Au Canada, la coutume de donner les cadeaux à Noël est relativement récente. Du début de la Nouvelle-France jusqu’à la fin du XIXe siècle, la distribution des étrennes se faisait au jour de l’An et non à Noël. La publicité commerciale dans les journaux amena progressivement les gens à donner une partie des étrennes à Noël et à garder l’autre pour le jour de l’An. Allant de pair avec les étrennes, le bas de Noël aura tôt fait de remplacer les souliers placés près de la cheminée.

Dans le dernier quart du XIXe siècle, du moins chez les familles bourgeoises, on commença à privilégier Noël pour remettre les cadeaux aux enfants. Les grands magasins offraient pour Noël une grande variété de jouets et de jeux pour les enfants et un large éventail de suggestions de cadeaux pour les échanges entre adultes. Avec la popularité grandissante du légendaire Santa Claus et, peu après, du père Noël au cours des années 1930, on en vint à distribuer les cadeaux uniquement à Noël et à négliger les étrennes au jour de l’An.

Au Canada, la coutume de donner les cadeaux à Noël est relativement récente. Du début de la Nouvelle-France jusqu’à la fin du XIXe siècle, la distribution des étrennes se faisait au jour de l’An et non à Noël. La publicité commerciale dans les journaux amena progressivement les gens à donner une partie des étrennes à Noël et à garder l’autre pour le jour de l’An. Allant de pair avec les étrennes, le bas de Noël aura tôt fait de remplacer les souliers placés près de la cheminée.

Dans le dernier quart du XIXe siècle, du moins chez les familles bourgeoises, on commença à privilégier Noël pour remettre les cadeaux aux enfants. Les grands magasins offraient pour Noël une grande variété de jouets et de jeux pour les enfants et un large éventail de suggestions de cadeaux pour les échanges entre adultes. Avec la popularité grandissante du légendaire Santa Claus et, peu après, du père Noël au cours des années 1930, on en vint à distribuer les cadeaux uniquement à Noël et à négliger les étrennes au jour de l’An.


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Les étrennes

Deux arbres de Noël symétriques, couverts d'étoiles et de bougies, sont dressés sur une table encombrée de jouets. Le terme étrenne est employé pour les cadeaux donnés à Noël. J.J. Sundt, Taille douce

Photo: Musée national des arts et traditions populaires, Paris, France
Musée national des arts et traditions populaires, Paris, France
XIXe siècle
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L'arbre de Noël

Enfants réunis autour d'un arbre de Noël dans un intérieur bourgeois à la fin du XIXe siècle. Lithographie coloriée

Photo : Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France

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Déjà, dans les années 1860, les jouets de fabrication allemande étaient largement « publicisés » dans les annonces commerciales faites par les grands magasins, jusqu’au moment où la production japonaise envahit le marché au cours du XXe siècle.

À cette époque, les jouets étaient clairement départagés entre les filles et les garçons. À ces derniers, on offrait des véhicules miniatures de pompiers ou de policiers, des petites voitures de livraison ou de promenade, des trains et des tramways, des soldats de plomb, des jeux de blocs, des jouets mécaniques de toutes sortes, des coffres d’outils de menuiserie et des habits de militaire ou de pompier.

Les filles recevaient, pour leur part, des jouets essentiellement associés à leur futur rôle de mère et de « ménagère ». Elles se voyaient offrir des poupées, des cuisinières miniatures avec batterie de cuisine, des services de vaisselle, des fers à repasser, des machines à laver et autres meubles de petit format, tel le piano droit.

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces beaux joujoux restèrent l’apanage de l’élite bourgeoise. Dan Pour en lire plus

Déjà, dans les années 1860, les jouets de fabrication allemande étaient largement « publicisés » dans les annonces commerciales faites par les grands magasins, jusqu’au moment où la production japonaise envahit le marché au cours du XXe siècle.

À cette époque, les jouets étaient clairement départagés entre les filles et les garçons. À ces derniers, on offrait des véhicules miniatures de pompiers ou de policiers, des petites voitures de livraison ou de promenade, des trains et des tramways, des soldats de plomb, des jeux de blocs, des jouets mécaniques de toutes sortes, des coffres d’outils de menuiserie et des habits de militaire ou de pompier.

Les filles recevaient, pour leur part, des jouets essentiellement associés à leur futur rôle de mère et de « ménagère ». Elles se voyaient offrir des poupées, des cuisinières miniatures avec batterie de cuisine, des services de vaisselle, des fers à repasser, des machines à laver et autres meubles de petit format, tel le piano droit.

Jusqu’à la fin de la Seconde Guerre mondiale, ces beaux joujoux restèrent l’apanage de l’élite bourgeoise. Dans les milieux populaires, les cadeaux étaient beaucoup plus modestes. Dans leur bas de Noël, les enfants trouvaient des oranges, des bonbons, des poupées ou des bonshommes en pain d’épices (appelés nolais en Acadie) et des biscuits de Noël. Les plus chanceux y découvraient parfois un petit jouet de fabrication artisanale et, plus rarement, un beau joujou commercial acheté à prix fort par les parents.


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Cadeaux aux petites filles

Dînette de poupée d'esprit Windsor, en bois, et poupée de porcelaine fabriquée par Armand Marseille. Dînette : XXe siècle Poupée : vers 1910

Photo : Musée de la civilisation, Pierre Soulard, 1995

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Cadeaux aux petits garçons

Camion à benne basculante en métal, ferme agricole en tôle de fer comprenant une étable, un hangar et un silo, et cheval de bois monté sur roulettes, de fabrication artisanale. Camion et cheval :1900-1940 Ferme : 1956-1962

Photo : Musée de la civilisation, Pierre Soulard, 1995
Musée de la civilisation, Québec, Canada

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Jeune garçon accroupi sous la table en train de chercher des cadeaux cachés dans la paille.

La paille répandue sous la table recrée le décor de Bethléem où l'Enfant Jésus est né. Un jeu rituel veut que l'on cache des cadeaux dans la paille et à un certain moment, l'enfant de la famille se précipite sous la table pour trouver ces présents. Même le chien de la famille reçoit une gâterie à cette occasion.

Photo : David J. Goa, 1995
Folklife Collections, Provincial Museum of Alberta, Edmonton, Canada

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En Amérique, le traditionnel bas de Noël remonte en fait à la fin du XIXe siècle. Les premiers à faire mention du bas de Noël suspendu à la cheminée furent l’illustrateur Thomas Nast, dans ses dessins, et l’écrivain George Webster dans un récit racontant la visite de Santa Claus.

Au Québec tout comme en Acadie, la coutume voulant que les enfants placent leurs souliers près de la cheminée pour que l’Enfant Jésus d’abord, et le père Noël plus tard, puisse y déposer des cadeaux la nuit de Noël ne semble pas remonter au-delà de cette période. Cette coutume nous est probablement venue des pays européens, où elle était pratique courante au XIXe siècle.

Chez certaines familles québécoises, les enfants accrochaient leur bas au pied du lit plutôt que de le suspendre près de la cheminée ou d’y déposer leurs souliers. Cette coutume aurait cessé au cours des années 1930, lorsqu’on commença à dresser un arbre de Noël dans la maison et à y placer les cadeaux à son pied.

Pour les habitants des Prairies canadiennes, les mandarines japonaises ont une signification particulière. Présents de l’Orie Pour en lire plus

En Amérique, le traditionnel bas de Noël remonte en fait à la fin du XIXe siècle. Les premiers à faire mention du bas de Noël suspendu à la cheminée furent l’illustrateur Thomas Nast, dans ses dessins, et l’écrivain George Webster dans un récit racontant la visite de Santa Claus.

Au Québec tout comme en Acadie, la coutume voulant que les enfants placent leurs souliers près de la cheminée pour que l’Enfant Jésus d’abord, et le père Noël plus tard, puisse y déposer des cadeaux la nuit de Noël ne semble pas remonter au-delà de cette période. Cette coutume nous est probablement venue des pays européens, où elle était pratique courante au XIXe siècle.

Chez certaines familles québécoises, les enfants accrochaient leur bas au pied du lit plutôt que de le suspendre près de la cheminée ou d’y déposer leurs souliers. Cette coutume aurait cessé au cours des années 1930, lorsqu’on commença à dresser un arbre de Noël dans la maison et à y placer les cadeaux à son pied.

Pour les habitants des Prairies canadiennes, les mandarines japonaises ont une signification particulière. Présents de l’Orient, depuis 110 ans, leur arrivée pendant la saison la plus froide égaie de nombreux foyers au temps des fêtes. Aujourd’hui, le père Noël accompagné de jeunes Japonaises vêtues de kimonos traditionnels, accueille chaque année, au port de Vancouver, le premier arrivage de mandarines japonaises. Le matin de Noël, de nombreux enfants trouvent ces fruits savoureux dans leur bas de Noël.


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Travailleurs de l'Armée du Salut

Photographie ancienne de travailleurs de l'Armée du Salut (organisme de charité) remplissant des caisses de mandarines qui seront distribuées aux pauvres pour Noël. Tous les ans, au temps des fêtes, cet organisme s'installe sur les places publiques et aux carrefours achalandés pour recueillir les dons des passants au profit des plus démunis.

Photo : The Provincial Archives of Alberta, à Edmonton, Canada
The Provincial Archives of Alberta, à Edmonton

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Les sabots dans l'âtre

Tradition selon laquelle les enfants plaçaient leurs sabots devant l'âtre pour recevoir des cadeaux. Les sabots sont remplacés ensuite par les souliers et maintenant par la chaussette en tricot.

Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), Paris, France
siècle
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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • découvrir comment les gens, les événements et les idées du passé ont une incidence sur le présent;
  • décrire certaines traditions de Noël au Canada ainsi que leur évolution, et en fournir des exemples;
  • comparer les traditions de Noël selon les cultures, et aussi à travers le temps;
  • comprendre que les cultures matérielle et populaire reflètent les changements historiques.

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