Robert Reginald Whale
1862
huile sur toile
74,3 x 93,2 cm
© Art Gallery of Hamilton.
L’artiste anglais Robert Whale immigra au Canada à l’âge de quarante-sept ans et s’installa dans la petite ville de Burford (Ontario), près de Hamilton. Il peignit un certain nombre de vues générales des villes de Hamilton, de Dundas et de leurs environs suivant, une manière qui rappelait la peinture britannique. Gainsborough, Reynolds et Constable comptaient parmi les artistes qu’il vénérait, aussi la nature qu’il représente est-elle disciplinée, idéalisée et généralement baignée d’une lumière douce, caressante, exécutée dans des tons sourds. Sa vue de Hamilton possède ce calme et cette retenue classique que l’on s’attend à voir dans la représentation de la campagne anglaise par opposition à l’agitation d’une ville canadienne en devenir.
Robert Reginald Whale
L’artiste anglais Robert Whale immigra au Canada à l’âge de quarante-sept ans et s’installa dans la petite ville de Burford (Ontario), près de Hamilton. Il peignit un certain nombre de vues générales des villes de Hamilton, de Dundas et de leurs environs suivant, une manière qui rappelait la peinture britannique. Gainsborough, Reynolds et Constable comptaient parmi les artistes qu’il vénérait, aussi la nature qu’il représente est-elle disciplinée, idéalisée et généralement baignée d’une lumière douce, caressante, exécutée dans des tons sourds. Sa vue de Hamilton possède ce calme et cette retenue classique que l’on s’attend à voir dans la représentation de la campagne anglaise par opposition à l’agitation d’une ville canadienne en devenir.
Otto Reinhold Jacobi
Don de M. et Mme Norman J. Brown, 1982
1862
huile sur toile
50,8 x 71,2 cm
© Art Gallery of Hamilton.
Le style d’Otto Jacobi, natif d’Allemagne, fut influencé, comme celui de Lucius O’Brien, par le romantisme allemand et le luminisme américain. Il était, certes, romantique, mais on sait qu’il a recouru à la photographie pour donner plus de naturel à ses paysages. Intrigué par la nature sauvage canadienne, l’artiste partit en canot faire des campagnes d’esquisses afin de capturer quelque chose du Nouveau Monde, ce qui allait devenir une habitude pour une génération d’artistes canadiens. Toutefois, malgré ses aventures dans les régions sauvages, Jacobi ne parvint pas entièrement à saisir l’esprit de ce pays dans ses œuvres achevées, dont l’atmosphère, le ton et la teneur restent ancrées dans l’esthétique européenne.
Otto Reinhold Jacobi
Le style d’Otto Jacobi, natif d’Allemagne, fut influencé, comme celui de Lucius O’Brien, par le romantisme allemand et le luminisme américain. Il était, certes, romantique, mais on sait qu’il a recouru à la photographie pour donner plus de naturel à ses paysages. Intrigué par la nature sauvage canadienne, l’artiste partit en canot faire des campagnes d’esquisses afin de capturer quelque chose du Nouveau Monde, ce qui allait devenir une habitude pour une génération d’artistes canadiens. Toutefois, malgré ses aventures dans les régions sauvages, Jacobi ne parvint pas entièrement à saisir l’esprit de ce pays dans ses œuvres achevées, dont l’atmosphère, le ton et la teneur restent ancrées dans l’esthétique européenne.
Cornelius Krieghoff
Don de la succession H. William Molson
n.d.
huile sur toile
22,8 x 37,7 cm
© Musée des beaux-arts de Montréal
Né en Hollande, mais ayant passé toute sa jeunesse en Allemagne, Cornelius Krieghoff trouva sa patrie d’adoption au Canada, où il se fit le peintre du paysage d’hiver et d’automne, de l’habitant canadien-français et de l’Amérindien. Il avait un sens aigu de la nature et spécialement de la forêt, suscité en particulier lors de sa formation en Allemagne. La rencontre de trois Amérindiens dépeinte dans ce tableau a été reconstituée à partir de plusieurs observations. Néanmoins, l’interaction entre les personnages en fait une petite scène théâtrale à laquelle nous assistons de loin. L’hiver devient le décor obligé de ce genre de mise en scène à laquelle s’accordent des vêtements et des accessoires caractéristiques de la vie des Amérindiens.
Cornelius Krieghoff
Né en Hollande, mais ayant passé toute sa jeunesse en Allemagne, Cornelius Krieghoff trouva sa patrie d’adoption au Canada, où il se fit le peintre du paysage d’hiver et d’automne, de l’habitant canadien-français et de l’Amérindien. Il avait un sens aigu de la nature et spécialement de la forêt, suscité en particulier lors de sa formation en Allemagne. La rencontre de trois Amérindiens dépeinte dans ce tableau a été reconstituée à partir de plusieurs observations. Néanmoins, l’interaction entre les personnages en fait une petite scène théâtrale à laquelle nous assistons de loin. L’hiver devient le décor obligé de ce genre de mise en scène à laquelle s’accordent des vêtements et des accessoires caractéristiques de la vie des Amérindiens.
Cornelius Krieghoff
Don de Reginald W. Watkins, 1962
1870
huile sur toile
69,5 x 92,8 cm
© Art Gallery of Hamilton.
De 1840 à 1900, le territoire devenu aujourd’hui la province de Québec perdit une grande partie de sa population rurale francophone et catholique au profit des États-Unis en raison de la pauvreté et de la surexploitation du sol. En conséquence, l’on affecta une bonne quantité de terres de la Couronne à la colonisation en bordure des principaux cours d’eau. Cornelius Krieghoff peignit les exploitations de certains des colons (connus sous le nom d’« habitants ») établis en bordure du Saint-Maurice, à plusieurs reprises vers la fin de sa vie. Il présente ses « habitants » sous un jour convenu, stéréotypé : pleins d’assurance, fiers et en harmonie avec une nature sauvage bienveillante. Toutefois, du fait de l’existence souvent difficile des « habitants », ses tableaux idéalisés sont parfois en contraste criant avec la réalité.
Cornelius Krieghoff
De 1840 à 1900, le territoire devenu aujourd’hui la province de Québec perdit une grande partie de sa population rurale francophone et catholique au profit des États-Unis en raison de la pauvreté et de la surexploitation du sol. En conséquence, l’on affecta une bonne quantité de terres de la Couronne à la colonisation en bordure des principaux cours d’eau. Cornelius Krieghoff peignit les exploitations de certains des colons (connus sous le nom d’« habitants ») établis en bordure du Saint-Maurice, à plusieurs reprises vers la fin de sa vie. Il présente ses « habitants » sous un jour convenu, stéréotypé : pleins d’assurance, fiers et en harmonie avec une nature sauvage bienveillante. Toutefois, du fait de l’existence souvent difficile des « habitants », ses tableaux idéalisés sont parfois en contraste criant avec la réalité.
Otto Reinhold Jacobi
Achat, legs William Gilman Cheney
1870
huile sur toile
91,4 x 137,5 cm
© Musée des beaux-arts de Montréal
Les premières représentations des couleurs de l’automne canadien sont le fait de peintres ayant reçu leur formation en Europe, comme Otto R. Jacobi ou Cornelius Krieghoff, signe qu’il est souvent nécessaire de recourir à des yeux étrangers pour percevoir sa propre réalité. Plus sensibles à la spécificité du paysage canadien et peu soucieux de reproduire des vues nostalgiques de leur pays d’origine, ces peintres émigrés au Canada créent les premières images convaincantes de leur pays d’adoption. Après avoir eu du succès comme peintre de la royauté prussienne, Jacobi a émigré au Canada en 1880. Dans ce tableau, il peint un de ses sujets canadiens préférés, une forêt automnale aux couleurs éblouissantes.
Otto Reinhold Jacobi
Les premières représentations des couleurs de l’automne canadien sont le fait de peintres ayant reçu leur formation en Europe, comme Otto R. Jacobi ou Cornelius Krieghoff, signe qu’il est souvent nécessaire de recourir à des yeux étrangers pour percevoir sa propre réalité. Plus sensibles à la spécificité du paysage canadien et peu soucieux de reproduire des vues nostalgiques de leur pays d’origine, ces peintres émigrés au Canada créent les premières images convaincantes de leur pays d’adoption. Après avoir eu du succès comme peintre de la royauté prussienne, Jacobi a émigré au Canada en 1880. Dans ce tableau, il peint un de ses sujets canadiens préférés, une forêt automnale aux couleurs éblouissantes.
Forshaw Day
Photo : Gary Castle, Achat, 1961.
n.d.
huile sur toile
30,2 x 50,7 cm
© Art Gallery of Nova Scotia.
Peu après son arrivée d’Angleterre en 1862, Forshaw Day prend un atelier dans Bedford Row, à Halifax. C’est là qu’il dessine, peint et donne des leçons particulières de beaux-arts. Day peint le paysage de la Nouvelle-Écosse en suivant la tradition académique anglaise. Ce tableau de l’anse de Purcell en direction de l’île Spectacle nous montre l’océan à marée basse. La scène est paisible et, même s’il n’y a personne en vue, la présence des habitants se fait sentir car il y a des maisons sur le rivage et des bateaux ancrés dans la baie. Les seuls mouvements qui troublent le calme des lieux sont ceux des oiseaux qui planent au-dessus de l’eau en quête de nourriture.
Forshaw Day
Peu après son arrivée d’Angleterre en 1862, Forshaw Day prend un atelier dans Bedford Row, à Halifax. C’est là qu’il dessine, peint et donne des leçons particulières de beaux-arts. Day peint le paysage de la Nouvelle-Écosse en suivant la tradition académique anglaise. Ce tableau de l’anse de Purcell en direction de l’île Spectacle nous montre l’océan à marée basse. La scène est paisible et, même s’il n’y a personne en vue, la présence des habitants se fait sentir car il y a des maisons sur le rivage et des bateaux ancrés dans la baie. Les seuls mouvements qui troublent le calme des lieux sont ceux des oiseaux qui planent au-dessus de l’eau en quête de nourriture.
L’apprenant va :