La terre joue un rôle essentiel dans le façonnement de l'identité humaine. Tout comme la perception physiologique d'un paysage, l'attachement affectif à un lieu est généralement interprété à travers des expériences culturelles. Pour la femme artiste, l'interprétation de la terre est aussi une incarnation du lieu, une méditation sur les particularités environnementales, où l'espace et le temps sont intimement liés.

Le processus d'expression d'une vision de l'environnement nécessite l'unification de ces éléments disparates. Cela n'est pas le résultat d'un événement fortuit, mais bien plutôt d'un acte délibéré de reconnaissance. C'est l'expression visuelle d'une réaction aux influences du milieu sur les réponses intellectuelle, psychologique et spirituelle de l'individu.


La terre joue un rôle essentiel dans le façonnement de l'identité humaine. Tout comme la perception physiologique d'un paysage, l'attachement affectif à un lieu est généralement interprété à travers des expériences culturelles. Pour la femme artiste, l'interprétation de la terre est aussi une incarnation du lieu, une méditation sur les particularités environnementales, où l'espace et le temps sont intimement liés.

Le processus d'expression d'une vision de l'environnement nécessite l'unification de ces éléments disparates. Cela n'est pas le résultat d'un événement fortuit, mais bien plutôt d'un acte délibéré de reconnaissance. C'est l'expression visuelle d'une réaction aux influences du milieu sur les réponses intellectuelle, psychologique et spirituelle de l'individu.


© 2002, RCIP. Tous droits réservés.

Anne Savage est un membre fondateur du Beaver Hall Group de Montréal, formé en 1920 et composé de 11 membres, dont 9 étaient des femmes. L’impact du travail de ce groupe sur le développement d’un style moderniste n’est pas pleinement reconnu dans l’histoire de l’art canadien. Mme Savage, qui a vécu à la même époque que le Groupe des sept, a participé aux expositions de celui-ci. Elle imprégnait ses œuvres de son amour pour la nature et cette peinture rare, produite par suite de son voyage jusqu’à la rivière Skeena (C.-B.) à la fin des années 1920, résulterait des expéditions ethnologiques dont Marius Barbeau a été l’initiateur.
Anne Savage est un membre fondateur du Beaver Hall Group de Montréal, formé en 1920 et composé de 11 membres, dont 9 étaient des femmes. L’impact du travail de ce groupe sur le développement d’un style moderniste n’est pas pleinement reconnu dans l’histoire de l’art canadien. Mme Savage, qui a vécu à la même époque que le Groupe des sept, a participé aux expositions de celui-ci. Elle imprégnait ses œuvres de son amour pour la nature et cette peinture rare, produite par suite de son voyage jusqu’à la rivière Skeena (C.-B.) à la fin des années 1920, résulterait des expéditions ethnologiques dont Marius Barbeau a été l’initiateur.

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Anne Savage

Anne Savage [Montréal (Québec), 1896—Montréal (Québec), 1971]. Peinture à l'huile sur carton de Anne Savage.

Anne Savage
Photo : Glenbow Museum
vers 1928
huile sur carton
22,0 x 29,5 cm
© Collection du Glenbow Museum


Emily Carr est née en Colombie-Britannique en 1871. Vouée à une vision personnelle qu’elle a exprimée dans ses œuvres d’art et ses écrits, elle a surmonté de nombreux obstacles pour devenir l’une de nos artistes du XXe siècle les plus en vue. Pour exécuter Strait of Juan de Fuca, cette artiste a utilisé de la peinture à l’huile diluée à l’essence et du papier et travaillé rapidement, créant une impression de mouvement dans la composition. Selon Mme Carr, « Il est merveilleux de sentir la grandeur du Canada à l’état brut, non pas parce que c’est le Canada, mais parce que c’est un lieu sublime où l’on est né, une grande puissance sauvage dont on fait partie. »
Emily Carr est née en Colombie-Britannique en 1871. Vouée à une vision personnelle qu’elle a exprimée dans ses œuvres d’art et ses écrits, elle a surmonté de nombreux obstacles pour devenir l’une de nos artistes du XXe siècle les plus en vue. Pour exécuter Strait of Juan de Fuca, cette artiste a utilisé de la peinture à l’huile diluée à l’essence et du papier et travaillé rapidement, créant une impression de mouvement dans la composition. Selon Mme Carr, « Il est merveilleux de sentir la grandeur du Canada à l’état brut, non pas parce que c’est le Canada, mais parce que c’est un lieu sublime où l’on est né, une grande puissance sauvage dont on fait partie. »

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Emily Carr

Emily Carr [Victoria, British Columbia, 1871—Victoria, British Columbia, 1945]. Peinture à l'huile sur papier de Emily Carr.

Emily Carr
Collection McMichael d'art canadien, don de Dr et de Mme Max Stern
vers 1936
huile sur papier
60,7 x 91,3 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Vidéo

Emily Carr

Transcription :
Emily Carr, peintre de Colombie-Britannique. Elle est allée à Paris en 1910, avec une idée bien précise en tête : « Je me fichais éperdument de l’histoire de Paris », a-t-elle affirmé. « Je voulais simplement découvrir ce qu’était cet art nouveau. » À Paris, elle a constaté que les œuvres d’art n’étaient plus de simples descriptions. Elle a été séduite par ce qu’elle a vu, et son propre style s’est mis à évoluer. Elle avait découvert que les couleurs pures et les formes simples l’aidaient à saisir la totalité de son sujet et facilitaient l’expression de la subjectivité. De retour en Colombie-Britannique, elle a continué dans cette voie. Dans War Canoes, le coup de pinceau expressif, la liberté d’utilisation des couleurs et le trait simple mais sinueux font ressortir la puissance émotive des superbes canots de guerre amérindiens. Dans ses interprétations des forces élémentaires de la nature, Emily Carr atteint de nouveaux sommets d’expression.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Instituto Nacional de Bellas Artes, Consejo Nacional para la Cultura y las Artes, Secretaría de Relaciones Exteriores, Glenbow Museum, McMichael Canadian Art Collection, Musée d'art de Joliette, Louisiana State Museum

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Katie Ohe a reçu sa formation à l’Alberta College of Art and Design, au New York Sculpture Centre et à la Montreal School of Art and Design. Elle enseigne à l’ACAD depuis plus de 20 ans et a rempli plusieurs commandes de sculptures publiques. Le YWCA lui a décerné la mention Femme de distinction et, en 1984, l’Institut royal d’architecture du Canada lui a accordé la médaille des arts connexes pour réalisation exceptionnelle dans le domaine des arts. Puddle I est une sculpture cinétique qu’il faut toucher pour la faire bouger. Sous l’action d’une poussée, chaque niveau de l’œuvre se déplace sous l’autre, ce qui crée un mouvement rappelant des rides dans l’eau. Mme Ohe puise dans le monde qui l’entoure les formes de ses sculptures ; elle retravaille des images ou des mouvements qui existent dans la nature. Son œuvre est importante pour l’histoire de la sculpture dans l’Ouest canadien.

Katie Ohe a reçu sa formation à l’Alberta College of Art and Design, au New York Sculpture Centre et à la Montreal School of Art and Design. Elle enseigne à l’ACAD depuis plus de 20 ans et a rempli plusieurs commandes de sculptures publiques. Le YWCA lui a décerné la mention Femme de distinction et, en 1984, l’Institut royal d’architecture du Canada lui a accordé la médaille des arts connexes pour réalisation exceptionnelle dans le domaine des arts. Puddle I est une sculpture cinétique qu’il faut toucher pour la faire bouger. Sous l’action d’une poussée, chaque niveau de l’œuvre se déplace sous l’autre, ce qui crée un mouvement rappelant des rides dans l’eau. Mme Ohe puise dans le monde qui l’entoure les formes de ses sculptures ; elle retravaille des images ou des mouvements qui existent dans la nature. Son œuvre est importante pour l’histoire de la sculpture dans l’Ouest canadien.

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Katie Von Der Ohe

Katie Von Der Ohe [Peers (Alberta), 1976—Calgary (Alberta)]. Pièce en bronze de Katie Von Der Ohe.

Katie Von Der Ohe
Photo : Glenbow Museum
1976
Bronze
27,9 x 88,9 x 88,9 cm
© Collection du Glenbow Museum



Dorothy Knowles, qui est considérée comme une pionnière de la peinture paysagiste moderne, est née à Unity (Saskatchewan). Elle a reçu un baccalauréat des arts en 1948 et, plus tard cette année-là, a participé à aux ateliers donnés à Emma Lake, qui étaient influencés par les théories des Américains Clement Greenberg et Hans Hoffman. Ses expériences avec l’art abstrait l’ont préparée à peindre dans un style moins traditionnel au début des années 1960. Son goût pour la représentation de paysages, ceux de l’Ouest canadien en particulier, a abouti à des toiles telles que Red Willows, un de ses paysages au ciel dominant, qui combinent un intérêt impressionniste pour la structure des surfaces soumises à des variations de lumière et d’ombre, avec une expérience sensorielle réelle des Prairies.

Dorothy Knowles, qui est considérée comme une pionnière de la peinture paysagiste moderne, est née à Unity (Saskatchewan). Elle a reçu un baccalauréat des arts en 1948 et, plus tard cette année-là, a participé à aux ateliers donnés à Emma Lake, qui étaient influencés par les théories des Américains Clement Greenberg et Hans Hoffman. Ses expériences avec l’art abstrait l’ont préparée à peindre dans un style moins traditionnel au début des années 1960. Son goût pour la représentation de paysages, ceux de l’Ouest canadien en particulier, a abouti à des toiles telles que Red Willows, un de ses paysages au ciel dominant, qui combinent un intérêt impressionniste pour la structure des surfaces soumises à des variations de lumière et d’ombre, avec une expérience sensorielle réelle des Prairies.

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Dorothy Knowles

Dorothy Knowles (1927—). Peinture d'acrylique sur toile de Dorothy Knowles.

Dorothy Knowles
Collection McMichael d'art canadien
1977
acrylique sur toile
91,6 x 173,2 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Frances Anne Hopkins était une artiste très respectée au Canada et en Angleterre. À l’âge de 20 ans, elle a épousé Edward Martin Hopkins, agent principal du district montréalais de la Compagnie de la Baie d’Hudson, et est déménagée avec son mari dans l’Est du Canada, où le couple a vécu pendant douze ans. Durant son séjour au Canada, Mme Hopkins a accompagné son mari dans ses tournées des postes de traite, dont certaines se faisaient en canot de voyageurs. Ces expériences, qu’elle a consignées dans des carnets de croquis, sont devenues un thème important de ses peintures. Dans ce temps-là, rares étaient les femmes de son importance qui faisaient ce type de voyage. Aujourd’hui, ses œuvres sont considérées comme une documentation exacte sur les déplacements des voyageurs à cette époque. Au XIXe siècle, on décourageait les femmes de devenir des artistes professionnelles. Malgré cela, Mme Hopkins a exposé ses œuvres à tr Pour en lire plus
Frances Anne Hopkins était une artiste très respectée au Canada et en Angleterre. À l’âge de 20 ans, elle a épousé Edward Martin Hopkins, agent principal du district montréalais de la Compagnie de la Baie d’Hudson, et est déménagée avec son mari dans l’Est du Canada, où le couple a vécu pendant douze ans. Durant son séjour au Canada, Mme Hopkins a accompagné son mari dans ses tournées des postes de traite, dont certaines se faisaient en canot de voyageurs. Ces expériences, qu’elle a consignées dans des carnets de croquis, sont devenues un thème important de ses peintures. Dans ce temps-là, rares étaient les femmes de son importance qui faisaient ce type de voyage. Aujourd’hui, ses œuvres sont considérées comme une documentation exacte sur les déplacements des voyageurs à cette époque. Au XIXe siècle, on décourageait les femmes de devenir des artistes professionnelles. Malgré cela, Mme Hopkins a exposé ses œuvres à treize reprises, au Royal Academy of London et à l’Art Association of Montreal, entre autres lieux. En 1869, elle a présenté Canoes in a Fog, Lake Superior, au Royal Academy à Londres ; il semble que cette œuvre ait marqué un tournant dans sa carrière.

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Frances Anne Beechey Hopkins

Frances Anne Beechey Hopkins (Angleterre, 1838—Londres, 1919). Peinture à l'huile sur toile de Frances Anne Beedrey Hopkins.

Frances Anne Beechey Hopkins
Photo : Glenbow Museum
1869
huile sur toile
68,6 x 121,9 cm
© Collection du Glenbow Museum


Sara Mary Blake est née à Galway, en Irlande, et a fréquenté un couvent à St. Leonards-on-the-Sea, dans le comté de Sussex. Elle a suivi son frère Frank à Pincher Creek (Alberta), où il a ouvert le Deer Horn Ranch. En 1890, elle a épousé Alfred H. Lynch-Staunton, qui a établi le détachement de la Police à cheval du Nord-Ouest à Pincher Creek. Malgré ses responsabilités, qui consistaient à élever huit enfants (dont trois sont décédés) et à tenir un ranch, Mme Blake peignait avec avidité le monde qui l'entourait, produisant de petits croquis et des invitations à des réceptions. Elle a aussi peint, sur les portes de son domicile, des paysages semblables à celui-ci, qui représente le ranch de son frère.
Sara Mary Blake est née à Galway, en Irlande, et a fréquenté un couvent à St. Leonards-on-the-Sea, dans le comté de Sussex. Elle a suivi son frère Frank à Pincher Creek (Alberta), où il a ouvert le Deer Horn Ranch. En 1890, elle a épousé Alfred H. Lynch-Staunton, qui a établi le détachement de la Police à cheval du Nord-Ouest à Pincher Creek. Malgré ses responsabilités, qui consistaient à élever huit enfants (dont trois sont décédés) et à tenir un ranch, Mme Blake peignait avec avidité le monde qui l'entourait, produisant de petits croquis et des invitations à des réceptions. Elle a aussi peint, sur les portes de son domicile, des paysages semblables à celui-ci, qui représente le ranch de son frère.

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Sara Mary Blake

Sara Mary Blake (Galway (Irlande), 1864—Canada, 1933). Peinture d'aquarelle aur papier de Sara Mary Blake.

Sara Mary Blake
Photo : Glenbow Museum
1889
aquarelle sur papier
57,2 x 80,0 cm
© Collection du Glenbow Museum


Artiste de la communauté anglophone montréalaise, Rita Mount rechercha, en Gaspésie, l’ambiance de ce territoire essentiellement rural qui revêtait pour elle un caractère exotique qu’elle ne trouvait pas dans les régions urbaines. Pêcheurs de moules, Cloridorme, de 1944, est un tableau représentatif de sa production, où figurent de nombreuses scènes marines inspirées par la Gaspésie. Rita Mount a su rendre, dans ses peintures, les rivages de ce coin de pays d’une manière personnelle et déjà moderne, grâce en particulier à l’utilisation d’une palette colorée aux teintes de bleu, de jaune et de vert et grâce à une touche nerveuse qui traduit de façon sensible l’atmosphère et le climat des lieux.
Artiste de la communauté anglophone montréalaise, Rita Mount rechercha, en Gaspésie, l’ambiance de ce territoire essentiellement rural qui revêtait pour elle un caractère exotique qu’elle ne trouvait pas dans les régions urbaines. Pêcheurs de moules, Cloridorme, de 1944, est un tableau représentatif de sa production, où figurent de nombreuses scènes marines inspirées par la Gaspésie. Rita Mount a su rendre, dans ses peintures, les rivages de ce coin de pays d’une manière personnelle et déjà moderne, grâce en particulier à l’utilisation d’une palette colorée aux teintes de bleu, de jaune et de vert et grâce à une touche nerveuse qui traduit de façon sensible l’atmosphère et le climat des lieux.

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Rita Mount

Rita Mount (Montréal (Québec), 1888—Montréal (Québec), 1967)

Rita Mount
Photo : Clément & Mongeau
1944
huile sur toile
48,5 x 56,0 cm
© Collection du Musée d'art de Joliette


Annora Brown est née en 1899 près de Red Deer (Alberta) et a grandi à Fort Macleod. Mme Brown, qui est connue pour son intérêt pour les représentations d'Autochtones, les paysages des Prairies et les illustrations botaniques, a été formée sous la direction d'Arthur Lismer et de membres du Groupe des sept à l'Ontario College of Art. En 1929, elle a commencé à enseigner au Mount Royal College, à Calgary, où elle a assumé la responsabilité de l'élaboration du programme d'arts du collège. Elle a été un membre important de la communauté artistique professionnelle naissante en Alberta. Elle a enseigné au Banff Centre et au service de formation permanente de l'Université de l'Alberta, tout en poursuivant son propre travail et en prenant soin de parents souffrants.
« Je ne suis satisfaite que lorsque la musique et la poésie désirées ont été incorporées dans mes peintures. » - Annora Brown, 1965
Annora Brown est née en 1899 près de Red Deer (Alberta) et a grandi à Fort Macleod. Mme Brown, qui est connue pour son intérêt pour les représentations d'Autochtones, les paysages des Prairies et les illustrations botaniques, a été formée sous la direction d'Arthur Lismer et de membres du Groupe des sept à l'Ontario College of Art. En 1929, elle a commencé à enseigner au Mount Royal College, à Calgary, où elle a assumé la responsabilité de l'élaboration du programme d'arts du collège. Elle a été un membre important de la communauté artistique professionnelle naissante en Alberta. Elle a enseigné au Banff Centre et au service de formation permanente de l'Université de l'Alberta, tout en poursuivant son propre travail et en prenant soin de parents souffrants.
« Je ne suis satisfaite que lorsque la musique et la poésie désirées ont été incorporées dans mes peintures. » - Annora Brown, 1965

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Annora Brown

Annora Brown [Red Deer (Alberta), 1899—1987]. Peinture d'huile sur toile de Annora Brown.

Annora Brown
Photo : Glenbow Museum.
1955
huile sur toile
51,0 x 67,6 cm
© Collection du Glenbow Museum


À un très jeune âge, Yvonne McKague Housser a manifesté un talent artistique grandissant. Sa carrière d'enseignante respectée à l'Ontario College of Art s'est étendue sur quatre décennies. Elle a été active au sein de la communauté artistique et est devenue un membre fondateur du Canadian Group of Painters. La ville de Cobalt (Ontario), fondée en 1904, s'est développée sans raffinement et d'une manière désordonnée. Mme Housser a beaucoup exagéré ces particularités dans ses peintures de cette région. Son approche offre une interprétation personnelle et expressive de la présense humaine par rapport à la terre, dont elle évoque pourtant la dominance.
À un très jeune âge, Yvonne McKague Housser a manifesté un talent artistique grandissant. Sa carrière d'enseignante respectée à l'Ontario College of Art s'est étendue sur quatre décennies. Elle a été active au sein de la communauté artistique et est devenue un membre fondateur du Canadian Group of Painters. La ville de Cobalt (Ontario), fondée en 1904, s'est développée sans raffinement et d'une manière désordonnée. Mme Housser a beaucoup exagéré ces particularités dans ses peintures de cette région. Son approche offre une interprétation personnelle et expressive de la présense humaine par rapport à la terre, dont elle évoque pourtant la dominance.

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Yvonne McKague Housser

Yvonne McKague Housser (1898—1996). Peinture d'huile sur carton pressé de Yvonne McKague Housser.

Yvonne McKague Housser
Collection McMichael d'art canadien
vers 1928
huile sur carton pressé
25,5 x 33,8 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Prudence Heward est née à Montréal en 1896 ; en 1914, elle est partie pour l'Angleterre avec sa famille afin de travailler pour la Croix-Rouge. De retour à Montréal en 1918, elle s'est inscrite à des cours d'art et, presque immédiatement, ses œuvres ont attiré l'attention du public. Bien qu'elle ait été timide en apparence, son style et ses techniques ont un caractère architectural, académique et très personnel. Elle était associée à divers groupes d'artistes, notamment le Beaver Hall Hill Group, et faisait de fréquents voyages au Québec, en Ontario et aux Bermudes. Ses paysages sont des espaces « utopiques » et sereins, où figurent également une structure ou une forme humaine. Mme Heward estimait que la terre façonne l'être humain et l'identité culturelle. Elle est décédée prématurément à Los Angeles, après des traitements prolongés pour son asthme.
Prudence Heward est née à Montréal en 1896 ; en 1914, elle est partie pour l'Angleterre avec sa famille afin de travailler pour la Croix-Rouge. De retour à Montréal en 1918, elle s'est inscrite à des cours d'art et, presque immédiatement, ses œuvres ont attiré l'attention du public. Bien qu'elle ait été timide en apparence, son style et ses techniques ont un caractère architectural, académique et très personnel. Elle était associée à divers groupes d'artistes, notamment le Beaver Hall Hill Group, et faisait de fréquents voyages au Québec, en Ontario et aux Bermudes. Ses paysages sont des espaces « utopiques » et sereins, où figurent également une structure ou une forme humaine. Mme Heward estimait que la terre façonne l'être humain et l'identité culturelle. Elle est décédée prématurément à Los Angeles, après des traitements prolongés pour son asthme.

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Prudence Heward

Prudence Heward (Canada, 1896—États-Unis, 1947)

Prudence Heward
Collection McMichael d'art canadien
1933
huile sur panneau
35,2 x 30,4 cm
© Collection McMichael d'art canadien


Défiant les traditions sans y renoncer totalement, Rue sous le Cap, Québec, de 1937 est une œuvre qui s’inscrit volontiers dans l’émergence de la modernité. Par son choix de palette et de composition, Irène Sénécal s’éloigne ici des règles conventionnelles de représentation et le fait avec chaleur et simplicité, à l’encontre de l’art semi-officiel préconisé par exemple par le Groupe des Sept. À travers une gamme où dominent les roses, mauves et blancs, l’artiste rompt avec le naturalisme et confère à son ensemble une expressivité et une sensibilité qui lui appartiennent en propre. C’est avec brio que l’artiste a su rendre l’atmosphère qui se dégage d’un espace urbain dans lequel on devine, sans les voir, la présence et les activités quotidiennes de ses occupants.
Défiant les traditions sans y renoncer totalement, Rue sous le Cap, Québec, de 1937 est une œuvre qui s’inscrit volontiers dans l’émergence de la modernité. Par son choix de palette et de composition, Irène Sénécal s’éloigne ici des règles conventionnelles de représentation et le fait avec chaleur et simplicité, à l’encontre de l’art semi-officiel préconisé par exemple par le Groupe des Sept. À travers une gamme où dominent les roses, mauves et blancs, l’artiste rompt avec le naturalisme et confère à son ensemble une expressivité et une sensibilité qui lui appartiennent en propre. C’est avec brio que l’artiste a su rendre l’atmosphère qui se dégage d’un espace urbain dans lequel on devine, sans les voir, la présence et les activités quotidiennes de ses occupants.

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Irène Sénécal

Irène Sénécal [Montréal (Québec), 1901—Montréal (Québec), 1978]. Peinture d'huile sur bois de Irène Sénécal.

Irène Sénécal
Photo : Ginette Clément
1937
huile sur bois
32,0 x 26,8 cm
© Collection du Musée d'art de Joliette


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • analyser les œuvres d’art en tenant compte du sexe de l’artiste;
  • comprendre les enjeux entourant la représentation des femmes dans l’histoire de l’art et dans la réalisation d’œuvres d’art;
  • interpréter la signification des œuvres d’art réalisées par des femmes et le sens de la vie des femmes à travers l’art;
  • être conscient des défis qu’ont dû relever les femmes avant de pouvoir jouir d’une bonne réputation dans l’histoire de l’art;
  • décrire la représentation des gens et des paysages dans l’art;
  • comprendre comment les décisions artistiques influencent la représentation des paysages;
  • appliquer ce que l’apprenant connaît de la nature du monde réel et de la condition humaine à son analyse des œuvres d’art;
  • tenir compte des différentes perspectives concernant des enjeux abordés par les artistes qui reproduisent des paysages;

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