la chimie que vous y arriverez, c’est avec la microbiologie. " Deux jours plus tard, j’allai remettre mon destin entre les mains du doyen de médecine, le docteur Télesphore Parizeau, qui me reçut à bras ouverts. Il m’aida à obtenir une bourse de la fondation Rockefeller pour aller étudier aux États-Unis. »

Le docteur Télesphore Parizeau était lui-même un ancien élève de l’Institut Pasteur de Paris.

Le Québec des années 30 ne peut offrir une formation approfondie à ses diplômés. Le jeune docteur Frappier ira donc chercher ailleurs – là où le développement de la science commence à s’accélérer – toutes les connaissances dont il a besoin pour s’attaquer à la tuberculose.

Ses études à l’Université de Rochester

Au début des années 30, une bourse de la fondation Rockefeller lui ouvre les por Pour en lire plus

Une rencontre qui oriente sa carrière en 1931

« Un jour que je conversais avec le professeur de physiologie, le docteur Élie Asselin, il me dit : " Si vous voulez trouver une solution à la tuberculose, ce n’est pas avec la chimie que vous y arriverez, c’est avec la microbiologie. " Deux jours plus tard, j’allai remettre mon destin entre les mains du doyen de médecine, le docteur Télesphore Parizeau, qui me reçut à bras ouverts. Il m’aida à obtenir une bourse de la fondation Rockefeller pour aller étudier aux États-Unis. »

Le docteur Télesphore Parizeau était lui-même un ancien élève de l’Institut Pasteur de Paris.

Le Québec des années 30 ne peut offrir une formation approfondie à ses diplômés. Le jeune docteur Frappier ira donc chercher ailleurs – là où le développement de la science commence à s’accélérer – toutes les connaissances dont il a besoin pour s’attaquer à la tuberculose.

Ses études à l’Université de Rochester

Au début des années 30, une bourse de la fondation Rockefeller lui ouvre les portes des laboratoires américains. C’est à l’Université de Rochester N.Y., financée par Kodak, riche et bien équipée qu’Armand Frappier se rend pour étudier la microbiologie. Par rapport à l’Université de Montréal, pauvre, vétuste, peu développée sur le plan de la recherche, le contraste est énorme. Mais Armand Frappier ne se décourage pas : au contraire, il se dit qu’il aura un stimulant défi à relever pour améliorer les choses, à son retour chez lui! Pendant cette période d’apprentissage aux États-Unis, il séjourne dans les laboratoires de microbiologie de plusieurs chercheurs renommés, parmi lesquels plusieurs s’opposent vivement au vaccin BCG.


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Voyage au Sanatorium en 1931.

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Voyages

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Le BCG, mis au point à l’Institut Pasteur de Paris, est le premier vaccin vivant atténué auquel on a recours. Les Américains, le docteur Petroff en tête, sont peu favorables à son usage généralisé. Ils craignent qu’avec le temps, le bacille ne retrouve sa virulence (son pouvoir de provoquer la maladie). Même après des décennies d’utilisation sans aucun problème, la crainte du BCG persistera aux États-Unis.

Le docteur Petroff, fortement en désaccord avec l’emploi du BCG, mourra lui-même de tuberculose. Le docteur Frappier fait un stage dans son laboratoire en 1932.

Lorsque le docteur Frappier arrive à l’Institut Pasteur, le BCG est employé depuis huit ans avec succès. Les expériences menées par le docteur Nègre, après celles de Calmette et de Guérin, prouvent que le vaccin est efficace et inoffensif, et que la grande peur des Américains de voir réapparaître la virulence est sans fondement. Le voici rendu aux sources mêmes de la microbiologie et de la lutte contre la tuberculose. C’est là toute une expérience pour le docteur Frappier, car c’est à cette époque qu’il apprend à produire le vaccin BCG. Convaincu d’ Pour en lire plus

Le BCG, mis au point à l’Institut Pasteur de Paris, est le premier vaccin vivant atténué auquel on a recours. Les Américains, le docteur Petroff en tête, sont peu favorables à son usage généralisé. Ils craignent qu’avec le temps, le bacille ne retrouve sa virulence (son pouvoir de provoquer la maladie). Même après des décennies d’utilisation sans aucun problème, la crainte du BCG persistera aux États-Unis.

Le docteur Petroff, fortement en désaccord avec l’emploi du BCG, mourra lui-même de tuberculose. Le docteur Frappier fait un stage dans son laboratoire en 1932.

Lorsque le docteur Frappier arrive à l’Institut Pasteur, le BCG est employé depuis huit ans avec succès. Les expériences menées par le docteur Nègre, après celles de Calmette et de Guérin, prouvent que le vaccin est efficace et inoffensif, et que la grande peur des Américains de voir réapparaître la virulence est sans fondement. Le voici rendu aux sources mêmes de la microbiologie et de la lutte contre la tuberculose. C’est là toute une expérience pour le docteur Frappier, car c’est à cette époque qu’il apprend à produire le vaccin BCG. Convaincu d’avoir enfin une arme efficace contre la tuberculose, le docteur Frappier revient au pays avec un très précieux bagage : un flacon contenant la souche du fameux BCG!

« Après une traversée au cours de laquelle le transatlantique Carinthia avait essuyé une tempête telle que l’eau entrait par les fenêtres du salon, nous sommes arrivés à Montréal le 1er janvier 1933. »

« Au cours de ces études à l’étranger, je m’étais non seulement ouvert l’esprit, mais familiarisé avec les problèmes de la méthode expérimentale. Je m’étais fait des amis de mes maîtres et ils m’avaient assuré de leur aide. J’ai suivi leurs conseils et je les ai fréquentés jusqu’à leur mort. Je rapportais avec moi une souche de BCG de l’Institut Pasteur ».


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À une époque où le crédit n’est pas chose commune, le docteur Frappier effectue un emprunt pour aller se former à l’Institut Pasteur, à Paris. Il arrive dans cette « boîte à découvreurs » à l’automne 1932 pour travailler avec les plus grands.

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Voyage à l’Institut Pasteur de Paris

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Voyage à l’Institut Pasteur de Paris

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Il poursuit ses études postmédicales en prenant des cours de mathématiques avancées, de biologie et de chimie biologique. Il obtient, au début de 1933, sa licence ès sciences de l’Université de Montréal, composée de trois certificats d’études.

En 1933, le docteur Frappier est le premier chercheur sollicité par le Conseil national de recherches du Canada, à titre de premier chercheur nord-américain, pour confirmer la qualité et l’efficacité du vaccin BCG en plus d’élaborer un procédé de fabrication sécuritaire. L’Institut Pasteur confie alors au docteur Frappier une souche du BCG, qu’il apporte au Canada afin de fabriquer un vaccin vivant, mais atténué. Le docteur Frappier est le défenseur de l’application rationnelle de la vaccination antituberculeuse par le BCG au Canada.

Il poursuit ses études postmédicales en prenant des cours de mathématiques avancées, de biologie et de chimie biologique. Il obtient, au début de 1933, sa licence ès sciences de l’Université de Montréal, composée de trois certificats d’études.

En 1933, le docteur Frappier est le premier chercheur sollicité par le Conseil national de recherches du Canada, à titre de premier chercheur nord-américain, pour confirmer la qualité et l’efficacité du vaccin BCG en plus d’élaborer un procédé de fabrication sécuritaire. L’Institut Pasteur confie alors au docteur Frappier une souche du BCG, qu’il apporte au Canada afin de fabriquer un vaccin vivant, mais atténué. Le docteur Frappier est le défenseur de l’application rationnelle de la vaccination antituberculeuse par le BCG au Canada.


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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • se familiariser avec le vocabulaire employé en microbiologie;
  • expliquer les interrelations entre les développements en imagerie et la compréhension actuelle de la cellule;
  • identifier les micro-organismes infectieux, décrire la lutte que leur fait le système immunitaire et les renforts de la médecine moderne;
  • décrire les bienfaits des micro-organismes.

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