Boris Ivanovitch Lebedinski
1922
huile sur toile
150 x 216 cm
© Musée régional des beaux-arts Soukatchev d’Irkoutsk
Les Saïany sont une région montagneuse au sud du lac Baïkal. Ses crêtes sont hautes et majestueuses, et, entre elles, se trouvent, telles des pauses picturales, les combes larges où courent de nombreuses rivières rapides et où poussent maintes forêts de pins et de mélèzes. On aperçoit, plus haut, des conifères sombres et des blocs de pierre. Chaque printemps, s’épanouissent les fleurs délicates du lédon (buisson sibérien). Lebedinski, comme de nombreux autres artistes, a été attiré par la force épique du paysage de la région du lac Baïkal; il travaillait avec passion, utilisant la spatule pour rendre les puissants versants de pierre, et son pinceau nerveux pour peindre les tapis de fleurs. La composition de cette grande œuvre semble un fragment de la nature elle-même. On aperçoit quelques traces subtiles de la présence humaine : une route s’éloignant de l’observateur, ainsi qu’un petit pont en bois surplombant un ruisseau printanier impétueux.
Les Saïany sont une région montagneuse au sud du lac Baïkal. Ses crêtes sont hautes et majestueuses, et, entre elles, se trouvent, telles des pauses picturales, les combes larges où courent de nombreuses rivières rapides et où poussent maintes forêts de pins et de mélèzes. On aperçoit, plus haut, des conifères sombres et des blocs de pierre. Chaque printemps, s’épanouissent les fleurs délicates du lédon (buisson sibérien). Lebedinski, comme de nombreux autres artistes, a été attiré par la force épique du paysage de la région du lac Baïkal; il travaillait avec passion, utilisant la spatule pour rendre les puissants versants de pierre, et son pinceau nerveux pour peindre les tapis de fleurs. La composition de cette grande œuvre semble un fragment de la nature elle-même. On aperçoit quelques traces subtiles de la présence humaine : une route s’éloignant de l’observateur, ainsi qu’un petit pont en bois surplombant un ruisseau printanier impétueux.
Nikolai Andreevitch Andreev
1925
huile sur toile
93 x 93 cm
© Musée régional des beaux-arts Soukatchev d’Irkoutsk.
Dans Tomaksite, Andreev a su créer une représentation impressionnante d’un vrai maître de la Yakoutie, pays majestueux et sévère. « La toile nous montre un vieux toungouse nous regardant de façon pensive. Ses mains décharnées se cramponnent au bâton avec la même énergie que s’il se cramponnait à la vie. Autour de lui, on voit les montagnes froides de l’île de Mamontovy moguily (les Tombeaux des mammouths), près de la baie Tiksi. Après avoir été transporté sur une banquise avec ses chiens, le chasseur s’est retrouvé là, sur cette île. Il y a passé deux ans à élever une grande meute de chiens et à se nourrir uniquement de poisson. Ce sont les membres d’une expédition dont Nikolai Andreev faisait partie qui le retrouvèrent. L’artiste a été extrêmement impressionné par la force de caractère de ce nouveau Robinson. » Ces propos furent écrits en 1936 par I. Argounsky, journaliste d’Irkoutsk. Ce n&rsqu Pour en lire plus
Dans Tomaksite, Andreev a su créer une représentation impressionnante d’un vrai maître de la Yakoutie, pays majestueux et sévère. « La toile nous montre un vieux toungouse nous regardant de façon pensive. Ses mains décharnées se cramponnent au bâton avec la même énergie que s’il se cramponnait à la vie. Autour de lui, on voit les montagnes froides de l’île de Mamontovy moguily (les Tombeaux des mammouths), près de la baie Tiksi. Après avoir été transporté sur une banquise avec ses chiens, le chasseur s’est retrouvé là, sur cette île. Il y a passé deux ans à élever une grande meute de chiens et à se nourrir uniquement de poisson. Ce sont les membres d’une expédition dont Nikolai Andreev faisait partie qui le retrouvèrent. L’artiste a été extrêmement impressionné par la force de caractère de ce nouveau Robinson. » Ces propos furent écrits en 1936 par I. Argounsky, journaliste d’Irkoutsk. Ce n’est pas tellement l’exotisme de la situation qui intéressa l’artiste ; il tenta plutôt de comprendre la culture et la vie quotidienne des peuples nordiques et chercha un style particulier qui soit le plus fidèle possible à la spécificité du caractère national. Tomaksite (nom du héros de l’histoire) est un tableau qui ne peut être réduit à la définition d’un portrait. Il devient l’image de tout un pays.
Boris Fiodorovitch Rybtchenkov
1933
huile sur toile
64,2 x 92 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).
Dans les paysages urbains de Rybtchenkov qui sont « pleins d’émotion », selon le critique Boris Ternoviets, comme dans sa toile La Promenade, on ressent une douce ironie qui n’efface pas le sentiment de légère tristesse qui en émane par ailleurs. Le sourire discret du peintre apparaît dans la représentation des petits arbres frêles, de l’inscription sur la palissade « Interdiction de s’arrêté », autoritaire mais incorrecte dans son orthographe, des silhouettes un peu grotesques des deux flâneurs : une dame assez grande et son cavalier élancé portant un veston qui n’est pas à sa taille.
Boris Fiodorovitch Rybtchenkov
Dans les paysages urbains de Rybtchenkov qui sont « pleins d’émotion », selon le critique Boris Ternoviets, comme dans sa toile La Promenade, on ressent une douce ironie qui n’efface pas le sentiment de légère tristesse qui en émane par ailleurs. Le sourire discret du peintre apparaît dans la représentation des petits arbres frêles, de l’inscription sur la palissade « Interdiction de s’arrêté », autoritaire mais incorrecte dans son orthographe, des silhouettes un peu grotesques des deux flâneurs : une dame assez grande et son cavalier élancé portant un veston qui n’est pas à sa taille.
L’apprenant va :