Allison Nyce, Lucille Bell and Candace Weir

Allison Nyce, Lucille Bell et Candace Weir soulignent le retour des ancêtres du Musée royale de la Colombie-Britannique.

Photo : Vince Collison

© Vince Collison


Pour réensevelir ses ancêtres selon la coutume haïda, la communauté doit s’acquitter d’une foule de tâches. Tout le monde, depuis les jeunes enfants jusqu’aux artistes et aux Anciens, participe aux préparatifs. Mais nous avons dû d’abord rencontrer les Anciens et les chefs pour nous assurer que nous faisions les choses correctement. Ce sont les naaniis ou les grands-mères qui nous ont servi de guides. C’est sur leurs conseils que nous avons choisi les coutumes haïdas que nous devions suivre.
Pour réensevelir ses ancêtres selon la coutume haïda, la communauté doit s’acquitter d’une foule de tâches. Tout le monde, depuis les jeunes enfants jusqu’aux artistes et aux Anciens, participe aux préparatifs. Mais nous avons dû d’abord rencontrer les Anciens et les chefs pour nous assurer que nous faisions les choses correctement. Ce sont les naaniis ou les grands-mères qui nous ont servi de guides. C’est sur leurs conseils que nous avons choisi les coutumes haïdas que nous devions suivre.

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Lucille Bell, Dorthy Bell, et Andrea Bell

Lucille Bell, Dorothy Bell et Andrea Bell sont des membres actifs du Comité du rapatriement.

Photo : Vince Collison

© Vince Collison


Margret Hewer et Bonnie Dallyn

Margaret Hewer et Bonnie Dallyn, membres actifs du Comité du rapatriement.

Photo : Vince Collison

© Vince Collison


Nous nous étions déjà imposés certaines règles. Nous avons ainsi jugé important d’envoyer dans les musées des délégués chargés de ramener nos ancêtres, tout comme nous enverrions quelqu’un rapatrier des êtres chers décédés à l’étranger. Nous avons aussi jugé important de ramener les dépouilles dans des boîtes funéraires traditionnelles en bois plié, après les avoir enveloppées individuellement, en guise d’offrande, dans une couverture à boutons ou une natte de cèdre, qui sont des ornements haïdas traditionnels. Ce sont les élèves de nos écoles qui ont fabriqué les couvertures et les nattes destinées à envelopper les dépouilles. Les membres du Comité du rapatriement ont également appris à fabriquer des fleurs cirées, comme le faisaient les Anciens lorsqu’ils étaient enfants. Ces fleurs ont été tressées en couronnes afin d’être déposées Pour en lire plus
Nous nous étions déjà imposés certaines règles. Nous avons ainsi jugé important d’envoyer dans les musées des délégués chargés de ramener nos ancêtres, tout comme nous enverrions quelqu’un rapatrier des êtres chers décédés à l’étranger. Nous avons aussi jugé important de ramener les dépouilles dans des boîtes funéraires traditionnelles en bois plié, après les avoir enveloppées individuellement, en guise d’offrande, dans une couverture à boutons ou une natte de cèdre, qui sont des ornements haïdas traditionnels. Ce sont les élèves de nos écoles qui ont fabriqué les couvertures et les nattes destinées à envelopper les dépouilles. Les membres du Comité du rapatriement ont également appris à fabriquer des fleurs cirées, comme le faisaient les Anciens lorsqu’ils étaient enfants. Ces fleurs ont été tressées en couronnes afin d’être déposées sur les tombes de nos ancêtres.

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Pamela White

Pamela fabrique des fleurs cirées pour placer sur les tombes de ses ancêtres.

Photo : Lucille Bell

© Lucille Bell


Blossom Wilson, Lucille Bell, Candace Weir, et Lorraine York

Blossom Wilson, Lucille Bell, Candace Weir et Lorraine York occupées à la fabrication de fleurs cirées pour les tombes de leurs ancêtres.

Photo : Lucille Bell, 1998

© Lucille Bell


Comme les musées n’acceptent pas d’assumer les frais de rapatriement, le projet a été financé par des organisations et des entreprises locales, de même que par des particuliers. Nous avons également organisé plusieurs collectes de fonds. Et en 1998, nous avons pu enfin aller au Musée royal de la Colombie-Britannique chercher les restes de sept de nos ancêtres pour les ramener chez nous.

Après des mois de planification à Haida Gwaii, nous avons rencontré les Haïdas de Victoria pour les mobiliser dans notre entreprise. Ensemble, nous avons réussi à ramener sept dépouilles de nos ancêtres avec tous les honneurs qui leur étaient dus. Ces dépouilles sont aujourd’hui enterrées au cimetière d’Old Masset.
Comme les musées n’acceptent pas d’assumer les frais de rapatriement, le projet a été financé par des organisations et des entreprises locales, de même que par des particuliers. Nous avons également organisé plusieurs collectes de fonds. Et en 1998, nous avons pu enfin aller au Musée royal de la Colombie-Britannique chercher les restes de sept de nos ancêtres pour les ramener chez nous.

Après des mois de planification à Haida Gwaii, nous avons rencontré les Haïdas de Victoria pour les mobiliser dans notre entreprise. Ensemble, nous avons réussi à ramener sept dépouilles de nos ancêtres avec tous les honneurs qui leur étaient dus. Ces dépouilles sont aujourd’hui enterrées au cimetière d’Old Masset.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire les préparatifs auxquels se livre la communauté haïda avant le rapatriement des restes de ses ancêtres ;
  • expliquer qui participe au rapatriement des restes haïdas et qui finance cette opération.

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