Même si les journaux structurés firent leur apparition au Japon seulement après la restauration de Meiji, ils eurent comme précurseurs les feuilles de nouvelles, les petits cahiers brochés et les estampes sur bois que l’on distribuait clandestinement sous la censure des Tokugawa, à l’époque où il était défendu de discuter des affaires publiques. L’arrivée des bateaux du Commodore Perry en 1853 força le gouvernement à revoir ses politiques à mesure que les nouvelles de la venue d’étrangers se répandirent et que les Japonais manifestèrent un grand intérêt pour des nouvelles à leur sujet. Plus tard, les journaux publiés par des Occidentaux installés à Yokohama donnèrent aux Japonais un avant-goût de l’actualité tirée de journaux imprimés à l’étranger. Le gouvernement était désormais incapable de refouler la vague d’information qui déferlait sur tout le Japon.
Même si les journaux structurés firent leur apparition au Japon seulement après la restauration de Meiji, ils eurent comme précurseurs les feuilles de nouvelles, les petits cahiers brochés et les estampes sur bois que l’on distribuait clandestinement sous la censure des Tokugawa, à l’époque où il était défendu de discuter des affaires publiques. L’arrivée des bateaux du Commodore Perry en 1853 força le gouvernement à revoir ses politiques à mesure que les nouvelles de la venue d’étrangers se répandirent et que les Japonais manifestèrent un grand intérêt pour des nouvelles à leur sujet. Plus tard, les journaux publiés par des Occidentaux installés à Yokohama donnèrent aux Japonais un avant-goût de l’actualité tirée de journaux imprimés à l’étranger. Le gouvernement était désormais incapable de refouler la vague d’information qui déferlait sur tout le Japon.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

En 1869, peu après la Restauration, on autorisa la publication de journaux et l’impression d’articles politiques et d’opinion publique. Le gouvernement continua néanmoins de réglementer la presse. En effet, il était toujours interdit de critiquer directement les politiques jugées «essentielles» à la modernisation du Japon. Le gouvernement se servit plutôt de la presse pour vanter les bienfaits de la modernisation et stimuler la fierté nationale chez un peuple ébranlé par des changements radicaux. Si les journaux publiés au début de l’ère Meiji continuèrent à obéir aux pouvoirs établis et à suivre leurs politiques, ils offrirent en revanche une tribune pour l’opinion publique et servirent de véhicule aux gens influents. Au début, le lectorat de ces journaux était surtout composé de fonctionnaires, de l’élite éduquée et d’autres intellectuels.
En 1869, peu après la Restauration, on autorisa la publication de journaux et l’impression d’articles politiques et d’opinion publique. Le gouvernement continua néanmoins de réglementer la presse. En effet, il était toujours interdit de critiquer directement les politiques jugées «essentielles» à la modernisation du Japon. Le gouvernement se servit plutôt de la presse pour vanter les bienfaits de la modernisation et stimuler la fierté nationale chez un peuple ébranlé par des changements radicaux. Si les journaux publiés au début de l’ère Meiji continuèrent à obéir aux pouvoirs établis et à suivre leurs politiques, ils offrirent en revanche une tribune pour l’opinion publique et servirent de véhicule aux gens influents. Au début, le lectorat de ces journaux était surtout composé de fonctionnaires, de l’élite éduquée et d’autres intellectuels.

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Journal

Musée Edo-Tokyo

© Musée Edo-Tokyo


En 1869, peu après la Restauration, on autorisa la publication de journaux et l’impression d’articles politiques et d’opinion publique. Le gouvernement continua néanmoins de réglementer la presse. En effet, il était toujours interdit de critiquer directement les politiques jugées «essentielles» à la modernisation du Japon. Le gouvernement se servit plutôt de la presse pour vanter les bienfaits de la modernisation et stimuler la fierté nationale chez un peuple ébranlé par des changements radicaux. Si les journaux publiés au début de l’ère Meiji continuèrent à obéir aux pouvoirs établis et à suivre leurs politiques, ils offrirent en revanche une tribune pour l’opinion publique et servirent de véhicule aux gens influents. Au début, le lectorat de ces journaux était surtout composé de fonctionnaires, de l’élite éduquée et d’autres intellectuels.
En 1869, peu après la Restauration, on autorisa la publication de journaux et l’impression d’articles politiques et d’opinion publique. Le gouvernement continua néanmoins de réglementer la presse. En effet, il était toujours interdit de critiquer directement les politiques jugées «essentielles» à la modernisation du Japon. Le gouvernement se servit plutôt de la presse pour vanter les bienfaits de la modernisation et stimuler la fierté nationale chez un peuple ébranlé par des changements radicaux. Si les journaux publiés au début de l’ère Meiji continuèrent à obéir aux pouvoirs établis et à suivre leurs politiques, ils offrirent en revanche une tribune pour l’opinion publique et servirent de véhicule aux gens influents. Au début, le lectorat de ces journaux était surtout composé de fonctionnaires, de l’élite éduquée et d’autres intellectuels.

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Le tirage des journaux augmenta en raison de plusieurs facteurs, entre autres, le taux élevé d’alphabétisation, le vif intérêt suscité par la guerre sino-japonaise et les développements industriels au pays. Comme ils étaient désormais financés par le secteur privé, les éditeurs des nombreuses publications commencèrent à s’adapter aux goûts du public afin de faire concurrence aux autres journaux. Il existait plus de trente journaux en circulation ; les journaux combinèrent des histoires sensationnelles portant sur des scandales et des crimes et des rapports annonçant les derniers progrès réalisés en Occident afin d’attirer un plus grand nombre de lecteurs. Vers les années 1880, on assista à une division dans le style des journaux. Certains conservèrent un contenu d’éditoriaux et de nouvelles substantiels tandis que d’autres adaptèrent leur contenu à un public moins informé, devenant ainsi les premiers journaux à sensation du Japon.
Le tirage des journaux augmenta en raison de plusieurs facteurs, entre autres, le taux élevé d’alphabétisation, le vif intérêt suscité par la guerre sino-japonaise et les développements industriels au pays. Comme ils étaient désormais financés par le secteur privé, les éditeurs des nombreuses publications commencèrent à s’adapter aux goûts du public afin de faire concurrence aux autres journaux. Il existait plus de trente journaux en circulation ; les journaux combinèrent des histoires sensationnelles portant sur des scandales et des crimes et des rapports annonçant les derniers progrès réalisés en Occident afin d’attirer un plus grand nombre de lecteurs. Vers les années 1880, on assista à une division dans le style des journaux. Certains conservèrent un contenu d’éditoriaux et de nouvelles substantiels tandis que d’autres adaptèrent leur contenu à un public moins informé, devenant ainsi les premiers journaux à sensation du Japon.

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Journal coloré à la main

Musée Edo-Tokyo

Estampe sur bois
902081
© Musée Edo-Tokyo


Des estampes sur bois comme celle-ci, illustrant un crime célèbre, furent publiées dans les journaux lus par les Japonais peu instruits. Hanai Oume, geisha et propriétaire d'un restaurant, fut arrêtée et accusée du meurtre de Kamekichi, une connaissance. Elle plaida la légitime défense, déclarant que celui-ci l'avait attaquée avec un couteau parce qu'elle avait refusé ses avances. Elle ne réussit pas à prouver son innocence aux autorités et fut condamnée à l'emprisonnement à perpétuité. Le procès la rendit célèbre, et son histoire inspira plusieurs romans et pièces de théâtre.
Des estampes sur bois comme celle-ci, illustrant un crime célèbre, furent publiées dans les journaux lus par les Japonais peu instruits. Hanai Oume, geisha et propriétaire d'un restaurant, fut arrêtée et accusée du meurtre de Kamekichi, une connaissance. Elle plaida la légitime défense, déclarant que celui-ci l'avait attaquée avec un couteau parce qu'elle avait refusé ses avances. Elle ne réussit pas à prouver son innocence aux autorités et fut condamnée à l'emprisonnement à perpétuité. Le procès la rendit célèbre, et son histoire inspira plusieurs romans et pièces de théâtre.

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Meurtre de Kamekichi par Hanai Oume 1887

Taiso Yoshitoshi pour le Journal Yamato (Shinbum), De la série : vie des gens modernes
Art Gallery of Greater Victoria

© Art Gallery of Greater Victoria


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire l’évolution de l’industrie de la presse au Japon, avant et pendant l’ère Meiji ;
  • énumérer les conséquences qu’a entraînées la permission de publier des journaux sous le gouvernement Meiji ;
  • décrire le format et le contenu des journaux japonais à la fin du XIXe siècle, et donner des exemples ;
  • comparer les journaux japonais de la fin du XIXe siècle avec ceux de sa propre culture.

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