Bien que nous ignorions encore des éléments sur l’alimentation des lièvres arctiques (Lepus arcticus), nous savons en revanche qu’ils se nourrissent de nombreuses variétés de fleurs et de plantes. Leur nourriture principale est le saule arctique (Salix arctica). Ils mangent toutes les parties de la plante. La façon dont ils s’y prennent peut être destructrice : ils cassent des branches assez importantes et déterrent même des racines.

Les fleurs de la saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia) constituent un aliment de choix vers la fin du printemps et le début de l’été. En se déplaçant d’une plante à l’autre, le lièvre arctique les piétine, contrairement aux bœufs musqués et aux caribous qui, en ayant eux aussi un penchant pour cette plante, la mordillent soigneusement.

Bien que classés parmi les herbivores, les lièvres mangent de la viande à l’occasion. À Sverdrup Pass sur l’île d’Ellesmere, David Gray a surpris des lièvres en train de grignoter la peau et les poils d’une carcasse de bœuf musqué. À Rankin Inlet (au Nunavut), les lièvres arctiques fréquentent le dépotoi Pour en lire plus
Bien que nous ignorions encore des éléments sur l’alimentation des lièvres arctiques (Lepus arcticus), nous savons en revanche qu’ils se nourrissent de nombreuses variétés de fleurs et de plantes. Leur nourriture principale est le saule arctique (Salix arctica). Ils mangent toutes les parties de la plante. La façon dont ils s’y prennent peut être destructrice : ils cassent des branches assez importantes et déterrent même des racines.

Les fleurs de la saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia) constituent un aliment de choix vers la fin du printemps et le début de l’été. En se déplaçant d’une plante à l’autre, le lièvre arctique les piétine, contrairement aux bœufs musqués et aux caribous qui, en ayant eux aussi un penchant pour cette plante, la mordillent soigneusement.

Bien que classés parmi les herbivores, les lièvres mangent de la viande à l’occasion. À Sverdrup Pass sur l’île d’Ellesmere, David Gray a surpris des lièvres en train de grignoter la peau et les poils d’une carcasse de bœuf musqué. À Rankin Inlet (au Nunavut), les lièvres arctiques fréquentent le dépotoir de la ville pendant l’hiver, à la recherche de nourriture; à Baker Lake (au Nunavut), ils percent les sacs de poubelle à ramasser : ils mangent sans doute des restants de repas qui, dans ces contrées, contiennent vraisemblablement très peu de matière végétale.

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.

Saule arctique

Un lièvre arctique (Lepus arcticus) a rongé une partie de l'écorce de ce saule arctique (Salix arctica).

Générique de l'illustration : David R. Gray
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Lièvre arctique

Une pose hivernale typique d'un lièvre arctique (Lepus arcticus) en train de s'alimenter, montrant un air digne, des yeux mi-clos et une brindille de saule entre les dents. Il faut environ trois minutes à un lièvre arctique pour manger une branche de saule arctique (Salix arctica) longue de 25 cm (10 po.).

Générique de l'illustration : David R. Gray
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Saxifrage à feuilles opposées

Ce lièvre arctique (Lepus arcticus) mange une saxifrage à feuilles opposées (Saxifraga oppositifolia).

Générique de l'illustration : David R. Gray
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


En hiver, les lièvres s’alimentent là où la neige est peu profonde et les plantes sont exposées au vent. Lorsque la nourriture est enfouie dans la neige, les lièvres arctiques se fient à leur odorat pour la localiser. Ils creusent dans la neige avec un battement rapide des pattes de devant. Pour arriver à casser une croûte de glace dure par-dessus la neige, ils tapent vivement du pied avec leurs pattes antérieures ou ils mordent la croûte avec leurs dents.
En hiver, les lièvres s’alimentent là où la neige est peu profonde et les plantes sont exposées au vent. Lorsque la nourriture est enfouie dans la neige, les lièvres arctiques se fient à leur odorat pour la localiser. Ils creusent dans la neige avec un battement rapide des pattes de devant. Pour arriver à casser une croûte de glace dure par-dessus la neige, ils tapent vivement du pied avec leurs pattes antérieures ou ils mordent la croûte avec leurs dents.

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.

Lièvre arctique

La routine quotidienne de trouver de la nourriture, de creuser pour l'extirper de la neige puis de la manger se déroule les jours d'hiver dans l'obscurité. Dotés d'un bon odorat et d'une bonne vision nocturne, les lièvres arctiques (Lepus arcticus) n'ont aucun mal à se nourrir dans la pénombre hivernale. La couleur de cette vidéo a été accentuée afin d'accroître sa visibilité.

Générique de l'illustration : David R. Gray
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Le lièvre arctique (Lepus arcticus) est la proie des mammifères et des oiseaux. Le loup arctique a peut-être le plus de succès pour attraper des lièvres adultes. Même les louveteaux réussissent à capturer des lièvres dès leur premier automne.

Quoique plus petits que les lièvres arctiques, les renards arctiques s’attaquent à des lièvres adultes, habituellement sans grand succès. Les levrauts, cependant, sont souvent la proie des renards affamés et probablement des belettes hermines aussi (Mustela erminea).

Parmi les oiseaux prédateurs, le Faucon gerfaut est un important chasseur de lièvres. En été, lorsqu’il élève ses petits, il transporte régulièrement des lièvres jusqu’au nid, les coupant d’abord en deux pour en faciliter le transport. Les nids de Faucons gerfauts de l’île d’Ellesmere au Nunavut sont formés en partie d’os et de pattes de lièvres. Plus au sud, les Faucons pèlerins (Falco peregrinus) s’attaquent aussi aux lièvres arctiques.

Les Harfangs des neiges se nourrissent de lièvres, particulièrement de levrauts. Le nom commun français de cet oiseau provient du vieux n Pour en lire plus
Le lièvre arctique (Lepus arcticus) est la proie des mammifères et des oiseaux. Le loup arctique a peut-être le plus de succès pour attraper des lièvres adultes. Même les louveteaux réussissent à capturer des lièvres dès leur premier automne.

Quoique plus petits que les lièvres arctiques, les renards arctiques s’attaquent à des lièvres adultes, habituellement sans grand succès. Les levrauts, cependant, sont souvent la proie des renards affamés et probablement des belettes hermines aussi (Mustela erminea).

Parmi les oiseaux prédateurs, le Faucon gerfaut est un important chasseur de lièvres. En été, lorsqu’il élève ses petits, il transporte régulièrement des lièvres jusqu’au nid, les coupant d’abord en deux pour en faciliter le transport. Les nids de Faucons gerfauts de l’île d’Ellesmere au Nunavut sont formés en partie d’os et de pattes de lièvres. Plus au sud, les Faucons pèlerins (Falco peregrinus) s’attaquent aussi aux lièvres arctiques.

Les Harfangs des neiges se nourrissent de lièvres, particulièrement de levrauts. Le nom commun français de cet oiseau provient du vieux nom anglo-saxon harfang, qui signifie ’attrapeur de lièvres’.

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.

Le loup arctique est un prédateur du lièvre arctique

Le loup arctique

Générique de l'illustration : David R. Gray
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Renard arctique

Video d'un renard arctique (Vulpes lagopus) donne la chasse à un groupe de lièvres arctiques (Lepus arcticus).

Générique de l'illustration : David R. Gray
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Lièvre arctique

Ce lièvre arctique (Lepus arcticus) fuit un Harfang des neiges (Bubo scandiacus) en vol. Les narines évasées et l'oreille tournée vers l'arrière sont typiques d'un comportement d'alerte et de fuite.

Générique de l'illustration : David R. Gray
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Une chaîne alimentaire est une séquence simple d’alimentation qui suit le transfert d’énergie lorsqu’un organisme en consomme un autre. Par exemple, le saule arctique (Salix arctica) se fait manger par un lièvre arctique (Lepus arcticus), qui à son tour est mangé par un loup (Canis lupus). Les flèches dans l’illustration d’une chaîne alimentaire montrent le sens du transfert d’énergie.

Un réseau alimentaire est une série de chaînes alimentaires imbriquées, montrant le transfert d’énergie entre divers niveaux d’alimentation (ou niveaux trophiques) dans un écosystème. Commençant par les plantes (producteurs), l’énergie passe ensuite aux herbivores (mangeurs de plantes), puis aux prédateurs (carnivores). Les décomposeurs (organismes qui mangent des matières mortes ou des déchets provenant de plantes et d’animaux), les charognards (organismes plus gros qui mangent des résidus d’animaux morts) et les parasites (organismes qui s’alimentent de plantes et d’animaux vivants) font également partie d’un réseau alimentaire.

Ce réseau alimentaire de l’Arcti Pour en lire plus
Une chaîne alimentaire est une séquence simple d’alimentation qui suit le transfert d’énergie lorsqu’un organisme en consomme un autre. Par exemple, le saule arctique (Salix arctica) se fait manger par un lièvre arctique (Lepus arcticus), qui à son tour est mangé par un loup (Canis lupus). Les flèches dans l’illustration d’une chaîne alimentaire montrent le sens du transfert d’énergie.

Un réseau alimentaire est une série de chaînes alimentaires imbriquées, montrant le transfert d’énergie entre divers niveaux d’alimentation (ou niveaux trophiques) dans un écosystème. Commençant par les plantes (producteurs), l’énergie passe ensuite aux herbivores (mangeurs de plantes), puis aux prédateurs (carnivores). Les décomposeurs (organismes qui mangent des matières mortes ou des déchets provenant de plantes et d’animaux), les charognards (organismes plus gros qui mangent des résidus d’animaux morts) et les parasites (organismes qui s’alimentent de plantes et d’animaux vivants) font également partie d’un réseau alimentaire.

Ce réseau alimentaire de l’Arctique se concentre sur les plantes et les animaux les plus étroitement reliés aux lièvres arctiques du Grand Nord. Dans un réseau alimentaire pour Terre-Neuve-et-Labrador, d’autres espèces (p. ex. le renard roux (Vulpes vulpes), le coyote (Canis latrans) et le lynx du Canada (Lynx canadensis) remplaceraient quelques-unes des espèces arctiques.

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.

Ce réseau alimentaire arctique montre comment les producteurs d'énergie, les prédateurs, les charognards et les parasites sont liés au lièvre arctique (Lepus arcticus). Les flèches indiquent la direction du transfert d'énergie. Deux parasites généraux, les puces et les maringouins (espèces non identifiées), ainsi que les décomposeurs sous la forme de mouches de la viande (Boreelus atriceps) consomment également de l'énergie du lièvre arctique.

Générique de l'illustration : Imatics Inc.
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Renard arctique

Renard arctique (Vulpes lagopus).

Générique de l'illustration : David R. Gray
Musée canadien de la nature

© 2004, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’élève sera en mesure de :
  • identifier ce que constitue l’alimentation du lièvre arctique;
  • de juger de la difficulté de s’alimenter dans l’Arctique;
  • énumérer des prédateurs du lièvre arctique;
  • commenter au sujet du réseau alimentaire du lièvre arctique.

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