Au Moyen Âge, la fête des Fous et la fête de l’âne furent très populaires.

La fête des fous était célébrée le jour de Noël, le 25 décembre, ou le jour de l’An ou de l’Épiphanie. Elle rappellait les Saturnales romaines. C’était un temps de liberté où les domestiques devenaient les maîtres et les maîtres les domestiques. En cette seule journée, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était tournée en dérision.

La fête de l’âne était célébrée dans certaines villes la veille de Noël ou au cours des secondes vêpres le 25 décembre : en souvenir de la fuite en Égypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d’âne. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par « hi-han ». L’Église a rapidement interdit ces célébrations qui prenaient un caractère obscène.

Au Moyen Âge, la fête des Fous et la fête de l’âne furent très populaires.

La fête des fous était célébrée le jour de Noël, le 25 décembre, ou le jour de l’An ou de l’Épiphanie. Elle rappellait les Saturnales romaines. C’était un temps de liberté où les domestiques devenaient les maîtres et les maîtres les domestiques. En cette seule journée, les valeurs établies de la société étaient renversées et la religion était tournée en dérision.

La fête de l’âne était célébrée dans certaines villes la veille de Noël ou au cours des secondes vêpres le 25 décembre : en souvenir de la fuite en Égypte, une jeune fille tenant un enfant dans ses bras pénétrait dans une église à dos d’âne. Pendant la messe, toutes les prières se terminaient alors par « hi-han ». L’Église a rapidement interdit ces célébrations qui prenaient un caractère obscène.

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

En France, dans la société traditionnelle, la préparation de la fête de Noël donnait lieu à un grand nettoyage de la maison et les travaux d’entretien devaient être terminés. Le dicton préconisait : 

À la saint Thomas
Cuis ton pain, lave tes draps
Tue un porc gras si tu l’as
Tu ne l’auras pas sitôt tué
Que Noël sera arrivé

Dans toutes les régions, pendant la veillée, des jeux, des devinettes, des chants, des contes et légendes permettaient de patienter et d’attendre l’heure de la messe de Minuit et du repas traditionnel. En Provence, en Alsace ou en Franche-Comté, les traditions de Noël ont développé des particularismes régionaux, dont les crèches vivantes et les marchés spécialisés.
En France, dans la société traditionnelle, la préparation de la fête de Noël donnait lieu à un grand nettoyage de la maison et les travaux d’entretien devaient être terminés. Le dicton préconisait : 

À la saint Thomas
Cuis ton pain, lave tes draps
Tue un porc gras si tu l’as
Tu ne l’auras pas sitôt tué
Que Noël sera arrivé

Dans toutes les régions, pendant la veillée, des jeux, des devinettes, des chants, des contes et légendes permettaient de patienter et d’attendre l’heure de la messe de Minuit et du repas traditionnel. En Provence, en Alsace ou en Franche-Comté, les traditions de Noël ont développé des particularismes régionaux, dont les crèches vivantes et les marchés spécialisés.

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

La France est majoritairement rurale au XIXe siècle. Les différences entre les coutumes festives des campagnes et des villes s’affirment. Les festivités de Noël ont un caractère religieux : la messe de minuit est un temps fort du calendrier liturgique. Les réjouissances populaires se portent sur les crèches spectacles et la dévotion à la crèche familiale se développe avec un caractère régional marqué. Le repas de Noël en milieu rural n’a pas encore pris la forme du réveillon, coutume plus citadine.

De nos jours, le caractère religieux s’estompe devant la fête familiale réunissant adultes et enfants autour du sapin pour la traditionnelle distribution de cadeaux.
La France est majoritairement rurale au XIXe siècle. Les différences entre les coutumes festives des campagnes et des villes s’affirment. Les festivités de Noël ont un caractère religieux : la messe de minuit est un temps fort du calendrier liturgique. Les réjouissances populaires se portent sur les crèches spectacles et la dévotion à la crèche familiale se développe avec un caractère régional marqué. Le repas de Noël en milieu rural n’a pas encore pris la forme du réveillon, coutume plus citadine.

De nos jours, le caractère religieux s’estompe devant la fête familiale réunissant adultes et enfants autour du sapin pour la traditionnelle distribution de cadeaux.

© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Au Canada, les traditions relatives à la fête de Noël nous sont parvenues de plusieurs pays. La France nous a transmis la célébration de la Nativité et ses vieux noëls, l’Allemagne l’arbre de Noël et ses divers ornements, et l’Angleterre les cartes de vœux. L’Irlande nous lègua cette ancienne coutume gaélique d’installer des lumières aux fenêtres. Puis, les États-Unis nous apportèrent le père Noël, la Tchécoslovaquie et le Japon déversèrent leur flot d’ornements de toutes sortes pour le sapin de Noël et la décoration des intérieurs domestiques.

Au Canada, les années 1880 marquèrent un tournant décisif dans la célébration de la fête de Noël. À partir de cette période, de nouvelles pratiques apparurent chez la classe bourgeoise anglophone des grands centres urbains. Désormais, la Noël n’était plus célébrée uniquement comme une fête religieuse, mais devenait un symbole de réjouissances civiles. La figure dominante de tous ces changements reste, sans contredit, Santa Claus, ou le père Noël. 


Chez la majorité des francophones, cependant, cette mutation s’effectua plutôt après la Première Guerre mondiale. Pour en lire plus

Au Canada, les traditions relatives à la fête de Noël nous sont parvenues de plusieurs pays. La France nous a transmis la célébration de la Nativité et ses vieux noëls, l’Allemagne l’arbre de Noël et ses divers ornements, et l’Angleterre les cartes de vœux. L’Irlande nous lègua cette ancienne coutume gaélique d’installer des lumières aux fenêtres. Puis, les États-Unis nous apportèrent le père Noël, la Tchécoslovaquie et le Japon déversèrent leur flot d’ornements de toutes sortes pour le sapin de Noël et la décoration des intérieurs domestiques.

Au Canada, les années 1880 marquèrent un tournant décisif dans la célébration de la fête de Noël. À partir de cette période, de nouvelles pratiques apparurent chez la classe bourgeoise anglophone des grands centres urbains. Désormais, la Noël n’était plus célébrée uniquement comme une fête religieuse, mais devenait un symbole de réjouissances civiles. La figure dominante de tous ces changements reste, sans contredit, Santa Claus, ou le père Noël. 


Chez la majorité des francophones, cependant, cette mutation s’effectua plutôt après la Première Guerre mondiale. Mine de rien, ce bon vieux père Noël devint rapidement le pôle d’attraction autour duquel s’articulèrent diverses manifestations communautaires.


© 1995, RCIP-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.

Saint Nicolas, la crosse à la main, dépose un pantin dans des souliers, devant une maison d'habitation.

Saint Nicolas, la crosse à la main, dépose un pantin dans des souliers, devant une maison d'habitation.

Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
19e siècle
Lithographie couleur
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Pendant le temps des fêtes, plusieurs églises et organismes de charité offrent aux pauvres et aux plus démunis le traditionnel repas de Noël (dinde rôtie, légumes et dessert). Fondé en 1910 par le révérend Pike, ministre méthodiste, le Bissell Centre est au service de la communauté depuis plus de quatre-vingts ans. Il offre des services quotidiens aux gens des quartiers défavorisés. Plus de 1 000 personnes assistent au repas du jour de l’An, servi par de nombreux bénévoles dans un esprit de joie et de partage.
Pendant le temps des fêtes, plusieurs églises et organismes de charité offrent aux pauvres et aux plus démunis le traditionnel repas de Noël (dinde rôtie, légumes et dessert). Fondé en 1910 par le révérend Pike, ministre méthodiste, le Bissell Centre est au service de la communauté depuis plus de quatre-vingts ans. Il offre des services quotidiens aux gens des quartiers défavorisés. Plus de 1 000 personnes assistent au repas du jour de l’An, servi par de nombreux bénévoles dans un esprit de joie et de partage.

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Repas de Noël

Repas de Noël

The Provincial Archives of Alberta, à Edmonton

Photographie
© 1995, RCIPN-Réseau canadien d'information sur le patrimoine. Tous droits réservés.


Chapeau de l'Armée du Salut

Ce chapeau de l'uniforme des femmes engagées dans l'Armée du Salut a été fabriqué à Londres en 1946. Fait de paille, ce chapeau de cérémonie s'attache sous le menton par deux larges rubans.

The Provincial Archives of Alberta, à Edmonton

Photographie
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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • découvrir comment les gens, les événements et les idées du passé ont une incidence sur le présent;
  • décrire l’évolution de la célébration religieuse du Noël chrétien;
  • décrire les traditions canadiennes de Noël du passé et du présent, en fournissant des exemples;
  • comparer les traditions de Noël d’une culture à l’autre, et au fil du temps.

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