Les populations nord-américaines de morues franches s'étendent de la Caroline du Nord jusqu'au nord de l'île de Baffin.

La morue est présente des deux côtés de l’Atlantique Nord. Du côté de l’Amérique du Nord, on la trouve de la Caroline du Nord jusqu’à l’île de Baffin. Les très fortes populations de morue que possédait autrefois la région des Grands Bancs, au large de Terre-Neuve-et-Labrador, sont l’une des principales raisons de la venue des premiers Européens sur ce continent.

Canadian Geographic

© 2010, La Société géographique royale du Canada. Tous droits réservés


Biologie - Morue franche. Morue franche dont on voit clairement un barbillon.

Nom scientifique : Gadus morhua Poids moyen : 2 à 3 kg Longueur moyenne : 60 à 100 cm Longévité moyenne : 20 ans ou plus (varie beaucoup) Principale espèce pêchée au Canada pendant plus de 500 ans, la morue a été connue sous plusieurs autres noms, comme cabillaud, morue commune, morue fraîche, morue franche, morue de l’Atlantique et doguette. Quel que soit le nom utilisé, sa chair blanche, ferme et pas trop huileuse en a fait une prise très recherchée.

Dieter Craasmann

© 2010, La Société géographique royale du Canada. Tous droits réservés


Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème

Aperçu de la leçon
La morue franche, ou morue de l’Atlantique, est une espèce qui subit actuellement une forte pression. La surpêche constitue la principale cause du déclin de la population, mais des facteurs environnementaux tels que la température de l’eau et les prédateurs jouent également un rôle clé. Il importe de connaître les caractéristiques de la morue franche, son habitat, ses sources de nourriture, son cycle de vie et son rythme de croissance pour bien comprendre les effets de la pêche et de la transformation du milieu sur l’espèce.

Niveau ciblé
De la 6e à la 8e année. On peut adapter la leçon aux classes de la 9e à la 12e année.

Durée
Une ou deux périodes

Liens avec le programme d’études (cours et province ou territoire)
Objectifs du programme général

Programme d Pour en lire plus
Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème

Aperçu de la leçon
La morue franche, ou morue de l’Atlantique, est une espèce qui subit actuellement une forte pression. La surpêche constitue la principale cause du déclin de la population, mais des facteurs environnementaux tels que la température de l’eau et les prédateurs jouent également un rôle clé. Il importe de connaître les caractéristiques de la morue franche, son habitat, ses sources de nourriture, son cycle de vie et son rythme de croissance pour bien comprendre les effets de la pêche et de la transformation du milieu sur l’espèce.

Niveau ciblé
De la 6e à la 8e année. On peut adapter la leçon aux classes de la 9e à la 12e année.

Durée
Une ou deux périodes

Liens avec le programme d’études (cours et province ou territoire)
Objectifs du programme général

Programme de sciences humaines des provinces de l’Atlantique élaboré par le Conseil atlantique des ministres de l’Éducation et de la Formation (CAMEF) :

Peuples, lieux et environnement
Les élèves doivent pouvoir démontrer qu’ils comprennent les interactions entre les peuples, les lieux et l’environnement.

Interdépendance
Les élèves doivent pouvoir démontrer qu’ils comprennent les relations interdépendantes des individus, des sociétés et de l’environnement aux échelles locale, nationale et internationale.

Individus, sociétés et décisions économiques
Les élèves doivent pouvoir démontrer qu’ils peuvent prendre des décisions économiques responsables en tant qu’individus et membres de la société.

Lien vers l’exposition virtuelle Retour à la nature
www.canadiangeographic.ca/mvc
Carte de répartition de la morue franche, qui montre l’étendue de l’habitat.

Ressources supplémentaires, matériel et équipement
Ordinateur, matériel d’affichage électronique et accès à Internet
Carte muette agrandie de la côte atlantique de l’Amérique de Nord, ci-jointe (pour les groupes 2 et 6)
Figure 1 et Figure 2 sur la morue franche, ci-jointes (une pour chaque élève)
Feuilles d’activité de l’élève nos 1 à 6, ci-jointes (une pour chaque élève du groupe traitant le sujet)
Évaluation de l’enseignant et Autoévaluation, ci-jointes (une pour chaque groupe)
Divers atlas imprimés (des cartes de la température de l’eau en janvier et en juillet figurent dans la plupart des atlas mondiaux, tels que Goodes, 22e éd., p. 32 et 33)

Sites Web de référence

L’Atlas canadien en ligne
http://www.canadiangeographic.ca/atlas/themes.aspx?id=atlantic&sub=atlantic_features_codcalamity&lang=Fr

Historica
http://www.histori.ca/minutes/theme.do?id=10011&className=ca.histori.minutes.entity.ClassicMinute

Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (COSEPAC)
http://www.cosewic.gc.ca/fra/sct5/index_f.cfm

Baie Gilbert, zone de protection marine
http://gilbertbay.com/biological.htm (en anglais seulement)

Wikipédia
http://fr.wikipedia.org/wiki/File:Gadus_morhua-Atlantic_cod.png
http://fr.wikipedia.org/wiki/Morue_de_l%27Atlantique

Pêches et Océans Canada
http://www.dfo-mpo.gc.ca/oceans/canadasoceans-oceansducanada/marinezones-zonesmarines-fra.htm
http://www.dfo-mpo.gc.ca/overfishing-surpeche/media/images/NAFOmap-carteOPANOlg-fra.jpg (carte de l’Organisation des pêches de l’Atlantique Nord-Ouest, ou OPANO)
http://www.dfo-mpo.gc.ca/science/publications/uww-msm/articles/atlanticcod-morueatlantique-fra.htm

Parcs Canada
http://www.pc.gc.ca/progs/amnc-nmca/systemplan/especes-species/cod_f.asp

Laboratoire de recherche sur les otolithes – Institut océanique de Bedford
http://www.marinebiodiversity.ca/otolith/french/index.htm
http://www.marinebiodiversity.ca/otolith/french/what-f.htm

Patrimoine de Terre-Neuve et du Labrador
http://www.heritage.nf.ca/patrimoine/environment/coldocean_f.html

Administration nationale des océans et de l’atmosphère des États-Unis
http://www.nmfs.noaa.gov/fishwatch/species/atlantic_cod.htm (en anglais seulement)

Centre des sciences océanologiques de l’Université Memorial de Terre-Neuve
http://www.mun.ca/osc/oscedu/gmorhua.php (en anglais seulement)

Canadian Geographic
http://www.canadiangeographic.ca/specialfeatures/atlanticcod/codhome.asp (en anglais seulement)

Conseil international pour l’exploration de la mer
http://www.ices.dk/marineworld/coddecline.asp (en anglais seulement)

GRID-Arendal, Programme des Nations Unies pour l’environnement
http://maps.grida.no/go/graphic/the-decline-of-cod-in-the-north-atlantic (en anglais seulement)

Bureau de la gestion des zones côtières du Massachusetts
http://www.mass.gov/czm/coastlines/2004-2005/habitat/cod.htm (en anglais seulement)

Captain Dave.
http://www.cptdave.com/atlantic-cod.html (en anglais seulement)

Objectif général
Les interactions d’une population de poissons avec les activités humaines, les changements environnementaux et les autres espèces déterminent son état de santé. En se livrant à des recherches pour recenser les divers facteurs qui exercent une influence sur les populations de morues franches et, dans la foulée, leurs effets sur les économies d’échelle à tous les niveaux, les élèves approfondissent le rôle joué par la pérennité dans le tissu complexe de relations qui se répercutent sur la morue franche et d’autres espèces.

Résultats de la leçon
À la fin de la leçon, les élèves pourront :
• nommer les caractéristiques de la morue franche;
• appréhender les conditions environnementales dont la morue a besoin pour survivre et atteindre la maturité;
• décrire les caractéristiques de l’écozone nord-américaine qui favorise la présence de stocks substantiels de morues;
• comprendre l’importance de la morue comme ressource exploitable au fil du temps;
• donner les raisons pour lesquelles cette ressource renouvelable clé doit être conservée et décrire les efforts qui ont été faits jusqu’ici pour préserver les espèces essentielles qui subissent une forte pression;
• exposer les facteurs responsables de l’effondrement des stocks de morues franches;
• reconnaître l’influence combinée des conditions naturelles et des facteurs économiques (pêche) ainsi que la nécessité d’assurer un environnement durable;
• comprendre la nécessité d’adopter des règlements et des mesures pour protéger les ressources qui contribuent à dynamiser l’économie d’un pays;
• apprécier à leur jute valeur les stratégies élaborées dans le but d’assurer la stabilisation et le rétablissement de la population de morues.


Remarque à l’intention de l’enseignant
Avant de commencer la leçon, fournir un contexte en présentant ce qui suit :
Une minute d’histoire : John Cabot
http://www.histori.ca/minutes/theme.do?id=10011&className=ca.histori.minutes.entity.ClassicMinute
Animation : La catastrophe de la disparition de la morue http://www.canadiangeographic.ca/atlas/themes.aspx?id=atlantic&sub=atlantic_features_codcalamity&lang=Fr

Site du COSEPAC.
http://www.cosewic.gc.ca/fra/sct5/index_f.cfm

Revoir les critères d’évaluation pour que les élèves sachent ce qu’on attend d‘eux.

Enseignant/Élève

Introduction
• La morue franche est pêchée dans les eaux canadiennes depuis l’arrivée des peuples des Premières Nations.
• La pêche commerciale a débuté au XVIe siècle et s’est poursuivie jusqu’à récemment.
• Le nom scientifique de l’espèce est gadus morhua.
S’assurer que les élèves comprennent les termes clés en posant les questions suivantes :
1. Quelle est l’une des principales espèces de poissons dans la région de l’Atlantique?
2. Depuis quand la morue est-elle pêchée dans la région de l’Atlantique?
3. Quand la pêche commerciale a-t-elle débuté?
4. Qu’entend-on par espèce «en voie de disparition »?
5. Pouvez-vous nommer des espèces qui sont en voie de disparition?
6. Qu’est-ce que le COSEPAC?
7. Qui fait partie de ce groupe?
8. De quels facteurs le COSEPAC tient-il compte lorsqu’il prend ses décisions?
9. Pourquoi certaines personnes pourraient-elles s’opposer aux décisions du COSEPAC?
10. Quelle est la situation de la morue franche selon le COSEPAC?
11. Que se produit-il lorsqu’une espèce est désignée « en voie de disparition » aux termes de la Loi sur les espèces en péril?
12. Selon vous, la morue franche est-elle en voie de disparition? Répondre aux questions de l’introduction.

Traiter de la raison d’être et du mandat du COSEPAC.

Faire appel à ses connaissances et donner les raisons pour lesquelles la morue franche peut être considérée comme une espèce « en voie de disparition ».
Développement
Former des groupes, assigner leur rôle aux membres et expliquer que les instructions destinées à chaque groupe se trouvent sur une feuille d’activité numérotée qui correspond à son sujet de recherche.

Distribuer :

- à chaque groupe, des exemplaires de la feuille d’activité de l’élève sur son sujet de recherche;

- à chaque élève, un exemplaire des figures 1 et 2;

- aux groupes 2 et 6, une carte muette de l’est de l’Amérique du Nord. Former des groupes et faire une recherche sur les sujets suivants :
Groupe 1 : Caractéristiques
Groupe 2 : Habitat
Groupe 3 : Alimentation
Groupe 4 : Cycle de vie
Groupe 5 : Rythme de croissance
Groupe 6 : Pêche
Faire la recherche en consultant les cartes, les ressources proposées et les informations fournies.
Conclusion Rassembler les élèves. Demander aux groupes de faire un rapport de recherche.

Orienter la discussion de manière à formuler des conclusions fondées sur les recherches. Dresser une liste des conclusions à l’aide du média disponible.

Diriger une dernière discussion en posant les questions suivantes :
• La surpêche est la principale cause de l’effondrement des stocks de morues, mais est-ce qu’il y a aussi des causes naturelles à cette situation?
• À votre avis, que faudrait-il faire pour assurer le rétablissement de la morue franche?

Procéder à un vote sur la question suivante :
« Selon vous, dans 20 ans, quelle sera la situation de la morue franche en vertu de la Loi sur les espèces en péril : est-ce que ce sera une espèce « en voie de disparition » ou une espèce « disparue »?
Le porte-parole de chaque groupe explique sur quoi portait la recherche et ce que les membres ont appris.

Présenter des conclusions, comme celles-ci :
• l’effondrement des stocks de morues franches est principalement le résultat de la surpêche;
• dans plusieurs régions, la morue franche n’a montré à peu près aucun signe de rétablissement;
• des changements naturels se sont produits dans l’écosystème;
• les prédateurs sont en partie responsables du fait que la population de morues reste faible.

Voter et compter les votes.

Expliquer la raison du vote.

Créer un diorama informatif avec des propositions d’actions.

Enrichissement
Comparer l’histoire de la morue franche à celle d’autres espèces étudiées en se concentrant sur l’aspect « espèce en péril ».
Selon vous, que devrait-on faire pour favoriser le rétablissement de la morue franche? http://oceanlink.island.net/ONews/oceannews6/oceanews6p1.html (en anglais seulement)
Faire une recherche sur l’histoire de la pêche à la morue franche au Canada.
http://epe.lac-bac.gc.ca/100/205/301/ic/cdc/F/Alphabet.asp (Les collections numérisées du Canada)
• L’Atlas historique du Canada, version imprimée. Il contient une foule d’informations.
Comparer la situation de la morue franche au Canada à celle de la morue franche dans les eaux adjacentes d’autres pays de l’Atlantique Nord.
Évaluation
Autoévaluation de groupe (sous forme de déclarations à compléter).
Notation des présentations de groupe à l’aide du tableau des critères de l’enseignant.
Liens avec les Normes nationales canadiennes en géographie
Élément essentiel no 1 : Monde et spatialité
• Types de cartes
Élément essentiel no 2 : Lieux et régions
• Caractéristiques physiques et humaines de lieux et de régions au Canada et dans le monde
• Changements dans les lieux et les régions au fil du temps
• Concepts de régions formelles, fonctionnelles et perceptuelles
Élément essentiel no 3 : Systèmes physiques
• Les processus physiques façonnent l’environnement physique
• Écozones (principales communautés écologiques)
• Vents dominants et courants marins
Élément essentiel no 4 : Systèmes humains
• Activité économique - types et tendances
Élément essentiel no 5 : Environnement et société
• Conséquences de la modification de l’environnement physique par les humains
• Impact des accidents et désastres naturels et technologiques sur les environnements physiques et humains
• Facteurs de l’environnement physique favorables et défavorables aux activités humaines
• Répartition et utilisation des ressources dans le monde
Élément essentiel no 6 : Utilisations de la géographie
• Influences des éléments physiques et humains sur les événements historiques
• Rôle des points de vue multiples dans les politiques et les problèmes de géographie
Compétence géographique no 1 : Poser des questions sur la géographie
• Où est-ce?
• Reconnaître les sujets de nature géographique, définir des problèmes géographiques et poser des questions sur la géographie.

Compétence géographique no 2 : Recueillir l’information géographique
• Trouver, recueillir et traiter des informations provenant de diverses sources primaires et secondaires, y compris les cartes. Faire des observations et les consigner.
• Utiliser diverses compétences en recherche pour trouver et recueillir des données géographiques.

• Utiliser des cartes pour rassembler l’information géographique.

Compétence géographique no 3 : Organiser l’information géographique
• Préparer diverses formes de cartes pour organiser l’information géographique.
• Faire des graphiques, des cartes, des tableaux et des diagrammes pour présenter l’information géographique.
Compétence géographique no 4 : Analyser l’information géographique
• Interpréter des informations provenant de cartes.
Compétence géographique no 5 : Répondre à des questions sur la géographie
• Présenter de l’information géographique sous forme de rapports oraux et écrits illustrés de cartes et de graphiques.

Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
Feuille d’activité de l’élève no 1

Caractéristiques
La morue franche parvenue à maturité pèse généralement de 2 à 3 kg et mesure de 60 à 100 cm de long.
Le plus gros spécimen répertorié pesait 96 kg et atteignait 180 cm de long (voir la photo d’un poisson de taille similaire, à http://www.fisherycrisis.com/images/ShawnCod.jpg).
La morue franche possède des nageoires à rayons mous, 3 dorsales et 2 anales.
Elle est dotée d’une queue carrée.
Elle arbore un barbillon, sorte de filament souple et charnu qui pend au bout de la mâchoire inférieure.
Généralement grise ou verte, elle peut être brune, rouge ou dorée, selon l’habitat et l’alimentation.
Sites Web (tous en anglais seulement)
http://www.canadiangeographic.ca/specialfeatures/atlanticcod/codhome.asp
http://gilbertbay.com/biological.htm
http://www.nmfs.noaa.gov/fishwatch/species/atlantic_cod.htm
http://www.cptdave.com/atlantic-cod.html

Tâches
À l’aide des renseignements fournis dans cette page et de ceux contenus dans les sites Web proposés, répondez aux questions suivantes.
• Quel poids (en kg) et quelle taille (en cm) peut atteindre la morue?
Convertissez ces chiffres en livres et en pouces.
• Comparez le poids et la taille de la morue à votre poids et à votre taille à vous.
• Combien y a-t-il de morues dans une tonne métrique (1 000 kg)?
• De quelle couleur est la morue dans la baie Gilbert?
• Si l’habitat ou l’alimentation d’une morue changeait, vous attendriez-vous à ce que sa couleur change aussi?
• Peut-on reconnaître la provenance d’une morue à sa couleur?
• Dessinez une morue franche et inscrivez « Morue franche » en titre.
• Trouvez sur la morue franche une information additionnelle que vous aimeriez partager.


Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
Feuille d’activité de l’élève no 2
Habitat
L’habitat de la morue franche s’étend le long de la côte atlantique du Canada, du sud de la baie de Baffin jusqu’au banc Georges.
Il a une profondeur égale ou inférieure à 400 mètres (légèrement au large de la plate-forme continentale).
Certains groupes, ou populations, partagent leur vie entre une baie, toujours la même, et les eaux libres de l’océan Atlantique et du golfe du Saint-Laurent.
D’autres effectuent de grandes migrations, comme la « morue du Nord » qui peut traverser toute la mer du Labrador, depuis l’extrémité nord du Labrador jusqu’au nord-est de Terre-Neuve, et parcourir ainsi jusqu’à 800 km dans une année.
D’autres encore passent tout leur cycle de vie dans une seule baie.
Pour survivre et frayer, la morue a besoin d’une eau d’au moins -1°C.
Si la température de l’eau diminue rapidement, la morue souffre d’une insuffisance rénale qui lui est fatale.
L’été, la morue migre dans des eaux peu profondes (moins de 50 m) pour se nourrir.
Sites Web
http://fr.wikipedia.org/wiki/Morue_de_l%27Atlantique
http://www.heritage.nf.ca/patrimoine/environment/shelf_f.html
http://www.dfo-mpo.gc.ca/oceans/canadasoceans-oceansducanada/marinezones-zonesmarines-fra.htm
Tâches
À l’aide des renseignements fournis dans cette page et de ceux contenus dans les sites Web proposés, répondez aux questions suivantes.
• Où trouve-t-on des morues franches en Amérique du Nord?
• Quelle définition donne le Web de plate-forme ou plateau continental? Retranscrivez cette définition.
• Sur une carte bathymétrique (carte qui indique la profondeur de l’eau), trouvez la courbe isobathe de 400 m (ou le plateau continental, dont la profondeur a été définie à 200 m).
• Calculez la distance (en km) entre le point le plus éloigné et la terre la plus proche au Canada.
• Selon vous, pourquoi le plateau continental de l’Amérique du Nord constitue-t-il un habitat idéal pour la morue?
• Où la morue migre-t-elle en été?
• Quel est l’effet sur la morue franche d’une température de l’eau plus froide en hiver? (Fig. 1)

Consultez des sites Internet ou des atlas, prenez la carte muette de l’Amérique du Nord, et sur la côte atlantique, dessinez et coloriez le plateau continental de l’Amérique du Nord sur la côte atlantique. Intitulez votre carte Habitat de Gadus Morhua et donnez-lui une légende.
Sur les cartes, la bathymétrie (profondeur de l’eau) est indiquée par diverses nuances de bleu. Voyez si vous pouvez faire de même sur votre carte.
Trouvez sur la morue franche une information additionnelle que vous aimeriez partager.


Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
Feuille d’activité de l’élève no 3
Alimentation
La morue franche se nourrit principalement de capelans, de harengs et d’autres petits poissons.
Elle affectionne en outre les anémones de mer, les crevettes, les crabes, les ophiures, les mollusques et les crustacés - tout ce qui est plus petit qu’elle.
Elle avale des pierres couvertes d’organismes, digère ceux-ci et rejette les pierres.
Elle peut dévorer ses propres petits.
Elle se nourrit au fond de l’océan ou à proximité : c’est une sorte de poisson de fond.
Adulte, elle est consommée par les grands poissons à nageoires, les oiseaux de mer, les phoques, les requins et les orques, ainsi que par les humains.
Sites Web
http://www.canadiangeographic.ca/specialfeatures/atlanticcod/codchar.asp (en anglais seulement)
http://www.mun.ca/osc/oscedu/gmorhua.php (en anglais seulement)
http://www.glf.dfo-mpo.gc.ca/who-qui/ground-fond-f.php
Tâches
Répondez aux questions suivantes sur l’alimentation de la morue et sa disponibilité.
• Que mange la morue?
• Comment la diversité de la nourriture influe-t-elle sur la capacité de survie de la morue franche?
• Comment un changement de température de l’eau influe-t-il sur la sorte de nourriture disponible?
• Quelles autres espèces se nourrissent de capelans et de harengs?
• Nommez quelques autres « poissons de fond » (ces espèces partagent l’habitat de la morue).
• La morue sert-elle de nourriture à d’autres espèces? Quels prédateurs naturels peuvent avoir une incidence sur les populations de morues?
• Établissez un tableau comparatif dont les deux colonnes s’intitulent respectivement Nourriture de la morue et Prédateurs de la morue (vous pouvez présenter des images).
• Trouvez sur la morue franche une information additionnelle que vous aimeriez partager.


Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
Feuille d’activité de l’élève no 4

Cycle de vie
Le nombre d’œufs varie en fonction de la taille de la morue : une femelle de 80 cm produit 2 millions d’œufs alors qu’une femelle de 120 cm peut en pondre 10 millions.
Les œufs, de forme arrondie, ont un diamètre de 1 à 2 mm. Ils flottent lorsque le degré de salinité de l’eau est d’environ 30 p. 100 (ce qui est généralement le cas près de la côte).
La larve, ou alevin, mesure quelque 5 mm de long.
Elle se nourrit de la poche vitelline (ou sac vitellin) attachée à son abdomen pendant une ou deux semaines.
À deux semaines, la jeune morue commence à trouver ses proies.
Lorsqu’elle atteint 4 à 5 cm, elle se nourrit au fond de l’océan.
La morue atteint la maturité sexuelle entre 5 et 8 ans.
Le mâle parvient à maturité avant la femelle et est plus petit qu’elle.
Environ un œuf sur deux millions survit pour devenir un poisson mature capable de se reproduire.
Recrutement : nombre de poissons qui atteignent la maturité au cours d’une année. La moyenne d’âge des poissons récoltés par les pêcheurs professionnels est de 7 ans.
Selon les registres, le plus vieux spécimen avait 27 ans lorsqu’il a été pêché au large du Labrador.
Sites Web
http://fr.wikipedia.org/wiki/Morue_de_l%27Atlantique
http://www.mass.gov/czm/coastlines/2004-2005/habitat/cod.htm (en anglais seulement)
Tâches
• Qu’est-ce qui se passe lorsqu’une espèce ne trouve pas la nourriture dont elle a besoin pour survivre? La moyenne d’âge de la morue franche récoltée par les pêcheurs professionnels correspond à l’âge de la maturité, c’est-à-dire l’âge où la morue peut commencer à pondre des œufs. Quelles sont les conséquences d’une telle pêche?
• Un œuf sur deux millions deviendra une morue mature. Ce taux de survie fait que chaque femelle mature d’une longueur de 80 cm produira une morue. Comment un tel taux de reproduction se compare-t-il à celui d’autres animaux (p. ex., le chat, le chien, la poule)?
• Lorsqu’on cesse complètement de pêcher une espèce de poissons, il faut beaucoup de temps avant que la population augmente. Pourquoi?
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Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
Feuille d’activité de l’élève no 5

Rythme de croissance
Les otolithes (pierres d’oreilles) logés dans le crâne de la morue forment des anneaux annuels, comme les arbres. On détermine l’âge du poisson en comptant le nombre d’anneaux.
Le rythme de croissance varie en fonction de la température de l’eau (il est plus rapide dans l’eau chaude; voir la figure 2). La morue qui vit près du fond dans une eau dont la température atteint 8°C (banc Georges) présente à 4 ans un poids de 50 à 60 p. 100 supérieur à celui d’une morue qui vit dans une eau où la température se situe à 2°C (mer du Labrador).
La croissance dépend également du degré de compétition pour la nourriture et de la disponibilité de celle-ci.
Une eau plus chaude permet une croissance plus rapide, mais accroît également la compétition pour la nourriture et le nombre de prédateurs qui s’attaquent aux juvéniles.
Sites Web
http://www.pc.gc.ca/progs/amnc-nmca/systemplan/especes-species/cod_f.asp
http://www.marinebiodiversity.ca/otolith/french/index.htm
http://www.marinebiodiversity.ca/otolith/french/what-f.htm
Tâches
• Pourquoi la température au fond de la colonne d’eau ne varie-t-elle pas autant que la température à la surface de la mer? Où pensez-vous que la morue préfère vivre?
• Regardez les cartes de température de surface de la mer en janvier et en juillet dans le Canada atlantique. Calculez la différence de température et comparez-la avec les variations de température observées à la surface de la terre. Tracez un diagramme à barres pour illustrer vos constatations.
• Dessinez un gros otolithe pour affichage. Intitulez votre dessin « Otolithe ».
• Trouvez sur la morue franche une information additionnelle que vous aimeriez partager.



Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
Feuille d’activité de l’élève no 6

Pêche
Entre 1965 et 2005, la population (ou stock) de morues franches a décliné de 97 p. 100.
Le moratoire sur la pêche commerciale à la morue a été imposé à Terre-Neuve-et-Labrador en 1992.
Au-delà de la limite de 200 milles nautiques (380 km), la pêche est réglementée par l’Organisation des pêches de l’Atlantique nord-ouest (OPANO).
Depuis 1992, la majeure partie des populations de morues ne se sont pas rétablies, mais on constate une augmentation dans certaines baies.
Le Canada a longtemps été l’un des premiers pays du monde sur le plan des pêches. Cependant, au cours des 50 dernières années, sa politique et sa gestion halieutiques ne se sont distinguées, ni par une planification à long terme, ni par une réglementation stricte des prises des bateaux canadiens ou étrangers, ni par une étroite consultation des scientifiques et des pêcheurs.
Cette approche déficiente a provoqué l’effondrement des stocks de morues franches le long de toute la côte du Canada atlantique.
Sites Web
http://www.ices.dk/marineworld/coddecline.asp (en anglais seulement)
http://maps.grida.no/go/graphic/the-decline-of-cod-in-the-north-atlantic (en anglais seulement)
http://www.dfo-mpo.gc.ca/overfishing-surpeche/media/images/NAFOmap-carteOPANOlg-fra.jpg (carte de l’OPANO)
Tâches
• Regardez la carte de la zone de pêche gérée par l’OPANO.
• L’effondrement du stock de morues franches s’est-il produit uniquement au Canada atlantique ou y a-t-il d’autres endroits de la planète qui connaissent une situation semblable?
• À quelles difficultés les spécialistes des pêches se heurtent-ils lorsqu’ils tentent de déterminer le nombre de morues franches qui restent dans l’océan?
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FIGURE 2

Fish growth rates are sensitive to water temperature = La température de l’eau influe sur le rythme de croissance des poissons.

The relative size of a 4 year old cod from different areas around the North Atlantic including off Eastern Canada. The Northeast Arctic cod are found off Norway. Note the larger size cod are found in areas with higher bottom temperature.

Taille relative de morues de 4 ans dans différentes zones de l’Atlantique Nord, dont l’est du Canada. La morue du nord-est de l’Arctique se trouve au large de la Norvège. Remarquez que l’eau la plus chaude abrite la morue la plus grosse.

Bottom temperature (o C) – Température au fond (o C)

Irish Sea – Mer d’Irlande

Georges Bank – Banc Georges

Western Scotian Shelf – Ouest de la plate-forme Scotian

Northeast Arctic – Nord-est de l’Arctique

Labrador/Grand Banks – Labrador et Grands Bancs

Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
Autoévaluation - Présentations de groupe
Première partie

Notre numéro de groupe et notre sujet :

Les membres de notre groupe :


Nous pensons que nous allons recevoir la note suivante :

parce que



Les difficultés que notre groupe a affrontées :



Pour rendre notre groupe plus productif et plus efficace, nous




Deuxième partie. Réflexion. Complétez les phrases après avoir reçu votre évaluation.
Si nous pouvions modifier notre présentation, nous




Notre note correspond, ou ne correspond pas, à nos prévisions. Nous avons réagi de la manière suivante :




parce que, selon nous,




Ce projet




Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
Évaluation de l’enseignant - Présentations de groupe

Échelle : 10 = Exceptionnel; 8-10 = Excellent; 7= Très bon; 5-6 = Bon; 3-4 Adéquate; 1-2 = Amélioration nécessaire
Critère Note /10
1. Traitement approfondi du sujet
2. Présentation bien préparée et cohérente
3. Information présentée dans un ordre efficace
4. Communication claire et bien rythmée
5. Bonne attention aux détails dans les illustrations et le diorama
6. Participation
7. Coopération
8. Utilisation efficace du temps
9. Esprit d’initiative
10. Exhaustivité
Total :

Commentaires :

Le sort incertain de la morue :
Conservation de la morue franche et de son écosystème
North America = Amérique du Nord

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Objectifs d'apprentissage

En se livrant à des recherches pour recenser les divers facteurs qui exercent une influence sur les populations de morues franches et, dans la foulée, leurs effets sur les économies d’échelle à tous les niveaux, les élèves approfondissent le rôle joué par la pérennité dans le tissu complexe de relations qui se répercutent sur la morue franche et d’autres espèces.

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