Une querelle éclata entre les propriétaires de l’Association de hockey de l’Est du Canada lorsque les dirigeants des Wanderers de Montréal envisagèrent de déménager dans un plus petit aréna. Cet incident entraîna la dissolution de la Ligue qui se scinda en deux. Maintenant que tous les joueurs étaient libres, ils pouvaient décider d’aller là où bon leur semblait. Ce n’était surtout pas l’argent qui manquait. En 1909, l’Association canadienne de hockey était formée, recueillant la plupart de ses concessions provenant de l’AHEC; une seconde ligue fut également créée sous le nom d’«Association nationale de hockey ». Cette dernière se composait de deux équipes de Montréal, d’une de Renfrew, d’une Cobalt et d’une Haileybury en Ontario. L’une des équipes de Montréal, les Wanderers, faisait partie de l’ancienne formation de l’AHEC, alors que l’autre, le Canadien, devait servir à susciter l’intérêt de
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Une querelle éclata entre les propriétaires de l’Association de hockey de l’Est du Canada lorsque les dirigeants des Wanderers de Montréal envisagèrent de déménager dans un plus petit aréna. Cet incident entraîna la dissolution de la Ligue qui se scinda en deux. Maintenant que tous les joueurs étaient libres, ils pouvaient décider d’aller là où bon leur semblait. Ce n’était surtout pas l’argent qui manquait. En 1909, l’Association canadienne de hockey était formée, recueillant la plupart de ses concessions provenant de l’AHEC; une seconde ligue fut également créée sous le nom d’«Association nationale de hockey ». Cette dernière se composait de deux équipes de Montréal, d’une de Renfrew, d’une Cobalt et d’une Haileybury en Ontario. L’une des équipes de Montréal, les Wanderers, faisait partie de l’ancienne formation de l’AHEC, alors que l’autre, le Canadien, devait servir à susciter l’intérêt des Montréalais de langue française. Lorsque les deux ligues dressèrent leurs formations respectives, les propriétaires de chacune se déclarèrent la guerre. C’est alors que l’ANH parvint à attirer « Cyclone » Taylor à Renfrew. Elle réussit un coup d’éclat qui lui donna ainsi une crédibilité instantanée.
Les propriétaires de l’ACH avaient participé à la création de ces deux ligues en chassant les Wanderers et en refusant que Renfrew fasse partie de leur ligue. Ils perdirent ainsi l’appui du public, car les partisans croyaient désormais que l’ANH était beaucoup plus prestigieuse. À peine dix jours après le début de la saison, l’état-major de l’ANH et les propriétaires de l’ACH décidèrent de tenir une réunion. Ils auraient discuté de la fusion des deux ligues. L’ANH accepta d’accueillir seulement les Shamrocks et les champions en titre de la Coupe Stanley, les Sénateurs d’Ottawa. Lorsque ces deux équipes acceptèrent l’invitation, l’ACH était tellement démunie qu’elle dut mettre un terme à ses activités. L’ANH, qui comptait alors sept équipes, connut une très bonne saison inaugurale. Or, les dépenses associées à cette première année s’avérèrent, hélas, extrêmement coûteuses. Après la saison, de nombreuses équipes changèrent de propriétaire ou de ville et on décréta un plafond salarial. De nombreux joueurs n’approuvèrent pas cette décision et deux des grandes vedettes de l’équipe de Renfrew, Lester et Frank Patrick, quittèrent la ligue et retournèrent vivre à Vancouver. Les deux frères revinrent au cours de la saison 1911-1912. Ils avaient créé une nouvelle ligue rivale, l’Association de hockey de la Côte du Pacifique. Afin de former des équipes, l’AHCP soudoya celles de l’ANH. Malheureusement, un grave problème vint contrer ces efforts : l’éclatement de la Première Guerre mondiale. Un grand nombre des joueurs furent appelés à servir outre-mer et une équipe entière, l’équipe militaire du 228e bataillon, partit pour la guerre en 1916-1917. La saison 1916-1917 fut tumultueuse pour l’ANH; il allait en effet s’agir de sa dernière. L’été suivant, elle était restructurée et devenait la Ligue nationale de hockey.
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