Canadiens, membres de la Force d'urgence des Nations Unies (FUNU), à la frontière entre l’Égypte et Israël, 1962

Au lendemain de la crise du canal de Suez, le Canada et neuf autres pays ont contribué à la première Force d’urgence des Nations unies (FUNU) en envoyant 6 000 hommes au total. Cette directive a créé un précédent qui a mené à la participation continue du Canada à des missions de maintien de la paix des Nations unies dans le monde entier.

Musée royal de l'Ontario
Ministère de la Défense nationale, Bibliothèque et Archives Canada, PA-122737

1975-070 NPC or PA-122737
© Ministère de la Défense nationale, Bibliothèque et Archives Canada. Tous droits réservés.


À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une grande partie de l’Europe est en ruine, et 62 millions de personnes sont mortes.

La première bombe atomique est larguée sur deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki. Elles seront détruites. La course vers un nouveau type d’armement capable d’anéantir un continent tout entier, voire le monde, a commencé.

Deux superpuissances émergent de ce conflit : les États-Unis d’Amérique et l’Union soviétique. Toutes deux détiennent les clés qui contrôlent cet arsenal nucléaire de destruction massive.

C’est le début de la Guerre froide.

C’est aussi l’entrée du Canada dans le mouvement de maintien de la paix. À travers les Nations Unies, le Canada joue un rôle déterminant dans les affaires mondiales en faisant la promotion de la paix et des compromis raisonnables. Durant la crise du canal de Suez, en 1956, le Canada initie la première mission internationale de maintien de la paix qui désamorcera cette sit Pour en lire plus
À la fin de la Deuxième Guerre mondiale, une grande partie de l’Europe est en ruine, et 62 millions de personnes sont mortes.

La première bombe atomique est larguée sur deux villes japonaises, Hiroshima et Nagasaki. Elles seront détruites. La course vers un nouveau type d’armement capable d’anéantir un continent tout entier, voire le monde, a commencé.

Deux superpuissances émergent de ce conflit : les États-Unis d’Amérique et l’Union soviétique. Toutes deux détiennent les clés qui contrôlent cet arsenal nucléaire de destruction massive.

C’est le début de la Guerre froide.

C’est aussi l’entrée du Canada dans le mouvement de maintien de la paix. À travers les Nations Unies, le Canada joue un rôle déterminant dans les affaires mondiales en faisant la promotion de la paix et des compromis raisonnables. Durant la crise du canal de Suez, en 1956, le Canada initie la première mission internationale de maintien de la paix qui désamorcera cette situation volatile.

Ici, au pays, Terre-Neuve et le Labrador rejoignent la Confédération pour former la dixième province.


Après la Deuxième Guerre mondiale, le Canada s’ouvre à de nouveaux types d’immigration et accueille, pour des raisons humanitaires, de nombreuses personnes déplacées et réfugiées. Près de 65 000 épouses de guerre et Européens, ces derniers en majorité des Italiens, choisissent également de s’établir au Canada. Ils s’installent dans les villes et contribuent à l’essor du secteur industriel.

Les premiers peuples essaient eux aussi d’améliorer leur sort, mais la Loi sur les indiens est un obstacle majeur. De nombreux Canadiens autochtones reviennent au pays en héros de guerre, pourtant il leur faudra attendre encore 15 ans le droit de voter aux élections fédérales.

Pendant cette période, le taux d’immigration au Québec fait plus que doubler. Le changement est dans l’air et les Québécois remettent en question, et rejettent, certaines institutions et valeurs établies. Rompant avec le passé, la province traverse une sorte de révolution que l’on qualifiera de « tranquille ».
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Commémoration de la Journée Louis Riel devant Queen's Park, à Toronto

Journée Louis Riel, Toronto 2005. Cette journée, le 16 novembre, rend hommage à un célèbre chef métis et canadien. En 1869-1870, découragé par l’inertie du gouvernement canadien et inquiet du transfert de la Terre de Rupert appartenant à la Compagnie de la Baie d’Hudson, Riel crée un gouvernement provisoire pour combler le vide constitutionnel et protéger les droits de ceux qui occupent ce territoire. Malgré ses bonnes intentions, la création du gouvernement provisoire est considérée comme un acte de rébellion par le gouvernement du Canada. Riel est accusé de traîtrise pour son rôle dans l’établissement du gouvernement provisoire et ses autres actions. Affirmant son autorité, le gouvernement du Canada envoie une expédition militaire pour mâter les insoumis et Riel apprend que plusieurs soldats ont l’intention de le lyncher. Sa tête est mise à prix, il s’enfuit et sera exilé aux États-Unis pendant cinq ans. Quoi qu'il en soit, grâce aux actions de Riel et des Métis, une bonne partie de leur « liste de droits » figurera dans l’Acte du Manitoba. Après la Rébellion de la rivière Rouge, de nombreux Métis partiront vers l’Ouest pour s’établir dans la Vallée de la Saskatchewan. En 1885, ils demandent à Riel de revenir au Canada pour présenter leurs doléances au gouvernement canadien. Avec l’arrivée des colons et des immigrants, les droits des Métis sont une fois de plus bafoués, leurs terres leur sont retirées et le gouvernement refuse de les écouter. Leur patience est à bout et Riel organise une rébellion contre les autorités canadiennes. La confrontation militaire qui s’ensuit, la Rébellion du Nord-Ouest, est aggravée par des facteurs politico-économiques et socioculturels. Les résistants Métis, beaucoup moins nombreux que leurs adversaires, se battent avec ferveur, mais finissent par se rendre. Louis Riel s’échappe et n’accepte de se rendre qu’une fois assuré de la sécurité de sa famille et de la liberté de son peuple. Malgré la décision controversée du juge qui préside à son procès, Louis Riel est reconnu coupable de haute trahison et pendu le 16 novembre 1885. C’est de cette manière que vécut et mourut l’homme que nous considérons aujourd’hui comme le fondateur de la province du Manitoba et le défenseur des droits des Métis. Riel reste l’un des personnages les plus complexes, les plus insaisissables et les plus controversés de l’histoire du Canada.

Avec la permission de Scott Carpenter, Métis Nation of Ontario

© Scott Carpenter, Métis Nation of Ontario. Tous droits réservés.


La culture métisse remonte au XVIIe siècle. Lors du recensement de 2001, près d'un million de Canadiens se sont identifiés comme Autochtones. Environ 30 % d'entre eux (293 000) ont déclaré être Métis.

En 1967, alors que le Canada célèbre son centenaire, c’est-à-dire son premier siècle d’existence, le moment semble bien choisi pour examiner le fait Métis.

Les Métis considèrent qu’ils sont les premiers véritables Canadiens, car ils sont établis sur ce territoire depuis la colonisation européenne et la traite des fourrures.

L’histoire des Métis s'est déroulée parallèlement à celle du Canada.

Les Métis forment une nation autochtone unique qui possède sa propre culture, et des racines profondes dans notre pays. Leurs ancêtres paternels sont les « voyageurs » français, anciens employés de la Compagnie de la Bai Pour en lire plus
La culture métisse remonte au XVIIe siècle. Lors du recensement de 2001, près d'un million de Canadiens se sont identifiés comme Autochtones. Environ 30 % d'entre eux (293 000) ont déclaré être Métis.

En 1967, alors que le Canada célèbre son centenaire, c’est-à-dire son premier siècle d’existence, le moment semble bien choisi pour examiner le fait Métis.

Les Métis considèrent qu’ils sont les premiers véritables Canadiens, car ils sont établis sur ce territoire depuis la colonisation européenne et la traite des fourrures.

L’histoire des Métis s'est déroulée parallèlement à celle du Canada.

Les Métis forment une nation autochtone unique qui possède sa propre culture, et des racines profondes dans notre pays. Leurs ancêtres paternels sont les « voyageurs » français, anciens employés de la Compagnie de la Baie d’Hudson et de la Northwest Fur Company. Leurs ancêtres maternelles sont des femmes autochtones de diverses nations.

De bien des façons, les Métis sont le premier modèle de multiculturalisme.

Vers la fin des années 1960, le Canada commence à promouvoir le multiculturalisme. Il semble alors tout naturel de s’intéresser de plus près à la culture métisse qui symbolise et représente cette idée.
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Ces sacs servaient à transporter des produits médicinaux personnels, une pierre à feu et un briquet pour faire du feu.

Ces sacs servaient à transporter des produits médicinaux personnels, du tabac, une pierre à feu et un briquet pour faire du feu. Après l’arrivée du fusil, on les utilisera aussi pour transporter des plombs. L’artiste torontois, Paul Kane, fait l’acquisition de ce sac métis en 1846. On pense qu’il l’a obtenu auprès des Métis de la région de la rivière Rouge, aujourd’hui le sud du Manitoba.

Conseiller historique : Scott Carpenter, Métis Nation of Ontario
Acquis en mémoire d’Arthur C. « Tony » Allan. Cette acquisition a été rendue possible grâce au généreux soutien du Fonds fiduciaire de bienfaisance Louise Hawley Stone et des Amis des collections canadiennes.

2006.13.1
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Ces sacs servaient à transporter des produits médicinaux personnels, du tabac, une pierre à feu et un briquet pour faire du feu. Après l’arrivée du fusil, on les utilisera aussi pour transporter des plombs.

Il est fait de perles de verre, de piquants de porc-épic, de fil en tendon d’animal (très fort), et de laine tissée au métier. Le tissu et les perles sont importés d’Europe, tandis que les piquants de porc-épic et le fil en tendon font partie de la culture locale.

Cet artéfact est caractéristique de la culture métisse en ce qu’il intègre des éléments des deux cultures : celle des Premières nations et celle des Européens. C’est un mariage parfait – tous les ingrédients sont tissés serrés, au point de devenir presque inséparables les uns des autres. Cet objet nous rappelle que les ancêtres maternelles des Métis étaient des femmes autochtones de diverses Premières nations et leurs ancêtres paternels des « voyageurs » (c Pour en lire plus
Ces sacs servaient à transporter des produits médicinaux personnels, du tabac, une pierre à feu et un briquet pour faire du feu. Après l’arrivée du fusil, on les utilisera aussi pour transporter des plombs.

Il est fait de perles de verre, de piquants de porc-épic, de fil en tendon d’animal (très fort), et de laine tissée au métier. Le tissu et les perles sont importés d’Europe, tandis que les piquants de porc-épic et le fil en tendon font partie de la culture locale.

Cet artéfact est caractéristique de la culture métisse en ce qu’il intègre des éléments des deux cultures : celle des Premières nations et celle des Européens. C’est un mariage parfait – tous les ingrédients sont tissés serrés, au point de devenir presque inséparables les uns des autres. Cet objet nous rappelle que les ancêtres maternelles des Métis étaient des femmes autochtones de diverses Premières nations et leurs ancêtres paternels des « voyageurs » (commerçants de fourrure) francophones.

C’est pour cela que l’on considère parfois les Métis comme le premier modèle de multiculturalisme au Canada. Cet artéfact symbolise et représente le concept de multiculturalisme.

Le sac évoque aussi la mobilité des Métis, caractère auquel ils sont encore fidèles aujourd’hui. Plus d’un cinquième de la population Métis a plus d’une résidence.

Les Canadiens pensent souvent à Louis Riel lorsqu’on mentionne les Métis, mais la culture métisse était florissante bien avant l’époque de Riel, du milieu à la fin du XIXe siècle.
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Jean Teillet, arrière-petite-nièce de Louis Riel, parlant de la culture métisse.

Jean Teillet est une avocate de droit constitutionnel. Elle se spécialise dans les litiges et les négociations concernant les droits autochtones, avec un intérêt particulier pour les droits des Métis. Elle est membre fondatrice de la Nation métisse de l'Ontario. Elle nous a parlé de la culture métisse.

La culture métisse est une culture ancienne. Il s'agit de la première nouvelle culture en Amérique du Nord. C'est une culture indigène de l'Amérique du Nord. Pour ma part, la culture métisse, c'est plus que la partie de sang indien ou de sang blanc d'une personne. Beaucoup pensent que tous les Métis sont morts avec Louis Riel ou qu'ils sont tous disparus avec la fin du commerce des fourrures. Mais tout cela est faux. Les Métis n'ont pas quitté le Canada. Ils sont toujours ici. Nous sommes en 2006, au début du XXIe siècle, et nous sommes toujours ici. Ils ont pendu un seul homme, ils ne les ont pas tous pendus. Il ne s'agit pas d'un génocide dans lequel toute la nation métisse a été détruite. Nous avons joué un peu aux cowboys et aux Indiens, mais pas autant qu'aux États-Unis. Nos peuples autochtones sont ici, et ils n'ont pas l'intention de s'en aller.

Musée royal de l'Ontario
Jean Teillet

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Jean Teillet, arrière-petite-nièce de Louis Riel, parlant de la culture métisse.

La culture métisse est une culture ancienne. Il s'agit de la première nouvelle culture en Amérique du Nord. C'est une culture indigène de l'Amérique du Nord. Pour ma part, la culture métisse, c'est plus que la partie de sang indien ou de sang blanc d'une personne. Beaucoup pensent que tous les Métis sont morts avec Louis Riel ou qu'ils sont tous disparus avec la fin du commerce des fourrures. Mais tout cela est faux. Les Métis n'ont pas quitté le Canada. Ils sont toujours ici. Nous sommes en 2006, au début du XXIe siècle, et nous sommes toujours ici. Ils ont pendu un seul homme, ils ne les ont pas tous pendus. Il ne s'agit pas d'un génocide dans lequel toute la nation métisse a été détruite. Nous avons joué un peu aux cowboys et aux Indiens, mais pas autant qu'aux États-Unis. Nos peuples autochtones sont ici, et ils n'ont pas l'intention de s'en aller.

Musée royal de l'Ontario
Jean Teillet

© 2007, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Vue aérienne du barrage Daniel-Johnson, au Québec

Inauguré en 1969, ce barrage à voûtes multiples et à contreforts unique au monde porte le nom du premier ministre du Québec de l'époque, Daniel Johnson. Son réservoir fait plus de quatre fois la superficie de l'île de Montréal. En 2000, Postes Canada émet un timbre pour rendre hommage à cet ouvrage. Le succès d’Hydro-Québec en fait vite un symbole de la Révolution tranquille et la rend célèbre dans le monde entier. Quelques faits sur le barrage Daniel-Johnson : Sa construction, échelonnée sur une période de 10 ans, a exigé 2,2 millions de mètres cubes de béton, l'équivalent d'un trottoir normal qui irait du pôle Nord au pôle Sud. Le réservoir a une superficie de 1 973 kilomètres carrés, le barrage une hauteur de 214 mètres et une longueur de crête de 1,3 kilomètre.

Hydro-Québec
Avec la permission de Caroline Cholette, Archives d’Hydro-Québec

Hydro-Québec Archives 68-3873 or 68-5377
© Archives d’Hydro-Québec. Tous droits réservés.


Ce plat, qui sert de plateau, fait partie d’un service de table créé pour la Société Saint-Jean-Baptiste du Québec.

Ce plat, qui sert de plateau, fait partie d’un service de table créé pour la Société Saint-Jean-Baptiste du Québec. Le décor (un castor sur fond de feuilles d’érable) est imprimé par report (et non peint à la main), il représente les emblèmes ou symboles de la nation canadienne-française. Sur le bord inférieur du plat, on peut lire les mots suivants : « NOS INSTITUTIONS, NOTRE LANGUE ET NOS LOIS », l’une des devises de la Société Saint-Jean-Baptiste. Le plat a été fabriqué au Royaume-Uni pour l’exportation, par Edward Walley, faïencier à Cobridge, en Angleterre. Sa compagnie sera en activité de 1845 à 1865.

Musée royal de l'Ontario
Don du Fonds de dotation Sigmund Samuel
1865
963.152.H
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Ce plat, qui sert de plateau, fait partie d’un service de table créé pour la Société Saint-Jean-Baptiste du Québec.

Ce plat, qui sert de plateau, fait partie d’un service de table créé pour la Société Saint-Jean-Baptiste du Québec. Le décor (un castor sur fond de feuilles d’érable) est imprimé par report (et non peint à la main), il représente les emblèmes ou symboles de la nation canadienne-française. Sur le bord inférieur du plat, on peut lire les mots suivants : « NOS INSTITUTIONS, NOTRE LANGUE ET NOS LOIS », l’une des devises de la Société Saint-Jean-Baptiste. Le plat a été fabriqué au Royaume-Uni pour l’exportation, par Edward Walley, faïencier à Cobridge, en Angleterre. Sa compagnie sera en activité de 1845 à 1865.

Musée royal de l'Ontario
Don du Fonds de dotation Sigmund Samuel
1865
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Cet objet est un isolateur, il est fait de matériau non conducteur, comme du verre ou de la porcelaine.

Cet objet est un isolateur, il est fait de matériau non conducteur, comme du verre ou de la porcelaine. Placé en haut d’un poteau électrique ou d’un pylône, il sert à maintenir en place les lignes de tension. Les isolateurs sont nécessaires pour acheminer le courant électrique d’un endroit à l’autre. Cet artéfact est un symbole de la Révolution tranquille et illustre bien les changements qui marquent le Québec à cette époque, notamment dans les années 1960. La création et l’expansion d’Hydro-Québec, le service public d’électricité, est considéré comme une étape déterminante qui a permis au Québec de se rapprocher de son objectif de mieux contrôler son destin.

Musée royal de l'Ontario
Conseillère historique : Caroline Cholette, Archives d’Hydro-Québec
XXe siècle
© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Le plat de service et l’isolateur nous aident à mieux comprendre les changements qui ont marqué le Québec dans les années 1960 – les années le plus souvent associées à la Révolution tranquille.

Ce plat de service est décoré des emblèmes et de la devise de la Société Saint-Jean-Baptiste. La Société Saint-Jean-Baptiste est une institution civique québécoise. Elle a été fondée le 8 mars 1834 pour venir en aide aux francophones du Canada et préserver la langue française et la culture francophone.
Sur le bord inférieur du plat, on peut lire les mots suivants : « NOS INSTITUTIONS, NOTRE LANGUE ET NOS LOIS ». Ces mots ou ces idées étaient aussi appelés les trois piliers de la survie, ils définissaient le caractère distinct du Québec en Amérique du Nord. Tant que les Canadiens français resteraient fidèles à ces trois fondements de leur patrimoine, ils continueraient d’exister comme entité distincte.
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Le plat de service et l’isolateur nous aident à mieux comprendre les changements qui ont marqué le Québec dans les années 1960 – les années le plus souvent associées à la Révolution tranquille.

Ce plat de service est décoré des emblèmes et de la devise de la Société Saint-Jean-Baptiste. La Société Saint-Jean-Baptiste est une institution civique québécoise. Elle a été fondée le 8 mars 1834 pour venir en aide aux francophones du Canada et préserver la langue française et la culture francophone.
Sur le bord inférieur du plat, on peut lire les mots suivants : « NOS INSTITUTIONS, NOTRE LANGUE ET NOS LOIS ». Ces mots ou ces idées étaient aussi appelés les trois piliers de la survie, ils définissaient le caractère distinct du Québec en Amérique du Nord. Tant que les Canadiens français resteraient fidèles à ces trois fondements de leur patrimoine, ils continueraient d’exister comme entité distincte.

À l’origine, toutefois, les trois piliers de la survie étaient : « Notre Foi, Notre Langue, Nos Institutions ». On peut voir, sur le plat, que les mots « Notre Foi » ont été remplacés par « Nos Lois ». Il ne s’agit pas d’une erreur. Pour comprendre pourquoi ces mots ont été changés, il faut revenir à la Révolution tranquille.

Les slogans de la Révolution tranquille :
• « Il faut que ça change »
• « Maîtres chez nous »

Le slogan ou la maxime « Il faut que ça change » nous aide à mieux comprendre pourquoi les mots figurant sur le plat diffèrent de la devise originale. Nous comprenons aussi que la Révolution tranquille est en route depuis le milieu du XIXe siècle, lorsque ce plat a été fabriqué. Il lui aura fallu beaucoup de temps pour finalement s’imposer.

Pendant la Révolution tranquille, on prend du recul par rapport à certaines institutions et idées profondément ancrées au Québec, comme l’Église catholique. On veut protéger la langue française et on revendique une plus grande emprise des francophones sur l’économie de la province, jusque-là largement contrôlées par les Canadiens anglophones et les Américains.


Ce plat est un exemple précoce de la distance que l’on prend avec l’Église catholique et la religion en général. Il montre que les chefs de la société québécoise commencent à prendre conscience de la nécessité de protéger le droit civil québécois.

L’Acte de Québec (de 1774) rétablit le droit civil colonial français, tout en maintenant le droit criminel anglais. Depuis le milieu du XIXe siècle, le droit civil québécois reprend les principes du Code civil français, institué durant l’ère napoléonienne (au début du XIXe siècle). Le droit civil des provinces anglophones du Canada s’inspire de la « common law », venue d’Angleterre. La common law est l’équivalent du droit civil des pays qui sont d’anciens territoires ou colonies britanniques.

Ce que le peuple du Québec veut vraiment protéger, et maintenir, n’est pas tant sa différence religieuse par rapport aux anglophones qui l’entourent (ils sont plus souvent protestants que catholiques) que sa différence par rapport aux Canadiens anglais et leur droit civil.

L’isolateur nous donne la clé de la deuxième maxime de la Révolution tranquille : « Maîtres chez nous ». Pendant de nombreuses années, l’anglais est la langue des affaires et de l’industrie au Québec, car la plupart des ressources naturelles appartiennent à des sociétés privées, essentiellement sous le contrôle des Canadiens anglais et les Americans.

Le gouvernement du Québec échafaude une stratégie audacieuse et entreprend de fusionner et de nationaliser les sociétés qui possèdent et exploitent les services d’électricité de la province. Les Québécois se rapprochent ainsi de leur objectif de devenir maîtres chez eux. Le succès d’Hydro-Québec la rend vite célèbre dans le monde entier et en fait un symbole de la Révolution tranquille.
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© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.

Étudier ce que le drapeau canadien et la feuille d'érable représentent.

David Crombie parle du drapeau canadien. Il a été maire de Toronto de 1972 à 1978 et a été député fédéral de 1978 à 1988, période pendant laquelle il a occupé trois postes différents au sein du cabinet des ministres (ministre de la Santé et du Bien-être social, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien, et secrétaire d'État). En 2005, David Crombie est devenu Officier de l'Ordre du Canada. La cérémonie officielle d'inauguration du nouveau drapeau canadien s’est tenue sur la colline du Parlement, à Ottawa, le 15 février 1965.

La plupart des drapeaux symbolisent l’histoire ou la culture ou l’idéologie, ou les trois ensemble, de l’endroit qu’ils représentent... Chez nous, c’est une seule feuille d’érable. C’est un symbole qui est extraordinaire, très inhabituel. La feuille d’érable signifie que même si notre histoire peut nous sembler vague, notre lien avec la nature est très, très fort. Peut-être pas pour tous et pas à tout moment, mais c’est un lien profond qui peut être facilement évoqué.

Musée royal de l'Ontario
L’honorable David Crombie, président et directeur général, Institut urbain du Canada

© 2006, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Étudier ce que le drapeau canadien et la feuille d'érable représentent.

La plupart des drapeaux symbolisent l’histoire ou la culture ou l’idéologie, ou les trois ensemble, de l’endroit qu’ils représentent... Chez nous, c’est une seule feuille d’érable. C’est un symbole qui est extraordinaire, très inhabituel. La feuille d’érable signifie que même si notre histoire peut nous sembler vague, notre lien avec la nature est très, très fort. Peut-être pas pour tous et pas à tout moment, mais c’est un lien profond qui peut être facilement évoqué.

Musée royal de l'Ontario
L’honorable David Crombie, président et directeur général, Institut urbain du Canada

© 2007, Musée royal de l'Ontario. Tous droits réservés.


Objectifs d'apprentissage

  • Analyser l’évolution des relations entre francophones et anglophones au Canada.
  • Examiner les caractéristiques de la présence française au Canada et sa contribution à l’histoire canadienne.
  • Évaluer la transformation du Canada en société multiculturelle.
  • Analyser comment la citoyenneté a évolué au Canada et ce que signifie être Canadien.
  • Expliquer le contexte historique qui sert de toile de fond aux relations actuelles entre les Métis, les premiers peuples et le gouvernement du Canada.

ACTIVITÉ D’APPRENTISSAGE :

OBJET : sac métis

Le peuple métis est l’un des premiers exemples de cultures qui se sont amalgamées pour créer une identité nouvelle, riche de deux traditions. Cette communauté dynamique a pourtant eu du mal à défendre son identité unique. Étant donné qu’ils n’appartiennent pas aux Premières nations ni à la société inuit et qu’ils ne forment pas non plus un peuple non autochtone, les Métis ont eu avec le gouvernement du Canada une relation mal définie et souvent tumultueuse. Comparez et confrontez le statut des Métis avec celui des Premières nations et des groupes inuits en vertu de la Loi sur les Indiens.

OBJETS : plat de service
isolateur

La Révolution tranquille fut un exemple de changement intrinsèque d’identité. Propulsée par des forces intérieures plutôt qu’extérieures, elle a malgré cela eu un effet percutant non seulement au Québec mais aussi dans l’ensemble du Canada. En adoptant la Loi sur les langues officielles, en 1969, le Parlement fit du bilinguisme une priorité à l’échelle du pays.

Si les Québécois forment la communauté francophone la plus nombreuse et celle qui s’est fait entendre le plus, il y a eu des communautés francophones dans l’ensemble du Canada et il en est toujours ainsi. Depuis l’époque de la Révolution tranquille, chacune d’elles a développé son identité unique – une identité à l’intérieur d’une identité – basée sur l’histoire et les préoccupations régionales. Ces communautés sont notamment :

  • les Acadiens;
  • les Franco-Ontariens;
  • les francophones de l’Ouest;
  • et les francophones du Nord.

Choisissez l’une de ces communautés. Retracez brièvement les grandes lignes de son histoire et identifiez trois caractéristiques par lesquelles son identité francophone se distingue.



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