« Nagharats » est un instrument que je connais depuis longtemps, et que j’ai déjà entendu en assistant à des concerts donnés par des formations musicales spécialisées en musique classique tunisienne. Je pense que la sensation interne du rythme est un élément essentiel qui permet de découvrir et surtout de savourer une nouvelle musique. C’est pour ça que j’ai bien voulu présenter un instrument de percussion traditionnel utilisé depuis environ un siècle en Tunisie, et qui risque de tomber en désuétude.
« Nagharats » est un mot attribué à un instrument musical de la famille des membranophones, utilisé en musique classique ou en musique liturgique citadine. Cet instrument est composé de deux petits tambours ayant pour diamètre 20 cm. La partie non frappée de chaque tambour constitue une demi-sphère en poterie, recouverte entièrement de cuir.
Une membrane de peau de chèvre est tendue au niveau du plan équatorial de chaque demi-sphère. Cette m
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« Nagharats » est un instrument que je connais depuis longtemps, et que j’ai déjà entendu en assistant à des concerts donnés par des formations musicales spécialisées en musique classique tunisienne. Je pense que la sensation interne du rythme est un élément essentiel qui permet de découvrir et surtout de savourer une nouvelle musique. C’est pour ça que j’ai bien voulu présenter un instrument de percussion traditionnel utilisé depuis environ un siècle en Tunisie, et qui risque de tomber en désuétude.
« Nagharats » est un mot attribué à un instrument musical de la famille des membranophones, utilisé en musique classique ou en musique liturgique citadine. Cet instrument est composé de deux petits tambours ayant pour diamètre 20 cm. La partie non frappée de chaque tambour constitue une demi-sphère en poterie, recouverte entièrement de cuir.
Une membrane de peau de chèvre est tendue au niveau du plan équatorial de chaque demi-sphère. Cette membrane est fixée à l’aide de colle forte et d’un lacet. Les nagharats sont percutés à l’aide de deux baguettes identiques en bois et d’extrémités sphériques.
Mise en vibration des nagharats :
Chaque baguette est tenue par l’extrémité opposée à l’extrémité sphérique, et est fixée entre le pouce et l’index. Les percussions sont exécutées à l’aide du mouvement de chaque main, appuyé par de petites impulsions du majeur.
L’auriculaire et l’annulaire n’interviennent pas dans l’exécution du jeu, étant associés à la paume de la main. Le petit tambour placé à droite permet d’obtenir des coups lourds et secs qu’on appelle « DOM ». Le tambour de gauche produit des coups également secs mais légers qu’on appelle « TAC ». Le « TAC » exige alors une membrane plus tendue que celle qui produit le « DOM », c’est pour cela que la membrane de gauche et généralement chauffée alors que la seconde est essuyée par une éponge mouillée. La nature du timbre de chacune justifie leur différenciation en « SHAYIB » (vieux) et « SHBIB » (jeune).
Au sein des ensembles musicaux, les nagharats ont le rôle de jouer plutôt la structure fondamentale du rythme que de faire des ornements et des contre-temps.
Initiations à la musique tunisienne de Manoubi Snoussi
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Cet instrument appartient à la famille des membranophones. Utilisé en musique classique ou en musique liturgique citadine, il est composé de deux petits tambours demi-sphériques en poterie sur lesquels on a tendu deux membranes de peau de chèvre.
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Centre des musiques arabes et méditerranéennes, Tunisie
Poterie, peau de chèvre, bois
D : 20 cm
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Nagharat
Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Centre des musiques arabes et méditerranéennes, Tunisie
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Cet instrument appartient à la famille des membranophones. Utilisé en musique classique ou en musique liturgique citadine, il est composé de deux petits tambours demi-sphériques en poterie sur lesquels on a tendu deux membranes de peau de chèvre.
Ce type de nagharats qu’on trouve généralement dans les grandes villes au nord et au centre de la Tunisie, sont percutés à l’aide de deux baguettes identiques, en bois aux extrémités sphériques.
Cet instrument appartient à la collection du Baron d’Erlanger. Il a été probablement fabriqué vers la fin du 19e siècle.
Cet instrument appartient à la famille des membranophones. Utilisé en musique classique ou en musique liturgique citadine, il est composé de deux petits tambours demi-sphériques en poterie sur lesquels on a tendu deux membranes de peau de chèvre.
Ce type de nagharats qu’on trouve généralement dans les grandes villes au nord et au centre de la Tunisie, sont percutés à l’aide de deux baguettes identiques, en bois aux extrémités sphériques.
Cet instrument appartient à la collection du Baron d’Erlanger. Il a été probablement fabriqué vers la fin du 19e siècle.
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
-
comprendre que la musique est un mode d’expression dans toutes les cultures;
-
comprendre que le lien entre les sentiments personnels et la musique dépasse les frontières et les cultures;
-
acquérir un respect pour la musique provenant de divers contextes culturels;
-
examiner les pratiques de la musique traditionnelle dans certains pays francophones en particulier;
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faire preuve d’une conscientisation géographique en identifiant les pays francophones;
-
être conscient des contributions musicales de divers groupes culturels au sein de sa propre collectivité;
-
comprendre que toute la musique du monde peut être organisée selon un système de classification normalisé.