Un joueur de hockey professionnel reçoit un diagnostic de cancer. Il affirme haut et fort qu’il sera de retour sur la patinoire. Au bout de deux ans de traitements de chimiothérapie intensive et de rééducation physique, il a gagné son pari. Il est revenu sur la patinoire sous les applaudissements de la foule, qui lui a réservé une ovation monstre de huit minutes. Ce joueur a fait face à l’adversité et il a relevé le défi avec brio. L’histoire du sport au Canada regorge d’exemples d’athlètes qui ont consacré toutes leurs énergies à être les meilleurs, à devenir champions non pas une seule fois, mais à plusieurs reprises. Chacun a dû relever de nombreux défis (d’ordre physique, émotionnel, social, financier). Voici cinq athlètes canadiens qui ont réussi à surmonter différents obstacles et à se hisser parmi les meilleurs – Ferguson Jenkins, Marlene Stewart Streit, Russ Jackson, Silken Laumann et Chantal Petitclerc.

Tâches à exécuter

Choisir une des tâches suivantes :

1. Avec l’aide d’un partenaire, créer une photo ou une chronologie d’artefacts en vous inspirant de l&rs Pour en lire plus

Un joueur de hockey professionnel reçoit un diagnostic de cancer. Il affirme haut et fort qu’il sera de retour sur la patinoire. Au bout de deux ans de traitements de chimiothérapie intensive et de rééducation physique, il a gagné son pari. Il est revenu sur la patinoire sous les applaudissements de la foule, qui lui a réservé une ovation monstre de huit minutes. Ce joueur a fait face à l’adversité et il a relevé le défi avec brio. L’histoire du sport au Canada regorge d’exemples d’athlètes qui ont consacré toutes leurs énergies à être les meilleurs, à devenir champions non pas une seule fois, mais à plusieurs reprises. Chacun a dû relever de nombreux défis (d’ordre physique, émotionnel, social, financier). Voici cinq athlètes canadiens qui ont réussi à surmonter différents obstacles et à se hisser parmi les meilleurs – Ferguson Jenkins, Marlene Stewart Streit, Russ Jackson, Silken Laumann et Chantal Petitclerc.

Tâches à exécuter

Choisir une des tâches suivantes :

1. Avec l’aide d’un partenaire, créer une photo ou une chronologie d’artefacts en vous inspirant de l’un des athlètes énumérés ci-dessus. Dans le cadre de cette présentation, vous devez faire mention :

  • des dates; 
  • des compétitions; 
  • des trophées;
  • des dates chronologiques en lien direct avec les luttes ou les défis que chacun de ces athlètes a dû surmonter au cours de sa carrière dans le sport (p. ex., le mouvement des droits civiques dans les années 1960 et son incidence sur la carrière de Ferguson Jenkins).
  • Veuillez également utiliser des sources extérieures pour étoffer votre recherche.


2. Créer une liste de mots descriptifs qui s’appliquent à chacun de ces athlètes. Consulter le site Wordle pour créer un nuage de mots. Puis créer un autre nuage axé sur vos qualités. Rédiger un paragraphe songé pour accompagner chaque nuage, précisant les raisons pour lesquelles vous avez choisi ces mots descriptifs en particulier pour décrire l’athlète et pour vous-même.


© 2012, Panthéon des sports canadiens. Tous droits réservés.

1967 - Histoire en vedette
Lors de sa première année dans la rotation des lanceurs partants des Cubs de Chicago, Ferguson Jenkins était un bourreau de travail, mais un travailleur sous-payé. Il a remporté 20 matches avec une moyenne de points mérités de 2,80, a retiré 236 frappeurs sur trois prises et a terminé deuxième lors du vote pour le Prix Cy Young. Athlète complet, Jenkins s’est trouvé un travail durant la saison morte, se joignant aux Harlem Globetrotters pour une tournée hivernale, empochant 10 000 $, soit 3 000 $ de plus que son salaire chez les Cubs.

1968 - Histoire en vedette
Pierre d’assise de la rotation des lanceurs des Cubs de Chicago, Ferguson Jenkins remporte à nouveau 20 matches; il améliore son total de retraits sur trois prises à 260 et est nommé lanceur de l’année par The Sporting News. Jenkins a toutefois été malchanceux en cours de route, cumulant cinq défaites de 1-0 lors de matches complets. Il n’a pas eu beaucoup de temps libres, car une fois la saison terminée, il se joint à la tournée des Harlem Globetrotters, l’équipe iti Pour en lire plus
1967 - Histoire en vedette
Lors de sa première année dans la rotation des lanceurs partants des Cubs de Chicago, Ferguson Jenkins était un bourreau de travail, mais un travailleur sous-payé. Il a remporté 20 matches avec une moyenne de points mérités de 2,80, a retiré 236 frappeurs sur trois prises et a terminé deuxième lors du vote pour le Prix Cy Young. Athlète complet, Jenkins s’est trouvé un travail durant la saison morte, se joignant aux Harlem Globetrotters pour une tournée hivernale, empochant 10 000 $, soit 3 000 $ de plus que son salaire chez les Cubs.

1968 - Histoire en vedette
Pierre d’assise de la rotation des lanceurs des Cubs de Chicago, Ferguson Jenkins remporte à nouveau 20 matches; il améliore son total de retraits sur trois prises à 260 et est nommé lanceur de l’année par The Sporting News. Jenkins a toutefois été malchanceux en cours de route, cumulant cinq défaites de 1-0 lors de matches complets. Il n’a pas eu beaucoup de temps libres, car une fois la saison terminée, il se joint à la tournée des Harlem Globetrotters, l’équipe itinérante d’étoiles du basket-ball, prenant part à 80 matches au cours de deux hivers.

1971 - Histoire en vedette
Il s’agit probablement de la meilleure saison de la brillante carrière de Ferguson Jenkins, une saison qui allait éventuellement lui permettre d’être le premier Canadien intronisé au Temple de la renommée du baseball de Cooperstown, dans l’État de New York. Jenkins a gagné le Prix Cy Young avec les Cubs de Chicago à titre de meilleur lanceur de la Ligue nationale. Il a inscrit une fiche de 24 victoires et 13 défaites, a complété 30 matches, lancé 325 manches, effectué 263 retraits sur trois prises et accordé seulement 37 buts sur balles, ce qui représente l’un des meilleurs ratios de l’histoire.

1974 - Histoire en vedette
Échangé aux Rangers du Texas après une superbe carrière avec les Cubs de Chicago, Ferguson Jenkins s’est rapidement adapté à cette nouvelle ligue et l’a dominée. Il a connu un sommet en carrière de victoires, à savoir 25, et il a lancé 328 manches et 29 matches complets. Encore une fois, son coefficient de retraits sur trois prises/buts sur balles de 225-45 a été phénoménal et Jenkins a terminé deuxième lors du vote pour le Prix Cy Young. Il a aussi gagné le vote pour le « Joueur ayant effectué le plus beau retour de l’année » dans la Ligue américaine.

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Ferguson Jenkins lançant la balle

Le lanceur Ferguson Jenkins à l’œuvre dans son uniforme des Phillies de Philadelphie.

Panthéon des sports canadiens
vers 1965
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Casquette que portait Ferguson Jenkins alors qu’il jouait avec les Cubs de Chicago

Casquette de base-ball autographiée de Ferguson Jenkins.

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vers Années 1970
1996.9.1
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Photo de Ferguson Jenkins

Portrait de Ferguson Jenkins

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vers 1965
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Balle de baseball remise à Ferguson Jenkins

Balle de base-ball offerte à Ferguson Jenkins pour souligner sa 98e victoire à titre de lanceur.

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vers 1971
X980.1678.2
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Ferguson Jenkins dans son uniforme des Cubs de Chicago

Ferguson Jenkins dans son uniforme de base-ball.

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vers Années 1960
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Ferguson Jenkins Vidéo

Ferguson Jenkins se rappelle ses débuts en tant que lanceur et comment les Phillies de Philadelphie lui ont donné sa chance. Jenkins nous parle ensuite du sentiment de fierté qu’il a ressenti après avoir atteint plusieurs des objectifs qu’il s’était fixés, de connivence avec son coéquipier des Cubs de Chicago, Billy Williams, avant le début de la saison 1971. Il nous parle aussi de l’importance pour lui d’avoir été choisi Athlète masculin de l’année par La Presse Canadienne.

Gene Dziadura étudiait à Windsor et il faisait partie d’un certain nombre de ligues professionnelles; mais il s’est blessé au dos et il a décidé de revenir à Chatham pour y enseigner. Et j’imagine que c’est lui qui m’a découvert... Gene m’a d’abord vu jouer au hockey, puis il m’a demandé ce que je faisais durant l’été. Je lui ai répondu que j’étais un joueur de premier but, que j’aimais beaucoup le baseball et il m’a demandé ensuite si j’avais aussi joué à une autre position. Je lui ai dit que j’avais déjà essayé de lancer, mais que je n’étais pas très bon. Alors, il m’a dit « Et bien, si tu veux vraiment être un lanceur, voyons ce qu’on peut faire ensemble. » Et j’ai eu du succès. Avec le recul, c’est grâce à Gene si je suis devenu lanceur et grâce à lui aussi si j’ai signé un contrat avec les Phillies de Philadelphie.

Vous savez, Billy Williams et moi étions des copains, alors nous avons pris une enveloppe et y avons mis une feuille remplie de statistiques que nous voulions tous deux atteindre durant la saison 1971. Pour Billy, il s’agissait du nombre d’assistances au champ, de coups de circuit, de points produits, de coups sûrs, ce genre de choses. Je m’étais fixé des objectifs très élevés. J’avais écrit que j’allais remporter plus de vingt victoires, lancer 300 manches, être en tête de la ligue pour le nombre de retraits au bâton et gagner le trophée Cy Young. Nous avons ouvert l’enveloppe le dernier jour de la saison, et j’avais atteint presque tous mes objectifs. Certains journalistes voulaient savoir à quel moment j’avais décidé de me fixer ces objectifs. « Bien avant le début du camp d’entraînement, au printemps dernier », leur ai-je répondu. Billy et moi, nous nous trouvions dans un hôtel à Scottsdale, et nous avons fait un bilan. Ce n’était pas de la chance, loin de là, mais bien du travail acharné de notre part et du travail en équipe, et c’est ce qui nous a permis de réaliser nos objectifs. J’ai été le lanceur partant à 39 reprises, j’ai réussi 30 matchs complets, j’ai remporté 24 victoires, et j’ai eu la chance de devancer Tom Seaver, Bob Gibson et Juan Marichal et de remporter, en 1971, le trophée Cy Young de la Ligue nationale.

Je suis très fier d’avoir remporté le trophée Lionel Conacher à quatre reprises, devançant d’autres très bons athlètes, des hockeyeurs, des joueurs de baseball et des Olympiens. La première fois, j’étais vraiment très honoré, car vous savez, j’ai récolté plus de points que Bobby Hull. Et la fois suivante, d’autres très bons athlètes. Vous faites ce que vous devez faire aux États-Unis, puis vous revenez au pays après avoir remporté de nombreux trophées et tout à coup, vous recevez un coup de téléphone. On vous dit : « Vous avez encore gagné, M. Jenkins, et vous devez vous rendre à Toronto ou à Montréal pour recevoir votre trophée. » Et croyez-moi c’est tout un honneur et je suis très fier d’avoir vécu ces moments exceptionnels à quatre occasions.

Créateur: Bruce Weir

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1952 - Histoire en vedette
Cette golfeuse de petit gabarit, mais bien déterminée, originaire de Fonthill, en Ontario, a fait une entrée remarquée sur les parcours de compétition, à l’âge de 18 ans, remportant le Championnat junior de l’Ontario. Et ce qui est encore plus remarquable, c’est que Marlene Streit a également remporté le Championnat fermé de l’Association canadienne des golfeuses, devant Ada Mackenzie, rien de moins, et cela seulement trois années après avoir tenu un bâton de golf dans ses mains pour la première fois. Magnanime, Ada Mackenzie a simplement reconnu que Streit était « une enfant exceptionnelle ».

1953 - Histoire en vedette
Alors que Ben Hogan, la grande vedette américaine, connaissait une saison exceptionnelle, Marlene Stewart Streit, qui avait traversé l’Atlantique pour aller remporter le championnat féminin amateur du Royaume-Uni, allait bientôt hériter d’un sobriquet des plus enviables. Les journalistes sportifs l’ont surnommée « Little Ben », non seulement en raison de sa prestance, mais Pour en lire plus
1952 - Histoire en vedette
Cette golfeuse de petit gabarit, mais bien déterminée, originaire de Fonthill, en Ontario, a fait une entrée remarquée sur les parcours de compétition, à l’âge de 18 ans, remportant le Championnat junior de l’Ontario. Et ce qui est encore plus remarquable, c’est que Marlene Streit a également remporté le Championnat fermé de l’Association canadienne des golfeuses, devant Ada Mackenzie, rien de moins, et cela seulement trois années après avoir tenu un bâton de golf dans ses mains pour la première fois. Magnanime, Ada Mackenzie a simplement reconnu que Streit était « une enfant exceptionnelle ».

1953 - Histoire en vedette
Alors que Ben Hogan, la grande vedette américaine, connaissait une saison exceptionnelle, Marlene Stewart Streit, qui avait traversé l’Atlantique pour aller remporter le championnat féminin amateur du Royaume-Uni, allait bientôt hériter d’un sobriquet des plus enviables. Les journalistes sportifs l’ont surnommée « Little Ben », non seulement en raison de sa prestance, mais aussi de sa concentration absolue sur le terrain, de sa détermination et de sa capacité exceptionnelle d’éviter les erreurs.

1956 - Histoire en vedette
À l’âge de 20 ans, Marlene Stewart Streit obtenait son diplôme du Rollins College en Floride. Elle a gagné huit tournois en 1956, y compris le tournoi féminin amateur des États-Unis – devant Joanne Carner (née Gunderson) – et le championnat universitaire des États-Unis (devenu plus tard le Championnat de la NCAA). Elle a terminé l’année au premier rang du classement mondial des golfeuses amateurs.

1957 - Histoire en vedette
Refusant toutes les invitations à joindre les rangs professionnels, Marlene Stewart Streit a poursuivi sa carrière amateur et a continué à cumuler les titres canadiens, y compris les championnats provinciaux et fermés. En 1957, elle épouse Douglas Streit et adopte le nom sous lequel elle serait dorénavant connue jusqu’à la fin de ses jours.

1963 - Histoire en vedette
Marlene Stewart Streit, maintenant mère de deux petites filles, a réussi un exploit en tant que golfeuse amateur encore inégalé à ce jour. Elle s’est rendue jusqu’en Australie et a remporté le championnat féminin amateur, ce qui lui a permis de revendiquer le titre d’unique golfeuse au monde ayant remporté un tournoi national amateur aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Australie et bien sûr, au Canada.

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Élan de Marlene Streit au golf

Marlene Streit golfant.

Panthéon des sports canadiens
vers 1951
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Marlene Streit avec un trophée

Marlene Streit après avoir remporté l’Omnium amateur de l’Association canadienne des golfeuses.

Temple et musée de la renommée du golf canadien
vers 1955
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Marlene Streit avec un trophée de golf

Marlene Streit après avoir remporté le United States Women’s Amateur Golf Championship.

Temple et musée de la renommée du golf canadien
vers 1956
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Marlene Streit sur un terrain de golf

Marlene Streit frappant la balle avec un bâton de golf.

Panthéon des sports canadiens
1968-07-26
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Drapeau signé par Marlene Streit

Un drapeau autographié par Marlene Streit.

Temple et musée de la renommée du golf canadien
vers 2004
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Marlene Stewart-Streit Vidéo

Marlene Stewart Streit se rappelle sa première expérience sur un parcours de golf, en Ontario, à l’âge de 12 ans. Elle attribue son succès à sa très grande détermination, son jeu régulier et son aversion pour la défaite. En privilégiant le statut d’amateur, plutôt que celui de professionnelle, Marlene fait le point sur sa réussite et ne manque pas de mentionner qu’elle a été intronisée au Temple de la renommée mondial du golf et choisie Athlète féminine de l’année.

J’ai commencé à m’intéresser au golf lorsque ma voisine, Anne Sharp, une excellente joueuse de niveau provincial et canadien, m’a demandé si je voulais l’accompagner au club de golf. J’avais 12 ans et, bien sûr, j’étais très excitée à l’idée. J’ai agi comme ramasseuse de balles; elle frappait des balles de pratique et je courais les chercher avec un sac. Et à partir de ce moment-là – c’était au Lookout Point Golf and Country Club de Font Hill – Gordon McInnis, le professionnel du club, a bien vu que j’étais intéressée; je suis devenue caddie, puis tout s’est mis en branle. Gordon McInnis est le seul professeur que j’ai eu, et de nos jours, on dirait qu’il a été mon entraîneur. Il m’a vraiment tout appris, quoi manger, comment me comporter et comment jouer sur un terrain de golf.

J’étais une petite fille très déterminée, et je crois bien que la constance a été la clé de mon succès sur le terrain de golf. Mon coup de départ n’était pas très puissant, mais je ne m’éloignais jamais beaucoup de ma trajectoire, et mes coups d’approche et mes coups roulés étaient relativement bons. Et ce qui est sans doute le plus important, c’est que je voulais gagner à tout prix et que j’étais vraiment une très mauvaise perdante.

À cette époque, la LPGA en était à ses débuts, ayant commencé en 1950, et il n’y avait pas beaucoup d’argent à faire. Je n’avais pas vraiment envie de vivre dans mes valises et pour être franche, je crois que c’est la meilleure décision que j’ai prise de toute ma vie. J’ai vraiment beaucoup apprécié toutes les occasions que j’ai eues de représenter le Canada au sein d’équipes internationales et je crois sincèrement qu’il s’agit là de l’un des faits saillants de ma carrière, soit de représenter mon pays.

J’ai remporté 30 championnats nationaux et internationaux. En réalité, j’ai remporté au moins un championnat national ou international au cours de chaque décennie entre 1951 et 2003, sur trois continents différents. J’ai eu beaucoup de chance, surtout d’avoir l’occasion de pouvoir poursuivre ma carrière amateur. Je suis très reconnaissante envers l’Association canadienne des golfeuses qui m’a donné la chance de parcourir le monde, car il y a fort à parier que je n’aurais pu le faire autrement.

Le moment culminant de ma carrière est certainement lorsque j’ai été choisie pour être intronisée au Temple international de la renommée du golf. Je ne crois pas qu’il puisse y avoir plus grand honneur, que vous soyez joueur amateur ou professionnel; j’étais la première Canadienne à être intronisée, même si, comme vous le savez, il y a de très bons joueurs et joueuses de golf au Canada. J’étais donc très, très honorée, et je crois aussi que ce fut un honneur pour toute la communauté du golf au Canada que d’être intronisée en 2004, au Temple international de la renommée du golf, à Saint Augustine.

Je crois que lorsque j’ai remporté ce trophée, il était connu sous le nom de prix de l’Athlète féminine de l’année Presse canadienne. En 1978, ce prix est devenu le trophée Bobbie Rosenfeld. J’ai eu la chance de rencontrer Bobbie Rosenfeld en 1952, lors du banquet de l’Association des journalistes et commentateurs sportifs de l’Ontario. Elle venait de remporter, en 1950, le titre d’Athlète féminine de la première moitié du siècle. Ce fut un moment inoubliable.

Créateur: Bruce Weir

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1959 - Histoire en vedette
Recruté principalement à titre de joueur défensif, Russ Jackson a été nommé « Joueur canadien par excellence » de la ligue à sa deuxième saison seulement dans la Ligue canadienne de football. Comme c’est toujours le cas, les quarts-arrières canadiens étaient alors une denrée rare, mais les talents variés et la robustesse de Jackson lui ont valu d’occuper cette position à Ottawa. Cette année-là, Jackson était aussi une recrue dans un autre domaine. Il a passé la saison 1958 à faire des allers-retours à Toronto pour décrocher son diplôme en enseignement et, en 1959, il a entrepris une carrière d’enseignant en mathématiques au secondaire.

1969 - Histoire en vedette
Le 30 novembre1969, Russ Jackson a terminé sa carrière en champion. Lors de son dernier match, Jackson a lancé quatre passes de touché et a mené les Rough Riders d’Ottawa jusqu’à la Coupe Grey, grâce à une victoire de 29-11 contre les Roughriders de la Saskatchewan. Il a été nommé joueur le plus utile de la Coupe Grey et joueur p Pour en lire plus
1959 - Histoire en vedette
Recruté principalement à titre de joueur défensif, Russ Jackson a été nommé « Joueur canadien par excellence » de la ligue à sa deuxième saison seulement dans la Ligue canadienne de football. Comme c’est toujours le cas, les quarts-arrières canadiens étaient alors une denrée rare, mais les talents variés et la robustesse de Jackson lui ont valu d’occuper cette position à Ottawa. Cette année-là, Jackson était aussi une recrue dans un autre domaine. Il a passé la saison 1958 à faire des allers-retours à Toronto pour décrocher son diplôme en enseignement et, en 1959, il a entrepris une carrière d’enseignant en mathématiques au secondaire.

1969 - Histoire en vedette
Le 30 novembre1969, Russ Jackson a terminé sa carrière en champion. Lors de son dernier match, Jackson a lancé quatre passes de touché et a mené les Rough Riders d’Ottawa jusqu’à la Coupe Grey, grâce à une victoire de 29-11 contre les Roughriders de la Saskatchewan. Il a été nommé joueur le plus utile de la Coupe Grey et joueur par excellence de la LCF. Depuis, aucun autre quart-arrière canadien n’a connu autant de succès au sein de la LCF.

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Russ Jackson tenant le ballon des deux mains

Russ Jackson photographié avec un ballon de football.

Photo de la Presse canadienne
vers 1968
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Russ Jackson, dans son uniforme des Rough Riders d’Ottawa,

Russ Jackson en uniforme alors qu’il joue pour les Rough Riders d’Ottawa. Russ Jackson est photographié alors qu’il s’apprête à lancer le ballon à un coéquipier.

Panthéon des sports canadiens
vers Années 1960
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Russ Jackson assis sur le banc

Russ Jackson et un coéquipier des Rough Riders d’Ottawa se reposent sur le banc pendant une partie.

Panthéon des sports canadiens
vers Années 1960
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Russ Jackson traversant la ligne des buts pour marquer un touché

Russ Jackson marque un touché.

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vers Années 1960
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Russ Jackson plaqué au sol

Russ Jackson est plaqué par un joueur adverse.

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vers Années 1960
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Russ Jackson Vidéo

Russ Jackson se rappelle à quel point il a été surpris d’être nommé au poste de quart-arrière des Rough Riders d’Ottawa au tout début de sa carrière, alors qu’il avait débuté comme demi défensif. Après avoir remporté la Coupe Grey en 1968, Jackson revient sur sa dernière saison disputée en 1969. Il mentionne également le fait d’avoir été choisi Athlète masculin de l’année et il rappelle à quel point ses coéquipiers ont contribué à son succès.

Lorsque j’ai rejoint les Rough Riders en 1958, je n’avais pas vraiment en tête de devenir le prochain quart-arrière à Ottawa. J’avais joué comme quart-arrière et demi défensif pour les Marauders de l’Université McMaster, à Hamilton, et lorsque je suis arrivé en 1958 pour me joindre à l’équipe, j’étais un demi défensif et je jouais comme demi défensif. J’étais aussi le troisième quart-arrière sur la liste, derrière Tom Dimitroff et Hal Ledyard, les deux quarts-arrières américains. Par la suite, les deux ont été blessés et plus tard dans la saison j’ai eu la chance de jouer, et les choses se sont bien passées pour moi en raison du système de jeu offensif utilisé par l’équipe. Et puis vous connaissez la suite… J’étais là au bon moment, un point c’est tout. Puis, il a fallu à peu près deux ans avant d’être bien en selle, dans le poste de quart-arrière numéro un.

L’année 1969 a été une année très spéciale pour moi, car l’année précédente, l’équipe avait gagné la Coupe Grey en battant Calgary, et j’avais dit à l’entraîneur Frank Clair que la prochaine saison serait ma dernière, comme j’avais toujours promis de le faire depuis le début. Il avait osé me faire confiance, moi, un jeune quart-arrière canadien, ce qui était inusité dans les années 1960, et au cours des cinq ou six dernières années, il n’amenait personne d’autre pour me mettre au défi. Ce que je veux dire, c’est que dès le premier jour du camp d’entraînement, le poste était mien, il n’y avait pas d’autres candidats. Alors, en 1969, au fur et à mesure que la saison avançait, c’était de plus en plus difficile, car en arrivant à Regina, en Saskatchewan, par exemple, j’étais là, dans le vestiaire après le match, et je me disais que c’était la dernière fois que je venais ici. Et là, les émotions pouvaient prendre le dessus. Et puis, nous sommes allés jusqu’au bout cette année-là, l’équipe a gagné la Coupe Grey. Le match terminé, tout le monde est tellement heureux d’avoir gagné la Coupe Grey deux années de suite. Je savais que c’était mon dernier match. Beaucoup plus tard, après avoir ôté le chandail de l’équipe, et pendant qu’on célébrait la victoire avec les familles et amis à l’hôtel à Montréal, c’est là que je l’ai réalisé vraiment. C’est terminé. C’est vraiment terminé. Plus jamais tu ne vas refaire ce que tu viens de faire. Et pendant à peu près une heure ce soir-là, j’ai repassé dans ma tête ces 12 dernières saisons de football professionnel.

En 1969, lorsque j’ai remporté le trophée Lionel Conacher, cela a été très spécial. C’est toujours très spécial d’être reconnu pour ce que l’on fait. Aucun doute là-dessus. C’est le point culminant d’une carrière pour un athlète. Pour un athlète qui fait partie d’une équipe, comme moi, la reconnaissance que j’ai reçue, en ce qui me concerne, touche également toute l’équipe. Cet honneur signifie que l’on fait partie d’une super bonne équipe. Tout compte fait, ce fut une année formidable, extrêmement enrichissante. Et avec une certaine charge émotive aussi.

Créateur: Bruce Weir

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1991 - Histoire en vedette
Neuf ans après le début de sa carrière à l’échelle nationale en aviron, Silken Laumann ne manquait jamais une occasion de répéter que le Canada devait maintenant être reconnu comme une puissance mondiale dans ce sport. Un an après être déménagée à Victoria, en Colombie-Britannique, pour pouvoir s'entraîner sous la direction de Mike Spracklen, Silken Laumann remportait le championnat mondial et le titre de la Coupe du monde, ce dernier au terme d'une série éprouvante de six courses échelonnées tout au long de la saison, dont deux victoires à San Diego et aux Pays-Bas. Le titre mondial est survenu en Autriche à la suite d’un duel épique avec son éternelle rivale, la Roumaine Elisabeta Lipa, au cours duquel les deux rameuses se sont échangées la première place à cinq reprises avant que Laumann se détache définitivement dans les derniers 200 mètres. C’est à ce moment-là que Laumann a pu affirmer que deux des trois objectifs qu’elle s’était fixés, soit les titres à la Coupe du monde et aux Championnats du monde, étaient maintenant chose faite.

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1991 - Histoire en vedette
Neuf ans après le début de sa carrière à l’échelle nationale en aviron, Silken Laumann ne manquait jamais une occasion de répéter que le Canada devait maintenant être reconnu comme une puissance mondiale dans ce sport. Un an après être déménagée à Victoria, en Colombie-Britannique, pour pouvoir s'entraîner sous la direction de Mike Spracklen, Silken Laumann remportait le championnat mondial et le titre de la Coupe du monde, ce dernier au terme d'une série éprouvante de six courses échelonnées tout au long de la saison, dont deux victoires à San Diego et aux Pays-Bas. Le titre mondial est survenu en Autriche à la suite d’un duel épique avec son éternelle rivale, la Roumaine Elisabeta Lipa, au cours duquel les deux rameuses se sont échangées la première place à cinq reprises avant que Laumann se détache définitivement dans les derniers 200 mètres. C’est à ce moment-là que Laumann a pu affirmer que deux des trois objectifs qu’elle s’était fixés, soit les titres à la Coupe du monde et aux Championnats du monde, étaient maintenant chose faite.

1992 - Histoire en vedette
Le dernier objectif de Silken Laumann était de décrocher une médaille olympique, quoique cela semblait maintenant hors d’atteinte, à la suite d’un accident pendant un entraînement au cours duquel son embarcation avait été éperonnée et sa jambe droite gravement blessée, seulement sept semaines avant les Jeux olympiques de 1992 à Barcelone. Les médecins l’avaient avertie qu’elle pourrait probablement ne plus jamais prendre part à une compétition et certainement pas aux prochains Jeux olympiques. Et Silken Laumann de répondre : « Je leur ai dit que je voyais les choses autrement. » Après cinq chirurgies et 23 jours à l’hôpital, elle ne pouvait pas marcher, mais elle pouvait ramer! Transportée de son fauteuil roulant à son embarcation, elle a repris l’entraînement quelques semaines avant les Jeux de 1992, et allez savoir comment, elle a persévéré et a décroché une médaille de bronze olympique, sans doute la médaille de bronze la plus étincelante de toute l’histoire du sport au Canada. Pour souligner cet exploit et sa volonté à toute épreuve, ses coéquipiers de l’équipe canadienne l’ont choisie comme porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture des Jeux.

© 2012, Panthéon des Sports Canadiens. Tous droits réservés.

Silken Laumann célébrant, un bras dans les airs

Silken Laumann après avoir remporté la médaille de bronze à l'épreuve d’une rameuse en couple aux Jeux olympiques de 1992 à Barcelone.

Ron Poling
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© 2012, Photo de la Presse canadienne. Tous droits réservés.


Silken Laumann en action

Silken Laumann franchissant le fil d’arrivée pour remporter la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Barcelone de 1992.

Ron Poling
1992-08-02
© 2012, Photo de la Presse canadienne. Tous droits réservés.


Photo de Silken Laumann

Portrait de Silken Laumann.

Panthéon des sports canadiens
vers Années 1990
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Silken Laumann Vidéo

Silken Laumann se rappelle ce qui l’a poussée à choisir l’aviron en simple. Elle nous parle ensuite de sa blessure à une cheville à la veille des Jeux olympiques de 1992 à Barcelone, de son programme d’entraînement rigoureux et de sa détermination à faire mentir les médecins qui lui avaient dit de faire une croix sur son rêve olympique. Elle s’est bel et bien rendue aux Jeux olympiques et elle a remporté la médaille de bronze.

J’ai fait mes débuts à l’aviron au sein de l’équipe féminine en huit poids léger. Comme je dépassais toutes les autres femmes d’au moins un pied, il a été décidé que je ne serais pas une rameuse poids léger et que je serais meilleure en classe ouverte. On m’a fait ramer en simple et j’ai adoré ça. J’ai surtout fait du simple les premières années.

Peu avant les Jeux olympiques de 1992, mon bateau a été violemment heurté de côté par un équipage de double masculin à Essen, en Allemagne. C’était évidemment un accident, mais c’est survenu au pire moment. J’étais dans la meilleure forme de ma vie. J’étais championne du monde. Je préparais ce que je croyais être le point culminant de ma carrière. Je me préparais à réaliser mon rêve de toute une vie et remporter la médaille d’or aux Jeux olympiques de 1992 et je me suis retrouvée sur un lit d’hôpital. Le muscle qui se trouve entre le genou et la cheville était déchiré, j’avais la cheville fracturée et les nerfs endommagés. Mes muscles et ma peau avaient subi des dommages importants. Évidemment, les médecins m’ont dit d’oublier les Jeux olympiques, car j’avais la cheville fracturée et les muscles très endommagés.

Je me souviens d’avoir entendu le médecin me décrire ma blessure dans les moindres détails, et je me disais qu’il ne me connaissait pas, qu’il parlait de mes blessures et pas de moi. Il y avait une bicyclette stationnaire sur le lit à côté du mien et je m’en approchais en fauteuil roulant. Les pédales avaient été enlevées et des poignées y avaient été installées. Je travaillais le haut du corps et mon cardio pendant 90 minutes. Je ressentais une certaine magie, comme si tout était irréel. C’était une course contre la montre. Il ne restait que deux semaines et je continuais de m’améliorer. Je n’ai pas porté de bandage élastique pour les Jeux olympiques parce que je n’ai pas arrêté de m’améliorer jusqu’à la première course.

Je me suis qualifiée lors de la première course et je me rappelle avoir été très nerveuse en demi-finale. Je ne pouvais pas me résoudre à accepter que je m’étais simplement rendue aux Jeux olympiques, que j’avais fait de mon mieux et que je pouvais maintenant relaxer un peu. J’ai continué à me mettre de la pression sur les épaules pour connaître la meilleure course de ma vie et j’ai continué à me battre. Je n’ai aucune idée où j’ai trouvé ce dont j’avais besoin à ce moment précis. C’est peut-être le fait que je n’avais pas cessé de me battre, que j’étais quatrième, si près d’une médaille, et que je n’avais rien à perdre. Je n’avais strictement rien à perdre. J’ai réussi à augmenter le rythme et j’ai tout donné sur les quatre cents derniers mètres; à tel point que je n’ai aucun souvenir des derniers instants de cette course. Je ne savais même pas quelle position j’occupais lorsque j’ai franchi le fil d’arrivée.

Être bien connue en sport et avoir réalisé quelque chose qui vous place au même niveau que tous les autres excellents athlètes canadiens qui ont marqué l’histoire canadienne pour des décennies est un immense honneur. Voilà ce que j’ai fait dans le passé et j’en suis très fière. Ces exploits ont fait de moi la personne que je suis devenue, et je n’ai aucune intention de m’arrêter ici. La partie de ma vie la plus riche et où j’ai le plus à donner est encore à venir.

Créateur: Bruce Weir

© 2012, Panthéon des sports canadiens. Tous droits réservés.


2008 - Histoire en vedette
Pour se récompenser, Chantal Petitclerc s’offrait un nouveau parfum. Si elle était satisfaite de sa course et de sa performance, elle s’offrait ce cadeau. Aux Jeux paralympiques de 2008 à Beijing, c’est plutôt l’arôme du champagne qu’elle a porté en premier, alors que dans l’effervescence du moment, son entraîneur, Peter Eriksson, l’a aspergée quelques instants après une autre victoire sensationnelle, portant son total de médailles à cinq médailles d’or. Répétant l’exploit réalisé aux Jeux paralympiques de 2004 à Athènes, Chantal Petitclerc a remporté haut la main le 100, le 200, le 400, le 800 et le 1500 m. Mais ce fut beaucoup plus difficile cette fois-ci. Pour commencer, le nombre impressionnant d’athlètes talentueux – 4200 athlètes de 148 pays ont participé aux Jeux de Beijing – et l’horaire très serré; ainsi, les courses de 200 et de 800 m avaient lieu à moins de 90 minutes d’intervalle seulement. Chantal Petitclerc ne s’est pas laissée démonter, établissant plutôt deux nouveaux records du monde. Plus tard, elle deva Pour en lire plus
2008 - Histoire en vedette
Pour se récompenser, Chantal Petitclerc s’offrait un nouveau parfum. Si elle était satisfaite de sa course et de sa performance, elle s’offrait ce cadeau. Aux Jeux paralympiques de 2008 à Beijing, c’est plutôt l’arôme du champagne qu’elle a porté en premier, alors que dans l’effervescence du moment, son entraîneur, Peter Eriksson, l’a aspergée quelques instants après une autre victoire sensationnelle, portant son total de médailles à cinq médailles d’or. Répétant l’exploit réalisé aux Jeux paralympiques de 2004 à Athènes, Chantal Petitclerc a remporté haut la main le 100, le 200, le 400, le 800 et le 1500 m. Mais ce fut beaucoup plus difficile cette fois-ci. Pour commencer, le nombre impressionnant d’athlètes talentueux – 4200 athlètes de 148 pays ont participé aux Jeux de Beijing – et l’horaire très serré; ainsi, les courses de 200 et de 800 m avaient lieu à moins de 90 minutes d’intervalle seulement. Chantal Petitclerc ne s’est pas laissée démonter, établissant plutôt deux nouveaux records du monde. Plus tard, elle devait déclarer : « Ces Jeux ont été pour moi les meilleurs et le plus important défi de toute ma carrière. Le nombre et le niveau des athlètes étaient très élevés et l’horaire, tout simplement dément ».

© 2012, Panthéon des sports canadiens. Tous droits réservés.

Chantal Petitclerc montrant ses cinq médailles d’or olympiques

Chantal Petitclerc photographiée avec les cinq médailles d’or qu’elle a remportées aux Jeux olympiques de Beijing de 2008.

Nathan Denette
2008-09-18
© 2012, La Presse canadienne. Tous droits réservés.


Chantal Petitclerc en compétition

Chantal Petitclerc remportant la finale du 400 m en fauteuil roulant aux essais d’athlétisme canadiens à Windsor (Ontario).

Ryan Remiorz
2008-07-03
© 2012, La Presse canadienne. Tous droits réservés.


Chantal Petitclerc Vidéo

L’athlète en fauteuil roulant Chantal Petitclerc se rappelle à quel point elle craignait de ne pouvoir répéter les mêmes exploits des Jeux paralympiques de 2004 à Athènes à ceux de 2008 à Beijing. Chantal nous entraîne sur la voie menant à cinq médailles d’or paralympiques à deux reprises, et nous fait part du sentiment de soulagement ressenti après la victoire. Elle revient ensuite sur tout ce qu’elle a été en mesure de transmettre à de nombreux Canadiens et Canadiennes.

Nous savions que le fait d’avoir remporté cinq médailles d’or à Athènes et de participer à nouveau aux Jeux de Pékin afin de tenter d’obtenir encore cinq médailles d’or représentait une décision très importante, et cela a pris un certain temps avant de la prendre avec mon entraîneur, mon équipe de soutien et ma psychologue. Nous en avons parlé pendant très longtemps, nous étions, je veux dire que j’étais un peu nerveuse et stressée, et nous savions que je n’aurais pas la liberté de rater une seule de ces médailles d’or, et que le fait de ne pas remporter chacune de ces cinq médailles d’or serait perçu comme un échec. Après un certain temps, je me souviens de Peter, mon entraîneur, qui me regarde avec un sourire dans les yeux et qui me dit seulement : « À quoi on joue? Bien sûr que nous allons tenter le coup. »

Pendant toute la semaine, le défi consistait à ne pas me laisser emporter après chaque médaille d’or, ce qui en soit est très agréable, mais je devais me contenir et me dire bon, une sur cinq, deux sur cinq, trois... parce que je voulais remporter ces cinq médailles d’or et marquer l’histoire. Après avoir remporté la cinquième médaille, celle du 1500 m, c’était comme si soudainement je me suis laissée porter par les événements et j’ai compris que j’avais réussi. C’était tellement intense d’être dans le stade avec la foule, c’était très, très émouvant.

C’est difficile à décrire; en réalité, cela m’a pris beaucoup de temps, quelques semaines je crois pour être capable de prendre vraiment du recul, de mettre ces événements en perspective et de réaliser que c’était un exploit remarquable, et que j’avais réussi.

J’ai toujours pratiqué le sport pour moi et pour dépasser mes limites, mais je constate vraiment, et je l’ai constaté aussi après Beijing, que je laisse un certain héritage et que j’ai véritablement inspiré d’autres athlètes et d’autres jeunes filles pour qu’elles soient plus rapides et meilleures. Pour moi, cela représente une sorte d’effet secondaire qui m’apporte beaucoup de bonheur. D’autres athlètes m’ont inspirée quand j’ai commencé ma carrière et ils ont vraiment changé ma vie. Je me considère donc très chanceuse de pouvoir influencer la vie d’autres athlètes et de les motiver à battre mes records. J’espère seulement qu’elles ne le feront pas trop rapidement [rires].

Créateur: Bruce Weir

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Objectifs d'apprentissage

L’étudiant doit :

  • SS S.9 utiliser la technologie pour composer, réviser et modifier son texte;
  • SS S.6 tirer des conclusions pertinentes établies en fonction d’éléments probants provenant de la recherche effectuée.

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