La trace est une empreinte, une marque, qui témoigne du passage d’un être ou d’une chose. Du fait qu’elle subsiste dans le présent, il est parfois nécessaire d’en faire une relecture pour la comprendre. Les vestiges du passé servent de points de repère à la constitution d’une mémoire individuelle et collective. Que ce soit en sciences humaines ou en arts, la problématique liée à la trace évoque donc le processus par lequel le passé est re-présenté et déchiffré. En explorant le thème de la mémoire, les artistes interrogent notre rapport au passé, notre manière d’y accéder par les traces qui en subsistent, et laissent entrevoir combien celui-ci continue d’agir dans le présent.
La trace est une empreinte, une marque, qui témoigne du passage d’un être ou d’une chose. Du fait qu’elle subsiste dans le présent, il est parfois nécessaire d’en faire une relecture pour la comprendre. Les vestiges du passé servent de points de repère à la constitution d’une mémoire individuelle et collective. Que ce soit en sciences humaines ou en arts, la problématique liée à la trace évoque donc le processus par lequel le passé est re-présenté et déchiffré. En explorant le thème de la mémoire, les artistes interrogent notre rapport au passé, notre manière d’y accéder par les traces qui en subsistent, et laissent entrevoir combien celui-ci continue d’agir dans le présent.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

intervention, Place d’Youville, Vieux-Montréal

Photos : Raphaëlle de Groot et Jean-André de Groot

© Raphaëlle de Groot


Réalisée dans le cadre d’un événement soulignant le 150e anniversaire du premier parlement du Canada-Uni bâti à Montréal, l’intervention de Raphaëlle de Groot revisite les traces d’un passé lointain en ayant recours aux relevés de fouilles archéologiques et aux récits consignés par l’histoire. L’artiste prend pour objet de recherche la modeste Place d’Youville dont l’espace sert aujourd’hui d’aire de stationnement et qui, en vérité, est un haut lieu de mémoire. Constituant une sorte de percée dans la trame de la ville, l’endroit laisse voir peu d’indices des nombreux événements dont il a été témoin. L’artiste utilise le stationnement comme surface de marquage et y reporte différents tracés pour inscrire ce qui y prenait place autrefois, en particulier les marques des fondations de l’édifice qui a logé le premier parlement du Canada-Uni de 1844 jusqu’au soulèvement de 1849. Raphaëlle de Groot orchestre une comm& Pour en lire plus
Réalisée dans le cadre d’un événement soulignant le 150e anniversaire du premier parlement du Canada-Uni bâti à Montréal, l’intervention de Raphaëlle de Groot revisite les traces d’un passé lointain en ayant recours aux relevés de fouilles archéologiques et aux récits consignés par l’histoire. L’artiste prend pour objet de recherche la modeste Place d’Youville dont l’espace sert aujourd’hui d’aire de stationnement et qui, en vérité, est un haut lieu de mémoire. Constituant une sorte de percée dans la trame de la ville, l’endroit laisse voir peu d’indices des nombreux événements dont il a été témoin. L’artiste utilise le stationnement comme surface de marquage et y reporte différents tracés pour inscrire ce qui y prenait place autrefois, en particulier les marques des fondations de l’édifice qui a logé le premier parlement du Canada-Uni de 1844 jusqu’au soulèvement de 1849. Raphaëlle de Groot orchestre une commémoration éphémère et ajoute à ses tracés les notes que contiennent les rapports de fouilles archéologiques qui, prises ensemble, forment un texte énumérant tout ce que contient le sol. L’œuvre met donc en évidence les résidus, les différentes strates du passé et fait de la lecture une expérience de déchiffrement, impliquant de marcher directement sur le texte pour le lire et du coup l’effacer. Le titre de l’œuvre, Mémoire X99-04-25, renvoie aux coordonnées spatiales et temporelles du site exhumé, prenant appui sur la mémoire qui subsiste sous forme de traces invisibles pour l’œil nu.

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intervention, Place d’Youville, Vieux-Montréal

Photos : Raphaëlle de Groot et Jean-André de Groot
1999
© Raphaëlle de Groot


Mémoire X99-Y04.25

Photos : Raphaëlle de Groot et Jean-André de Groot
1999
© Raphaëlle de Groot


Organisée à l’invitation du Centre d’histoire de Montréal, cette intervention réactivait par un marquage au sol l’histoire méconnue du site du premier parlement du Canada-Uni : la Place d’Youville, utilisée alors comme espace de stationnement. J’ai souligné l’emplacement de certains des vestiges présents sous l’asphalte avec des lignes orange et bleues (le collecteur William au centre et, autour, les fondations du marché Sainte-Anne, bâtiment ensuite converti pour les besoins du parlement). Un texte composé d’après des extraits d’articles de journaux d’époque et de rapports de fouilles archéologiques évoquait les états et les événements qui ont marqué le lieu depuis le paysage premier de la rivière Saint-Pierre jusqu’à l’émeute qui provoqua l’incendie du parlement en 1849. Pour la durée de mon intervention, l’accès au stationnement était fermé aux voitures. Par la suite, le marquage est disparu de lui-même au gr&ea Pour en lire plus
Organisée à l’invitation du Centre d’histoire de Montréal, cette intervention réactivait par un marquage au sol l’histoire méconnue du site du premier parlement du Canada-Uni : la Place d’Youville, utilisée alors comme espace de stationnement. J’ai souligné l’emplacement de certains des vestiges présents sous l’asphalte avec des lignes orange et bleues (le collecteur William au centre et, autour, les fondations du marché Sainte-Anne, bâtiment ensuite converti pour les besoins du parlement). Un texte composé d’après des extraits d’articles de journaux d’époque et de rapports de fouilles archéologiques évoquait les états et les événements qui ont marqué le lieu depuis le paysage premier de la rivière Saint-Pierre jusqu’à l’émeute qui provoqua l’incendie du parlement en 1849. Pour la durée de mon intervention, l’accès au stationnement était fermé aux voitures. Par la suite, le marquage est disparu de lui-même au gré de la météo et de la circulation des véhicules.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Raphaëlle de Groot détient un baccalauréat en arts visuels (UQAM) et a participé à un programme d’échange à la State University de New York. Elle détient également une maîtrise de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Son travail a fait l’objet d’expositions individuelles à Montréal et a été présenté dans plusieurs expositions de groupe à l’étranger.

expositions (sélection)
2007 Rendre réel, Scène Québec, Ottawa (Ontario) [Marie Fraser, commissaire] 2006 Raphaëlle de Groot : En exercice, Galerie de l’UQAM, Montréal (Québec) [Louise Déry, commissaire] 2005 Negotiating Us: Here and Now, Leeds City Art Gallery, Leeds (Angleterre) 2004 Raphaëlle de Groot, Le Quartier, Quimper (France)
Raphaëlle de Groot détient un baccalauréat en arts visuels (UQAM) et a participé à un programme d’échange à la State University de New York. Elle détient également une maîtrise de l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM. Son travail a fait l’objet d’expositions individuelles à Montréal et a été présenté dans plusieurs expositions de groupe à l’étranger.

expositions (sélection)
  • 2007 Rendre réel, Scène Québec, Ottawa (Ontario) [Marie Fraser, commissaire]
  • 2006 Raphaëlle de Groot : En exercice, Galerie de l’UQAM, Montréal (Québec) [Louise Déry, commissaire]
  • 2005 Negotiating Us: Here and Now, Leeds City Art Gallery, Leeds (Angleterre)
  • 2004 Raphaëlle de Groot, Le Quartier, Quimper (France)

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Place d'Youville

Située dans le Vieux-Montréal à proximité du port, la Place d’Youville était autrefois l’endroit où la rivière Saint-Pierre se déversait dans le fleuve Saint-Laurent. Par suite du développement de Montréal, le site devient successivement un dépotoir à ciel ouvert, puis un canal souterrain. L’endroit a ensuite accueilli le marché Sainte-Anne, construit en 1833, qui logera le premier parlement du Canada-Uni de 1844 jusqu’au soulèvement de 1849.

soulèvement de 1849

En réaction au vote d’une loi indemnisant les personnes lésées durant les rébellions de 1837-1838, des manifestants anglophones se révoltent et allument un incendie au parlement. L’émeute a pour effet de faire perdre le statut de capitale à la ville de Montréal.
Place d'Youville

Située dans le Vieux-Montréal à proximité du port, la Place d’Youville était autrefois l’endroit où la rivière Saint-Pierre se déversait dans le fleuve Saint-Laurent. Par suite du développement de Montréal, le site devient successivement un dépotoir à ciel ouvert, puis un canal souterrain. L’endroit a ensuite accueilli le marché Sainte-Anne, construit en 1833, qui logera le premier parlement du Canada-Uni de 1844 jusqu’au soulèvement de 1849.

soulèvement de 1849

En réaction au vote d’une loi indemnisant les personnes lésées durant les rébellions de 1837-1838, des manifestants anglophones se révoltent et allument un incendie au parlement. L’émeute a pour effet de faire perdre le statut de capitale à la ville de Montréal.

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Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • démontrer qu’il comprend le lien qui existe entre la science et l’art;
  • tenter d’expliquer l’état d’esprit de l’artiste au moment où elle a réalisé cette œuvre.

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