La bola était une arme qu’utilisaient autrefois pour la chasse de nombreux peuples autochtones des Amériques. Si les peuples du sud fabriquaient leur version de la bola avec des matériaux locaux, les Inuits fabriquaient la leur avec des tendons et des os. On faisait tournoyer la bola au-dessus de sa tête et on la lançait dans les pattes de l’animal poursuivi qui s’empêtrait.
La bola était une arme qu’utilisaient autrefois pour la chasse de nombreux peuples autochtones des Amériques. Si les peuples du sud fabriquaient leur version de la bola avec des matériaux locaux, les Inuits fabriquaient la leur avec des tendons et des os. On faisait tournoyer la bola au-dessus de sa tête et on la lançait dans les pattes de l’animal poursuivi qui s’empêtrait.

© 2009, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Bola

Ce jeu se compose de deux os d'environ 4,8 cm de longueur sur 3 cm de largeur et 1,3 cm d'épaisseur. On a percé un petit trou dans l'extrémité la plus étroite de chaque os et un morceau de chanvre tressé a été noué dans chaque trou. Les deux autres extrémités du morceau de chanvre sont attachées ensemble si bien que le jouet atteint la longueur totale de 86,5 cm.

Université de Waterloo
Réseau canadien d'information sur le patrimoine

© 1979 Université de Waterloo


Il semble exister deux façons de jouer à la bola. Dans un premier cas, on suspend une cible comme un morceau de bois, on fait tournoyer la bola et on la lance vers la cible. Dans le deuxième cas, le jeu, entièrement différent, s’appelle chuk chuk et se joue à l’île Holman (région ouest de l’Arctique). Pour cette variante, le joueur tient d’une main les bouts de chanvre attachés ensemble et tient les os dans l’autre. Il lâche un des os, la main qui tient la corde de chanvre fait tourner cet os dans le sens des aiguilles d’une montre. Lorsqu’il est prêt, le joueur lâche alors le deuxième os, le faisant tourner dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, tout en essayant de maintenir le mouvement du premier os. Enfin, dans la version à trois os, le troisième os est lâché à son tour et les trois os doivent tournoyer sur leur arc sans se toucher. Le gagnant est celui qui parvient à réaliser cet exploit. Pour compliquer le jeu encore davantage, le joueur adopte des positions diverses, par exemple, faire tourner les os au-dessus de sa tête ou tenir l’extrémité nouée de la corde de chanvr Pour en lire plus
Il semble exister deux façons de jouer à la bola. Dans un premier cas, on suspend une cible comme un morceau de bois, on fait tournoyer la bola et on la lance vers la cible. Dans le deuxième cas, le jeu, entièrement différent, s’appelle chuk chuk et se joue à l’île Holman (région ouest de l’Arctique). Pour cette variante, le joueur tient d’une main les bouts de chanvre attachés ensemble et tient les os dans l’autre. Il lâche un des os, la main qui tient la corde de chanvre fait tourner cet os dans le sens des aiguilles d’une montre. Lorsqu’il est prêt, le joueur lâche alors le deuxième os, le faisant tourner dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, tout en essayant de maintenir le mouvement du premier os. Enfin, dans la version à trois os, le troisième os est lâché à son tour et les trois os doivent tournoyer sur leur arc sans se toucher. Le gagnant est celui qui parvient à réaliser cet exploit. Pour compliquer le jeu encore davantage, le joueur adopte des positions diverses, par exemple, faire tourner les os au-dessus de sa tête ou tenir l’extrémité nouée de la corde de chanvre entre les dents tout en bougeant la tête de haut en bas.

© 2009, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Bola

Cette bola inuite, appelée kiipooyaq, de la collection du Musée a été acquise en 1973 auprès d'une coopérative arctique. Elle mesure 22 cm de longueur.

Université de Waterloo

© 1973 Université de Waterloo


Ce jeu tient à la fois du casse-tête et du jeu de pêche. Dans le livre d’E.H. Mitchell, intitulé Canadian Eskimo Artifacts (Ottawa, Canadian Arctic Producers, 1970), le père Van de Velde, missionnaire jésuite et ethnologue d’origine belge qui a vécu pendant de longues années avec les Inuits du Grand Nord, décrit ainsi le jeu inukat :

« Ce jeu consiste en un sac contenant une variété d’os communs, tels que les os tarsiens de nageoires de phoques, bien que les os tarsiens d’oiseaux et d’ours polaires puissent aussi s’y trouver. Le jeu comporte plusieurs variantes, l’une d’entre elles consistant à former des petits tas d’os, un par joueur participant. Au signal de départ, les joueurs étalent les os en rangées et essaient de reconstituer le squelette de la nageoire de phoque. Les connaissances en zoologie et la chance du joueur qui reconstitue le premier la nageoire du phoque vont déterminer le gagnant. Les os tarsiens d’autres animaux sont aussi permis, cependant, le jeu se complique en interdisant l’utilisation de certai Pour en lire plus
Ce jeu tient à la fois du casse-tête et du jeu de pêche. Dans le livre d’E.H. Mitchell, intitulé Canadian Eskimo Artifacts (Ottawa, Canadian Arctic Producers, 1970), le père Van de Velde, missionnaire jésuite et ethnologue d’origine belge qui a vécu pendant de longues années avec les Inuits du Grand Nord, décrit ainsi le jeu inukat :

« Ce jeu consiste en un sac contenant une variété d’os communs, tels que les os tarsiens de nageoires de phoques, bien que les os tarsiens d’oiseaux et d’ours polaires puissent aussi s’y trouver. Le jeu comporte plusieurs variantes, l’une d’entre elles consistant à former des petits tas d’os, un par joueur participant. Au signal de départ, les joueurs étalent les os en rangées et essaient de reconstituer le squelette de la nageoire de phoque. Les connaissances en zoologie et la chance du joueur qui reconstitue le premier la nageoire du phoque vont déterminer le gagnant. Les os tarsiens d’autres animaux sont aussi permis, cependant, le jeu se complique en interdisant l’utilisation de certains os. »

© 2009, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Photographie d’un casse-tête composé d’os

Le sac est fabriqué en cuir de caribou et mesure 21,5 cm de longueur sur 16,5 cm de largeur. La texture en est rugueuse. Le fond est plus évasé que l'ouverture qui fait 11 cm de largeur. Les côtés sont cousus à la main. La lanière qui ferme le sac mesure 43 cm de longueur et est fixée à l'une des coutures du côté. À l'intérieur du sac se trouvent 41 os d'animaux-de phoques et d'oiseaux. On y trouve aussi une autre lanière fixée en un nœud coulant à une extrémité.

Université de Waterloo

© 1973 Université de Waterloo


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire l’origine et la nature des jeux inuits;
  • décrire deux jeux inuits, avec leurs règles, et le matériel nécessaire : la bola et le sac d’os et relier ces jeux au mode de vie et de survie des Inuits.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons