Le monarque est avant tout une espèce nord-américaine. Au Canada, il se rencontre du Pacifique à l’Atlantique, mais il est plus commun dans le sud et l’est de l’Ontario et le sud du Québec. Le monarque est par ailleurs répandu dans le monde entier. Il est présent de l’Amérique du Nord jusqu’en Argentine ainsi que dans les Bermudes et les îles Canaries, les Açores, Hawaii, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Seule la population de l’Amérique du Nord effectue des migrations.
Le monarque est avant tout une espèce nord-américaine. Au Canada, il se rencontre du Pacifique à l’Atlantique, mais il est plus commun dans le sud et l’est de l’Ontario et le sud du Québec. Le monarque est par ailleurs répandu dans le monde entier. Il est présent de l’Amérique du Nord jusqu’en Argentine ainsi que dans les Bermudes et les îles Canaries, les Açores, Hawaii, l’Inde, l’Australie et la Nouvelle-Zélande. Seule la population de l’Amérique du Nord effectue des migrations.

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Le monarque est un papillon migrateur qui fréquente des habitats différents à diverses étapes de sa vie. À la fin du mois d’août, le raccourcissement des jours et la baisse des températures indiquent au monarque qu’il est temps de quitter son aire de reproduction estivale, dans le nord des États-Unis et le sud du Canada, pour regagner ses aires d’hivernage situées plus au sud. Dans ses migrations, le monarque peut parcourir jusqu’à 4 000 km.

Dans leur migration, les monarques qui ont émergé à l’est des Rocheuses se dirigent vers de très petits peuplements de sapin oyamel enclavés dans la chaîne de montagnes transvolcaniques qui traverse le centre du Mexique. Environ 100 millions d’entre eux parviendront à leur destination finale. L’altitude élevée (2 900 à 3 300 mètres), la latitude tropicale et la protection conférée par le couvert des sapins fournissent aux monarques le microclimat dont ils ont besoin pour survivre. Une autre population plus restreinte (environ 10 milli Pour en lire plus
Le monarque est un papillon migrateur qui fréquente des habitats différents à diverses étapes de sa vie. À la fin du mois d’août, le raccourcissement des jours et la baisse des températures indiquent au monarque qu’il est temps de quitter son aire de reproduction estivale, dans le nord des États-Unis et le sud du Canada, pour regagner ses aires d’hivernage situées plus au sud. Dans ses migrations, le monarque peut parcourir jusqu’à 4 000 km.

Dans leur migration, les monarques qui ont émergé à l’est des Rocheuses se dirigent vers de très petits peuplements de sapin oyamel enclavés dans la chaîne de montagnes transvolcaniques qui traverse le centre du Mexique. Environ 100 millions d’entre eux parviendront à leur destination finale. L’altitude élevée (2 900 à 3 300 mètres), la latitude tropicale et la protection conférée par le couvert des sapins fournissent aux monarques le microclimat dont ils ont besoin pour survivre. Une autre population plus restreinte (environ 10 millions de monarques) provenant de l’ouest des Rocheuses passe l’hiver dans des peuplements de pin de Monterey, de cyprès de Monterey et d’eucalyptus répartis le long de la côte californienne, depuis San Francisco jusqu’à San Diego. Dans les aires de reproduction printanières et estivales situées plus au nord, le monarque a besoin d’asclépiades et autres plantes à fleurs. Au printemps, les monarques quittent les sites d’hibernation pour s’accoupler et se reproduire dans les champs du sud des États-Unis. Vers le milieu de mai, leurs descendants ont déjà quitté le sud des États-Unis. Tout au long de l’été, les papillons se reproduisent dans les champs, sur le bord des routes et dans les champs abandonnés du sud du Canada et du nord des États-Unis, remontant jusqu’à la limite nord de l’aire de répartition de l’asclépiade.

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Habitat hivernal du monarque

Des monarques au cours de l’hiver dans les forêts de sapins Oyamel du Mexique

B. Peers

MEXIQUE
© B. Peers


Mexique

Les pressions qui pèsent sur les aires d’hivernage du monarque sont énormes. Il faut comprendre que les papillons ne sont pas les seuls à dépendre de la forêt. Avec la croissance démographique spectaculaire qu’a connue le Mexique, la demande pour les terres arables et le bois se fait de plus en plus pressante. Chaque année, les cultivateurs locaux s’élancent toujours un peu plus haut à l’assaut des montagnes, grugeant chaque fois un peu plus l’habitat du monarque en coupant des arbres pour obtenir du bois de chauffage et du bois d’oeuvre et accroître la superficie des terres cultivées. Parallèlement, les grandes sociétés forestières ont également intensifié leurs activités, détruisant une partie de l’habitat du monarque par des coupes sélectives et des coupes à blanc. Pour le monarque, les coupes sélectives et les éclaircies peuvent être aussi néfastes que les coupes à blanc. Dans les forêts qui ont fait l’objet d’une éc Pour en lire plus
Mexique

Les pressions qui pèsent sur les aires d’hivernage du monarque sont énormes. Il faut comprendre que les papillons ne sont pas les seuls à dépendre de la forêt. Avec la croissance démographique spectaculaire qu’a connue le Mexique, la demande pour les terres arables et le bois se fait de plus en plus pressante. Chaque année, les cultivateurs locaux s’élancent toujours un peu plus haut à l’assaut des montagnes, grugeant chaque fois un peu plus l’habitat du monarque en coupant des arbres pour obtenir du bois de chauffage et du bois d’oeuvre et accroître la superficie des terres cultivées. Parallèlement, les grandes sociétés forestières ont également intensifié leurs activités, détruisant une partie de l’habitat du monarque par des coupes sélectives et des coupes à blanc. Pour le monarque, les coupes sélectives et les éclaircies peuvent être aussi néfastes que les coupes à blanc. Dans les forêts qui ont fait l’objet d’une éclaircie, les chances de survie du monarque diminuent, car les nuits y sont plus froides et les jours, plus chauds.

Californie

Malheureusement, le monarque semble partager les mêmes goûts que les promoteurs immobiliers et a tendance, dans bien des cas, à se réfugier sur des terres privées. Les milieux abrités du vent et du gel dont le monarque a besoin pour survivre en hiver sont convoités par les promoteurs immobiliers, et les sites d’hibernation disparaissent peu à peu, à mesure que ces oasis côtiers sont transformés en habitations en copropriété, en terrains de golf, en parcs pour maisons mobiles et en hôtels. Même à Pacific Grove, petite ville baptisée « Butterfly Town U.S.A. » où les autorités municipales ont mis sur pied un programme de protection du monarque, il ne reste plus que deux sites d’hibernation. Dans au moins un cas, les monarques ont été les victimes de leurs propre popularité, la construction d’un hôtel destiné à accueillir les touristes, amateurs de papillons, ayant transformé l’environnement à un point tel que les monarques ont fini par déserter l’endroit.

Canada

À l’heure actuelle, les meilleures terres comprises dans l’aire de reproduction du monarque sont devenues inhospitalières pour les papillons. Les pratiques culturales modernes privilégiées aux États-Unis et au Canada ont entraîné une raréfaction des sources de nectar et des asclépiades, deux éléments essentiels à la survie du monarque. Les pratiques culturales modernes transformant les terres en véritables déserts monoculturaux, la diversité et l’abondance des fleurs sauvages et des asclépiades croissant en bordure des champs cultivés et parmi les cultures ont chuté de façon spectaculaire.

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Les migrations du monarque sont uniques dans le monde des insectes. La plupart des insectes qui vivent dans les régions tempérées passent l’hiver au stade de développement qui est le mieux adapté au froid. Mais si les monarques ne migraient pas, ils succomberaient certainement aux rigueurs de nos hivers. Les monarques qui proviennent de l’est des Rocheuses hibernent en groupes denses dans des peuplements de sapin oyamel enclavés au sommet des montagnes, au Mexique, tandis que la population de l’ouest des Rocheuses passent l’hiver dans des peuplements côtiers de pin et d’eucalyptus du centre et du sud de la Californie. Dès les premiers jours ensoleillés, au début du printemps, l’instinct de reproduction s’empare des monarques des deux populations. Une sorte de fébrilité s’empare des papillons qui, après être demeurés pratiquement inactifs durant près de cinq mois, semblent impatients d’entreprendre le voyage vers le nord. En cours de route, les femelles fécondées déposeront leurs œufs sur le f Pour en lire plus
Les migrations du monarque sont uniques dans le monde des insectes. La plupart des insectes qui vivent dans les régions tempérées passent l’hiver au stade de développement qui est le mieux adapté au froid. Mais si les monarques ne migraient pas, ils succomberaient certainement aux rigueurs de nos hivers. Les monarques qui proviennent de l’est des Rocheuses hibernent en groupes denses dans des peuplements de sapin oyamel enclavés au sommet des montagnes, au Mexique, tandis que la population de l’ouest des Rocheuses passent l’hiver dans des peuplements côtiers de pin et d’eucalyptus du centre et du sud de la Californie. Dès les premiers jours ensoleillés, au début du printemps, l’instinct de reproduction s’empare des monarques des deux populations. Une sorte de fébrilité s’empare des papillons qui, après être demeurés pratiquement inactifs durant près de cinq mois, semblent impatients d’entreprendre le voyage vers le nord. En cours de route, les femelles fécondées déposeront leurs œufs sur le feuillage des plants d’asclépiade, les seules plantes hôtes du monarque. Leurs descendants poursuivront la remontée vers le nord jusqu’à la limite nord de l’aire de répartition de l’asclépiade. Les individus de la dernière génération qui émergent en août sont particuliers, car ils vivront huit à neuf mois et parcourront des milliers de kilomètres vers une destination qu’ils n’ont pourtant jamais connue.

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Durant leur migration, les monarques tirent profit des vents favorables et des courants thermiques ascendants et peuvent s’élever jusqu’à 2 100 mètres pour se laisser porter par les forts vents en altitude. En optant pour le vol plané, ils parviennent à conserver beaucoup plus d’énergie que s’ils pratiquaient le vol battu. Ils peuvent également orienter leurs ailes de manière oblique afin de tirer avantage des vents latéraux. Les monarques voyagent à une vitesse moyenne de 13 km/h et peuvent parcourir jusqu’à 200 km en une journée. Le nectar des fleurs s’avère pour eux un carburant indispensable, et les monarques doivent se poser régulièrement pour refaire des provisions de nectar. Une des étapes critiques du voyage vers le sud survient lorsque les papillons atteignent le Texas et le nord du Mexique. Les monarques se gorgent alors littéralement du nectar des très nombreuses plantes à fleurs automnales qui poussent à ces endroits afin d’accumuler les réserves de graisse nécessaires pour r& Pour en lire plus
Durant leur migration, les monarques tirent profit des vents favorables et des courants thermiques ascendants et peuvent s’élever jusqu’à 2 100 mètres pour se laisser porter par les forts vents en altitude. En optant pour le vol plané, ils parviennent à conserver beaucoup plus d’énergie que s’ils pratiquaient le vol battu. Ils peuvent également orienter leurs ailes de manière oblique afin de tirer avantage des vents latéraux. Les monarques voyagent à une vitesse moyenne de 13 km/h et peuvent parcourir jusqu’à 200 km en une journée. Le nectar des fleurs s’avère pour eux un carburant indispensable, et les monarques doivent se poser régulièrement pour refaire des provisions de nectar. Une des étapes critiques du voyage vers le sud survient lorsque les papillons atteignent le Texas et le nord du Mexique. Les monarques se gorgent alors littéralement du nectar des très nombreuses plantes à fleurs automnales qui poussent à ces endroits afin d’accumuler les réserves de graisse nécessaires pour résister aux longs mois d’hiver. Lorsqu’ils atteignent finalement les sites d’hibernation au Mexique, au milieu de novembre, les monarques sont cinq fois plus gras qu’au départ.

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Chaque année, des millions de monarques entreprennent un long voyage qui les entraîne vers une destination qu’ils n’ont jamais vue. Comment s’orientent-ils ? Ils ne peuvent compter sur aucun guide expérimenté pour les diriger. Comme ils n’ont jamais effectué le voyage auparavant, l’utilisation de repères ne leur est d’aucune utilité. En outre, les monarques volent même par temps nuageux. La seule chose dont les scientifiques sont sûrs, c’est qu’il s’agît d’un comportement hérité. Quelque part dans le système nerveux primitif du monarque se trouve un programme génétique qui contient toutes les informations dont le papillon a besoin pour se diriger vers sa destination finale. Personne ne sait exactement comment les monarques s’orientent, mais les scientifiques croient qu’ils se fondent sur les changements du champ magnétique de la Terre. L’intensité du champ magnétique est minimale à l’équateur et maximale dans les régions polaires. Les monarques seraient donc Pour en lire plus
Chaque année, des millions de monarques entreprennent un long voyage qui les entraîne vers une destination qu’ils n’ont jamais vue. Comment s’orientent-ils ? Ils ne peuvent compter sur aucun guide expérimenté pour les diriger. Comme ils n’ont jamais effectué le voyage auparavant, l’utilisation de repères ne leur est d’aucune utilité. En outre, les monarques volent même par temps nuageux. La seule chose dont les scientifiques sont sûrs, c’est qu’il s’agît d’un comportement hérité. Quelque part dans le système nerveux primitif du monarque se trouve un programme génétique qui contient toutes les informations dont le papillon a besoin pour se diriger vers sa destination finale. Personne ne sait exactement comment les monarques s’orientent, mais les scientifiques croient qu’ils se fondent sur les changements du champ magnétique de la Terre. L’intensité du champ magnétique est minimale à l’équateur et maximale dans les régions polaires. Les monarques seraient donc en mesure d’évaluer leur position d’après l’intensité du champ magnétique.

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Les asclépiades et les fleurs sauvages sont essentielles à la survie du monarque. Alors que l’asclépiade est toxique pour la plupart des insectes, les chenilles du monarque s’en régalent impunément! En réalité, elles ne mangent rien d’autre. Elles font preuve d’un appétit si vorace qu’à la fin de leur vie larvaire, elles sont 3 000 fois plus lourdes qu’au moment de leur éclosion. L’asclépiade doit sa toxicité aux cardénolides (glucosides cardiotoniques) qu’elle renferme. Les chenilles semblent immunisées contre ces toxines, mais elles deviennent à leur tour toxiques en les ingérant. Cette toxicité persistant jusqu’à l’âge adulte, les papillons s’avèrent inconsommables pour les prédateurs potentiels comme les oiseaux. Plus d’une centaine d’espèces d’asclépiade se retrouvent en Amérique du Nord. Chacune présente un degré de toxicité qui lui est propre. La majorité des espèces d’asclépiade Pour en lire plus
Les asclépiades et les fleurs sauvages sont essentielles à la survie du monarque. Alors que l’asclépiade est toxique pour la plupart des insectes, les chenilles du monarque s’en régalent impunément! En réalité, elles ne mangent rien d’autre. Elles font preuve d’un appétit si vorace qu’à la fin de leur vie larvaire, elles sont 3 000 fois plus lourdes qu’au moment de leur éclosion. L’asclépiade doit sa toxicité aux cardénolides (glucosides cardiotoniques) qu’elle renferme. Les chenilles semblent immunisées contre ces toxines, mais elles deviennent à leur tour toxiques en les ingérant. Cette toxicité persistant jusqu’à l’âge adulte, les papillons s’avèrent inconsommables pour les prédateurs potentiels comme les oiseaux. Plus d’une centaine d’espèces d’asclépiade se retrouvent en Amérique du Nord. Chacune présente un degré de toxicité qui lui est propre. La majorité des espèces d’asclépiade qui servent de nourriture aux chenilles des monarques qui migrent au Mexique contiennent de faibles concentrations de cardénolides. Les monarques qui atteignent le Mexique sont donc moins toxiques que ceux qui hibernent en Californie et, par conséquent, plus susceptibles d’être attaqués par les oiseaux. Pour leur part, les adultes se nourrissent du nectar des fleurs. C’est le nectar qui leur fournit toute l’énergie dont ils ont besoin pour se reproduire, migrer et accumuler les lipides (graisses) nécessaires pour passer l’hiver. En automne, les adultes consacrent une bonne partie de leur temps à butiner les fleurs sauvages, en particulier les asters et les verges d’or. En peu de temps, leur teneur en graisses augmente de 500 %, leur poids double et leur « tour de taille » triple! De décembre à mars, les monarques vivent de leurs réserves de graisses. Tout monarque qui ne parvient pas à accumuler suffisamment de graisses en automne ou qui épuise ses réserves trop rapidement risque fort de ne pas survivre jusqu’au printemps suivant.

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Les écureuils, les oiseaux (oriole d’Audubon, cardinal à tête noire), les souris, les musaraignes et divers invertébrés terrestres (argyopes, mantes) figurent au nombre des prédateurs du monarque. La prédation par les oiseaux et les souris a surtout été observée au Mexique. La toxicité des papillons qui hibernent au Mexique est inférieure à celle des monarques qui passent l’hiver en Californie. Des bovins et des dindons domestiques ont déjà été observés en train de se nourrir de papillons au sol. Les grenouilles, les crapauds, les lézards et les serpents s’attaquent occasionnellement aux chenilles. Divers parasitoïdes (tachinaires, guêpes) et agents pathogènes contribuent également à réduire les populations de monarque. Dans les sites d’hibernation au Mexique, les monarques ne tolèrent que de très faibles fluctuations de température, et la moindre vague de froid ou la moindre tempête de neige peut avoir des conséquences désastreuses. Ainsi, au cours Pour en lire plus
Les écureuils, les oiseaux (oriole d’Audubon, cardinal à tête noire), les souris, les musaraignes et divers invertébrés terrestres (argyopes, mantes) figurent au nombre des prédateurs du monarque. La prédation par les oiseaux et les souris a surtout été observée au Mexique. La toxicité des papillons qui hibernent au Mexique est inférieure à celle des monarques qui passent l’hiver en Californie. Des bovins et des dindons domestiques ont déjà été observés en train de se nourrir de papillons au sol. Les grenouilles, les crapauds, les lézards et les serpents s’attaquent occasionnellement aux chenilles. Divers parasitoïdes (tachinaires, guêpes) et agents pathogènes contribuent également à réduire les populations de monarque. Dans les sites d’hibernation au Mexique, les monarques ne tolèrent que de très faibles fluctuations de température, et la moindre vague de froid ou la moindre tempête de neige peut avoir des conséquences désastreuses. Ainsi, au cours de l’été de 1993, le nombre d’observations de monarque dans l’est de l’Amérique du Nord a chuté de 90 %. Les scientifiques ont imputé le phénomène à une importante tempête de neige survenue pendant une vague de froid au cours de l’hiver de 1992.

La destruction des habitats du monarque par les humains demeure probablement la principale menace qui pèse sur l’espèce. L’exploitation forestière, l’application de pesticides, le développement immobilier et l’absence de réglementation visant à protéger les habitats du monarque ont contribué à faire des migrations annuelles du monarque un phénomène menacé.

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Les mâles sont pourvus d’une tache d’écailles spécialisées sur chaque aile postérieure. Cette tache noire est bien visible dans la portion subcentrale de l’aile. Cette tache est absente chez les femelles. La forme de l’extrémité de l’abdomen est également caractéristique. Chez la femelle, l’extrémité de l’abdomen est conique, tandis que chez le mâle, elle est fourchue.
Les mâles sont pourvus d’une tache d’écailles spécialisées sur chaque aile postérieure. Cette tache noire est bien visible dans la portion subcentrale de l’aile. Cette tache est absente chez les femelles. La forme de l’extrémité de l’abdomen est également caractéristique. Chez la femelle, l’extrémité de l’abdomen est conique, tandis que chez le mâle, elle est fourchue.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  •  établir un lien entre une espèce d’animal et son habitat;
  •  décrire la migration du monarque;
  • décrire les adaptations du monarque;
  •  comprendre que la destruction de l’habitat est une importante question environnementale qui a des répercussions à grande échelle;
  •  reconnaître que des espèces, comme le monarque, sont des indicateurs de la santé d’un écosystème.

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