La rivière Nicolet, Arthabaska, est une œuvre sur carton, probablement réalisée sur le motif, c'est-à-dire en plein air. Suzor-Coté « se plaît à étudier les variations de la lumière selon les heures et les saisons. Pour ce faire, les pochades peintes directement dans la nature offrent un terrain de recherche illimité. On les reconnaît facilement aux empreintes laissées dans le frais de la peinture, de chaque côté du panneau de bois, car les tableaux ne sont pas encore secs lorsque l'artiste les glisse dans les rainures d'une boîte spécialement conçue pour les recevoir et leur permettre de sécher en compagnie d'autres études jusqu'au retour à l'atelier.» [1]
À son retour au Québec en 1907, Suzor-Coté renoue avec les lieux familiers de sa jeunesse. Il puisse des sujets qu'il va interpréter avec la maturité d'un artiste en pleine possession de ses moyens toujours en quête de la lumière et de l'émotion vraie. Son art, finalement, il le met tout entier au service du pays Pour en lire plus
La rivière Nicolet, Arthabaska, est une œuvre sur carton, probablement réalisée sur le motif, c'est-à-dire en plein air. Suzor-Coté « se plaît à étudier les variations de la lumière selon les heures et les saisons. Pour ce faire, les pochades peintes directement dans la nature offrent un terrain de recherche illimité. On les reconnaît facilement aux empreintes laissées dans le frais de la peinture, de chaque côté du panneau de bois, car les tableaux ne sont pas encore secs lorsque l'artiste les glisse dans les rainures d'une boîte spécialement conçue pour les recevoir et leur permettre de sécher en compagnie d'autres études jusqu'au retour à l'atelier.» [1]
À son retour au Québec en 1907, Suzor-Coté renoue avec les lieux familiers de sa jeunesse. Il puisse des sujets qu'il va interpréter avec la maturité d'un artiste en pleine possession de ses moyens toujours en quête de la lumière et de l'émotion vraie. Son art, finalement, il le met tout entier au service du paysage d'Arthabaska.
Suzor-Coté confiera à un journaliste du Globe : « Je pense qu'un artiste doit peindre son propre pays (...) Quand vous avez fini d'étudier la partie technique, vous devez rentrer dans votre pays et peindre ce qu s'y trouve. Si vous êtes réellement un artiste, c'est la seule chose que vous peindrez bien.» (5 février 1910) [2]
[1] Lacroix, Laurier, Suzor-Coté, Lumière et matière, p. 170.
[2] ibid, p. 161.