Qui ne connaît pas la frénésie du magasinage de Noël ? En France, dès le Moyen Âge, cette période était accompagnée de marchés et de foires présentant les produits utiles à la fête, souvent propres à chaque région.
Loin d’être typique de notre société moderne, la « frénésie de consommation » avait ses adeptes à la fin du siècle dernier. À cette époque, on observe déjà un glissement dans la coutume des cadeaux. En effet, la tendance à substituer les cadeaux de Noël aux étrennes du jour de l’An commençait progressivement à s’installer.

Les premiers à profiter de cette frénésie qui s’emparait des consommateurs étaient évidemment les marchands. Vers le 10 décembre, les propriétaires des grands magasins et les marchands d’alimentation entreprenaient leur campagne publicitaire dans les journaux. La coutume voulant que les achats de cadeaux et de victuailles s’effectuent principalement entre le 21 et le 24 décembre, les marchands accentuaient, ces jours-là, leur battage publicitaire dans les journaux afin de s’attirer davantage de clientèle.

Qui ne connaît pas la frénésie du magasinage de Noël ? En France, dès le Moyen Âge, cette période était accompagnée de marchés et de foires présentant les produits utiles à la fête, souvent propres à chaque région.
Loin d’être typique de notre société moderne, la « frénésie de consommation » avait ses adeptes à la fin du siècle dernier. À cette époque, on observe déjà un glissement dans la coutume des cadeaux. En effet, la tendance à substituer les cadeaux de Noël aux étrennes du jour de l’An commençait progressivement à s’installer.

Les premiers à profiter de cette frénésie qui s’emparait des consommateurs étaient évidemment les marchands. Vers le 10 décembre, les propriétaires des grands magasins et les marchands d’alimentation entreprenaient leur campagne publicitaire dans les journaux. La coutume voulant que les achats de cadeaux et de victuailles s’effectuent principalement entre le 21 et le 24 décembre, les marchands accentuaient, ces jours-là, leur battage publicitaire dans les journaux afin de s’attirer davantage de clientèle.

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

À l'époque de Noël, les marchands de la Rue du Campanile décorent les façades des commerces

À l'époque de Noël, les marchands de la rue du Campanile décorent les façades des commerces avec des guirlandes de lumières et de nombreux sapins illuminés, afin de recréer cette féerie de Noël qui saura attirer la clientèle.

Photo : Raymond Wayland, Sainte-Foy, Canada

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Au Moyen Âge, des foires accompagnaient les fêtes. La plus ancienne foire de Noël attestée est celle de Strasbourg. Elle s’est développée au XVIe siècle, avec l’émergence de la figure du Christkindel.
Le Christkindelmarkt se tient encore de nos jours sur la place Broglie, et l’on trouve dans des baraques des confiseries traditionnelles, des décorations de crèches et de sapins, de l’artisanat et des spécialités régionales.

Un autre marché célèbre est celui des santons, en Provence. La première foire aux santons a été inaugurée en 1803, sur le cours Saint-Louis : elle ne comptait alors que trois santonniers présentant leurs figurines sur de simples tables recouvertes d’une nappe blanche.

De nos jours, les marchés aux santons se tiennent tous les ans à Aix et à Marseille. Ils ne vendent que des éléments de crèches, parfois des fleurs.

Au Moyen Âge, des foires accompagnaient les fêtes. La plus ancienne foire de Noël attestée est celle de Strasbourg. Elle s’est développée au XVIe siècle, avec l’émergence de la figure du Christkindel.
Le Christkindelmarkt se tient encore de nos jours sur la place Broglie, et l’on trouve dans des baraques des confiseries traditionnelles, des décorations de crèches et de sapins, de l’artisanat et des spécialités régionales.

Un autre marché célèbre est celui des santons, en Provence. La première foire aux santons a été inaugurée en 1803, sur le cours Saint-Louis : elle ne comptait alors que trois santonniers présentant leurs figurines sur de simples tables recouvertes d’une nappe blanche.

De nos jours, les marchés aux santons se tiennent tous les ans à Aix et à Marseille. Ils ne vendent que des éléments de crèches, parfois des fleurs.


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marché de Noël

Le marché de la saint Nicolas fut remplacé après 1570 par le Christkindelsmärik qui est devenu un marché cosmopolite dans les villes comme Kaysersberg, Bouxwiller... et d'autres encore.

Photo : D.Kohler
20e siècle
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À l’occasion de Noël, les grands magasins faisaient étalage, dans leurs vitrines et leurs rayons, des plus beaux jouets et des plus somptueux cadeaux à offrir à ses proches. À coup sûr, ces belles vitrines ne manquaient pas d’attirer l’attention des passants et de susciter, à chaque fois, émotions vives et rêveries.

Certains propriétaires, plus audacieux que leurs compétiteurs, n’hésitaient pas à mettre en œuvre des scénarios coûteux et fort élaborés pour gagner la faveur des consommateurs. L’organisation d’un spectaculaire défilé du père Noël à travers les rues de Montréal et, plus tard celles de Québec, s’avère sans doute l’exemple le plus éloquent. Une autre stratégie, non moins efficace, consistait à proposer à la clientèle d’effectuer ses achats par catalogue au moment lui convenant le mieux.
À l’occasion de Noël, les grands magasins faisaient étalage, dans leurs vitrines et leurs rayons, des plus beaux jouets et des plus somptueux cadeaux à offrir à ses proches. À coup sûr, ces belles vitrines ne manquaient pas d’attirer l’attention des passants et de susciter, à chaque fois, émotions vives et rêveries.

Certains propriétaires, plus audacieux que leurs compétiteurs, n’hésitaient pas à mettre en œuvre des scénarios coûteux et fort élaborés pour gagner la faveur des consommateurs. L’organisation d’un spectaculaire défilé du père Noël à travers les rues de Montréal et, plus tard celles de Québec, s’avère sans doute l’exemple le plus éloquent. Une autre stratégie, non moins efficace, consistait à proposer à la clientèle d’effectuer ses achats par catalogue au moment lui convenant le mieux.

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Situé en banlieue de Québec, le centre commercial du Campanile

Situé en banlieue de Québec, le centre commercial du Campanile installe chaque année un immense sapin décoré et illumé sous sa verrière.

Photo : Raymond Wayland, Sainte-Foy, Canada

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Ayant déjà sa grotte féerique dans certains grands magasins, le père Noël eut droit à son premier défilé dans les rues de Montréal en 1925. Conçu au coût de 100 000 dollars par la maison Eaton, ce premier défilé constituait une fête gigantesque pour les petits, mais aussi pour les plus grands. Parfaitement bien orchestrée, cette fête se déroulait en deux temps.

Un mois avant la tenue de l’événement, Eaton commençait à annoncer la venue de Santa Claus, le père Noël, sur les ondes radiophoniques au moyen de « noëlogrammes » permettant de suivre son trajet quotidien depuis le pôle Nord jusqu’à Montréal. Cette tradition sera d’ailleurs maintenue jusqu’au milieu des années 1950.

Le second moment de la fête était l’arrivée du père Noël en ville et son défilé à travers les quartiers populaires de Montréal. L’arrêt final devant le grand magasin Eaton du centre-ville constituait le clou de la fête. Sur l’estrade d’honneur dressée pour la circonstance, les directeurs de la compagnie, dont le président John David Eaton, se chargeaient d’accueillir en grande pompe l’illustre visiteur. Descendant en Pour en lire plus
Ayant déjà sa grotte féerique dans certains grands magasins, le père Noël eut droit à son premier défilé dans les rues de Montréal en 1925. Conçu au coût de 100 000 dollars par la maison Eaton, ce premier défilé constituait une fête gigantesque pour les petits, mais aussi pour les plus grands. Parfaitement bien orchestrée, cette fête se déroulait en deux temps.

Un mois avant la tenue de l’événement, Eaton commençait à annoncer la venue de Santa Claus, le père Noël, sur les ondes radiophoniques au moyen de « noëlogrammes » permettant de suivre son trajet quotidien depuis le pôle Nord jusqu’à Montréal. Cette tradition sera d’ailleurs maintenue jusqu’au milieu des années 1950.

Le second moment de la fête était l’arrivée du père Noël en ville et son défilé à travers les quartiers populaires de Montréal. L’arrêt final devant le grand magasin Eaton du centre-ville constituait le clou de la fête. Sur l’estrade d’honneur dressée pour la circonstance, les directeurs de la compagnie, dont le président John David Eaton, se chargeaient d’accueillir en grande pompe l’illustre visiteur. Descendant ensuite la grande échelle, le père Noël se rendait alors dans le magasin pour s’installer à la « Ville des jouets » et y recevoir ses petits admirateurs jusqu’au « dernier jour ouvrable ».

Au cours des années 1950, le magasin Dupuis Frères organisa son propre défilé à l’intention des francophones de l’Est de Montréal. Utilisant la formule déjà éprouvée par Eaton, Dupuis avait aussi, depuis 1927, ses « radiogrammes » et sa « Cité des jouets ». Dans les deux cas, les enfants pouvaient se faire photographier avec le père Noël, effectuer une promenade en train au « pays des rêves » ou rencontrer la fée des étoiles.

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Vers la fin du XIXe siècle, les magasins Eaton et Simpson de Toronto et, peu après, celui de Dupuis Frères de Montréal publiaient de magnifiques catalogues, dont la distribution s’étendait presque partout au Québec et ailleurs au Canada. Certains magasins allaient même jusqu’à éditer un catalogue spécial de Noël.

Cette nouvelle façon de faire ses achats par commande postale bouleversa complètement les habitudes des consommateurs. Ils pouvaient désormais acheter leurs cadeaux à l’avance, sans avoir à attendre la frénétique période des derniers jours avant Noël. Ce nouvel outil de promotion permettait également d’atteindre une tout autre clientèle, celle des milieux ruraux. Grâce à ce procédé de vente, Dupuis Frères (le seul grand magasin montréalais géré par des Canadiens français) fit une percée phénoménale dans le commerce de détail en misant justement sur la confiance des francophones du Québec.

Vers la fin du XIXe siècle, les magasins Eaton et Simpson de Toronto et, peu après, celui de Dupuis Frères de Montréal publiaient de magnifiques catalogues, dont la distribution s’étendait presque partout au Québec et ailleurs au Canada. Certains magasins allaient même jusqu’à éditer un catalogue spécial de Noël.

Cette nouvelle façon de faire ses achats par commande postale bouleversa complètement les habitudes des consommateurs. Ils pouvaient désormais acheter leurs cadeaux à l’avance, sans avoir à attendre la frénétique période des derniers jours avant Noël. Ce nouvel outil de promotion permettait également d’atteindre une tout autre clientèle, celle des milieux ruraux. Grâce à ce procédé de vente, Dupuis Frères (le seul grand magasin montréalais géré par des Canadiens français) fit une percée phénoménale dans le commerce de détail en misant justement sur la confiance des francophones du Québec.

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Catalogue de Noël

Page couverture du Catalogue de Noël du magasin Simpson-Sears Limited, de Toronto (Ontario).

Photo : Musée de la civilisation, Pierre Soulard, 1995
Collection : Musée de la civilisation, Québec, Canada
vers 1955
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Au Canada, durant les jours précédant Noël, on faisait également l’achat des victuailles nécessaires à la préparation du réveillon et du dîner de Noël. Les marchands d’alimentation utilisaient abondamment la publicité dans les journaux pour annoncer leurs produits et tenter de s’attirer une clientèle plus nombreuse.

Dans les années 1860, certains marchands décoraient l’intérieur de leur magasin avec des guirlandes de houx et de fleurs séchées afin de créer une ambiance des fêtes. D’autres, plus astucieux, allaient même jusqu’à offrir un cadeau en prime à tous les clients : feuilles de houx ou boule de gui. Voyant déjà les commandes affluer, les marchands n’hésitaient pas à augmenter le nombre de voitures de livraison pour satisfaire leur clientèle.

Parmi la grande variété d’aliments offerts à cette époque, on retrouvait beaucoup de fruits frais : oranges, citrons, limes, raisins, figues et prunes. On proposait également des fromages importés d’Europe et des États-Unis, des tartes aux fruits, et pour la clientèle plus aisée, du caviar russe et du gibier en provenance d’Angleterre.

On pou Pour en lire plus
Au Canada, durant les jours précédant Noël, on faisait également l’achat des victuailles nécessaires à la préparation du réveillon et du dîner de Noël. Les marchands d’alimentation utilisaient abondamment la publicité dans les journaux pour annoncer leurs produits et tenter de s’attirer une clientèle plus nombreuse.

Dans les années 1860, certains marchands décoraient l’intérieur de leur magasin avec des guirlandes de houx et de fleurs séchées afin de créer une ambiance des fêtes. D’autres, plus astucieux, allaient même jusqu’à offrir un cadeau en prime à tous les clients : feuilles de houx ou boule de gui. Voyant déjà les commandes affluer, les marchands n’hésitaient pas à augmenter le nombre de voitures de livraison pour satisfaire leur clientèle.

Parmi la grande variété d’aliments offerts à cette époque, on retrouvait beaucoup de fruits frais : oranges, citrons, limes, raisins, figues et prunes. On proposait également des fromages importés d’Europe et des États-Unis, des tartes aux fruits, et pour la clientèle plus aisée, du caviar russe et du gibier en provenance d’Angleterre.

On pouvait aussi se procurer divers produits déjà préparés et vendus en conserve, tels la soupe aux tomates (une nouveauté) ou à la tortue, les pâtés de foie, de canard, de bécassine et de crevette. La diversité des boissons ne faisait pas défaut non plus. Les vins de Bordeaux, de Bourgogne, de Sauternes, de Champagne, du Rhin, de Porto et de Madère abondaient, de même que les liqueurs fines.

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Crèche de Noël en chocolat

À l'époque de Noël, certaines familles fabriquent des crèches en chocolat, mais aussi des pères Noël, sapins, anges, animaux et autres personnages associés à cette grande fête de la Nativité.

Photo : Benoît Paquet, Sainte-Foy, Canada, 1994

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • découvrir comment les gens, les événements et les idées du passé ont une incidence sur le présent;
  • décrire certaines traditions de Noël au Canada, avec des exemples;
  • comparer les traditions de Noël entre les cultures, y compris les cultures francophone et anglophone, au fil du temps;
  • reconnaître que l’histoire matérielle et la culture populaire illustrent le changement historique.

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