J’ai été fasciné par l’importance de la musique de ma région et par les fréquentations des artistes, à l’âge de douze ans. C’est donc ce qui m’a motivé à faire des recherches sur l’un des instruments de cette région : le kpézin. Le kpézin est un instrument qui revêt une grande importance dans la vie sociale, culturelle et religieuse des peuples du bas-Bénin. C’est un tambour sur poterie dont la caisse de résonance a un long col et une base ronde. Cette dernière est recouverte de vannerie à brins tissés et repose sur un coussinet en écorce de bananier auquel elle est fixée par quatre ligatures en écorce de palmier. L’extrémité a un diamètre de 73 centimètres et est recouverte de peau de céphalope. Lorsqu’on le joue, le kpézin est souvent posé sur un bois pouvant permettre de retenir les différentes forces exercées à cause de la fragilité de la poterie. Les mêmes soins sont pris lors de sa fabrication.
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J’ai été fasciné par l’importance de la musique de ma région et par les fréquentations des artistes, à l’âge de douze ans. C’est donc ce qui m’a motivé à faire des recherches sur l’un des instruments de cette région : le kpézin. Le kpézin est un instrument qui revêt une grande importance dans la vie sociale, culturelle et religieuse des peuples du bas-Bénin. C’est un tambour sur poterie dont la caisse de résonance a un long col et une base ronde. Cette dernière est recouverte de vannerie à brins tissés et repose sur un coussinet en écorce de bananier auquel elle est fixée par quatre ligatures en écorce de palmier. L’extrémité a un diamètre de 73 centimètres et est recouverte de peau de céphalope. Lorsqu’on le joue, le kpézin est souvent posé sur un bois pouvant permettre de retenir les différentes forces exercées à cause de la fragilité de la poterie. Les mêmes soins sont pris lors de sa fabrication.
Dans la vie culturelle, le kpézin joue un rôle d’accompagnement. Il est utilisé dans les danses locales, lors des fêtes de réjouissances ou des cérémonies funèbres. Il est accompagné du « zinli », une musique du centre du Bénin, pour divertir les parents en deuil. La plupart du temps, il est joué sous un arbre. Il attire un public nombreux en quête de fantasmes. Celui-ci très sympathique, gesticule, claque les mains pour exciter les musiciens qui jouent admirablement de cet instrument fabriqué avec ingéniosité. Il est toujours posé debout lorsqu’il est au repos. Également utilisé dans la vie religieuse, on s’en sert pour les rites agraires et de purification. Dans la vie sociale, il est surtout joué dans la zone d’Athiémé (département du Mono) qui demeure un centre de diffusion de cet instrument.
La percussion de la peau a lieu au centre ou sur les bords pour obtenir un son différent lors des cérémonies spéciales. Cela fait donc du kpézin un instrument accessible à tous. Chaque fois que l’occasion m’est offerte de voir le kpézin, je reste émerveillé devant tant d’ingéniosité.
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Porto-Novo
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé, Bénin
1959
Argile, peau de biche, écorce de bambou, de palmier et de bananier
H : 73,5 cm, D : 22 cm
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Kpézin
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé, Bénin
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Le kpézin est une caisse de résonance à long col et à base ronde. Recouverte de vannerie à brins tissés, elle repose sur un coussinet en écorce de bananier qui est fixé par quatre ligatures en écorce de palmier. Il existe sous deux formes, le grand ou « kpézinnon » et le petit ou « kpézinvi ». Ils peuvent tous être dans un même orchestre.
Le kpézin est un tambour très ancien, puisqu’il faisait déjà partie de l’orchestre « adjohoun » emporté d’Allada par Dakodonou, premier roi du Danhomê, qui mourut en 1645. Cet orchestre était composé, en plus de deux kpézin, d’un gong et de deux à quatre castagnettes et servait pendant les fêtes funéraires royales. Il était également l’un des tambours de l’orchestre « atcha », adopté par le roi Glèlè du même royaume et qui servait à donner des concerts devant le palais.
Ce tambour appartient à de nombreux orchestres co
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Le kpézin est une caisse de résonance à long col et à base ronde. Recouverte de vannerie à brins tissés, elle repose sur un coussinet en écorce de bananier qui est fixé par quatre ligatures en écorce de palmier. Il existe sous deux formes, le grand ou « kpézinnon » et le petit ou « kpézinvi ». Ils peuvent tous être dans un même orchestre.
Le kpézin est un tambour très ancien, puisqu’il faisait déjà partie de l’orchestre « adjohoun » emporté d’Allada par Dakodonou, premier roi du Danhomê, qui mourut en 1645. Cet orchestre était composé, en plus de deux kpézin, d’un gong et de deux à quatre castagnettes et servait pendant les fêtes funéraires royales. Il était également l’un des tambours de l’orchestre « atcha », adopté par le roi Glèlè du même royaume et qui servait à donner des concerts devant le palais.
Ce tambour appartient à de nombreux orchestres comme le « chokoto » le « zinli », l’« aglindjin », l’« affahoun », l’« azilihoun » qui servaient à la fois lors des rites agraires, des purifications des marchés et places publiques et pour les mariages, les fêtes et les diverses réjouissances populaires. Il est fréquent dans les groupes socio-culturels fon, goun, mahi, aïzo adja, péda du sud du Bénin.
Comme les nombreux instruments de musique, le kpézin subit en milieu traditionnel une consécration après sa fabrication. Cette cérémonie d’Azizahonou (Aziza : génie qui inspire le chant et la musique, honou : à la porte de) a lieu dans la brousse à une heure tardive. Elle confère à ces instruments toute leur efficacité.
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
-
comprendre que la musique est un mode d’expression dans toutes les cultures;
-
comprendre que le lien entre les sentiments personnels et la musique dépasse les frontières et les cultures;
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acquérir un respect pour la musique provenant de divers contextes culturels;
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examiner les pratiques de la musique traditionnelle dans certains pays francophones en particulier;
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faire preuve d’une conscientisation géographique en identifiant les pays francophones;
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être conscient des contributions musicales de divers groupes culturels au sein de sa propre collectivité;
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comprendre que toute la musique du monde peut être organisée selon un système de classification normalisé.