Diatomée (Achnanthidium)

Il s’agit ici d’une diatomée vue avec un microscope électronique. Les diatomées sont des algues microscopiques qui peuplent toutes les eaux de la planète et dont on peut tirer d’intéressantes données sur les climats anciens.

Paul Hamilton

© 2007, Canadian Museum of Nature. Tous droits réservés.


À quoi ressemblait le climat de l’Arctique il y a des milliers d’années ? Une des méthodes qu’utilisent les scientifiques pour tenter de répondre à cette question consiste à collecter et étudier des diatomées ensevelies sous les sédiments. Algues unicellulaires, les diatomées sont des organismes très simples qui obtiennent leur énergie par la photosynthèse. Présentes dans presque tous les environnements aquatiques, elles figurent tout au bas de toute chaîne alimentaire. Il en existe tant de types différents que les scientifiques ne les ont pas tous inventoriés, mais leur nombre dépasserait les 100 000 espèces. Les diatomées se sont adaptées à toutes sortes d’environnements, du froid extrême à la chaleur intense, de l’eau salée à l’eau douce, des immenses étendues d’eau aux petites mares. Les diatomées sont microscopiques mais elles s’agglomèrent parfois pour former des grappes ou des colonies qui se développent au point de deveni Pour en lire plus
À quoi ressemblait le climat de l’Arctique il y a des milliers d’années ? Une des méthodes qu’utilisent les scientifiques pour tenter de répondre à cette question consiste à collecter et étudier des diatomées ensevelies sous les sédiments. Algues unicellulaires, les diatomées sont des organismes très simples qui obtiennent leur énergie par la photosynthèse. Présentes dans presque tous les environnements aquatiques, elles figurent tout au bas de toute chaîne alimentaire. Il en existe tant de types différents que les scientifiques ne les ont pas tous inventoriés, mais leur nombre dépasserait les 100 000 espèces. Les diatomées se sont adaptées à toutes sortes d’environnements, du froid extrême à la chaleur intense, de l’eau salée à l’eau douce, des immenses étendues d’eau aux petites mares. Les diatomées sont microscopiques mais elles s’agglomèrent parfois pour former des grappes ou des colonies qui se développent au point de devenir visibles à la surface de l’eau. Une de leurs plus importantes caractéristiques est leur paroi cellulaire externe composée de silice, qui forme une carapace de verre transparente et très résistante à la dégradation. Cela permet aux diatomées de se préserver pendant des milliers d’années dans le fond des lacs et des océans. Comme certaines espèces prospèrent sous un climat chaud et d’autres dans des conditions plus froides, les scientifiques peuvent avoir une idée du climat qui régnait pendant la vie des diatomées mis au jour dans les sédiments. Une augmentation d'abondance et diversité des diatomées est aussi associé avec les climats plus chauds. 

© 2007, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.

Carottes de sédiments contenant des diatomées

Paul Hamilton, un scientifique du Musée canadien de la nature, peut déduire les conditions climatiques passées en étudiant les types de diatomées déposées dans des sédiments lacustres. On recueille des carottes de sédiments en creusant dans les couches. Chaque carotte représente des milliers d'années de dépôt. La datation au radiocarbone permet de déterminer l'âge de la couche la plus ancienne, puis on identifie les diatomées présentes dans chacune des couches. Puisque différentes espèces vivent dans différents milieux, on peut suivre les changements climatiques qu'a connus une région au fil du temps.

Paul Hamilton

© 2007, Canadian Museum of Nature. Tous droits réservés.


Paul Hamilton, scientifique au Musée canadien de la nature, effectuant des carottes de diatomées sur l'île de Devon.

Paul Hamilton, biologiste avec le Musée canadien de la nature, creuse un trou dans la glace afin de ramasser une carotte de diatomées. Après avoir repéré le site de forage, l’équipe installe la tarière manuelle qui servira à creuser un trou dans la glace par lequel descendra l’équipement. C’est un peu comme lorsqu’on pêche sous la glace ! Il faut garder le pied solide ! Les cylindres sont maintenant reliés un à un (presque comme un mât de tente) au carottier à mesure que l’appareil descend lentement vers le fond du lac où il s’enfouira sous les sédiments. L’équipe effectue maintenant les opérations inverses, c’est-à-dire qu’elle hisse lentement le carottier enseveli dans le fond du lac vers la surface. On détache les cylindres un à un afin de faciliter la tâche. Le moment de vérité est arrivé ! Le fruit de tant de travail apparaît maintenant alors qu’on enlève avec précaution l'étui tubulaire du carottier. Il importe que la carotte demeure intacte jusqu’à ce qu’on la mesure puis qu’on la sectionne pour exposer les couches riches en renseignements.

Paul Hamilton
Fiona Currie

© 2007, Musée canadien de la nature. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

  • Mettre à profit ses connaissances scientifiques et technologiques
  • Décrire des interactions entre des facteurs biotiques et abiotiques dans un écosystème.
  • Valoriser le rôle et les contributions des sciences et de la technologie dans notre compréhension de phénomènes directement observables et ceux qui ne le sont pas

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