Les Pieds-Noirs vivent dans les prairies du sud de l’Alberta, au Canada, et dans le Montana, aux États-Unis. Notre peuple est formé de trois tribus : Les Siksikas vivaient habituellement dans les parties nord et est de notre territoire. Ce nom se traduit Blackfoot ou « Pied-Noir ». Les Kainahs vivaient dans la partie centrale de notre territoire. Kainah signifie « Nombreux chefs ». Nous sommes également appelés les Gens du sang. Les Piégans campaient le long des pentes du côté est des Rocheuses et dans la partie sud de notre territoire. Aujourd’hui, ils se subdivisent en Amsskaapipikanis (Piégans du sud) dans le Montana et en Apatohsipikanis (Piégans du nord) dans le sud-ouest de l’Alberta.

Même si nous avons une langue et une culture communes, certaines de nos pratiques sont différentes d’une tribu à l’autre.

Traditionnellement, nous formions un peuple de nomades. Nous voyagions constamment d& Pour en lire plus

Les Pieds-Noirs vivent dans les prairies du sud de l’Alberta, au Canada, et dans le Montana, aux États-Unis. Notre peuple est formé de trois tribus :

  • Les Siksikas vivaient habituellement dans les parties nord et est de notre territoire. Ce nom se traduit Blackfoot ou « Pied-Noir ».
  • Les Kainahs vivaient dans la partie centrale de notre territoire. Kainah signifie « Nombreux chefs ». Nous sommes également appelés les Gens du sang.
  • Les Piégans campaient le long des pentes du côté est des Rocheuses et dans la partie sud de notre territoire. Aujourd’hui, ils se subdivisent en Amsskaapipikanis (Piégans du sud) dans le Montana et en Apatohsipikanis (Piégans du nord) dans le sud-ouest de l’Alberta.

Même si nous avons une langue et une culture communes, certaines de nos pratiques sont différentes d’une tribu à l’autre.

Traditionnellement, nous formions un peuple de nomades. Nous voyagions constamment d’un bout à l’autre de notre territoire, en vivant de chasse et de cueillette. Autrefois, nous n’étions pas unis dans une alliance formelle, mais comme nos trois tribus coexistaient souvent, plusieurs personnes parlaient de nous comme de la Confédération pied-noir. Aujourd’hui, nous menons une vie moderne dans quatre réserves aux États-Unis et au Canada, et nous travaillons ensemble afin de trouver des moyens de perpétuer notre culture.

Nous nous nommons Nitsitapii mais on nous appelle les Pieds-Noirs. Nous possédons de nombreuses légendes sur les Spomi-tapi-ksi (êtres célestes) qui font partie de notre monde, nous ont aidés et nous ont enseigné un grand nombre de leçons importantes. Les Spomi-tapi-ksi nous guident dans nos voyages et définissent les saisons.

Tous les êtres coexistent afin de survivre dans le monde. Les légendes de Spomi-tapi-ksi servent à enseigner le respect envers toute vie et à encourager la coexistence. Nous possédons plusieurs légendes à propos de personnes qui sont mortes et sont devenues des étoiles. Ces légendes nous rappellent les comportements appropriés à adopter.


© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Chief Mountain, dans le Montana

Les montagnes Rocheuses marquent la frontière ouest de notre territoire.

Musée Glenbow

Chief Mountain, dans le Montana, ÉTATS-UNIS
© Musée Glenbow


Earl Old Person

Je m’appelle Earl Old Person. Je suis le chef et le président de la tribu pied-noir et de la réserve pied-noir de Browning, dans le Montana. Nous écoutons nos compatriotes, nos parents et nos grands-parents nous parler de ce qui est arrivé dans le passé et de ce que nous voyons aujourd’hui.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003


Introduction

Cela représente les choses qui se sont passées. Sur quelques-uns de nos abris, il y a des peintures qui représentent certaines des légendes qui nous ont été racontées. Nous avons un tipi avec des étoiles dessinées sur les oreillettes. Certaines de ces étoiles peintes sur les tipis sont appelées les Sept Frères, ou encore la Grande Casserole ou la Grande Ourse. Mais leur histoire est celle de sept frères abandonnés et perdus loin de leur demeure. Errant et cherchant un endroit pour s’abriter, ils arrivèrent à un magnifique tipi habité par une femme. Bien entendu, l’aîné des sept frères voulait probablement vivre avec cette femme, et ils habitèrent donc ensemble. Il ne fallut pas longtemps au jeune homme pour se rendre compte que cette femme ne lui convenait pas. Elle devint très dure et se comportait de façon méchante. Elle commença à s’intéresser à ses frères, et il avait peur pour eux. Il essaya de les avertir de ne pas vivre avec cette femme. Ils finirent par trouver un moyen de lui échapper et ils s’enfuirent. Ils allèrent alors vers ce que nous appelons les cieux. Nous les considérons parfois comme des gens de notre peuple qui nous ont précédés dans les cieux. Et les gens voient ces étoiles aujourd’hui, la Grande Ourse, celles que vous voyez sur les oreillettes de ces tipis.

Nous avons aussi les étoiles groupées (les Pléiades). C’étaient des garçons négligés par leur père. Ils regardaient leur père partir à la chasse et attendaient qu’il revienne avec le bison. Cette fois-là, il ne rapporta pas le bison à naître. Ils étaient donc contrariés et s’en allèrent ensemble pour devenir les étoiles groupées. Ils quittèrent leur famille et s’en allèrent eux aussi dans les cieux. Ils reviennent à une certaine époque de l’année mais ils s’en vont de nouveau. Aujourd’hui, les gens regardent dans le ciel et voient ces cinq étoiles qu’ils appellent les étoiles groupées. Si vous regardez le ciel la nuit, vous allez voir une bande qui traverse le ciel (la Voie lactée). Cela ressemble à un sentier et c’est précisément un sentier, le sentier des loups, que l’on appelle aujourd’hui Makoi-yohsokoyi. Les loups sont venus vivre avec les gens, ils leur ont enseigné beaucoup de choses, comment approcher les autres animaux et vivre avec eux. Les loups étaient très proches des gens mais on savait aussi qu’ils allaient dans les cieux. Et qu’ils quittaient les sentiers pour venir aider les gens sur terre et vivre avec eux, leur enseignant beaucoup de choses et comment connaître les animaux qu’ils avaient pu leur présenter. Voilà pour le sentier des loups. Aujourd’hui, cette nuit ou n’importe quelle nuit, regardez le ciel lorsqu’il est dégagé et vous verrez le sentier des loups.

Réseau canadien d'information sur le patrimoine

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003


Dans cette légende des Pieds-Noirs des Prairies de l'Amérique du Nord, six enfants se sentaient abandonnés par leurs parents. Ils s'élevèrent dans le ciel pour devenir les Six Garçons perdus, le groupe d'étoiles des Pléiades.

Bonjour, je m’appelle Clifford Crane Bear. C’est sous ce nom que je suis connu dans le monde des Blancs, mais mon véritable nom est Naam-ikkaya’yi (le coureur rapide), le nom de mon grand-père. Aujourd’hui, je vais vous parler un peu des boucliers, et de la légende que mon grand-père m’a racontée. Ici, il y a six plumes. Vous pouvez dire qu’il y a en sept, en comptant toutes celles-ci. Mais disons six plumes. Il y a bien longtemps vivait un jeune garçon. Alors que son père s’apprête à partir à la chasse au bison, le garçon court vers lui et lui dit : « Papa, lorsque tu attraperas un bison, pourrais-tu me rapporter le bison à naître ? » Le père regarde son fils et lui répond : « D’accord. ». Et il part chasser. Tard ce soir-là, lorsque le père revient de la chasse, le garçon court à la rencontre de son père et lui dit : « Papa, où est mon bison à naître? » Le père s’arrête et répond : « Oh, je l’ai oublié. » Il s’éloigne et entre dans son tipi. Le garçon reste dehors, l’air blessé et très triste à cause de son père. Il réfléchit et se dit : « Mon père ne m’aime pas, il ne s’occupe pas de moi. Je ne veux pas rester là où je ne suis pas aimé. » Le garçon se retourne donc et se dirige vers la prairie. Il aperçoit alors cinq garçons. Il s’approche d’eux et leur demande : « Qu’est-ce que vous faites là tout seuls? » Les cinq garçons répondent : « Nous avons demandé à nos pères de nous rapporter le bison à naître mais ils ne l’ont pas fait. Nous ne voulons pas vivre là où nous ne sommes pas désirés, pas aimés, et où l’on ne s’occupe pas de nous. » Voilà donc six garçons perdus qui erraient dans la prairie. Ils ne voulaient pas retourner à la maison et commencèrent à discuter à propos de ce qu’ils devaient devenir et de ce qu’ils devaient faire. « Nous devrions être six arbres géants », dit l’un d’eux. « Non, quelqu’un viendra nous abattre et nous ne serons plus là. » « Alors, nous devrions être six lacs », dit un autre. « Non, non, non, non, nous finirons par nous assécher. » Un autre garçon suggéra : « Nous devrions être six cygnes. » « Non, quelqu’un va venir nous chasser et tous nous tuer. » L’un des jeunes garçons regarda vers le ciel et dit : « Nous devrions aller dans les cieux, où nous pourrons demeurer et regarder notre peuple. » « Quelle bonne idée! », dirent-ils tous. Et ils montèrent donc dans les cieux. Nous pouvons les voir encore aujourd’hui. Au printemps, quand les bisons commencent à naître, les six garçons perdus disparaissent. À l’automne et lorsque l’hiver s’en vient et que les bisons commencent à devenir plus foncés, les six garçons perdus sortent pour les voir. Parce qu’on ne leur a pas rapporté le bison à naître, ces jeunes garçons ne voient jamais les bisons à naître, ou seulement lorsqu’ils deviennent un peu plus âgés. Après avoir fini de me raconter cette légende, mon grand-père m’a dit : « Tsiki (mon fils), quand tu seras plus grand et que tu auras ta propre famille, si tu es fâché contre tes enfants, va dehors, regarde vers le ciel et tu verras ces étoiles. Beaucoup de ces étoiles sont des enfants dont on ne s’occupait pas, des enfants qui ont été punis ou qui n’étaient pas aimés par leurs parents. Ils sont tous là-haut. Ces étoiles te rappellent de ne jamais négliger tes enfants. Voilà pour les six garçons perdus.»

Clifford Crane Bear, Siksika

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003


Collier de queues de bison

Les bisons sont de couleur jaune à la naissance. Les six queues de bison de ce collier symbolisent l'histoire des six enfants qui montèrent dans le ciel pour devenir les Pléiades. Old Sun, chef du clan Medicine Man des Siksikas du Nord, portait ce collier quand il était enfant. Ce collier rappelle aux adultes de ne pas négliger les souhaits de leurs enfants.

Siksika
Musée Glenbow
vers milieu des années 1800
Collier
AF 358
© Musée Glenbow


Bouclier

Les guerriers peignaient souvent des images de leurs exploits sur leur bouclier. Les lignes en zig-zag et les demi-cercles indiquent le nombre de fois où le propriétaire a agi comme éclaireur dans un raid. L'image du bison rapproche le propriétaire de la puissance du bison. Les six plumes nous rappellent la légende des six garçons perdus qui sont devenus les Pléiades.

Siksika
Musée Glenbow
vers 1900
AF 763
© Musée Glenbow


Selon les Pieds-Noirs des Prairies de l’Amérique du Nord, il était une fois un camp de dix cabanes. Dans l’une d’elles vivait une famille de neuf enfants, sept garçons et deux filles. Pendant que les six aînés des garçons étaient partis à la guerre, l’aînée des filles, la Femme à la peau d’ours, épousa un ours grizzly. Son père était en colère, au point où, avec d’autres, il encercla la tanière de l’ours grizzly et le tua. Lorsque la Femme à la peau d’ours se rendit compte que son mari était mort, elle se transforma en un énorme ours grizzly et devint la Femme à la peau d’ours. Elle attaqua le camp, tuant tout le monde, y compris sa mère et son père. Elle épargna toutefois son plus jeune frère ainsi que sa soeur. Les deux furent très effrayés lorsqu’ils la surprirent se parlant toute seule et préparant la manière dont elle pourrait les tuer. Un jour, en allant chercher de l’eau à la rivière, la plus je Pour en lire plus

Selon les Pieds-Noirs des Prairies de l’Amérique du Nord, il était une fois un camp de dix cabanes. Dans l’une d’elles vivait une famille de neuf enfants, sept garçons et deux filles. Pendant que les six aînés des garçons étaient partis à la guerre, l’aînée des filles, la Femme à la peau d’ours, épousa un ours grizzly. Son père était en colère, au point où, avec d’autres, il encercla la tanière de l’ours grizzly et le tua. Lorsque la Femme à la peau d’ours se rendit compte que son mari était mort, elle se transforma en un énorme ours grizzly et devint la Femme à la peau d’ours. Elle attaqua le camp, tuant tout le monde, y compris sa mère et son père. Elle épargna toutefois son plus jeune frère ainsi que sa soeur. Les deux furent très effrayés lorsqu’ils la surprirent se parlant toute seule et préparant la manière dont elle pourrait les tuer. Un jour, en allant chercher de l’eau à la rivière, la plus jeune des deux sœurs rencontra ses six frères de retour du sentier de la guerre. Elle leur expliqua quel danger ils couraient, et ils firent des plans pour la sauver. Elle cueilla de nombreuses figues de Barbarie (« poires-cactus ») et reçut l’ordre de les mettre devant la cabane de manière à ce qu’ils puissent s’enfuir en sécurité. Les enfants quittèrent la cabane à minuit. L’aînée des deux sœurs les entendit partir et voulut les suivre. Mais elle marcha sur les figues de Barbarie. Hurlant de douleur, elle se transforma à nouveau en ours et courut après ses frères. Le plus jeune des frères possédait des pouvoirs magiques impressionnants.

Lorsque la Femme à la peau d’ours les rattrappa, le plus jeune des frères tira une flèche en l’air. Immédiatement, les enfants eurent autant d’avance sur leur soeur que la flèche. Alors que la Femme à la peau d’ours se rapprochait de nouveau, le jeune frère agita sa plume magique, qui mit d’épaisses broussailles en travers du chemin de la poursuivante. Ensuite, il mit un lac entre elle et les autres enfants. Enfin, dans un dernier effort pour faciliter leur fuite, il fit apparaître un grand arbre, dans lequel les sept frères et leur petite soeur grimpèrent. Mais la Femme grizzly fit tomber les quatre enfants qui étaient le plus bas. Elle allait les tuer lorsque le plus jeune frère agita sa plume magique et, tout en chantant, tira une flèche en l’air. Immédiatement, la petite soeur monta dans le ciel. Il tira six autres flèches, et chaque fois l’un des frères monta dans le ciel. Enfin, le plus jeune frère suivit, et tous formèrent la famille des Sept Frères. Ils adoptèrent dans le ciel la même position qu’ils avaient dans l’arbre. La petite étoile à une extrémité de la poignée représente la petite soeur, et les quatre du bas sont les frères qui avaient été jetés en bas de l’arbre par leur soeur grizzly.

- Raconté par Brings Down the Sun, Apatohsipikani.


© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Ursa Above the Earth

Constellations du ciel nocturne, y compris la Grande Ourse.

Joane CARDINAL-SCHUBERT, Académie royale des arts du Canada, Premières Nations, Gens du sang (1942-)
Collection du musée Glenbow - Oeuvre achetée avec l'aide du programme d'aide aux acquisitions du Conseil des Arts du Canada et du fonds de dotation des collections du musée Glenbow
1987
pastel à l'huile, aquarelle sur papier vélin
20002000.002.001
© Musée Glenbow


Robe de cérémonie kainai

Dick et Beth Soop montrent leur robe de cérémonie décorée, kainai, 1944. Les Pléiades, la Grande Ourse et la Voie lactée y sont représentées.

Archives Glenbow

NA 5550-10
© Archives Glenbow


Les Spomi-tapi-ksi (êtres célestes) font partie du monde des Pieds-Noirs. Natosi (le Soleil), sa femme Kokomi kisomm (la Lune) et leur fils Ipiso waahsa (l'Étoile du matin) ont donné à nos ancêtres d'importantes cérémonies sacrées que nous utilisons toutes les fois que nous avons besoin d'aide et de conseils dans nos vies.

L'une de nos légendes ancestrales raconte comment un pauvre jeune homme fut marqué d'une terrible cicatrice, d'où son nom « le Balafré ».

Les Pieds-Noirs des Prairies de l'Amérique du Nord croient qu'un pauvre jeune homme, surnommé le Balafré, était marqué d'une terrible cicatrice. Rejeté par les femmes qu'il voulait épouser, il décida de voyager afin de tenter de guérir sa cicatrice. Après avoir voyagé pendant plusieurs jours, il alla vivre avec Natosi (le Soleil), Kokomi-kisomm (la Lune) et Ipiso-waahsa (l'Étoile du matin). Au cours de son séjour chez eux, il connut de nombreuses aventures et reçut plusieurs présents, notamment la sue Pour en lire plus
Les Spomi-tapi-ksi (êtres célestes) font partie du monde des Pieds-Noirs. Natosi (le Soleil), sa femme Kokomi kisomm (la Lune) et leur fils Ipiso waahsa (l'Étoile du matin) ont donné à nos ancêtres d'importantes cérémonies sacrées que nous utilisons toutes les fois que nous avons besoin d'aide et de conseils dans nos vies.

L'une de nos légendes ancestrales raconte comment un pauvre jeune homme fut marqué d'une terrible cicatrice, d'où son nom « le Balafré ».

Les Pieds-Noirs des Prairies de l'Amérique du Nord croient qu'un pauvre jeune homme, surnommé le Balafré, était marqué d'une terrible cicatrice. Rejeté par les femmes qu'il voulait épouser, il décida de voyager afin de tenter de guérir sa cicatrice. Après avoir voyagé pendant plusieurs jours, il alla vivre avec Natosi (le Soleil), Kokomi-kisomm (la Lune) et Ipiso-waahsa (l'Étoile du matin). Au cours de son séjour chez eux, il connut de nombreuses aventures et reçut plusieurs présents, notamment la suerie dont Natosi se servait pour guérir son visage, ainsi qu'un bouclier, un arc et des flèches. Lorsque le Balafré partit pour retourner chez son peuple, Natosi lui donna un vêtement de daim blanc richement décoré de piquants de porc-épic et de scalps pour commémorer l'époque où le Balafré avait sauvé l'Étoile du matin des grues. Natosi donna aussi au Balafré les instructions pour ériger la Loge sainte construite chaque année par une femme vertueuse au moment du solstice.

- Raconté par Earl Old Person, (Amsskaapipikani) ou par Three Bears (Duvall).

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Tipi de l'étoile qui tombe

Shot Both Sides et Fred Tailfeathers devant le tipi de l'étoile qui tombe, kainai.

Archives Glenbow
années 1930
NA 1241-869
© Archives Glenbow


Amulette

Amulette de cordon ombilical, pied-noir, années 1960 - Dans les familles aisées, on cousait souvent le cordon ombilical des enfants dans une poche spéciale, en forme de serpent pour les garçons et de lézard pour les filles. Les enfants portaient cette amulette sur leur épaule gauche, au-dessus de leur coeur. Le motif en forme d'étoile donnait à l'enfant le pouvoir des Êtres d'en haut ainsi que le courage dans sa jeune vie.

Musée Glenbow
1960s
AF 4262
© Musée Glenbow


Sueries

L'une de nos légendes ancestrales raconte comment un homme appelé le Balafré partit en voyage pour aller vivre avec Natosi (le Soleil), Kokomi-kisomm (la Lune) et Ipiso-waahsa (l'Étoile du matin). Au cours de son séjour chez eux, il connut de nombreuses aventures et reçut de nombreux présents, dont la suerie, l'arc et la flèche. La suerie occupe une place très importante dans nos cérémonies.

Musée Glenbow

AF 742
© Musée Glenbow


L’Étoile fixe ou Étoile du Nord est essentielle à la navigation dans l’hémisphère nord.

La femme qui a épousé l’Étoile du matin - Cette légende explique la naissance de l’Étoile du Nord et la manière dont nous avons reçu l’une de nos plus importantes cérémonies.

Selon le peuple pied-noir des Prairies de l’Amérique du Nord, c’était l’été lorsque deux jeunes filles sortirent de leur cabane pour dormir. Elles se réveillèrent avant l’aube, et l’une dit à l’autre : « Je voudrais épouser cette belle étoile qui brille tant. » Peu de temps après, les deux mêmes jeunes filles ramassaient du bois dehors. Elles allaient rentrer à la maison avec leurs fagots lorsqu’une des cordes qui retenait le fagot transporté par la jeune fille qui voulait épouser l’étoile se rompit. Pendant que la jeune fille la réparait, un jeune homme s’approcha et lui dit qu’il la cherchait Pour en lire plus
L’Étoile fixe ou Étoile du Nord est essentielle à la navigation dans l’hémisphère nord.

La femme qui a épousé l’Étoile du matin - Cette légende explique la naissance de l’Étoile du Nord et la manière dont nous avons reçu l’une de nos plus importantes cérémonies.

Selon le peuple pied-noir des Prairies de l’Amérique du Nord, c’était l’été lorsque deux jeunes filles sortirent de leur cabane pour dormir. Elles se réveillèrent avant l’aube, et l’une dit à l’autre : « Je voudrais épouser cette belle étoile qui brille tant. » Peu de temps après, les deux mêmes jeunes filles ramassaient du bois dehors. Elles allaient rentrer à la maison avec leurs fagots lorsqu’une des cordes qui retenait le fagot transporté par la jeune fille qui voulait épouser l’étoile se rompit. Pendant que la jeune fille la réparait, un jeune homme s’approcha et lui dit qu’il la cherchait. Puis il déclara : « Je suis l’Étoile du matin que tu as dit vouloir épouser. » Il la prit chez lui avec Natosi (le Soleil) et Kokomi-kisomm (la Lune). Au bout de quelque temps, elle donna naissance à un enfant. Pour s’occuper, elle sortait tous les jours pour ramasser des racines et des navets. Elle pouvait aller partout dans le ciel, mais son mari lui interdisait de creuser pour ramasser un certain gros navet. Mais un jour la tentation fut trop forte, et la jeune femme ne put s’empêcher de creuser pour prendre le navet et voir ce qu’il y avait dessous. Regardant à travers un trou dans le ciel, qui est l’Étoile du Nord, elle vit sa famille en bas sur la Terre. Elle se sentit très seule et commença à pleurer. Finalement, Ipiso-waahsa (l’Étoile du matin) coupa une longue corde de cuir brut de bison et la redescendit sur la Terre avec son enfant. Avant qu’elle ne parte, il lui donna une coiffure de cérémonie et une robe à dents d’élan, ainsi que la cérémonie de l’ookaan. Son peuple devait tenir cette cérémonie chaque année pour appeler Natosi (le Soleil) et implorer sa pitié et son aide.

- Raconté par Mme Wolf Plume, Amsskaapipikani, en 1911.

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003

Une vesse-de-loup géantes

Après que la femme qui avait épousé l'Étoile du matin fut revenue sur la Terre, son fils fut transformé en une vesse-de-loup géante. Cette sorte de champignon, que nous appelons Kakatosii, pousse à de nombreux endroits dans la prairie. Nous utilisons la poudre de vesse-de-loup pour arrêter les saignements et les hémorragies. Des vesses-de-loup géantes sont souvent dessinées au bas des tipis.

Musée Glenbow

© Musée Glenbow


Moccasins

Le dessin peut représenter l'Étoile du matin ou un Être de rêve.

Musée Glenbow
early 1900s
R84.10 a-b
© Musée Glenbow


Le Sentier des loups nous rappelle le temps où nos ancêtres ont appris des loups comment survivre.

Selon le peuple pied-noir des Prairies de l’Amérique du Nord, Makoiyi - les loups - ont été les premiers Ksahkomi tapiksi (êtres terrestres) à avoir pitié de nous. Au cours d’un hiver neigeux, alors que notre peuple mourait de faim, un jeune homme et sa famille campaient seuls à la recherche de nourriture. Les loups trouvèrent la famille et lui apparurent sous forme de jeunes hommes qui apportaient de la viande fraîche vers leur tipi. Les loups ramenèrent la famille avec eux à leur camp, où de nombreuses espèces d’animaux campaient ensemble et aidèrent la famille à s’installer, à faire du feu et à obtenir de la nourriture. Les animaux partagèrent de nombreux cadeaux spirituels avec le jeune homme et lui apprirent comment collaborer avec d’autres personnes pour chasser le bison et d’autres animaux. Les loups enseignèrent aussi à nos ancêtres que l’on peut manger les animaux qui ont des sabots ou des cornes mais qu’il faut épargner ceux qui ont des griffes ou des serres. Les loups disparurent au printemps mais on les voit toujours dans le ciel sous la forme de Makoi-Yohsokoyi (Sentier des loups). Ces étoiles nous rappellent constamment comment nous devrions vivre ensemble.

Il a invité les hommes importants des différents clans et il les a nourris. Il leur a dit qu’il avait été sauvé par les animaux et qu’on lui avait donné les pouvoirs, et il a tout partagé avec eux. Il a signalé ce que l’homme loup lui avait dit, à savoir que, haut dans le ciel, on verrait le sentier [la Voie lactée] dans l’avenir et qu’on devrait prier pour ce sentier. Il y a là-bas des êtres humains, il y a là-bas des esprits, ils vous aideront. Ils sont puissants.

C’est l’histoire du Sentier des loups. C‘est ainsi qu’elle nous a été racontée ; il faut regarder le ciel et toujours honorer ce sentier, c’est une chose sacrée. Ce n’est pas simplement pour aujourd’hui, c’est pour que les gens dans l’avenir continuent d’y penser, de regarder dans le ciel. Nous ne savons pas depuis combien de temps il y est, mais il y est encore aujourd’hui. Et il y restera pour toujours. C’est ça l’histoire.

Je pense que la leçon que l’on peut tirer de cette histoire est la vertu de la bienveillance, du don, du partage et du respect. Je pense que c’est ça la leçon, et aussi de respecter tous ce qui est créé. Parce que tout ce qui est créé provient du Créateur ; il a créé le ciel, la Terre, les animaux sur la terre, les oiseaux dans le ciel et les animaux dans l’eau. Tout est relié. Nous provenons tous du même Créateur qui nous a créés.

Raconté par Rosie Day Rider et Louise Crop Eared Wolf, Kainah

© Le Réseau canadien d'information sur le patrimoine, 2003


Pictogramme de loup

Les Pieds-Noirs ont beaucoup appris des loups.

Musée Glenbow

© Musée Glenbow


Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • être en mesure de raconter des histoires concernant la culture des Pieds-Noirs sur les objets dans l’espace ;
  • comprendre l’importance de l’astronomie pour les Pieds-Noirs ;
  • comprendre et interpréter des histoires communiquées à l’aide de textes, d’images et de supports sonores.

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