La musique africaine, particulièrement béninoise est d’une remarquable variété. Autant pouvons-nous distinguer une multitude d’instruments de forme variée. Parmi la série exposée au Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé de Porto-Novo, mon attention s’est portée sur les danhoun au sujet desquels il me plaît de vous entretenir.

Les danhoun appartiennent à la famille des membranophones et forment un ensemble de trois tambours accompagnés d’un gong. Ces tambours sont joués par des musiciens spécialisés et leur musique dansée uniquement par les adeptes de certaines divinités.

En effet, les danhoun sont des tambours rituels joués lors des cérémonies organisées pour la divinité « Dan », génie représenté par l’arc-en-ciel et qui symbolise le bonheur, la prospérité.

Ils sont également joués pour les divinités « Tovodoun » (génie des eaux), « Dangbé » Pour en lire plus

La musique africaine, particulièrement béninoise est d’une remarquable variété. Autant pouvons-nous distinguer une multitude d’instruments de forme variée. Parmi la série exposée au Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé de Porto-Novo, mon attention s’est portée sur les danhoun au sujet desquels il me plaît de vous entretenir.

Les danhoun appartiennent à la famille des membranophones et forment un ensemble de trois tambours accompagnés d’un gong. Ces tambours sont joués par des musiciens spécialisés et leur musique dansée uniquement par les adeptes de certaines divinités.

En effet, les danhoun sont des tambours rituels joués lors des cérémonies organisées pour la divinité « Dan », génie représenté par l’arc-en-ciel et qui symbolise le bonheur, la prospérité.

Ils sont également joués pour les divinités « Tovodoun » (génie des eaux), « Dangbé » (python), serpent bienfaiteur, possesseur de trésors et de science mais également à « Lègba » pour conjurer les mauvais esprits. Les danhoun sont composés - je l’avais dit plus haut-de trois tambours : « hounon » (le plus grand), « sanga » (le moyen), « Alèklé » (le petit).

Tous sont décorés comme on habille les danseurs, c’est-à-dire qu’ils sont entourés d’une jupe (yeli) en raphia peinte de couleur violette. Seulement les adeptes-danseurs portent une jupe en étoffe à la place du raphia. L’intensité de la musique entraîne ces derniers à entrer parfois en transe.

Cette musique peut être difficilement modernisée à cause de son caractère religieux. Elle vient de son origine selon laquelle le génie protecteur, « Aziza », détenteur de la beauté et de la perfection, aurait initié le premier musicien par envoûtement.

Lorsque l’on vous présente les danhoun, ils forcent l’admiration. Je suis heureux qu’ils n’aient subi aucune altération malgré le brassage des civilisations et l’usure du temps. Voulez-vous bénéficier de leur musique ? Devenez donc un adepte ou rendez-vous dans les couvents.


© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Danhoun

Adjarra (Département de l'Ouémé)

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé, Bénin
1994
Bois, raphia, peau, teinte (rouge), fibre végétale
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


Danhoun

Les danhoun (tambours rituels)

Réseau canadien d'information sur le patrimoine
Musée ethnographique Alexandre Sènou Adandé, Bénin

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.


Les « danhoun » sont une série de trois tambours, de taille moyenne, entourés de raphia teinté et joués notamment lors des cérémonies des cultes des divinités Dan, représentée par l’arc-en-ciel, Tovodoun ou la sirène, Dangbé ou python. C’est aussi le rythme qu’exécute l’orchestre pour les cérémonies en faveur de ces divinités. En effet, dans notre société traditionnelle, de nombreux phénomènes naturels sont déifiés ou interprétés comme la manifestation d’une divinité.
Ainsi, nous avons le phénomène de l’arc-en-ciel qui est perçu comme la divinité qui régit la richesse et les biens matériels, Hèviosso ou la foudre, justicier qui se charge de punir les malfaiteurs ou de prémunir du mal les personnes innocentes ou encore Sakpata, divinité de la variole provoquée.

Tout ce panthéon est animé par une liturgie, un culte et un orchestre. Ceux-ci varient d’une divinit&eac Pour en lire plus
Les « danhoun » sont une série de trois tambours, de taille moyenne, entourés de raphia teinté et joués notamment lors des cérémonies des cultes des divinités Dan, représentée par l’arc-en-ciel, Tovodoun ou la sirène, Dangbé ou python. C’est aussi le rythme qu’exécute l’orchestre pour les cérémonies en faveur de ces divinités. En effet, dans notre société traditionnelle, de nombreux phénomènes naturels sont déifiés ou interprétés comme la manifestation d’une divinité.
Ainsi, nous avons le phénomène de l’arc-en-ciel qui est perçu comme la divinité qui régit la richesse et les biens matériels, Hèviosso ou la foudre, justicier qui se charge de punir les malfaiteurs ou de prémunir du mal les personnes innocentes ou encore Sakpata, divinité de la variole provoquée.

Tout ce panthéon est animé par une liturgie, un culte et un orchestre. Ceux-ci varient d’une divinité à une autre. C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre les nombreux orchestres religieux qui existent surtout au sud du Bénin. Les danhouns appartiennent à cette veine religieuse si bien qu’ils ne se jouent que dans les couvents de ces divinités. Les sortir de ce contexte serait de la profanation.

Ce caractère religieux leur confère une originalité que de nombreuses cultures occidentales ont perdue.

© 1999, RCIP. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • comprendre que la musique est un mode d’expression dans toutes les cultures;
  • comprendre que le lien entre les sentiments personnels et la musique dépasse les frontières et les cultures;
  • acquérir un respect pour la musique provenant de divers contextes culturels;
  • examiner les pratiques de la musique traditionnelle dans certains pays francophones en particulier;
  • faire preuve d’une conscientisation géographique en identifiant les pays francophones;
  • être conscient des contributions musicales de divers groupes culturels au sein de sa propre collectivité;
  • comprendre que toute la musique du monde peut être organisée selon un système de classification normalisé.

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