Collectionner consiste non seulement à regrouper des objets de même nature, c’est aussi organiser et entretenir ce regroupement. Il existe une multitude d’objets à collectionner. Outre la beauté, la rareté, la valeur pécuniaire ou le caractère inusité des objets, la façon de les classer est l’aspect qui rend unique une collection.
Qu’il soit amateur ou professionnel, le collectionneur se préoccupe toujours du classement de ses collections. Il choisit des critères de classement qui le guident dans l’organisation des objets à mettre en valeur. Le système de classement est d’ailleurs choisi en fonction des objectifs du collectionneur.
Collectionner consiste non seulement à regrouper des objets de même nature, c’est aussi organiser et entretenir ce regroupement. Il existe une multitude d’objets à collectionner. Outre la beauté, la rareté, la valeur pécuniaire ou le caractère inusité des objets, la façon de les classer est l’aspect qui rend unique une collection.
Qu’il soit amateur ou professionnel, le collectionneur se préoccupe toujours du classement de ses collections. Il choisit des critères de classement qui le guident dans l’organisation des objets à mettre en valeur. Le système de classement est d’ailleurs choisi en fonction des objectifs du collectionneur.
© 2010, Musée de la nature et des sciences inc. Tous droits réservés.
Classer des objets est un geste naturel chez tous les êtres humains. Dès que nous avons en main plusieurs objets, nous les observons automatiquement pour en déceler les ressemblances et les différences. Il existe une infinité de types de classification de collections.
Par exemple, une collection de type géographique permet au collectionneur de faire découvrir une variété d’objets provenant de différentes régions du monde. Ainsi, un cartophile pourrait monter une collection géographique de cartes postales provenant de différentes régions du Canada, alors qu’un lépidoptérophile pourrait mettre en valeur des espèces de papillons qui vivent dans différents pays.
Certains collectionneurs optent plutôt pour un classement d’objets sous forme de collection thématique. Ils rassemblent les objets qui correspondent à des thèmes, ce qui facilite généralement la recherche d’objets et rend la collection unique. Par exemple, au lieu de classer ses timbres selon leur pays d’origine, un philatéliste peut rassembler des timbres illustrés d’oiseaux, ou encore de gens célèbres.
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Classer des objets est un geste naturel chez tous les êtres humains. Dès que nous avons en main plusieurs objets, nous les observons automatiquement pour en déceler les ressemblances et les différences. Il existe une infinité de types de classification de collections.
Par exemple, une collection de type géographique permet au collectionneur de faire découvrir une variété d’objets provenant de différentes régions du monde. Ainsi, un cartophile pourrait monter une collection géographique de cartes postales provenant de différentes régions du Canada, alors qu’un lépidoptérophile pourrait mettre en valeur des espèces de papillons qui vivent dans différents pays.
Certains collectionneurs optent plutôt pour un classement d’objets sous forme de collection thématique. Ils rassemblent les objets qui correspondent à des thèmes, ce qui facilite généralement la recherche d’objets et rend la collection unique. Par exemple, au lieu de classer ses timbres selon leur pays d’origine, un philatéliste peut rassembler des timbres illustrés d’oiseaux, ou encore de gens célèbres.
Dans cette perspective, des collectionneurs pourraient classer différemment les spécimens suivants selon leurs objectifs. Voici deux exemples de classement.
© 2010, Musée de la nature et des sciences inc. Tous droits réservés.
Ornithorhynchus anatinus, Ornithorynque, Australie
Patrick Pilon
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Bycanistes subcylindricus, Calao à joues grises, Ouganda, Afrique
Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke
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Callicore aegina, Pérou
Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke
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Castor canadensis, Castor, Canada
Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke
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Icterus galbula, Oriole du Nord, Canada
Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke
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Gomphus spicatus, Gomphe pointu, Canada
Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke
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Selon la provenance (exemple 1)
Les animaux du Canada
Oriole du Nord
Castor
Gomphe pointu
Les animaux des autres pays
Ornithorynque
Calao à joues grises
Callicore aegina
Selon la caractéristique : les animaux qui volent (exemple 2)
Les animaux qui volent
Oriole du Nord
Calao à joues grises
Callicore aegina
Les animaux qui ne volent pas
Castor
Ornithorynque
Gomphe pointu
Et toi, de quelle façon les aurais-tu classés?
Selon la provenance (exemple 1)
Les animaux du Canada
Oriole du Nord
Castor
Gomphe pointu
Les animaux des autres pays
Ornithorynque
Calao à joues grises
Callicore aegina
Selon la caractéristique : les animaux qui volent (exemple 2)
Les animaux qui volent
Oriole du Nord
Calao à joues grises
Callicore aegina
Les animaux qui ne volent pas
Castor
Ornithorynque
Gomphe pointu
Et toi, de quelle façon les aurais-tu classés?
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Que ce soit pour se protéger ou pour communiquer, l’être humain a toujours eu besoin de nommer les plantes et les animaux qui l’entourent. Selon le pays ou la langue, des noms différents peuvent toutefois désigner un même animal ou une même plante, ce qui occasionne parfois des confusions entre les interlocuteurs. Il fallait donc trouver un système plus universel. C’est en fait un Suédois, Carl Von Linné, qui proposa en 1758 de nommer les organismes vivants en se basant sur un système binomial, c’est-à-dire un système où chaque organisme est identifié par deux noms, un nom générique, le genre, et un nom spécifique, l’espèce. En conservant le latin comme langue universelle de communication entre les scientifiques du monde, Linné a proposé, par exemple, de nommer le Castor du Canada, Castor canadensis, et le Castor européen, Castor fiber. Ces deux rongeurs étaient assez semblables pour qu’on leur donne le même nom de genre, Castor canadensis et Castor fiber, mais aussi assez distincts pour qu’on leur attribue des noms différents d’espèces, soit Castor canadensis et Castor fiber.
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Que ce soit pour se protéger ou pour communiquer, l’être humain a toujours eu besoin de nommer les plantes et les animaux qui l’entourent. Selon le pays ou la langue, des noms différents peuvent toutefois désigner un même animal ou une même plante, ce qui occasionne parfois des confusions entre les interlocuteurs. Il fallait donc trouver un système plus universel. C’est en fait un Suédois, Carl Von Linné, qui proposa en 1758 de nommer les organismes vivants en se basant sur un système binomial, c’est-à-dire un système où chaque organisme est identifié par deux noms, un nom générique, le genre, et un nom spécifique, l’espèce. En conservant le latin comme langue universelle de communication entre les scientifiques du monde, Linné a proposé, par exemple, de nommer le Castor du Canada, Castor canadensis, et le Castor européen, Castor fiber. Ces deux rongeurs étaient assez semblables pour qu’on leur donne le même nom de genre, Castor canadensis et Castor fiber, mais aussi assez distincts pour qu’on leur attribue des noms différents d’espèces, soit Castor canadensis et Castor fiber.
Dans le système international, les organismes sont classés en sept grandes catégories : le règne, l’embranchement, la classe, l’ordre, la famille, le genre et, finalement, l’espèce. D’autres catégories peuvent s’ajouter selon les groupes d’organismes.
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Exemple 1 de la nomenclature et du système binomial
Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke
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Exemple 2 de la nomenclature et du système binomial
Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke
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Les objets que l’on collectionne sont parfois très semblables, ce qui cause des difficultés à les identifier et à les classer. Pour y arriver, les scientifiques et les collectionneurs utilisent souvent une clé dichotomique. Cet outil permet d’identifier les espèces étudiées en proposant des choix qui correspondent à leurs caractéristiques. Il existe de nombreuses clés dichotomiques pour identifier les espèces de plantes et d’animaux.
Exemple d’une clé simplifiée qui permet d’identifier les six spécimens précédents. Pour progresser dans la clé, il faut choisir la meilleure des deux descriptions qui sont proposées à chaque étape.
1 a) Animal qui possède au moins deux ailes (aller à 2)
b) Animal sans aile (aller à 5)
2 a) Le corps est recouvert de plumes (aller à 3)
b) Le corps est lisse ou poilu, mais jamais recouvert de plumes (aller à 4)
3 a) Bec robuste et haut, surmonté d’une partie cornée
Bycanis
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Les objets que l’on collectionne sont parfois très semblables, ce qui cause des difficultés à les identifier et à les classer. Pour y arriver, les scientifiques et les collectionneurs utilisent souvent une clé dichotomique. Cet outil permet d’identifier les espèces étudiées en proposant des choix qui correspondent à leurs caractéristiques. Il existe de nombreuses clés dichotomiques pour identifier les espèces de plantes et d’animaux.
Exemple d’une clé simplifiée qui permet d’identifier les six spécimens précédents. Pour progresser dans la clé, il faut choisir la meilleure des deux descriptions qui sont proposées à chaque étape.
1 a) Animal qui possède au moins deux ailes (aller à 2)
b) Animal sans aile (aller à 5)
2 a) Le corps est recouvert de plumes (aller à 3)
b) Le corps est lisse ou poilu, mais jamais recouvert de plumes (aller à 4)
3 a) Bec robuste et haut, surmonté d’une partie cornée
Bycanistes subcylindricus
b) Bec pointu et conique, jamais surmonté d’une partie cornée Icterus galbula
4 a) Les ailes sont opaques et recouvertes de petites écailles microscopiques
visibles à la loupe Callicore aegina
b) Les ailes sont translucides Gomphus spicatus
5 a) L’animal possède un museau développé, recouvert d’un étui de corne,
ressemblant à un bec de canard; absence de dent chez l’adulte
Ornithorhynchus anatinus
b) Animal qui possède un museau court et arrondi; incisives, longues,
pointues et fortes Castor canadensis
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Objectifs d'apprentissage
• mettre à profit des outils, objets et procédés de la science et de la technologie;
• découvrir l’importance du choix des critères de classification dans les collections;
• explorer divers types de classification d’objets dans une collection;
• comprendre et mettre à profit l’utilisation d’une clé d’identification pour classer des objets.