À l’origine, seule une poignée de personnes s’intéressaient au retour des dépouilles haïdas ; on les compte aujourd’hui par centaines. Les membres du Comité du rapatriement d’Old Massett, créé en 1997, se réunissent pour planifier, ramasser des fonds, confectionner des couvertures à boutons, tresser des nattes de cèdre et fabriquer des fleurs cirées. Le Comité du rapatriement de Skidegate a été mis sur pied en 1999 pour ramener au plus vite dans la patrie les dépouilles des ancêtres. La nation haïda s’est regroupée en un seul comité pour rapatrier les restes de ses ancêtres.
À l’origine, seule une poignée de personnes s’intéressaient au retour des dépouilles haïdas ; on les compte aujourd’hui par centaines. Les membres du Comité du rapatriement d’Old Massett, créé en 1997, se réunissent pour planifier, ramasser des fonds, confectionner des couvertures à boutons, tresser des nattes de cèdre et fabriquer des fleurs cirées. Le Comité du rapatriement de Skidegate a été mis sur pied en 1999 pour ramener au plus vite dans la patrie les dépouilles des ancêtres. La nation haïda s’est regroupée en un seul comité pour rapatrier les restes de ses ancêtres.

© 2000, RCIP. Tous droits réservés.

Pamela White

Pamela White élabore le patron d'une couverture de rapatriement à boutons.

Photo: Lucille Bell
vers 1999
© Lucille Bell


Vince Collison

Vince Collison découpe un motif pour une couverture à boutons du rapatriement.

Photo : Lucille Bell
vers 1999
© Lucille Bell


Sandra Bennett

Sandra Bennett prépare une couverture à boutons.

Photo : Lucille Bell
vers 1999
© Lucille Bell


Leona Low, Rosa Bell, et Tracey Moore

Leona Clow, Rosa Bell et Tracey Moore confectionnent des fleurs cirées pour les tombes de leurs ancêtres.

Photo : Vince Collison
vers 1998
© Vince Collison


Le projet de rapatriement n’en est encore qu’à ses premiers pas. En 1998, les dépouilles de sept ancêtres qui se trouvaient au Musée royal de Colombie-Britannique, à Victoria, nous ont été rendues. En 1999, six autres étaient rapatriées du Musée d’anthropologie de Colombie-Britannique, à Vancouver.

D’autres dépouilles conservées dans d’autres musées restent à rapatrier. Le Musée canadien des civilisations, à Gatineau, en possède 147. Ce sera bientôt à leur tour de revenir dans la patrie pour y être réensevelies. Aux États-Unis, le Musée Field de Chicago possède 130 dépouilles, et onze autres se trouvent au Musée d’histoire naturelle de New York.

Ce sont les musées européens qui possèdent les plus anciennes dépouilles haïdas. On en trouve ainsi au Pitt Rivers Museum et au British Museum, mais la loi britannique interdit aux musées tout rapatriement.
Le projet de rapatriement n’en est encore qu’à ses premiers pas. En 1998, les dépouilles de sept ancêtres qui se trouvaient au Musée royal de Colombie-Britannique, à Victoria, nous ont été rendues. En 1999, six autres étaient rapatriées du Musée d’anthropologie de Colombie-Britannique, à Vancouver.

D’autres dépouilles conservées dans d’autres musées restent à rapatrier. Le Musée canadien des civilisations, à Gatineau, en possède 147. Ce sera bientôt à leur tour de revenir dans la patrie pour y être réensevelies. Aux États-Unis, le Musée Field de Chicago possède 130 dépouilles, et onze autres se trouvent au Musée d’histoire naturelle de New York.

Ce sont les musées européens qui possèdent les plus anciennes dépouilles haïdas. On en trouve ainsi au Pitt Rivers Museum et au British Museum, mais la loi britannique interdit aux musées tout rapatriement.

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Les Haïdas ont de profondes croyances spirituelles, et c’est pourquoi le projet de rapatriement est une entreprise importante. Pour nous, chaque être possède un esprit, et les esprits de nos ancêtres ont suivi leurs restes qui sont conservés dans les musées. Il y aurait ainsi dans les musées quelque 300 esprits haïdas qui attendent de revenir à Haida Gwaii. Nous avons tous entendu leur appel.

« Un soir, au Musée royal de Colombie-Britannique, j’ai entendu des voix d’enfants dans l’escalier. J’ai trouvé étrange qu’il y ait encore des enfants au musée à une heure si tardive. Mais le gardien, à qui j’ai fait part de mon étonnement, m’a assuré que j’étais seule au musée. J’ai appris par la suite qu’il y avait, dans la collection, le squelette d’un enfant haïda de 10 ans. Pour moi, c’est l’esprit de cet enfant qui voulait me faire savoir qu’il était là et qui me demandait de le ramener dans la communauté haïda. »
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Les Haïdas ont de profondes croyances spirituelles, et c’est pourquoi le projet de rapatriement est une entreprise importante. Pour nous, chaque être possède un esprit, et les esprits de nos ancêtres ont suivi leurs restes qui sont conservés dans les musées. Il y aurait ainsi dans les musées quelque 300 esprits haïdas qui attendent de revenir à Haida Gwaii. Nous avons tous entendu leur appel.

« Un soir, au Musée royal de Colombie-Britannique, j’ai entendu des voix d’enfants dans l’escalier. J’ai trouvé étrange qu’il y ait encore des enfants au musée à une heure si tardive. Mais le gardien, à qui j’ai fait part de mon étonnement, m’a assuré que j’étais seule au musée. J’ai appris par la suite qu’il y avait, dans la collection, le squelette d’un enfant haïda de 10 ans. Pour moi, c’est l’esprit de cet enfant qui voulait me faire savoir qu’il était là et qui me demandait de le ramener dans la communauté haïda. »

- Lucille Bell, clan tsiij gitanee, 1998.

Nous sommes issus des os de nos ancêtres. Nous avons donc le devoir de nous en occuper.

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Boîtes

Boîtes haïdas en bois plié, Musée d’anthropologie de l’Université de Colombie-Britannique.

Photo : Avec la permission de VTV

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Musée d'anthropologie

Musée d’anthropologie de l’Université de Colombie-Britannique.

Photo : Avec la permission de VTV

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • décrire le projet de rapatriement et son statut actuel ;
  • expliquer pourquoi le projet de rapatriement est important pour le peuple haïda.

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