Depuis les débuts de l’aventure canadienne, de nombreux personnages ont fait preuve de réalisations remarquables. Plusieurs d’entre eux nous ont laissé en héritage des documents importants, mais aussi des collections étonnantes considérées aujourd’hui comme de véritables trésors, de précieux jalons qui permettent un lien avec le passé.
Portrait du collectionneur
De façon générale, on peut définir le collectionneur comme étant celui qui réunit des objets de même nature, sur la base de leur valeur esthétique, artistique, documentaire, scientifique et même affective ou pécuniaire.
Le plus souvent, les personnes entreprendront de bâtir une collection pour le simple plaisir d’amasser des objets qui les émerveillent. Cette activité sera pour plusieurs un passe-temps parfois éphémère, mais le vrai collectionneur prendra des années, voire une vie, à construire une collection. Bien que tous les collectionneurs ne développent pas le même type de collection, on retrouve chez eux une passion, des qualités et des traits de caractère communs. Ils sont en effet des personnes passionnées, méthodiques, patientes et
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Depuis les débuts de l’aventure canadienne, de nombreux personnages ont fait preuve de réalisations remarquables. Plusieurs d’entre eux nous ont laissé en héritage des documents importants, mais aussi des collections étonnantes considérées aujourd’hui comme de véritables trésors, de précieux jalons qui permettent un lien avec le passé.
Portrait du collectionneur
De façon générale, on peut définir le collectionneur comme étant celui qui réunit des objets de même nature, sur la base de leur valeur esthétique, artistique, documentaire, scientifique et même affective ou pécuniaire.
Le plus souvent, les personnes entreprendront de bâtir une collection pour le simple plaisir d’amasser des objets qui les émerveillent. Cette activité sera pour plusieurs un passe-temps parfois éphémère, mais le vrai collectionneur prendra des années, voire une vie, à construire une collection. Bien que tous les collectionneurs ne développent pas le même type de collection, on retrouve chez eux une passion, des qualités et des traits de caractère communs. Ils sont en effet des personnes passionnées, méthodiques, patientes et d’une grande persévérance.
La passion mène tout collectionneur qui veut augmenter son niveau de connaissances. Le plaisir d’ajouter un nouvel objet ou un nouveau spécimen à sa collection est exaltant.
La méthode requiert un bon esprit d’observation afin de classer les échantillons recueillis. Une bonne méthode de classement s’avère essentielle pour un bon collectionneur. Il établit également des critères d’acquisition qui facilitent ses prises de décision lorsque vient le temps d’ajouter un objet dans sa collection, de l’échanger ou de s’en départir.
La persévérance permet au collectionneur de continuer malgré les obstacles ou les difficultés qui se présentent à lui : mettre la main sur un objet plus rare, vaincre les écueils d’une identification ou une classification délicate.
© 2010, Musée de la nature et des sciences inc. Tous droits réservés.
Beaucoup de musées ont vu le jour grâce aux collections de personnages reconnus pour leurs recherches ou leurs exploits. Ces collections reprennent vie et permettent de reconstituer des évènements importants dans plusieurs domaines, tant en sciences qu’en histoire.
Voici quatre scientifiques qui ont marqué l’évolution des connaissances au Canada et qui ont laissé d’importantes collections.
Beaucoup de musées ont vu le jour grâce aux collections de personnages reconnus pour leurs recherches ou leurs exploits. Ces collections reprennent vie et permettent de reconstituer des évènements importants dans plusieurs domaines, tant en sciences qu’en histoire.
Voici quatre scientifiques qui ont marqué l’évolution des connaissances au Canada et qui ont laissé d’importantes collections.
© 2010, Musée de la nature et des sciences inc. Tous droits réservés.
Naissance : Bécancour (Québec), le 10 mars 1820
Études : Séminaire de Nicolet (Québec) où il est mis en contact avec un traité de botanique, il se découvre une passion pour les sciences naturelles.
Profession : curé à Portneuf (Québec); au-delà de son ministère, il fait une nomenclature des végétaux auxquels il a accès.
Publications
• Traité élémentaire de botanique (1858)
• Tableau chronologique et synthétique de l’Histoire du Canada (1859)
• La flore canadienne (1862)
• Verger canadien (1862)
En 1868, il fonde la revue Le Naturaliste canadien.
Léon Provancher a mené de front plusieurs projets. À une époque où les ressources sont limitées, l’abbé Provancher se lance tout de même en recherche dans différentes disciplines liées aux sciences naturelles, surtout en entomologie. Ses collections d’insectes comptent 30 000 spécimens. Plus de 1000 sont considérés comme des spécimens types, c’est-à-dire décrits et nommés pour la première fois par Provancher. Au-delà de 500 sont toujours valables aujourd’hui
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Naissance : Bécancour (Québec), le 10 mars 1820
Études : Séminaire de Nicolet (Québec) où il est mis en contact avec un traité de botanique, il se découvre une passion pour les sciences naturelles.
Profession : curé à Portneuf (Québec); au-delà de son ministère, il fait une nomenclature des végétaux auxquels il a accès.
Publications
• Traité élémentaire de botanique (1858)
• Tableau chronologique et synthétique de l’Histoire du Canada (1859)
• La flore canadienne (1862)
• Verger canadien (1862)
En 1868, il fonde la revue Le Naturaliste canadien.
Léon Provancher a mené de front plusieurs projets. À une époque où les ressources sont limitées, l’abbé Provancher se lance tout de même en recherche dans différentes disciplines liées aux sciences naturelles, surtout en entomologie. Ses collections d’insectes comptent 30 000 spécimens. Plus de 1000 sont considérés comme des spécimens types, c’est-à-dire décrits et nommés pour la première fois par Provancher. Au-delà de 500 sont toujours valables aujourd’hui.
Ses études sur les hyménoptères lui valent la reconnaissance scientifique puisque le dixième des espèces connues au Canada ont été découvertes et décrites par Provancher. Aucune autre collection de spécimens d’histoire naturelle réunis par un naturaliste nord-américain du XIXe siècle ne semble avoir été conservée dans son ensemble et avec autant de variété. Le fruit du travail acharné de ce curé de campagne représente un apport important pour l’avancement de la science. Ses collections consultées par les scientifiques du monde se trouvent aujourd’hui en bonne partie au Québec, soit à l’Université Laval et au Collège Lévis, à Lévis.
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L'abbé Léon Provancher
Société historique du Cap-Rouge
© 2010, Société historique du Cap-Rouge Tous droits réservés.
Naissance : Montréal (Québec), le 20 avril 1798
Études : Montréal (Québec) et Édimbourg (Écosse)
Publication : Geological Survey of Canada: Report of Progress from its Commencement to 1863
William Edmond Logan est considéré à juste titre comme étant le père de la géologie canadienne. Quand les autorités coloniales de la province du Canada décidèrent de créer la Commission géologique canadienne, il en devint, en 1842, le premier directeur. Né au Canada, reconnu de ses pairs britanniques et expert en gisements de charbon, la ressource minérale la plus recherchée à l’époque, Logan s’avérait le candidat idéal pour prendre la tête de cet organisme. En plus d’être un chercheur minutieux, son sens artistique le distinguait. Il a cartographié plusieurs régions du Québec et du Canada avec un souci du détail qui a fait sa renommée. Il a légué de nombreux carnets de terrain, des journaux personnels et des échantillons cueillis au cours de ses périples. Le mont Logan, le plus haut sommet canadien (5 959 m) situé au Yukon a été baptisé en son honneur.
Naissance : Montréal (Québec), le 20 avril 1798
Études : Montréal (Québec) et Édimbourg (Écosse)
Publication : Geological Survey of Canada: Report of Progress from its Commencement to 1863
William Edmond Logan est considéré à juste titre comme étant le père de la géologie canadienne. Quand les autorités coloniales de la province du Canada décidèrent de créer la Commission géologique canadienne, il en devint, en 1842, le premier directeur. Né au Canada, reconnu de ses pairs britanniques et expert en gisements de charbon, la ressource minérale la plus recherchée à l’époque, Logan s’avérait le candidat idéal pour prendre la tête de cet organisme. En plus d’être un chercheur minutieux, son sens artistique le distinguait. Il a cartographié plusieurs régions du Québec et du Canada avec un souci du détail qui a fait sa renommée. Il a légué de nombreux carnets de terrain, des journaux personnels et des échantillons cueillis au cours de ses périples. Le mont Logan, le plus haut sommet canadien (5 959 m) situé au Yukon a été baptisé en son honneur.
© 2010, Musée de la nature et des sciences inc. Tous droits réservés.
Sir William Logan
Ressources naturelles Canada / Commission géologique du Canada
© Reproduit avec la permission de Ressources naturelles Canada 2010, Commission géologique du Canada
Naissance : Kingsey Falls (Québec), le 3 avril 1885
Études : Québec
Carrière : Religieux, scientifique, botaniste
Cofondateur de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, aujourd’hui l’Association francophone pour le savoir (Acfas) (1923)
Publication : La Flore laurentienne, traité (1935)
Marie-Victorin est à la fois un religieux, un chercheur, un scientifique et un enseignant très doué. Il savait communiquer avec ses élèves en vue d’éveiller le goût d’apprendre. Il oriente son enseignement sur des travaux pratiques sur le terrain plutôt que sur la simple démonstration en classe.
Grâce à ses nombreuses réalisations, dont l’Institut botanique de l’Université de Montréal, en 1920, et le Jardin botanique de Montréal, ouvert en 1936, il aura réussi à convaincre l’État d’investir dans la connaissance scientifique. Bien qu’il ne fût pas le premier scientifique canadien-français reconnu, il est celui qui aura fait le plus progresser la culture scientifique au Québec. L’herbier Marie-Victorin, entreposé au Jardin
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Naissance : Kingsey Falls (Québec), le 3 avril 1885
Études : Québec
Carrière : Religieux, scientifique, botaniste
Cofondateur de l’Association canadienne-française pour l’avancement des sciences, aujourd’hui l’Association francophone pour le savoir (Acfas) (1923)
Publication : La Flore laurentienne, traité (1935)
Marie-Victorin est à la fois un religieux, un chercheur, un scientifique et un enseignant très doué. Il savait communiquer avec ses élèves en vue d’éveiller le goût d’apprendre. Il oriente son enseignement sur des travaux pratiques sur le terrain plutôt que sur la simple démonstration en classe.
Grâce à ses nombreuses réalisations, dont l’Institut botanique de l’Université de Montréal, en 1920, et le Jardin botanique de Montréal, ouvert en 1936, il aura réussi à convaincre l’État d’investir dans la connaissance scientifique. Bien qu’il ne fût pas le premier scientifique canadien-français reconnu, il est celui qui aura fait le plus progresser la culture scientifique au Québec. L’herbier Marie-Victorin, entreposé au Jardin botanique de Montréal, constitue son plus grand leg. Il regroupe plus de 750 000 spécimens collectés par lui-même ou échangés avec d’autres herbiers du monde entier.
© 2010, Musée de la nature et des sciences inc. Tous droits réservés.
Frère Marie-Victorin
Jardin botanique de Montréal
© 2010, Jardin botanique de Montréal Tous droits réservés.
Naissance : Toronto (Ontario), le 1er novembre 1858
Études : Droit, Université de Toronto (Ontario)
Malgré sa profession d’avocat, Joseph Tyrrell se joint à la Commission géologique du Canada en 1881. Il participe à de nombreuses expéditions dans l’Ouest canadien. À partir de 1884, il sera associé à la localisation de nombreux gisements houillers. La même année, il fera une découverte sensationnelle, soit celle du crâne fossilisé d’une nouvelle espèce de dinosaure, l’Albertosaure. En 1898, poussé par la fièvre de l’or, il quitte la Commission géologique pour participer à la ruée vers l’or du Klondike. Plus tard, il se joindra à une compagnie qui exploite un filon d’or dans le nord de l’Ontario et y mettra à jour un très important filon qui a été exploité jusque dans les années 1960.
J.B. Tyrrell a été surnommé avec raison Monsieur Dinosaure, car il a découvert une espèce fossilisée jusque-là inconnue. Le Royal Tyrrell Museum, nommé en son honneur, se situe dans le sud de l’Alberta. Le musée se consacre essentiellement aux dinosaures.
Naissance : Toronto (Ontario), le 1er novembre 1858
Études : Droit, Université de Toronto (Ontario)
Malgré sa profession d’avocat, Joseph Tyrrell se joint à la Commission géologique du Canada en 1881. Il participe à de nombreuses expéditions dans l’Ouest canadien. À partir de 1884, il sera associé à la localisation de nombreux gisements houillers. La même année, il fera une découverte sensationnelle, soit celle du crâne fossilisé d’une nouvelle espèce de dinosaure, l’Albertosaure. En 1898, poussé par la fièvre de l’or, il quitte la Commission géologique pour participer à la ruée vers l’or du Klondike. Plus tard, il se joindra à une compagnie qui exploite un filon d’or dans le nord de l’Ontario et y mettra à jour un très important filon qui a été exploité jusque dans les années 1960.
J.B. Tyrrell a été surnommé avec raison Monsieur Dinosaure, car il a découvert une espèce fossilisée jusque-là inconnue. Le Royal Tyrrell Museum, nommé en son honneur, se situe dans le sud de l’Alberta. Le musée se consacre essentiellement aux dinosaures.
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Joseph Burr Tyrrell et Monroe Fergusson (1884)
Commission géologique du Canada / Bibliothèque et Archives du Canada / PA-051520
© 2010, Commission géologique du Canada / Bibliothèque et Archives du Canada Tous droits réservés.
Objectifs d'apprentissage
• définir ce qu’est un collectionneur;
• identifier de grands collectionneurs qui ont marqué le Canada.