Depuis la Renaissance, l’Italie est un pôle d’attraction pour les artistes et constitue leur destination de prédilection. Dans la seconde moitié du 19<sup>e</sup> siècle, l’intérêt pour ce pays demeure, mais Paris s’impose aussi comme une étape incontournable. La capitale française est le lieu de passage de nombreux artistes étrangers, sur qui elle exerce une véritable fascination en raison de son dynamisme.

À la fin du 19<sup>e</sup> siècle, Paris n’est plus nécessairement la destination privilégiée. En quête de nouvelles expériences et de nouveaux sujets, les artistes parcourent aussi la campagne française et dépassent fréquemment les frontières de la France. Pour certains peintres, le caractère pittoresque du paysage demeure une préoccupation principale. Pour d’autres, la découverte de cultures et de modes de vie différents, mais aussi de lumières et de paysages variés, offre de nouvelles perspectives et influence Pour en lire plus
Depuis la Renaissance, l’Italie est un pôle d’attraction pour les artistes et constitue leur destination de prédilection. Dans la seconde moitié du 19<sup>e</sup> siècle, l’intérêt pour ce pays demeure, mais Paris s’impose aussi comme une étape incontournable. La capitale française est le lieu de passage de nombreux artistes étrangers, sur qui elle exerce une véritable fascination en raison de son dynamisme.

À la fin du 19<sup>e</sup> siècle, Paris n’est plus nécessairement la destination privilégiée. En quête de nouvelles expériences et de nouveaux sujets, les artistes parcourent aussi la campagne française et dépassent fréquemment les frontières de la France. Pour certains peintres, le caractère pittoresque du paysage demeure une préoccupation principale. Pour d’autres, la découverte de cultures et de modes de vie différents, mais aussi de lumières et de paysages variés, offre de nouvelles perspectives et influence leur manière de peindre.

Les côtes bretonnes, Venise, l’Italie et l’Espagne vont attirer de nombreux artistes canadiens ; certains se rendront même en Afrique du Nord (Tunisie et Maroc) ou dans les Caraïbes. Les artistes russes fréquentent eux aussi le monde artistique parisien et voyagent en France et en Italie, mais l’Orient exerce sur eux une fascination particulière.

© 2003, RCIP. Tous droits réservés.

Maurice Galbraith Cullen

Paris, hiver sur la Seine, par Maurice Galbraith Cullen, 1902.

Maurice Galbraith Cullen
Donné à la mémoire de George P. de Helen S. Waters par leur fils, 1972
1902
huile sur toile
73,4 x 92,5 cm
© Art Gallery of Hamilton.


Les impressionnistes français cherchaient à saisir l’homme moderne et la vie urbaine, alors que ceux du Canada, comme Maurice Cullen, étaient souvent attirés par les paysages ruraux recouverts de neige de leur pays. Dans Paris, Winter on the Seine [Paris, hiver sur la Seine] Cullen parvient à transmettre la froideur maussade d’un hiver parisien, en se concentrant sur les reflets du Palais de justice et du Pont-Neuf. Sa représentation de la ville est détachée, l’artiste se préoccupant davantage de la grandeur et de l’austérité du cadre urbain architectural que de capter l’animation et l’agitation de la vie parisienne moderne.

Maurice Galbraith Cullen

Les impressionnistes français cherchaient à saisir l’homme moderne et la vie urbaine, alors que ceux du Canada, comme Maurice Cullen, étaient souvent attirés par les paysages ruraux recouverts de neige de leur pays. Dans Paris, Winter on the Seine [Paris, hiver sur la Seine] Cullen parvient à transmettre la froideur maussade d’un hiver parisien, en se concentrant sur les reflets du Palais de justice et du Pont-Neuf. Sa représentation de la ville est détachée, l’artiste se préoccupant davantage de la grandeur et de l’austérité du cadre urbain architectural que de capter l’animation et l’agitation de la vie parisienne moderne.

Maurice Galbraith Cullen


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James Wilson Morrice

Personnages sur la berge d’une rivière en Bretagne, par James Wilson Morrice, 1905.

James Wilson Morrice
Don de la succession de David R. Morrice, Montréal (Québec) 1979.
vers 1905
esquisse à l’huile sur panneau
12,2 x 15,3 cm
© Art Gallery of Nova Scotia.


James Wilson Morrice peignait d’une manière postimpressionniste, mais il aimait se servir d’une palette plus retenue que les adeptes de ce mouvement. Ses petites esquisses sur panneau comme Figures on a River Embankment, Brittany [Personnages sur la berge d’une rivière en Bretagne] témoignent d’une approche spontanée. L’artiste réduisait ses compositions à l’essentiel, éliminant tout détail superflu. Les personnages apparaissent souvent comme des éléments statiques qui étayent la composition d’ensemble du tableau.

James Wilson Morrice

James Wilson Morrice peignait d’une manière postimpressionniste, mais il aimait se servir d’une palette plus retenue que les adeptes de ce mouvement. Ses petites esquisses sur panneau comme Figures on a River Embankment, Brittany [Personnages sur la berge d’une rivière en Bretagne] témoignent d’une approche spontanée. L’artiste réduisait ses compositions à l’essentiel, éliminant tout détail superflu. Les personnages apparaissent souvent comme des éléments statiques qui étayent la composition d’ensemble du tableau.

James Wilson Morrice


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William Edwin Atkinson

Clair de lune sur un polder, par William Edwin Atkinson, 1906.

William Edwin Atkinson
Don de Ian Flann, 1985
1906
aquarelle sur papier
39 x 52 cm
© Art Gallery of Hamilton.


E.F.B. Johnston écrivit en 1907 : « M. W.E. Atkinson est un autre champion de la nature vue du point de vue de la sympathie et de la paix. On éprouve (…) un sentiment de communion sereine ; il y a aussi une touche très sympathique, ainsi qu’une simplicité et une largeur (de vues) dans le traitement du sujet qui influent toujours sur le but et l’expression chez cet artiste très apprécié. » Le traitement des ombres et de la lumière par Atkinson dans ses paysages subtils, harmonieux, fait souvent penser aux maîtres hollandais qui ont influencé son œuvre. Dans Moonlight over a Polder [Clair de lune sur un polder], Atkinson recrée l’atmosphère humide, brumeuse de la Hollande en recourant à des nuances de bleu et de gris, et à un point de mire flou, onirique.

William Edwin Atkinson

E.F.B. Johnston écrivit en 1907 : « M. W.E. Atkinson est un autre champion de la nature vue du point de vue de la sympathie et de la paix. On éprouve (…) un sentiment de communion sereine ; il y a aussi une touche très sympathique, ainsi qu’une simplicité et une largeur (de vues) dans le traitement du sujet qui influent toujours sur le but et l’expression chez cet artiste très apprécié. » Le traitement des ombres et de la lumière par Atkinson dans ses paysages subtils, harmonieux, fait souvent penser aux maîtres hollandais qui ont influencé son œuvre. Dans Moonlight over a Polder [Clair de lune sur un polder], Atkinson recrée l’atmosphère humide, brumeuse de la Hollande en recourant à des nuances de bleu et de gris, et à un point de mire flou, onirique.

William Edwin Atkinson


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Helen Galloway McNicoll

Au cœur de l’été, par Helen Galloway McNicoll, 1909.

Helen Galloway McNicoll
Acquisition, 1925
vers 1909
huile sur toile
61,8 x 72,2 cm
© Art Gallery of Nova Scotia.


Au cœur de l’été illustre l’intérêt de Helen Galloway McNicoll pour les effets de la lumière solaire. Elle fut influencée par les impressionnistes et eut recours aux coloris vibrants et à la touche marquée des adeptes de ce mouvement. Après ses études initiales sous la conduite de William Brymner à Montréal, Helen McNicoll fit un voyage en Europe où elle suivit des cours à la Slade School of Art, à Londres et à St. Ives en Cornouailles. Elle a peint Au cœur de l’été quand elle se trouvait en Bretagne. Comme beaucoup de ses œuvres, ce tableau comprend un personnage représenté ici au travail dans les champs.

Helen Galloway McNicoll

Au cœur de l’été illustre l’intérêt de Helen Galloway McNicoll pour les effets de la lumière solaire. Elle fut influencée par les impressionnistes et eut recours aux coloris vibrants et à la touche marquée des adeptes de ce mouvement. Après ses études initiales sous la conduite de William Brymner à Montréal, Helen McNicoll fit un voyage en Europe où elle suivit des cours à la Slade School of Art, à Londres et à St. Ives en Cornouailles. Elle a peint Au cœur de l’été quand elle se trouvait en Bretagne. Comme beaucoup de ses œuvres, ce tableau comprend un personnage représenté ici au travail dans les champs.

Helen Galloway McNicoll


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James Wilson Morrice

Vue d’une ville nord-africaine, par James Wilson Morrice, 1912-1914.

James Wilson Morrice
Legs David R. Morrice, 1978.
1912 - 1914
huile sur panneau
12,2 x 15 cm
© Art Gallery of Hamilton.


James W. Morrice peignait souvent de petites pochades — esquisses à l’huile rapides — sur de petits panneaux de bois. Il a probablement peint celle-ci lors d’un de ses premiers voyages en Afrique du Nord. Au début de 1912, il commença par visiter Tanger où le paysage, les agglomérations, les gens, la lumière et l’atmosphère l’ont inspiré. L’année suivante, il écrivit à un ami : « Je pars le mois prochain passer l’hiver à Tanger. Je recherche des couleurs vives. Il pleut tout le temps ici. » Cette pochade bouillonne d’énergie et de vie, la figure de droite suggérée en quelques coups de pinceau gestuels, anime la composition et donne une impression de la scène, dépouillée de tout détail superflu.

James Wilson Morrice

James W. Morrice peignait souvent de petites pochades — esquisses à l’huile rapides — sur de petits panneaux de bois. Il a probablement peint celle-ci lors d’un de ses premiers voyages en Afrique du Nord. Au début de 1912, il commença par visiter Tanger où le paysage, les agglomérations, les gens, la lumière et l’atmosphère l’ont inspiré. L’année suivante, il écrivit à un ami : « Je pars le mois prochain passer l’hiver à Tanger. Je recherche des couleurs vives. Il pleut tout le temps ici. » Cette pochade bouillonne d’énergie et de vie, la figure de droite suggérée en quelques coups de pinceau gestuels, anime la composition et donne une impression de la scène, dépouillée de tout détail superflu.

James Wilson Morrice


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Ernest Lawson

Château à Ségovie, par Ernest Lawson, 1916.

Ernest Lawson
Achat, 1946. Photo : Gary Castle
1916
huile sur toile
51,2 x 61 cm
© Art Gallery of Nova Scotia.


Ernest Lawson passe ses premières années à Halifax (Nouvelle-Écosse) et à Kingston (Ontario) avant de s’installer avec sa famille à Kansas City (Missouri) en 1893. Il reçoit sa formation artistique à l’Art Students League à New York et à l’Académie Julian à Paris. En 1916, on lui décerne une médaille d’argent à la Sixième biennale de peinture américaine contemporaine. Il se sert de l’argent de ce prix pour aller en Espagne et c’est au cours de ce voyage qu’il peint Castle in Segovia [Château à Ségovie], qui représente le célèbre château de l’Alcázar. Ernest Lawson est considéré comme l’un des plus importants impressionnistes américains et son influence s’est aussi fait sentir au Canada.

Ernest Lawson

Ernest Lawson passe ses premières années à Halifax (Nouvelle-Écosse) et à Kingston (Ontario) avant de s’installer avec sa famille à Kansas City (Missouri) en 1893. Il reçoit sa formation artistique à l’Art Students League à New York et à l’Académie Julian à Paris. En 1916, on lui décerne une médaille d’argent à la Sixième biennale de peinture américaine contemporaine. Il se sert de l’argent de ce prix pour aller en Espagne et c’est au cours de ce voyage qu’il peint Castle in Segovia [Château à Ségovie], qui représente le célèbre château de l’Alcázar. Ernest Lawson est considéré comme l’un des plus importants impressionnistes américains et son influence s’est aussi fait sentir au Canada.

Ernest Lawson


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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • Comprendre l’influence de la géographie sur la culture;
  • Comprendre que l’art peut représenter des expériences vécues par les gens;
  • Examiner comment les principaux mouvements artistiques européens ont influencé l’interprétation des paysages dans la peinture canadienne;
  • Connaître les différences et les similitudes entre la peinture de paysage russe et canadienne avant 1940;
  • Se rendre compte du développement d’un style de peinture de paysage typiquement canadien;
  • Être capable de poser un regard critique sur différents styles artistiques;
  • Reconnaître les émotions que peut susciter l’art.

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