On peut dire que Madagascar est riche en instruments de musique. Je ne vais pas les citer tous ici, mais seulement je vais parler d’un de ces instruments qu’est l’ampongabe (grand tambour). J’aime bien jouer l’ampongabe, voilà pourquoi je l’ai choisi.

Venant de l’Afrique, des Comores, de la Malaisie, de l’Inde et des pays islamisés, il a une forme cylindrique. À Madagascar, il y a beaucoup de variétés telles que le hazolahy, le langoro, le daba, le trotrobe, et autres. L’ampongabe fut introduit dans notre île vers le XIVe siècle.

Il est fabriqué avec des planches de bois tendre et flexible de 5 mm d’épaisseur, appelés hazondrano ou volomborona. Le hazondrano forme le corps et les deux cerceaux de tension. On tend les deux peaux de mouton ou de chèvre sur deux cerceaux à la tige de bois équarrie. Il faut que les deux peaux soient plus grandes que la circonférence des cerceaux pour qu’on puisse les tendre avec une corde en sisal qui passe en forme de W dans des petits trous qui ont &eacut Pour en lire plus
On peut dire que Madagascar est riche en instruments de musique. Je ne vais pas les citer tous ici, mais seulement je vais parler d’un de ces instruments qu’est l’ampongabe (grand tambour). J’aime bien jouer l’ampongabe, voilà pourquoi je l’ai choisi.

Venant de l’Afrique, des Comores, de la Malaisie, de l’Inde et des pays islamisés, il a une forme cylindrique. À Madagascar, il y a beaucoup de variétés telles que le hazolahy, le langoro, le daba, le trotrobe, et autres. L’ampongabe fut introduit dans notre île vers le XIVe siècle.

Il est fabriqué avec des planches de bois tendre et flexible de 5 mm d’épaisseur, appelés hazondrano ou volomborona. Le hazondrano forme le corps et les deux cerceaux de tension. On tend les deux peaux de mouton ou de chèvre sur deux cerceaux à la tige de bois équarrie. Il faut que les deux peaux soient plus grandes que la circonférence des cerceaux pour qu’on puisse les tendre avec une corde en sisal qui passe en forme de W dans des petits trous qui ont été percés avec du fer rouge sur les deux peaux.

Lorsque les Malagasy jouent de l’ampongabe, ils ne peuvent pas se passer du langoroana qui est sa compagne inséparable. Le langoroana est plus petit que l’ampongabe et le son est roulé à cause des trois ficelles tendues sur l’un des cerceaux.

L’ampongabe est utilisé pendant la circoncision, lors de l’exhumation ou des fêtes publiques. On en joue toujours en plein air à cause des sons très forts qu’il donne.

À Madagascar, le grand tambour est considéré comme le tambour femelle et le plus petit représente le tambour mâle à cause de sa taille mais aussi parce qu’il est léger et est facile à manipuler. Les gros tambours existent surtout sur les Hautes-Terres centrales et sont utilisés par les chanteurs folkloriques populaires des Hautes-Terres (les mpihira gasy).

L’ampongabe se joue en le frappant avec deux baguettes dont l’une est en tige de roseau et l’autre en bois. Une extrémité est entourée de tissu assez épais.

Les Malagasy ont une façon assez particulière de battre du tambour, car des fois, c’est la partie nue de la baguette, c’est-à-dire l’extrémité sans tissu, qu’ils utilisent. Lors d’un spectacle de mpihira gasy, on bat très fort du tambour pour annoncer qu’ils vont commencer. Avant de finir, seuls les joueurs du grand tambour (l’ampongabe) et de son petit compagnon (le langoroana) improvisent, laissant sous leur charme, pendant quelques instants, les danseurs en délire.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Ampongabe

Il est de la catégorie des membranophones.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar
XIXe siècle
Peau de chèvre, de zébu ou de mouton. Du bois souple, corde en sisal, morceau de tissu pour la bague
34 x 70 cm
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


Ampogabe

Europe

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar
XIXe siècle
Peau de chèvre, de zébu ou de mouton. Du bois souple, corde en sisal, morceau de tissu pour la bague
34 x 70 cm
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


Ampongabe

Il est de la catégorie des membranophones.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


Ampogabe

Pour battre le tambour, les deux peaux sont frappées avec une paire de baguettes ou pendant que les doigts d’une main frappe un côté, l’autre main frappe avec une baguette.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée d'art et d'archéologie de l'Université d'Antananarivo, Madagascar

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


Il est de la catégorie des membranophones.

Introduit à Madagascar par les Européens au XIXe siècle, il a remplacé l’Ampongan’ny Ntaolo, le tambour des ancêtres.

Il est fait de deux faces circulaires en peau de chèvre, de zébu ou de mouton.

Ses attaches sont indirectes, clouées ou lacées, et de gros chevalets servent à tendre les peaux.

Pour battre le tambour, les deux peaux sont frappées avec une paire de baguettes ou pendant que les doigts d’une main frappe un côté, l’autre main frappe avec une baguette.

À Madagascar, le gros tambour est surtout joué sur les Hautes-Terres par les groupes artistiques populaires, les Mpihira Gasy ou les Mpilalao. Il se joue en plein air, et est accompagné souvent de Maintikely (clarinette), de Sodina (flûte) et de Lokanga (viole).

Pour parler de l’évolution des tambours, il semble que les gros tambours sont antérieurs aux petits tambours. Le gros tambour est posé par terre ou est porté sus Pour en lire plus
Il est de la catégorie des membranophones.

Introduit à Madagascar par les Européens au XIXe siècle, il a remplacé l’Ampongan’ny Ntaolo, le tambour des ancêtres.

Il est fait de deux faces circulaires en peau de chèvre, de zébu ou de mouton.

Ses attaches sont indirectes, clouées ou lacées, et de gros chevalets servent à tendre les peaux.

Pour battre le tambour, les deux peaux sont frappées avec une paire de baguettes ou pendant que les doigts d’une main frappe un côté, l’autre main frappe avec une baguette.

À Madagascar, le gros tambour est surtout joué sur les Hautes-Terres par les groupes artistiques populaires, les Mpihira Gasy ou les Mpilalao. Il se joue en plein air, et est accompagné souvent de Maintikely (clarinette), de Sodina (flûte) et de Lokanga (viole).

Pour parler de l’évolution des tambours, il semble que les gros tambours sont antérieurs aux petits tambours. Le gros tambour est posé par terre ou est porté suspendu au cou.

Le compagnon inséparable du gros tambour est le Langoroana qui est plus petit. Les femmes et les jeunes hommes peuvent frapper le Langoroana mais jamais le Ampongabe.

Répartition géographique à Madagascar : Surtout sur les Hautes-Terres centrales. Description : Forme cylindrique Utilisation : Accompagnement des chants des groupes artistiques populaires ou pour donner le signal de rassemblement. Poids : 3 000 g à 4 000 g

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre que la musique est un mode d’expression dans toutes les cultures;
  • comprendre que le lien entre les sentiments personnels et la musique dépasse les frontières et les cultures;
  • acquérir un respect pour la musique provenant de divers contextes culturels;
  • examiner les pratiques de la musique traditionnelle dans certains pays francophones en particulier;
  • faire preuve d’une conscientisation géographique en identifiant les pays francophones;
  • être conscient des contributions musicales de divers groupes culturels au sein de sa propre collectivité;
  • comprendre que toute la musique du monde peut être organisée selon un système de classification normalisé.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons | Partagez des leçons et créez des projets | Interagissez avec votre classe virtuelle