Emily Carr (1871-1945)
1966.2.1
© 2006, Collection McMichael d'art canadien, Don de Mme H. P. de Pencier. Tous droits réservés.
«Plus que jamais, je suis persuadée que la façon traditionnelle de représenter notre pays ne peut véritablement exprimer sa majesté, sa grandeur, ses contrées sauvages et ses étendues silencieuses - des millions de caméras avec leurs mécanismes ne sauraient dépeindre le Canada tel qu'il est… pour ce faire, il faut vivre et aimer notre pays au plus profond de notre être.»1
Shoreline représente le triomphe de Carr sur les obstacles à la fois personnels et artistiques, triomphe réalisé particulièrement tard dans sa vie à la fin des années 1920 et dans les années 1930. Comme dans de nombreuses œuvres de sa période mûre, elle s'est placée seule sur une plage étroite. L'eau, l'air et la terre bougent autour d'elle suivant de larges rythmes alors que la lumière céleste vibre au-dessus. On ressent intensément la présence de l'artiste partout, et il est impossible de distinguer son énergie de celle de la nature elle-même. Chaque touche de pinceau exprime la joie dans l'harmonie de toute chose vivante.1
Inconnu
© Collection M.O. Hammond, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.
Farouchement individualiste, pleine de ressources, aventureuse, indomptable : ces traits de caractère donnent en partie une idée de la personnalité complexe du peintre canadien de la côte ouest le plus remarquable, Emily Carr. Après la mort de ses deux parents lorsqu'elle était adolescente, Carr quitta Victoria [Colombie-Britannique] en 1890 pour faire des études d'art à San Francisco et revint trois ans plus tard. En 1898, avant de pousser plus loin ses études en Angleterre, elle a effectué le premier de plusieurs voyages vers la nature sauvage de la Colombie-Britannique, motivée par une curiosité à propos [des Premières Nations] de la côte nord-ouest et leurs nombreux villages, avec leurs maisons et leurs mâts totémiques sculptés et peints. Au début, Carr se concentra sur les études de personnages et de portraits mais elle finit par s'intéresser presque exclusivement aux sculptures monumentales autochtones.
Après 1910…
Après 1910, les peintures [de Carr] sont colorées et brossées av Pour en lire plus
Farouchement individualiste, pleine de ressources, aventureuse, indomptable : ces traits de caractère donnent en partie une idée de la personnalité complexe du peintre canadien de la côte ouest le plus remarquable, Emily Carr. Après la mort de ses deux parents lorsqu'elle était adolescente, Carr quitta Victoria [Colombie-Britannique] en 1890 pour faire des études d'art à San Francisco et revint trois ans plus tard. En 1898, avant de pousser plus loin ses études en Angleterre, elle a effectué le premier de plusieurs voyages vers la nature sauvage de la Colombie-Britannique, motivée par une curiosité à propos [des Premières Nations] de la côte nord-ouest et leurs nombreux villages, avec leurs maisons et leurs mâts totémiques sculptés et peints. Au début, Carr se concentra sur les études de personnages et de portraits mais elle finit par s'intéresser presque exclusivement aux sculptures monumentales autochtones.
Après 1910…
Après 1910, les peintures [de Carr] sont colorées et brossées avec luminosité - évidence de son séjour en France et de son adoption des modes artistiques européennes d'avant-garde. En 1913, elle organise à Vancouver une exposition de ses œuvres consacrées aux thèmes [des Premières Nations]. Malgré une certaine réponse favorable, l'exposition a peu contribué à satisfaire la recherche de reconnaissance de Carr, et les quinze prochaines années se sont avérées inefficaces. Elle a peu peint et s'est débattue simplement pour survivre.
La rencontre avec le Groupe…
En 1927, un événement a transformé de manière draconienne sa vie. Carr a été invitée à participer à une exposition de l'art [des Premières Nations] de la côte nord-ouest au Musée des beaux-arts [du Canada]. Sa rencontre avec les membres du Groupe des Sept, en particulier Lawren Harris, ralluma son désir de peindre. Elle était électrisée par leur appui et leur encouragement (Harris avait dit d'elle « tu es l'une d'entre nous ») et par leurs luttes similaires pour saisir les immenses forces de la nature et le monde spirituel.
Pendant les quinze années suivantes, jusqu'à sa mort, Carr peignit et écrivit avec passion. Ses images de la côte ouest frémissent d'une force expressive inattendue, parfois menaçante, parfois vivifiante. À l'âge de presque soixante ans, elle avait enfin découvert son vrai moi créateur.1
1David Wistow, « Emily Carr », La Collection McMichael d'art canadien (Kleinburg : La Collection McMichael d'art canadien, 1989) 133.
Voyage d’Emily Carr à Paris en 1910, au cours duquel elle a été exposée à une nouvelle tendance dans l’art européen et en a été marquee. « L’Art moderne au Canada – Les débuts » L’Art moderne et la peinture abstraite au Canada, 1991
Office national du film du Canada/Musée des beaux-arts du Canada
Sharona Adamowicz-Clements
© 1991, Avec la permission de l’ONF/Musée des beaux-arts du Canada
L'objet d'apprentissage Shoreline d'Emily Carr est conçu pour que les élèves et les enseignants atteignent les objectifs suivants :