Montréal, c'est le rêve d'un lieu où Français et Amérindiens vivraient ensemble dans l'idéal de la communauté chrétienne. L'île de Montréal est maintenant une halte très fréquentée par les autochtones. Depuis que le fort est installé, les Algonquins de l'Outaouais y multiplient de longs séjours, s'y font baptiser et repartent dès la menace d'une attaque iroquoise. D'intenses rivalités commerciales opposent les Agniers aux alliés autochtones. Au cours des 20 premières années, la population amérindienne est majoritaire sur l'île, car Montréal accueille un grand nombre de bandes huronnes, iroquoises et algonquines séparées de leur tribu par la guerre, la famine et les épidémies.
Montréal, c'est le rêve d'un lieu où Français et Amérindiens vivraient ensemble dans l'idéal de la communauté chrétienne. L'île de Montréal est maintenant une halte très fréquentée par les autochtones. Depuis que le fort est installé, les Algonquins de l'Outaouais y multiplient de longs séjours, s'y font baptiser et repartent dès la menace d'une attaque iroquoise. D'intenses rivalités commerciales opposent les Agniers aux alliés autochtones. Au cours des 20 premières années, la population amérindienne est majoritaire sur l'île, car Montréal accueille un grand nombre de bandes huronnes, iroquoises et algonquines séparées de leur tribu par la guerre, la famine et les épidémies.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Quand Jeanne Mance s'embarque pour aller jeter en Nouvelle-France les bases de Ville-Marie, son projet est clair : bâtir un hôpital. Les premières années, elle doit se contenter, pour son infirmerie, d'un des logements du fort. Mais, dès 1645, elle est la première à obtenir un emplacement sur le coteau Saint Louis, là où l'on a prévu construire la ville. Les bâtiments qu'elle y fait ériger deviennent ainsi les premiers édifices urbains de Montréal. Ils comprennent notamment un logis où soigner les malades, un autre pour loger les religieuses infirmières ainsi qu'une chapelle. À quatre reprises, cet hôpital sera détruit par le feu; quatre fois, il sera reconstruit et agrandi. La ténacité de Jeanne Mance n'est pas une légende!
Quand Jeanne Mance s'embarque pour aller jeter en Nouvelle-France les bases de Ville-Marie, son projet est clair : bâtir un hôpital. Les premières années, elle doit se contenter, pour son infirmerie, d'un des logements du fort. Mais, dès 1645, elle est la première à obtenir un emplacement sur le coteau Saint Louis, là où l'on a prévu construire la ville. Les bâtiments qu'elle y fait ériger deviennent ainsi les premiers édifices urbains de Montréal. Ils comprennent notamment un logis où soigner les malades, un autre pour loger les religieuses infirmières ainsi qu'une chapelle. À quatre reprises, cet hôpital sera détruit par le feu; quatre fois, il sera reconstruit et agrandi. La ténacité de Jeanne Mance n'est pas une légende!

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Les premières maisons de la ville sont petites et modestes. Charpente, murs, toit, plancher, tout y est fait de bois, un matériau facile à travailler qu'on trouve sur place. Les fenêtres, réduites au minimum pour conserver la chaleur, ont des volets, mais pas de vitre - un matériau d'importation réservé aux gens fortunés. La demeure, qui repose parfois sur des fondations sommaires de pierres des champs, ne comporte pas de cave mais seulement un rez-de-chaussée sans cloisons et un grenier où l'on entrepose des denrées. On mène toutes les activités domestiques dans la pièce unique aménagée autour de l'âtre central. On y cuisine et on y mange; on y veille et on y dort. Que les premières familles montréalaises soient tricotées serré ne surprend donc personne!
Les premières maisons de la ville sont petites et modestes. Charpente, murs, toit, plancher, tout y est fait de bois, un matériau facile à travailler qu'on trouve sur place. Les fenêtres, réduites au minimum pour conserver la chaleur, ont des volets, mais pas de vitre - un matériau d'importation réservé aux gens fortunés. La demeure, qui repose parfois sur des fondations sommaires de pierres des champs, ne comporte pas de cave mais seulement un rez-de-chaussée sans cloisons et un grenier où l'on entrepose des denrées. On mène toutes les activités domestiques dans la pièce unique aménagée autour de l'âtre central. On y cuisine et on y mange; on y veille et on y dort. Que les premières familles montréalaises soient tricotées serré ne surprend donc personne!

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

La peur des Iroquois hante la jeune colonie. Femmes et hommes sont armés. À chaque offensive, les habitants se réfugient dans le fort ou dans l'hôpital. On sonne le couvre-feu. Ils vont au travail et en reviennent tous ensemble au son de la cloche. Les repas sont pris en commun. Les plus dévots, à tous les jours, se préparent spirituellement par la prière à supporter la mort. Dans ces épreuves, leur foi profonde les épaule. Ils continuent à défricher les terres, à semer, à construire.

La peur des Iroquois hante la jeune colonie. Femmes et hommes sont armés. À chaque offensive, les habitants se réfugient dans le fort ou dans l'hôpital. On sonne le couvre-feu. Ils vont au travail et en reviennent tous ensemble au son de la cloche. Les repas sont pris en commun. Les plus dévots, à tous les jours, se préparent spirituellement par la prière à supporter la mort. Dans ces épreuves, leur foi profonde les épaule. Ils continuent à défricher les terres, à semer, à construire.

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Jeanne Mance est née dans une famille bourgeoise à Langres, dans la région de la Champagne, en France. Très pieuse, elle est fascinée par les récits des missionnaires qui ouvrent en Nouvelle-France, où elle veut se rendre. Elle est introduite chez Mme de Bullion, une riche donatrice de Paris. Celle-ci confie à Jeanne Mance les sommes nécessaires pour fonder un hôpital en Nouvelle-France. Après une rencontre fortuite avec M. de la Dauversière, Mlle Mance devient membre de la Société de Notre-Dame de Montréal et unit son projet à celui de la fondation d'une ville missionnaire sur l'île de Montréal. Grâce à son zèle et à son dynamisme, le projet de Ville-Marie se concrétise. On lui confie même l'administration de l'expédition. On la retrouvera partout à la fois, tant au chevet des blessés qu'à l'administration, et même comme marraine de nombreux enfants de la colonie.
Jeanne Mance est née dans une famille bourgeoise à Langres, dans la région de la Champagne, en France. Très pieuse, elle est fascinée par les récits des missionnaires qui ouvrent en Nouvelle-France, où elle veut se rendre. Elle est introduite chez Mme de Bullion, une riche donatrice de Paris. Celle-ci confie à Jeanne Mance les sommes nécessaires pour fonder un hôpital en Nouvelle-France. Après une rencontre fortuite avec M. de la Dauversière, Mlle Mance devient membre de la Société de Notre-Dame de Montréal et unit son projet à celui de la fondation d'une ville missionnaire sur l'île de Montréal. Grâce à son zèle et à son dynamisme, le projet de Ville-Marie se concrétise. On lui confie même l'administration de l'expédition. On la retrouvera partout à la fois, tant au chevet des blessés qu'à l'administration, et même comme marraine de nombreux enfants de la colonie.

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.

Jeanne Mance

Jeanne Mance

Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal

© Pointe-à-Callière, musée d'archéologie et d'histoire de Montréal 2006. Tous droits réservés.


Une lignée de chefs algonquins porte le nom de « Tessouat », qui est transmis au nouveau chef lors du décès de son prédécesseur. Le dernier Tessouat dit Le Borgne, de l'île des Kichesipirinis, subit l'hostilité des Français à cause de son prédécesseur mort en 1636. Il semble aussi qu'il a hérité de la même infirmité que lui : il n'a qu'un seul oil. Les Jésuites le dépeignent comme un « homme rusé, superbe, ennemi des façons de faire des Français et du christianisme ». On le dit « terreur de toutes les nations ». Tessouat convoite le rôle de partenaire incontournable des Français qui appartient aux Hurons. La fondation de Montréal engendre la possibilité d'une alliance. En 1643, il y est baptisé et y reçoit le prénom de son parrain, celui de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Durant les négociations de paix de 1646 avec les ambassadeurs iroquois, il discourra avec éloquence en faveur du retour des captifs de guerre.
Une lignée de chefs algonquins porte le nom de « Tessouat », qui est transmis au nouveau chef lors du décès de son prédécesseur. Le dernier Tessouat dit Le Borgne, de l'île des Kichesipirinis, subit l'hostilité des Français à cause de son prédécesseur mort en 1636. Il semble aussi qu'il a hérité de la même infirmité que lui : il n'a qu'un seul oil. Les Jésuites le dépeignent comme un « homme rusé, superbe, ennemi des façons de faire des Français et du christianisme ». On le dit « terreur de toutes les nations ». Tessouat convoite le rôle de partenaire incontournable des Français qui appartient aux Hurons. La fondation de Montréal engendre la possibilité d'une alliance. En 1643, il y est baptisé et y reçoit le prénom de son parrain, celui de Paul de Chomedey de Maisonneuve. Durant les négociations de paix de 1646 avec les ambassadeurs iroquois, il discourra avec éloquence en faveur du retour des captifs de guerre.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • expliquer l’importance de la fondation de Montréal en Nouvelle-France, de 1642 à 1763;
  • mettre en contexte les clivages socio-économiques propres à cette époque;
  • démontrer l’importance de Montréal comme plaque tournante en Amérique du Nord britannique.

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