Depuis les temps anciens, avant même l'arrivée des Européens en Amérique, la course sacrée était une tradition vivante chez les Autochtones. Au fil des siècles, la tradition a pratiquement disparu. Mais depuis environ 30 ans, la course sacrée a pris un nouvel essor et se pratique encore aujourd'hui. Des courses sont maintenant organisées dans différents pays et sur tous les continents. Cette tradition a ses admirateurs, mais aussi ses détracteurs. Vous découvrirez pourquoi au long du présent texte.
Depuis les temps anciens, avant même l'arrivée des Européens en Amérique, la course sacrée était une tradition vivante chez les Autochtones. Au fil des siècles, la tradition a pratiquement disparu. Mais depuis environ 30 ans, la course sacrée a pris un nouvel essor et se pratique encore aujourd'hui. Des courses sont maintenant organisées dans différents pays et sur tous les continents. Cette tradition a ses admirateurs, mais aussi ses détracteurs. Vous découvrirez pourquoi au long du présent texte.
© 2002, RCIP. Tous droits réservés.
Un des coureurs et le logo de la Confédération Wôbanaki sur la carte du trajet.
Ed Bassett Jr.
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Carte avec point d'arrivée et de départ.
Ed Bassett Jr.
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C’est chez les Penawahpskiek, aussi appelés Penobscots, qui habitaient l’État du Maine aux États-Unis, que l’on a pris connaissance pour la première fois de l’existence de cette tradition. Ces personnes étaient appelées « hommes purs » ou « coureurs ». Dans chaque clan familial, des jeunes hommes étaient désignés comme coureurs et étaient appelés à couvrir un vaste territoire. Ces hommes devaient se conformer à plusieurs règles très strictes afin d’assumer leurs obligations. Pour devenir coureurs, ils devaient en effet vivre parmi des hommes seulement et il leur était interdit d’avoir tout contact physique avec des femmes de crainte qu’ils n’affaiblissent leur endurance. L’homme pur était choisi pour son agilité et son endurance sur les longues distances. Faire partie de ce groupe était considéré comme un très grand honneur dans la collectivité. Avec l’arrivée des Européens, ils ne furent plus considérés que comme de simples athlètes et ne vécurent plus aucune restriction concernant leurs relations avec les femmes.
C’est chez les Penawahpskiek, aussi appelés Penobscots, qui habitaient l’État du Maine aux États-Unis, que l’on a pris connaissance pour la première fois de l’existence de cette tradition. Ces personnes étaient appelées « hommes purs » ou « coureurs ». Dans chaque clan familial, des jeunes hommes étaient désignés comme coureurs et étaient appelés à couvrir un vaste territoire. Ces hommes devaient se conformer à plusieurs règles très strictes afin d’assumer leurs obligations. Pour devenir coureurs, ils devaient en effet vivre parmi des hommes seulement et il leur était interdit d’avoir tout contact physique avec des femmes de crainte qu’ils n’affaiblissent leur endurance. L’homme pur était choisi pour son agilité et son endurance sur les longues distances. Faire partie de ce groupe était considéré comme un très grand honneur dans la collectivité. Avec l’arrivée des Européens, ils ne furent plus considérés que comme de simples athlètes et ne vécurent plus aucune restriction concernant leurs relations avec les femmes.
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La course débute à Big Cove.
Ed Bassett Jr.
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La coutume de la course sacrée consistait à faire envoyer un message, une nouvelle ou une information à une autre collectivité, le plus souvent par un seul coureur plutôt que par un groupe de coureurs. Par contre, lorsque les distances étaient vraiment très grandes, plusieurs hommes purs pouvaient y participer ; ils effectuaient un genre de course à relais, épreuve beaucoup plus connue maintenant grâce, en partie, aux Jeux olympiques. Donc, avant chaque départ, le ou les coureurs désignés prenaient part à une cérémonie en leur honneur, organisée par le chaman de la collectivité qui offrait des prières pour le succès de chaque coureur ; il remettait à chacun un « sac à tabac » rempli de remèdes, que le coureur portait autour du cou pendant toute la durée de sa mission, comme une amulette ou un talisman précieux. L’homme pur, ou le groupe, quittait sa communauté avec le message et se rendait à l’endroit indiqué afin de communiquer la nouvelle aux destinataires.
La coutume de la course sacrée consistait à faire envoyer un message, une nouvelle ou une information à une autre collectivité, le plus souvent par un seul coureur plutôt que par un groupe de coureurs. Par contre, lorsque les distances étaient vraiment très grandes, plusieurs hommes purs pouvaient y participer ; ils effectuaient un genre de course à relais, épreuve beaucoup plus connue maintenant grâce, en partie, aux Jeux olympiques. Donc, avant chaque départ, le ou les coureurs désignés prenaient part à une cérémonie en leur honneur, organisée par le chaman de la collectivité qui offrait des prières pour le succès de chaque coureur ; il remettait à chacun un « sac à tabac » rempli de remèdes, que le coureur portait autour du cou pendant toute la durée de sa mission, comme une amulette ou un talisman précieux. L’homme pur, ou le groupe, quittait sa communauté avec le message et se rendait à l’endroit indiqué afin de communiquer la nouvelle aux destinataires.
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Deux coureurs se rejoignant à une étape où le bâton est donné à un autre.
Ed Bassett Jr.
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Les coureurs d'aujourd'hui ne sont plus visés par aucune restriction et ne sont plus choisis par la collectivité. Quiconque veut être coureur peut le devenir, Autochtone ou non. Bien que les coureurs soient pour la plupart des hommes, quelques femmes prennent maintenant part à cette aventure. De plus, des courses sacrées sont organisées sur tous les continents et dans des pays autres que le Canada et les États-Unis, tels l'Australie, le Japon, l'Écosse, l'Irlande, l'Angleterre, la France, la Belgique, l'Allemagne, la Russie, la Norvège, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, pour ne nommer que ceux-là.
Les coureurs d'aujourd'hui ne sont plus visés par aucune restriction et ne sont plus choisis par la collectivité. Quiconque veut être coureur peut le devenir, Autochtone ou non. Bien que les coureurs soient pour la plupart des hommes, quelques femmes prennent maintenant part à cette aventure. De plus, des courses sacrées sont organisées sur tous les continents et dans des pays autres que le Canada et les États-Unis, tels l'Australie, le Japon, l'Écosse, l'Irlande, l'Angleterre, la France, la Belgique, l'Allemagne, la Russie, la Norvège, la Finlande, la Nouvelle-Zélande, pour ne nommer que ceux-là.
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Enseigne que les coureurs ont aperçue en arrivant à Odanak.
Ed Bassett Jr.
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La plupart des messages acheminés par les coureurs parlent de paix et rejoignent des particuliers, des collectivités ou encore des pays. La plupart de ces adeptes vous parleront des vertus qu’ils pratiquent et des sentiments qu’ils éprouvent lors de ces longues distances parcourues pour une bonne cause : volonté, courage, fortitude, euphorie, bonheur, espoir, amitié et compréhension envers les autres. Ce bien-être acquis grâce à ce sport l’est au prix d’efforts physiques et mentaux très cher payés. La chaleur, le froid, la soif, la faim, les blessures, notamment, sont autant d’obstacles à surmonter pour enfin réussir. Une fois la course terminée, tous vous diront qu’ils ressentent une fierté nouvelle, car ils ont franchi un grand pas vers un nouvel avenir.
La plupart des messages acheminés par les coureurs parlent de paix et rejoignent des particuliers, des collectivités ou encore des pays. La plupart de ces adeptes vous parleront des vertus qu’ils pratiquent et des sentiments qu’ils éprouvent lors de ces longues distances parcourues pour une bonne cause : volonté, courage, fortitude, euphorie, bonheur, espoir, amitié et compréhension envers les autres. Ce bien-être acquis grâce à ce sport l’est au prix d’efforts physiques et mentaux très cher payés. La chaleur, le froid, la soif, la faim, les blessures, notamment, sont autant d’obstacles à surmonter pour enfin réussir. Une fois la course terminée, tous vous diront qu’ils ressentent une fierté nouvelle, car ils ont franchi un grand pas vers un nouvel avenir.
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Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
-
décrire les origines et l’histoire de la course sacrée;
-
décrire l’importance de cette tradition;
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décrire à quoi servent les messages dans la course sacrée de même que le genre de messages que portent aujourd’hui les relayeurs.