Trixie Boutillier

Bonjour! Je m'appelle Trixie Boutilliers. J'ai grandi sur l'île de Sable. Mon père était surintendant de la station de sauvetage de 1885 à 1915. J'avais cinq ans quand on est arrivé. Je vais vous raconter comment c'était.

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Sable Island Preservation Trust, Nova Scotia Museum of Natural History, Maritime Museum of the Atlantic

© Nova Scotia Museum of Natural History 2001. Tous droits réservés


Maisons à l'île de Sable

Des gens croyaient que ça devait être terrible de vivre sur l'île de Sable. Ils nous prenaient pour des sauvages. Mais l'île avait quelque chose de spécial pour nous tous. À chaque fois qu'on quittait l'île, on voulait y retourner le plus vite possible.

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La famille Boutillier

La famille. Je tiens mon frère Jimmy par la main.

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La grande station de sauvetage

Notre maison à la grande station de sauvetage.

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Le sauvetage, on était là pour ça. Trente-trois navires ont fait naufrage sur l’île pendant la période où mon père était surintendant. Nous avons sauvé la plupart des gens. Quelques-uns se sont noyés. Les rescapés restaient au Foyer des Marins jusqu’à ce que le vapeur les transporte à Halifax.
Le sauvetage, on était là pour ça. Trente-trois navires ont fait naufrage sur l’île pendant la période où mon père était surintendant. Nous avons sauvé la plupart des gens. Quelques-uns se sont noyés. Les rescapés restaient au Foyer des Marins jusqu’à ce que le vapeur les transporte à Halifax.

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Foyer des Marins

Les rescapés restaient au Foyer des Marins jusqu'à ce que le vapeur les transporte à Halifax.

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Mon père et son équipe faisaient des exercices de sauvetage une fois par semaine. L’équipe s’assurait que l’équipement de sauvetage était toujours prêt en cas d’urgence.

L’équipe essayait de récupérer autant de la cargaison et du navire que possible. C’est à Halifax que le gouvernement vendait le matériel récupéré pour amesser des fondes servant à la station de souvetage.
Mon père et son équipe faisaient des exercices de sauvetage une fois par semaine. L’équipe s’assurait que l’équipement de sauvetage était toujours prêt en cas d’urgence.

L’équipe essayait de récupérer autant de la cargaison et du navire que possible. C’est à Halifax que le gouvernement vendait le matériel récupéré pour amesser des fondes servant à la station de souvetage.

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William Henry Horne

William Henry Horne était le gardien du phare de l’île de Sable.

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Berceau de poupée

On fabriquait des choses avec le bois récupéré des épaves. C'est William Henry Horne, le gardien du phare, qui a fait ce berceau de poupée.

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Bardeau abîmé par les intempéries

Le vent et le sable abîment tout, surtout les bâtiments. Les hommes passaient beaucoup de temps à remplacer des bardeaux et à peinturer à la chaux.

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Le vapeur nous apportait des provisions plusieurs fois par an. Si les vagues n’étaient pas trop hautes, on se servait des allèges pour transporter les provisions du vapeur. Il y avait des barils de porc salé, de pois, de riz, de sucre, de fèves blanches, un grand tonneau de mélasse, et de grosses boîtes de thé.

On était en bonne santé. Sauf quand il y avait quelqu’un à bord du vapeur qui avait un rhume ou une grippe. À ce moment-là, on tombait tous malade. On l’appelait « le rhume du vapeur ». Papa gardait toujours des pilules d’opium et d’autres remèdes pour les urgences.
Le vapeur nous apportait des provisions plusieurs fois par an. Si les vagues n’étaient pas trop hautes, on se servait des allèges pour transporter les provisions du vapeur. Il y avait des barils de porc salé, de pois, de riz, de sucre, de fèves blanches, un grand tonneau de mélasse, et de grosses boîtes de thé.

On était en bonne santé. Sauf quand il y avait quelqu’un à bord du vapeur qui avait un rhume ou une grippe. À ce moment-là, on tombait tous malade. On l’appelait « le rhume du vapeur ». Papa gardait toujours des pilules d’opium et d’autres remèdes pour les urgences.

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Ramassage des provisions

Tout le monde allait à cheval pour ramasser les provisions. On se déplaçait à marée descendante quand le sable était très dur. Si on manquait la marée basse, il fallait attendre.

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La plupart du temps, on s’arrangeait avec ce qu’on avait. On mettait de l’engrais de cheval dans le sable. Les légumes poussaient très bien, mais des sauterelles ont tout mangé pendant trois années de suite. J’ai porté un sous-vêtement serré avec un élastique pour empêcher les sauterelles de me monter dans les bras et dans le dos.

On faisait le foin des dunes. Mais on plantait cinq acres de foin de mil à côté de la maison. Tout le monde aidait.

Les hommes faisaient la chasse au canard à l’automne et la chasse au phoque en hiver, pour l’huile. On élevait toujours une portée de cochons. Comme ça, tout le monde avait du porc pour l’hiver.
La plupart du temps, on s’arrangeait avec ce qu’on avait. On mettait de l’engrais de cheval dans le sable. Les légumes poussaient très bien, mais des sauterelles ont tout mangé pendant trois années de suite. J’ai porté un sous-vêtement serré avec un élastique pour empêcher les sauterelles de me monter dans les bras et dans le dos.

On faisait le foin des dunes. Mais on plantait cinq acres de foin de mil à côté de la maison. Tout le monde aidait.

Les hommes faisaient la chasse au canard à l’automne et la chasse au phoque en hiver, pour l’huile. On élevait toujours une portée de cochons. Comme ça, tout le monde avait du porc pour l’hiver.

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Légumes de l'île

On mettait de l'engrais de cheval dans le sable. Les légumes poussaient très bien.

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Les foins

On faisait le foin des dunes.

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La chasse

Les hommes faisaient la chasse au canard.

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On ramassait beaucoup de baies ─ des canneberges, des fraises, des bleuets. En octobre, tout le monde ramassait des canneberges, même les membres de l’équipe de sauvetage. Une fois, on a ramassé 400 barils de canneberges. J’ai fait 48 pintes de gelée. J’étais tannée des canneberges!

On pouvait aller plus vite avec des peignes. C’était un travail dur, quand même.

Le gouvernement vendait les canneberges 5 $ le baril. L’argent servait à entretenir la station de sauvetage.
On ramassait beaucoup de baies ─ des canneberges, des fraises, des bleuets. En octobre, tout le monde ramassait des canneberges, même les membres de l’équipe de sauvetage. Une fois, on a ramassé 400 barils de canneberges. J’ai fait 48 pintes de gelée. J’étais tannée des canneberges!

On pouvait aller plus vite avec des peignes. C’était un travail dur, quand même.

Le gouvernement vendait les canneberges 5 $ le baril. L’argent servait à entretenir la station de sauvetage.

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Peigne pour ramasser des baies

On pouvait aller plus vite avec des peignes. C'était un travail dur, quand même.

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La Chambre bleue

Une soirée de musique dans la Chambre bleue. Je jouais du piano et tout le monde chantait. Débarquer le piano, le transporter sur le sable, ç'avait été dur. Mais ça en valait la peine.

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En train de faire de la voile sur le lac Wallace

Chacun avait son cheval. On se promenait souvent. On s'amusait à faire du bateau à voile sur le lac Wallace. Les hommes ont récupéré le dinghy d'une épave et l'ont baptisé Trixie.

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Patinage en hiver

S' il faisait très froid, on pouvait patiner.

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Équitation

On avait tous des chevaux et on faisait beaucoup d'equitation.

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L' école à l'île de Sable

Parfois on avait des classes avec Mlle Ancient.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va;
  • décrire ce qu’était la vie sur l’île de Sable pour Trixie Boutillier;
  • décrire les activités auxquelles a pris part Trixie Boutillier lorsqu’elle vivait sur l’île de Sable;
  • décrire le travail d’un sauveteur sur l’île de Sable

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