Stanislav Evguenievitch Vronski
1876
huile sur toile
75 x 104 cm
© Musée régional des beaux-arts Soukatchev d’Irkoutsk.
La vallée Tounkinskaïa (Tounká) est située au sud du lac Baïkal. Au nord, cette vallée est entourée des versants de la chaîne de montagnes Tounkinskaïa, dont les sommets sont couverts de neige dix mois par année. Les rochers escarpés, les falaises et les pics revêtent parfois les formes les plus inattendues. Dans les contreforts de ces montagnes pousse une dense forêt de conifères. La vallée est réputée pour ses sources et ses herbes médicinales. Il est possible de retrouver sur cette terre ancienne des traces de l’activité humaine datant de l’époque paléolithique. Les habitants de ces lieux sont les descendants des cosaques russes, venus de la Russie centrale au 16e siècle, ainsi que les Bouriates, ressortissants russifiés des terres de la région du lac Baïkal. Ce sont des agriculteurs, des éleveurs de bétail, des chasseurs, des pêcheurs, et ils font aussi le commerce du grain. C’est en s’appuyant sur ses nombreuses études que Vronski a pu créer de Pour en lire plus
La vallée Tounkinskaïa (Tounká) est située au sud du lac Baïkal. Au nord, cette vallée est entourée des versants de la chaîne de montagnes Tounkinskaïa, dont les sommets sont couverts de neige dix mois par année. Les rochers escarpés, les falaises et les pics revêtent parfois les formes les plus inattendues. Dans les contreforts de ces montagnes pousse une dense forêt de conifères. La vallée est réputée pour ses sources et ses herbes médicinales. Il est possible de retrouver sur cette terre ancienne des traces de l’activité humaine datant de l’époque paléolithique. Les habitants de ces lieux sont les descendants des cosaques russes, venus de la Russie centrale au 16e siècle, ainsi que les Bouriates, ressortissants russifiés des terres de la région du lac Baïkal. Ce sont des agriculteurs, des éleveurs de bétail, des chasseurs, des pêcheurs, et ils font aussi le commerce du grain. C’est en s’appuyant sur ses nombreuses études que Vronski a pu créer des œuvres picturales monumentales. Dans la toile Tounká se trouvent réunies les traditions académiques du paysage polonais, ainsi que la vision romantique de la nature exotique et du mode de vie national très particulier des peuples locaux.
Fiodor Alexandrovitch Vassiliev
1870
huile sur toile
56 x 92 cm
© Musée national des beaux-arts de Nijni-Novgorod.
Le paysage Avant l’orage manifeste un caractère dramatique intense. La silhouette solitaire d’un voyageur avec son bâton de marche, qui n’a nulle place où se protéger des éléments menaçants, insuffle au tableau un sentiment d’angoisse. La combinaison libre des couleurs, leur intensité, ainsi que l’esprit romantique qui domine l’œuvre, témoignent de l’originalité du talent de l’auteur. Au début des années 1870, Vassiliev était déjà un maître accompli dont les œuvres enrichissaient de traits nouveaux le paysage réaliste russe. Dans ses paysages, la représentation de la densité conflictuelle de la nature semble une prophétie de son propre destin tragique et de sa mort prochaine.
Fiodor Alexandrovitch Vassiliev
Le paysage Avant l’orage manifeste un caractère dramatique intense. La silhouette solitaire d’un voyageur avec son bâton de marche, qui n’a nulle place où se protéger des éléments menaçants, insuffle au tableau un sentiment d’angoisse. La combinaison libre des couleurs, leur intensité, ainsi que l’esprit romantique qui domine l’œuvre, témoignent de l’originalité du talent de l’auteur. Au début des années 1870, Vassiliev était déjà un maître accompli dont les œuvres enrichissaient de traits nouveaux le paysage réaliste russe. Dans ses paysages, la représentation de la densité conflictuelle de la nature semble une prophétie de son propre destin tragique et de sa mort prochaine.
Mikhail Constantinovitch Klodt
1871
huile sur toile
34 x 51 cm
© Musée des beaux-arts de Samara
Le tableau Les Vaches à l’abreuvoir est une copie que l’auteur a effectuée de son paysage présenté à la Première exposition ambulante, en 1871. L’artiste nous montre un paysage typique de la Russie centrale, ouvrant sur une perspective large et lointaine ; il a su rendre le rythme lent de la vie quotidienne rurale. Le peintre accorde un soin particulier à l’exécution des détails, un soin qui, à certains moments, atteint même la manière naturaliste. Ce caractère scrupuleux fut la cause de reproches que des contemporains adressèrent quelquefois à l’artiste.
Mikhail Constantinovitch Klodt
Le tableau Les Vaches à l’abreuvoir est une copie que l’auteur a effectuée de son paysage présenté à la Première exposition ambulante, en 1871. L’artiste nous montre un paysage typique de la Russie centrale, ouvrant sur une perspective large et lointaine ; il a su rendre le rythme lent de la vie quotidienne rurale. Le peintre accorde un soin particulier à l’exécution des détails, un soin qui, à certains moments, atteint même la manière naturaliste. Ce caractère scrupuleux fut la cause de reproches que des contemporains adressèrent quelquefois à l’artiste.
Aleksei Petrovitch Bogolioubov
1872
huile sur toile
61 x 94 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).
La Neva et Saint-Pétersbourg furent les thèmes favoris de Bogolioubov. Celui-ci n’aspirait pas à la beauté romantique si caractéristique de l’œuvre d’Aïvazovski, mais ses compositions représentant d’impressionnants panoramas revêtent un caractère solennel et sublime. Sur cette toile, le peintre présente la côte de l’Amirauté près de l’embouchure de la grande Neva qui se jette dans la mer Baltique. Au centre de la composition, se trouve une coupole de la cathédrale Saint-Isaac, tandis que du côté gauche, on peut deviner la flèche de l’Amirauté, au lointain. Au premier plan, Bogolioubov peint des scènes anodines de la vie quotidienne, en y incluant des bateaux à vapeur et à voile : pour lui, Saint-Pétersbourg n’est pas seulement la capitale impériale, mais aussi une ville jeune, moderne et bouillonnante, le « Manchester russe », comme le peintre aimait l’appeler.
Aleksei Petrovit Pour en lire plus
La Neva et Saint-Pétersbourg furent les thèmes favoris de Bogolioubov. Celui-ci n’aspirait pas à la beauté romantique si caractéristique de l’œuvre d’Aïvazovski, mais ses compositions représentant d’impressionnants panoramas revêtent un caractère solennel et sublime. Sur cette toile, le peintre présente la côte de l’Amirauté près de l’embouchure de la grande Neva qui se jette dans la mer Baltique. Au centre de la composition, se trouve une coupole de la cathédrale Saint-Isaac, tandis que du côté gauche, on peut deviner la flèche de l’Amirauté, au lointain. Au premier plan, Bogolioubov peint des scènes anodines de la vie quotidienne, en y incluant des bateaux à vapeur et à voile : pour lui, Saint-Pétersbourg n’est pas seulement la capitale impériale, mais aussi une ville jeune, moderne et bouillonnante, le « Manchester russe », comme le peintre aimait l’appeler.
Ivan Ivanovitch ChiChkin
1872
huile sur toile
117 x 165 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).
Pour Chichkine, comme pour ses contemporains, l’image de la nature n’était pas détachable de l’idée de la Russie, de son peuple ni du destin de son peuple. Rien n’est fortuit dans le tableau La Forêt de pins, notamment la période du jour qui n’a pas été choisie au hasard : l’heure du midi doit évoquer l’image d’une Russie dont les forces intérieures sont en plein épanouissement. Le célèbre critique Stassov qualifiait les tableaux de Chichkine de « paysages pour héros », mais en même temps, Chichkine aspirait à l’approche la plus exacte et la plus « scientifique » du motif représenté. Cette particularité fut remarquée par son ami le peintre Kramskoï : « La forêt est sauvage, l’eau ferrugineuse du ruisseau est jaune foncé, tout son fond est couvert de pierres [...] ». On disait à propos de Chichkine : « C’est un réaliste convaincu au fond de lui-même, qui sait profondément sentir et ardemment Pour en lire plus
Pour Chichkine, comme pour ses contemporains, l’image de la nature n’était pas détachable de l’idée de la Russie, de son peuple ni du destin de son peuple. Rien n’est fortuit dans le tableau La Forêt de pins, notamment la période du jour qui n’a pas été choisie au hasard : l’heure du midi doit évoquer l’image d’une Russie dont les forces intérieures sont en plein épanouissement. Le célèbre critique Stassov qualifiait les tableaux de Chichkine de « paysages pour héros », mais en même temps, Chichkine aspirait à l’approche la plus exacte et la plus « scientifique » du motif représenté. Cette particularité fut remarquée par son ami le peintre Kramskoï : « La forêt est sauvage, l’eau ferrugineuse du ruisseau est jaune foncé, tout son fond est couvert de pierres [...] ». On disait à propos de Chichkine : « C’est un réaliste convaincu au fond de lui-même, qui sait profondément sentir et ardemment aimer la nature [...] ». Mais tout en considérant cela, il faut préciser que l’artiste introduit des contrastes dans son paysage ; il le théâtralise et offre ainsi une sorte de « spectacle de la nature ».
Vasilii Dmitrievitch Polénov
1878
huile sur toile
64,5 x 80,1 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).
Cette toile est la préférée de nombreuses générations de spectateurs. Polénov a peint un endroit typique de la vieille ville de Moscou : l’église de Spasse-na-Peskakh (Saint-Sauveur-sur-les-sables), située dans une des ruelles proches de l’ancienne rue Arbat. Cette église a été préservée jusqu’à nos jours, mais elle est aujourd’hui située dans un milieu urbain complètement différent. Le tableau nous permet de découvrir le paysage urbain caractéristique du Moscou des 18e et 19e siècles. L’unité principale de construction de Moscou, à cette époque, correspondait aux maisons et aux cours, et non aux rues et aux places. Les vieux hôtels particuliers de Moscou, qui parfois occupaient un quartier entier, étaient entourés de jardins remplis d’arbres fruitiers et de dépendances. Ces « nids de gentilshommes » correspondaient au modèle du quotidien traditionnel de la campagne et c’est pourquoi on qualifiait souvent Moscou Pour en lire plus
Cette toile est la préférée de nombreuses générations de spectateurs. Polénov a peint un endroit typique de la vieille ville de Moscou : l’église de Spasse-na-Peskakh (Saint-Sauveur-sur-les-sables), située dans une des ruelles proches de l’ancienne rue Arbat. Cette église a été préservée jusqu’à nos jours, mais elle est aujourd’hui située dans un milieu urbain complètement différent. Le tableau nous permet de découvrir le paysage urbain caractéristique du Moscou des 18e et 19e siècles. L’unité principale de construction de Moscou, à cette époque, correspondait aux maisons et aux cours, et non aux rues et aux places. Les vieux hôtels particuliers de Moscou, qui parfois occupaient un quartier entier, étaient entourés de jardins remplis d’arbres fruitiers et de dépendances. Ces « nids de gentilshommes » correspondaient au modèle du quotidien traditionnel de la campagne et c’est pourquoi on qualifiait souvent Moscou de « grand village ». Polénov a su créer une image imprégnée de paix et de tranquillité. Peint avec de vives couleurs, ce tableau affirme la joie de l’existence journalière — ce que le peintre Sérov appelait la « félicité » — et rend les sentiments radieux de l’auteur.
L’apprenant va :