Chabert et son assistant

Chabert et son assistant à l´île du Cap-Breton en 1750-1751, en train de déterminer l´heure en mesurant la distance angulaire entre la Lune et le Soleil à l´aide d´un quadrant astronomique. Remarquer l´horloge, le globe et le télescope sous la tente.

Voyage fait par ordre du roi en 1750 et 1751, dans l´Amérique Septentrionale
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vers 1753
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Le financement gouvernemental de la recherche scientifique ne date pas du XXe siècle. Dès le XVIIe siècle, les gouvernements britannique et français ont soutenu des activités scientifiques afin de répondre à leurs besoins. Citons par exemple la réalisation d’appareils de mesure pour la normalisation des poids et mesures, les levés pour la création de cartes ainsi que des expéditions d’observation des transits de Vénus.

Des cartes marines précises avaient une grande importance pour l’économie. Lorsque le marquis de Chabert explora et cartographia les côtes de l’Acadie et de Terre-Neuve en 1750, il put bénéficier d’un observatoire -- probablement la première infrastructure scientifique fixe au Canada -- dans la forteresse de Louisbourg en Nouvelle-Écosse. Ses travaux furent jugés suffisamment importants pour être publiés par l’Académie des sciences à Paris.

Les Britanniques firent des levés semblables dans les années 1760 sous la direct Pour en lire plus


Le financement gouvernemental de la recherche scientifique ne date pas du XXe siècle. Dès le XVIIe siècle, les gouvernements britannique et français ont soutenu des activités scientifiques afin de répondre à leurs besoins. Citons par exemple la réalisation d’appareils de mesure pour la normalisation des poids et mesures, les levés pour la création de cartes ainsi que des expéditions d’observation des transits de Vénus.

Des cartes marines précises avaient une grande importance pour l’économie. Lorsque le marquis de Chabert explora et cartographia les côtes de l’Acadie et de Terre-Neuve en 1750, il put bénéficier d’un observatoire -- probablement la première infrastructure scientifique fixe au Canada -- dans la forteresse de Louisbourg en Nouvelle-Écosse. Ses travaux furent jugés suffisamment importants pour être publiés par l’Académie des sciences à Paris.

Les Britanniques firent des levés semblables dans les années 1760 sous la direction de militaires tels que J.F.W. DesBarres et Samuel Holland, dont les cartes furent publiées dans le Atlantic Neptune. Au XIXe siècle, William Fitzwilliam Owen et Henry Bayfield continuèrent d’améliorer les cartes marines de l’Atlantique aux Grands Lacs, jetant les bases du Service hydrographique du Canada.

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Le potentiel économique du sous-sol canadien s’accrut en même temps que la population des Maritimes, du Bas-Canada et du Haut-Canada. Les gens commencèrent à repérer des dépôts de minerais potentiellement exploitables, et William Logan proposa en 1840 la création de la Commission géologique du Canada (CGC), dont le siège social et les laboratoires furent installés à Montréal.

Les travaux de la CGC mirent en évidence le besoin de meilleures cartes topographiques, et des services de levés topographiques et géodésiques furent créés pour compléter et étendre les travaux de la CGC. Au XIXe siècle, ces travaux culminèrent avec les levés des Prairies et des montagnes Rocheuses à l’occasion de l’expansion vers l’ouest du chemin de fer du Canadien Pacifique. Les levés des Rocheuses donnèrent lieu à l’élaboration de méthodes innovatrices, principalement dues à Édouard Deville, notamment la chambre photogrammétrique qu’i Pour en lire plus
Le potentiel économique du sous-sol canadien s’accrut en même temps que la population des Maritimes, du Bas-Canada et du Haut-Canada. Les gens commencèrent à repérer des dépôts de minerais potentiellement exploitables, et William Logan proposa en 1840 la création de la Commission géologique du Canada (CGC), dont le siège social et les laboratoires furent installés à Montréal.

Les travaux de la CGC mirent en évidence le besoin de meilleures cartes topographiques, et des services de levés topographiques et géodésiques furent créés pour compléter et étendre les travaux de la CGC. Au XIXe siècle, ces travaux culminèrent avec les levés des Prairies et des montagnes Rocheuses à l’occasion de l’expansion vers l’ouest du chemin de fer du Canadien Pacifique. Les levés des Rocheuses donnèrent lieu à l’élaboration de méthodes innovatrices, principalement dues à Édouard Deville, notamment la chambre photogrammétrique qu’il mit au point. Il introduisit plus tard le recours à la photographie aérienne pour la réalisation de levés topographiques.

Étant donné les territoires vastes et éloignés du Canada, le pays devint un chef de file des techniques de levés aériens, y compris les méthodes numériques les plus évoluées mises en œuvre dans des avions et dans l’espace (RADARSAT).

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Appareil de levé photogrammétrique

L´appareil de levé photogrammétrique d´Édouard Deville joua un rôle important dans la cartographie des Rocheuses au cours des années 1890. Deux ou plusieurs photos peuvent être combinées pour tracer des cartes représentant le relief et les distances -- cartes topographiques. Musée des sciences et de la technologie du Canada

Ross
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1890 - 1895
680392
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Le Projet de recherche sur l’énergie atomique fut mis sur pied par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) à Montréal au début de la Seconde Guerre mondiale, et rassemblait des scientifiques du Canada, de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Des progrès considérables furent accomplis mais, en raison de la nature des activités, il devint rapidement évident qu’il fallait rechercher un site plus éloigné des grands centres, pour la sécurité de la population et du projet. De nouveaux laboratoires furent construits à Chalk River, à quelque 200 km au nord-ouest d’Ottawa, où le réacteur appelé pile expérimentale d’énergie zéro (ou ZEEP pour Zero Energy Experimental Pile) servit à démontrer le bien-fondé des théories en cours d’élaboration. Ce réacteur entra en régime critique -- début de la réaction en chaîne -- en septembre 1945 et pava la voie au réacteur de recherche NRX, suivi du réacteur NRU, comme source intense de Pour en lire plus
Le Projet de recherche sur l’énergie atomique fut mis sur pied par le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) à Montréal au début de la Seconde Guerre mondiale, et rassemblait des scientifiques du Canada, de la Grande-Bretagne et des États-Unis. Des progrès considérables furent accomplis mais, en raison de la nature des activités, il devint rapidement évident qu’il fallait rechercher un site plus éloigné des grands centres, pour la sécurité de la population et du projet. De nouveaux laboratoires furent construits à Chalk River, à quelque 200 km au nord-ouest d’Ottawa, où le réacteur appelé pile expérimentale d’énergie zéro (ou ZEEP pour Zero Energy Experimental Pile) servit à démontrer le bien-fondé des théories en cours d’élaboration. Ce réacteur entra en régime critique -- début de la réaction en chaîne -- en septembre 1945 et pava la voie au réacteur de recherche NRX, suivi du réacteur NRU, comme source intense de neutrons, des particules atomiques fondamentales, à des fins expérimentales de recherche.

L’année 1952 vit la fin du Projet de recherche sur l’énergie atomique et la fondation d’Énergie atomique du Canada limitée (EACL), société d’État vouée à la recherche et au développement d’un réacteur à des fins commerciales. Bien qu’issus de la recherche en temps de guerre, le Projet de recherche sur l’énergie atomique, puis EACL et ses installations, ont servi à des usages pacifiques tels que la recherche fondamentale sur la nature de l’atome et de la matière en général, la production d’électricité et les applications médicales.

L’une des difficultés auxquelles les scientifiques du Projet de recherche sur l’énergie atomique eurent à faire face était le manque d’instruments nécessaires à leur travail. Souvent, les moyens techniques de cette discipline relativement nouvelle n’existaient tout simplement pas.

Ces besoins entraînèrent la conception d’un ensemble de détecteurs de radiations portatifs, avec des sondes montées au bout de câbles. Il y eut notamment des compteurs Geiger pour la détection des rayons bêta et gamma, ainsi que des sondes à scintillation pour les rayons alpha. Ces appareils eurent de nombreuses applications pour le suivi de la contamination radioactive et les examens de santé -- une préoccupation constante du Projet de recherche sur l’énergie atomique.

Hugh Carmichael a fabriqué un électroscope à torsion sous vide en modifiant un modèle antérieur, afin de détecter des rayons gamma.

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Le Projet de recherche à Chalk River

Le réacteur ZEEP, le premier à passer en régime critique à l´extérieur des États-Unis (1945), était dans le bâtiment blanc à gauche. Le réacteur ZEEP avait été construit pour confirmer la validité des principes de conception du réacteur NRX mais il servit à des expériences pendant de nombreuses années. Le réacteur ZEEP est conservé à EACL. Le réacteur NRX fut déclassé dans les années 1980. La dernière génération de réacteurs, appelés Maple Leaf, est en cours de construction sur le site du réacteur ZEEP en grande partie pour préparer des isotopes employés pour des diagnostics et des traitements médicaux. Le Canada satisfait 80 % de la demande mondiale !

Inconnu
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Détecteur de radiations portatif

Le compteur Geiger Super-Lili a été mis au point par des scientifiques du Projet de recherche sur l´énergie atomique. C´est un détecteur de particules radioactives alimenté par piles. Son nom est celui d´une danseuse montréalaise bien connue de l´époque. Mesure les radiations alpha, bêta et gamma. Musée des sciences et de la technologie du Canada

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vers 1945
980223
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Électroscope

Adoptant la technologie des expérimentateurs du XVIIIe siècle dans le domaine de l´électricité, l´électroscope à rayons gamma du Projet de recherche sur l´énergie atomique utilise la lente diminution de la charge électrique sur des feuilles d´or. L´épais boîtier en plomb empêche les particules alpha et bêta d´affecter les feuilles d´or, mais les rayons gamma entraînent une lente diminution de la charge électrique et donc un rapprochement graduel des feuilles d´or. Servait à mesurer de faibles rayonnements gamma. Musée des sciences et de la technologie du Canada

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1945 - 1952
980209
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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :

  • identifier et apprécier la manière dont l’histoire et la culture façonnent les sciences et la technologie d’une société;
  • décrire les progrès scientifiques et technologiques, passés et présents, et évaluer leurs répercussions sur les individus et les sociétés;
  • évaluer la contribution des Canadiens aux sciences et à la technologie à l’échelle mondiale.

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