Quoique la participation des femmes métisses aux sports ne se développe pas au même rythme que celle des hommes, elles ne sont pas complètement exclues des compétitions sportives. Au début du 20e siècle, l’Union nationale métisse de Saint-Joseph organise des tournois de fers à cheval et des courses à pied à l’occasion de ses pique-niques annuels. Il y a même des courses pour les grosses dames et pour les petites dames. En 1939, on retrouve Rolande Gingras, fille du légendaire « Tony », dans une équipe féminine de base-ball à Saint-Boniface.
Quoique la participation des femmes métisses aux sports ne se développe pas au même rythme que celle des hommes, elles ne sont pas complètement exclues des compétitions sportives. Au début du 20e siècle, l’Union nationale métisse de Saint-Joseph organise des tournois de fers à cheval et des courses à pied à l’occasion de ses pique-niques annuels. Il y a même des courses pour les grosses dames et pour les petites dames. En 1939, on retrouve Rolande Gingras, fille du légendaire « Tony », dans une équipe féminine de base-ball à Saint-Boniface.
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La fille du hockeyeur « Tony » Gingras est la seule Métisse sur l'équipe féminine de base-ball de l'Association athlétique de Saint-Boniface, en 1939. Rolande, 2e rangée, à droite.
Archives provinciales du Manitoba
© Archives provinciales du Manitoba
Au milieu du 20e siècle, les enfants métis ont davantage accès à toute une gamme de sports par l’entremise des écoles. Le temps de récréation permet de pratiquer de façon non officielle des jeux et des sports comme le base-ball et le football (« soccer »). Durant les années 1950 et 1960, la construction de nouvelles écoles avec des gymnases modernes ouvre la porte aux sports en salle comme le volley-ball, le basket-ball et le badminton. Avec l’organisation du transport scolaire, le déplacement des étudiants aux tournois athlétiques ou aux compétitions sportives de la division scolaire devient possible. Les communautés organisent aussi des équipes de base-ball et de hockey pour les jeunes. Mais même en participant aux sports populaires dans la société en général, les Métis n’oublient pas leurs traditions sportives.
Au milieu du 20e siècle, les enfants métis ont davantage accès à toute une gamme de sports par l’entremise des écoles. Le temps de récréation permet de pratiquer de façon non officielle des jeux et des sports comme le base-ball et le football (« soccer »). Durant les années 1950 et 1960, la construction de nouvelles écoles avec des gymnases modernes ouvre la porte aux sports en salle comme le volley-ball, le basket-ball et le badminton. Avec l’organisation du transport scolaire, le déplacement des étudiants aux tournois athlétiques ou aux compétitions sportives de la division scolaire devient possible. Les communautés organisent aussi des équipes de base-ball et de hockey pour les jeunes. Mais même en participant aux sports populaires dans la société en général, les Métis n’oublient pas leurs traditions sportives.
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De jeunes filles métisses et canadiennes françaises se disputent la victoire à Ste-Amélie, au Manitoba, vers 1920.
Reflections. A History of Ste. Amélie, Laurier, Ste. Rose du Lac. History Book Committee
© Reflections. A History of Ste. Amélie, Laurier, Ste. Rose du Lac. History Book Committee, 1990.
Les Métis prennent plaisir à jouer une partie de fers à cheval, surtout à l'occasion du pique-nique annuel de l'Union nationale métisse Saint-Joseph. Fer. Fin 19e siècle.
Collection du Musée de Saint-Boniface
CT-316
© Musée de Saint-Boniface Museum
Des festivals d’hiver font revivre les traditions des Métis, des Autochtones et des voyageurs reliées à la traite des fourrures. Le Festival des Trappeurs du Pas, au Manitoba, est reconnu pour ses courses d’attelages de chiens. Depuis ses débuts en 1967, le Festival du voyageur à Saint-Boniface organise le « concours du meilleur ». Cette compétition comporte six épreuves : le sciage de pitoune, le tir au poignet, la bataille de coqs, le tour d’équilibre sur baril, la lutte indienne et la jambette.
Des festivals d’hiver font revivre les traditions des Métis, des Autochtones et des voyageurs reliées à la traite des fourrures. Le Festival des Trappeurs du Pas, au Manitoba, est reconnu pour ses courses d’attelages de chiens. Depuis ses débuts en 1967, le Festival du voyageur à Saint-Boniface organise le « concours du meilleur ». Cette compétition comporte six épreuves : le sciage de pitoune, le tir au poignet, la bataille de coqs, le tour d’équilibre sur baril, la lutte indienne et la jambette.
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Peter Morin, debout à gauche, vainqueur de la course de chiens attelés au Festival des trappeurs de Le Pas en 1963. Accroupi en manteau perlé, Roger Carrière. Les Autochtones et les Métis sont souvent compétiteurs dans des évènements qui rappellent l'époque de la traite des fourrures.
The Sam Waller Museum
© The Sam Waller Museum
Vers la fin des années 1990, Nelson Sanderson du Centre de l’amitié des Métis et des Premières Nations de Winnipeg fait revivre les activités sportives traditionnelles des Métis en créant les Jeux des voyageurs métis du Manitoba. Ces jeux se déroulent à Saint-Laurent, au Manitoba, village à forte population métisse. Les participants se disputent la première place dans les épreuves du transport de ballots de 40,5 kilogrammes (90 livres), du transport d’un billot de plus de 150 kilogrammes, du lancer de la hachette et du tir à la carabine. Les femmes et les enfants participent également à certaines épreuves. Celle du tir à la carabine s’appelle la compétition « Gabriel Dumont » d’après le grand héros métis de la résistance de 1885 en Saskatchewan. Pour éviter les problèmes causés par le maniement des armes à feu, cette compétition évolue en concours de tir au lance-pierres.
Vers la fin des années 1990, Nelson Sanderson du Centre de l’amitié des Métis et des Premières Nations de Winnipeg fait revivre les activités sportives traditionnelles des Métis en créant les Jeux des voyageurs métis du Manitoba. Ces jeux se déroulent à Saint-Laurent, au Manitoba, village à forte population métisse. Les participants se disputent la première place dans les épreuves du transport de ballots de 40,5 kilogrammes (90 livres), du transport d’un billot de plus de 150 kilogrammes, du lancer de la hachette et du tir à la carabine. Les femmes et les enfants participent également à certaines épreuves. Celle du tir à la carabine s’appelle la compétition « Gabriel Dumont » d’après le grand héros métis de la résistance de 1885 en Saskatchewan. Pour éviter les problèmes causés par le maniement des armes à feu, cette compétition évolue en concours de tir au lance-pierres.
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Gabriel Dumont, un tireur métis sans pareil. Après la résistance des Métis de 1885 à Batoche, en Saskatchewan, il gagne son pain durant quelque temps à faire des démonstrations de tir dans le Wild West Show de Buffalo Bill Cody.
Archives provinciales du Manitoba
© Archives provinciales du Manitoba
Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
- décrire les sports et les jeux pratiqués par la nation métisse des temps modernes;
- expliquer comment les sports et jeux traditionnels des Métis ont été maintenus vivants;
- nommer quelques-uns des sports et des jeux traditionnels des Métis encore pratiqués aujourd’hui;
- expliquer l’importance des sports et des jeux traditionnels pour la nation métisse.