Ancêtres de la carte de souhaits, les feuillets de bons vœux apparurent dès le début du XVe siècle. Leur succédèrent, au XVIIIe siècle, ces imprimés que les marchands envoyaient à leur clientèle pour le Nouvel An.

Faisant partie de nos traditions du temps des Fêtes, les cartes de vœux que l’on échange à l’occasion de Noël ou du Nouvel An tirent leur origine, une fois de plus, de l’Angleterre. L’évolution de cette coutume se fit d’ailleurs rapidement en Europe, notamment en Allemagne, grâce à un tout nouveau procédé d’imprimerie mis au point par Aloys Senefelder en 1796. Cette technique, appelée lithographie, permettait de reproduire en très grande quantité un dessin ou un texte tracé au préalable sur une pierre à grain très fin.

En 1840, année où le premier timbre postal était lancé en Angleterre, on éditait une première série d’enveloppes décorées de motifs de Noël. Trois ans plus tard, la première carte de souhaits voyait le jour. Elle fut réalisée par John Calcott Horsley pour le compte de sir Henry Cole. Cette carte montrait une famille en train de célébrer joyeusement Noël en levant son ve Pour en lire plus
Ancêtres de la carte de souhaits, les feuillets de bons vœux apparurent dès le début du XVe siècle. Leur succédèrent, au XVIIIe siècle, ces imprimés que les marchands envoyaient à leur clientèle pour le Nouvel An.

Faisant partie de nos traditions du temps des Fêtes, les cartes de vœux que l’on échange à l’occasion de Noël ou du Nouvel An tirent leur origine, une fois de plus, de l’Angleterre. L’évolution de cette coutume se fit d’ailleurs rapidement en Europe, notamment en Allemagne, grâce à un tout nouveau procédé d’imprimerie mis au point par Aloys Senefelder en 1796. Cette technique, appelée lithographie, permettait de reproduire en très grande quantité un dessin ou un texte tracé au préalable sur une pierre à grain très fin.

En 1840, année où le premier timbre postal était lancé en Angleterre, on éditait une première série d’enveloppes décorées de motifs de Noël. Trois ans plus tard, la première carte de souhaits voyait le jour. Elle fut réalisée par John Calcott Horsley pour le compte de sir Henry Cole. Cette carte montrait une famille en train de célébrer joyeusement Noël en levant son verre à la santé de tous. Cette scène choqua vivement les défenseurs de la tempérance, qui n’hésitèrent pas à la dénoncer.

La première carte de souhaits « américaine » serait l’œuvre d’un lithographe allemand, Louis Prang, émigré aux États-Unis vers 1850. En 1860, Prang installa son atelier à Boston (Massachusetts) et commença à produire les premières cartes de souhaits en couleur. À cette époque, cependant, les cartes de souhaits étaient davantage rattachées au jour de l’An qu’à Noël.

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Carte de souhaits

Carte de souhaits « Branche de houx » en tissu et fil de fer. Le houx est, avec le gui, un feuillage emblématique du jour de l'An.

MNATP
Collection : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
20e siècle
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Carte de Noël

Carte de Noël (bûche), produite chez Basse Lebel en France, et cartes postales donnant un aperçu de la variété des formes et des sujets exploités par les fabricants à travers le temps.

Photo : Musée de la civilisation, Pierre Soulard, 1995
Collection : Musée de la civilisation, Québec, Canada, nos 93-1462, 93-1465 et 93-1566
1900 - 1935
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Au Canada, la production de cartes a débuté entre 1870 et 1880. Simples adaptations des œuvres de Krieghoff, Bartlett, Massicotte et d’Henri Julien, ces cartes montraient surtout des scènes hivernales d’activités typiques ou de sports. Jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, cependant, bon nombre des cartes vendues au Canada provenaient encore de la Grande-Bretagne et des États-Unis.

L’habitude d’envoyer des cartes de vœux aux parents et amis pour le Nouvel An se propagea assez rapidement en Angleterre, en Allemagne et en Amérique. Après 1880, la carte de Noël vint remplacer progressivement celle du Nouvel An et prit son véritable élan grâce à une commercialisation à plus grande échelle. Les grands magasins commencèrent même à offrir des assortiments de cartes de souhaits à partir de leur catalogue.

En France, la carte de souhaits n’a pas connu ce « glissement » vers Noël et ne s’envoie pratiquement que pour offrir les vœux de la nouvelle année.
Au Canada, la production de cartes a débuté entre 1870 et 1880. Simples adaptations des œuvres de Krieghoff, Bartlett, Massicotte et d’Henri Julien, ces cartes montraient surtout des scènes hivernales d’activités typiques ou de sports. Jusqu’à la fin de la Première Guerre mondiale, cependant, bon nombre des cartes vendues au Canada provenaient encore de la Grande-Bretagne et des États-Unis.

L’habitude d’envoyer des cartes de vœux aux parents et amis pour le Nouvel An se propagea assez rapidement en Angleterre, en Allemagne et en Amérique. Après 1880, la carte de Noël vint remplacer progressivement celle du Nouvel An et prit son véritable élan grâce à une commercialisation à plus grande échelle. Les grands magasins commencèrent même à offrir des assortiments de cartes de souhaits à partir de leur catalogue.

En France, la carte de souhaits n’a pas connu ce « glissement » vers Noël et ne s’envoie pratiquement que pour offrir les vœux de la nouvelle année.

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Carte postale envoyée à l'occasion du Nouvel An

Carte postale envoyée à l'occasion du Nouvel An.

MNATP
Collection : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
20e siècle
© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Le houx est, avec le gui, un feuillage emblématique du jour de l'An.

Le houx est, avec le gui, un feuillage emblématique du jour de l'An.

MNATP
Collection : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
20e siècle
© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • découvrir comment les gens, les événements et les idées du passé ont une incidence sur le présent;
  • décrire certaines traditions de Noël au Canada, avec des exemples;
  • comparer les traditions de Noël d’une culture à l’autre, y compris en France et au Canada, et au fil du temps;
  • reconnaître que l’histoire matérielle et la culture populaire illustrent le changement historique.

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