Les transformations que l’humain fait subir à son milieu ont été capturées par les artistes à divers moments de l’histoire de chaque pays. Les ressemblances découlent de la volonté de rappeler à la postérité les changements et les différences, au niveau des intérêts et des besoins de chaque culture. Les courants culturels ont laissé leur empreinte sur le paysage : la découverte des anciennes pyramides au XIXe siècle a incité les peintres à se joindre aux expéditions archéologiques et on a commencé à représenter le progrès en dessinant des villes. La modernisation due à l’usage de la machine dans la nature a produit deux types d’œuvres radicalement différents : certaines en vantent les avantages et d’autres en soulignent les aspects destructeurs.
Les transformations que l’humain fait subir à son milieu ont été capturées par les artistes à divers moments de l’histoire de chaque pays. Les ressemblances découlent de la volonté de rappeler à la postérité les changements et les différences, au niveau des intérêts et des besoins de chaque culture. Les courants culturels ont laissé leur empreinte sur le paysage : la découverte des anciennes pyramides au XIXe siècle a incité les peintres à se joindre aux expéditions archéologiques et on a commencé à représenter le progrès en dessinant des villes. La modernisation due à l’usage de la machine dans la nature a produit deux types d’œuvres radicalement différents : certaines en vantent les avantages et d’autres en soulignent les aspects destructeurs.
© RCIP 2001. Tous droits réservés
Smoky Hill Bombing Range Target, Tires (Champ d’essai de bombes à Smoky Hill - Pneus)
Terry Evans (1944 - )
Smithsonian American Art Museum, don de l’artiste
1990
ÉTATS-UNIS
épreuve à la gélatine argentique
37,80 X 37,50 cm
© Smithsonian American Art Museum
Interrogée sur la photo et le paysage qu’elle documente, Terry Evans écrit : « Comment nos bonnes intentions et nos idéaux de productivité ont-ils pu nous conduire à épuiser cette terre que nous croyions aimer ? La réponse tient en partie à la beauté de la destruction. Les dessins que crée la machine et que je photographie présentent une harmonie visuelle structurée. Où donc l’humanité peut-elle trouver un équilibre entre l’infini d’une domesticité bien ordonnée et la sagesse qui émane d’une nature sauvage chaotique ? »
Interrogée sur la photo et le paysage qu’elle documente, Terry Evans écrit : « Comment nos bonnes intentions et nos idéaux de productivité ont-ils pu nous conduire à épuiser cette terre que nous croyions aimer ? La réponse tient en partie à la beauté de la destruction. Les dessins que crée la machine et que je photographie présentent une harmonie visuelle structurée. Où donc l’humanité peut-elle trouver un équilibre entre l’infini d’une domesticité bien ordonnée et la sagesse qui émane d’une nature sauvage chaotique ? »
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Construction of the Dam (study for mural, the Department of the Interior, Washington, D.C.) (Construction du barrage (étude pour une murale, département de l’Intérieur, Washington, D.C.))
William Gropper (1897 - 1977)
Smithsonian American Art Museum ; don de William T. Evans
1938
ÉTATS-UNIS
huile sur toile
© Smithsonian American Art Museum
Il s’agit d’une version réduite d’une murale de plus de trois mètres peinte par William Gropper pour les bureaux du département de l’Intérieur, à Washington, D.C. L’œuvre célèbre les activités de mise en valeur des terres du bureau qui, au milieu des années 1930, supervisa la construction de Boulder, de Grand Coulee et d’autres grands barrages dans l’ouest du pays. Les ouvriers héroïques de Gropper domptent la nature à la force de leurs muscles. Les énormes structures bétonnées célèbrent le génie et l’audace des ingénieurs américains.
Il s’agit d’une version réduite d’une murale de plus de trois mètres peinte par William Gropper pour les bureaux du département de l’Intérieur, à Washington, D.C. L’œuvre célèbre les activités de mise en valeur des terres du bureau qui, au milieu des années 1930, supervisa la construction de Boulder, de Grand Coulee et d’autres grands barrages dans l’ouest du pays. Les ouvriers héroïques de Gropper domptent la nature à la force de leurs muscles. Les énormes structures bétonnées célèbrent le génie et l’audace des ingénieurs américains.
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Columbus Circle, Winter (Columbus Circle en hiver)
Guy Wiggins (1883 - 1962)
Smithsonian American Art Museum, Gift of William T. Evans
1911
ÉTATS-UNIS
huile sur toile
© Smithsonian American Art Museum
Né à Brooklyn, Guy Wiggins a trouvé dans la ville de New York un sujet de prédilection. Il adorait peindre le paysage urbain sous un manteau de neige, transformant volontiers les bureaux ou les appartements d’amis en studios temporaires. Columbus Circle, une place située à proximité d’une des entrées de Central Park, était au cœur du district théâtral et artistique de Broadway en pleine expansion au début du XXe siècle.
Né à Brooklyn, Guy Wiggins a trouvé dans la ville de New York un sujet de prédilection. Il adorait peindre le paysage urbain sous un manteau de neige, transformant volontiers les bureaux ou les appartements d’amis en studios temporaires. Columbus Circle, une place située à proximité d’une des entrées de Central Park, était au cœur du district théâtral et artistique de Broadway en pleine expansion au début du XXe siècle.
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Brooklyn Bridge, Water and Dock Streets, Brooklyn, from the series "Changing New York" (Brooklyn Bridge, coin Water et Dock, à Brooklyn, de la série « Changing New York »)
Berenice Abbott (1898 - 1991)
Smithsonian American Art Museum ; cession du General Services Administration, par l’intermédiaire de la Evander Childs High School
1936
ÉTATS-UNIS
épreuve à la gélatine argentique sur plaque cartonnée
45,70 X 36,60 cm
© Smithsonian American Art Museum
En 1921, Berenice Abbott quittait New York pour étudier la sculpture à Paris. Elle y fut assistante du photographe surréaliste Man Ray et finit par ouvrir son propre studio. De retour à New York, en 1929, Abbott fut fascinée par l’évolution de la ville. Elle entreprit donc de documenter les progrès industriels qui avaient modifié l’horizon new-yorkais. En 1935, le service de supervision des travaux du gouvernement des États-Unis décidait de financer la poursuite du travail photographique d’Abbott, intitulé « Changing New York » (ou New York change). Un ouvrage regroupant les photos prises pour l’occasion fut publié en 1939 sous le même titre. Il représente un jalon important de l’histoire de la photographie.
En 1921, Berenice Abbott quittait New York pour étudier la sculpture à Paris. Elle y fut assistante du photographe surréaliste Man Ray et finit par ouvrir son propre studio. De retour à New York, en 1929, Abbott fut fascinée par l’évolution de la ville. Elle entreprit donc de documenter les progrès industriels qui avaient modifié l’horizon new-yorkais. En 1935, le service de supervision des travaux du gouvernement des États-Unis décidait de financer la poursuite du travail photographique d’Abbott, intitulé « Changing New York » (ou New York change). Un ouvrage regroupant les photos prises pour l’occasion fut publié en 1939 sous le même titre. Il représente un jalon important de l’histoire de la photographie.
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Golden Gate Bridge
Ray Strong (1905 - )
Smithsonian American Art Museum ; cession du U.S. Department of the Interior, National Park Service
1934
ÉTATS-UNIS
huile sur toile
© Smithsonian American Art Museum
Les vents violents et les courants puissants ont longtemps retardé la construction d’un pont sur la baie de San Francisco, entre San Francisco et Marin County, en Californie, malgré une distance de moins de 3,5 kilomètres. Les pylônes érigés pour ancrer les câbles d’acier laissent deviner les difficultés techniques qu’ont dû affronter les ingénieurs de ce qui fut à l’époque le plus grand pont suspendu au monde. Le président et madame Franklin Roosevelt furent si impressionnés par cette toile de Ray Strong qu’ils l’accrochèrent à la Maison Blanche.
Les vents violents et les courants puissants ont longtemps retardé la construction d’un pont sur la baie de San Francisco, entre San Francisco et Marin County, en Californie, malgré une distance de moins de 3,5 kilomètres. Les pylônes érigés pour ancrer les câbles d’acier laissent deviner les difficultés techniques qu’ont dû affronter les ingénieurs de ce qui fut à l’époque le plus grand pont suspendu au monde. Le président et madame Franklin Roosevelt furent si impressionnés par cette toile de Ray Strong qu’ils l’accrochèrent à la Maison Blanche.
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Objectifs d'apprentissage
L'apprenant va :
- prendre conscience de l’impact émotionnel qui est provoqué et façonné par les œuvres d’art;
- reconnaître que le choix du moyen artistique, l’époque et la culture ont une influence sur l’œuvre d’art;
- reconnaître que l’art peut nous renseigner sur l’histoire d’une culture et son milieu;
- être sensibilisé aux thèmes communs abordés dans l’art du paysage des différents pays d’Amérique du Nord.