La santé est une préoccupation qui touche chacun d’entre nous. Tout au long de l’histoire, elle s’est manifestée dans la représentation artistique des corps : assaillis par la maladie et par la dévastation d’épidémies telle la peste ou la lèpre; révélés par les leçons d’anatomie ou les portraits d’individus atteints de maladie mentale, etc. Si, à la Renaissance, un pouvoir de guérison était attribué à certaines images, aujourd’hui, l’art nous met en face des fléaux que sont entre autres le sida et le cancer; il nous montre autrement l’univers pharmaceutique contemporain; il nous place devant un corps où s’inscrivent la souffrance et parfois la gêne. Les connaissances en biologie, en neurologie ou en médecine se répercutent dans les œuvres réunies ici et montrent comment s’estompe l’étanchéité entre art et science.
La santé est une préoccupation qui touche chacun d’entre nous. Tout au long de l’histoire, elle s’est manifestée dans la représentation artistique des corps : assaillis par la maladie et par la dévastation d’épidémies telle la peste ou la lèpre; révélés par les leçons d’anatomie ou les portraits d’individus atteints de maladie mentale, etc. Si, à la Renaissance, un pouvoir de guérison était attribué à certaines images, aujourd’hui, l’art nous met en face des fléaux que sont entre autres le sida et le cancer; il nous montre autrement l’univers pharmaceutique contemporain; il nous place devant un corps où s’inscrivent la souffrance et parfois la gêne. Les connaissances en biologie, en neurologie ou en médecine se répercutent dans les œuvres réunies ici et montrent comment s’estompe l’étanchéité entre art et science.

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

vidéo couleur sur vidéocassette Bétacam. Français, 30 min

Vidéo couleur sur vidéocassette Bétacam

Français, 30 min

Extrait vidéo de 4 min 28 s

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Chantal DuPont
Collection d’œuvres d’art de l’UQAM - don de l’artiste
vers 2000
© Université du Québec à Montréal, Galerie de l’UQAM


L’autoreprésentation est un thème fréquemment abordé par Chantal duPont. L’œuvre Du front tout le tour de la tête nous guide à l’intérieur d’un parcours où le corps de l’artiste, atteinte d’un cancer en 1999, est soumis à de multiples transformations causées par les traitements de radiothérapie. La vidéo permet à l’artiste d’extérioriser ses souffrances et, du coup, de partager ce qui conventionnellement est camouflé sous une perruque et reste dans la sphère de l’intime. Chantal duPont, non sans affirmer ses angoisses, fait basculer le tragique en osant faire de la tête dénudée un prétexte au jeu. L’artiste partage avec autrui son expérience de la maladie en toute lucidité et nous confronte à de multiples dualités : univers de force et de faiblesse, d’humour et de souffrance, de courage et de peur, de vie et de mort… Les photographies Toujours plus haut sont nées de cette vidéo. D’une intimité presque taboue, elles nous montrent que le corps représenté est non seulement « assujetti » à la machine des sciences et au savoir médical, mais également affranchi par le pouvoir lib Pour en lire plus
L’autoreprésentation est un thème fréquemment abordé par Chantal duPont. L’œuvre Du front tout le tour de la tête nous guide à l’intérieur d’un parcours où le corps de l’artiste, atteinte d’un cancer en 1999, est soumis à de multiples transformations causées par les traitements de radiothérapie. La vidéo permet à l’artiste d’extérioriser ses souffrances et, du coup, de partager ce qui conventionnellement est camouflé sous une perruque et reste dans la sphère de l’intime. Chantal duPont, non sans affirmer ses angoisses, fait basculer le tragique en osant faire de la tête dénudée un prétexte au jeu. L’artiste partage avec autrui son expérience de la maladie en toute lucidité et nous confronte à de multiples dualités : univers de force et de faiblesse, d’humour et de souffrance, de courage et de peur, de vie et de mort… Les photographies Toujours plus haut sont nées de cette vidéo. D’une intimité presque taboue, elles nous montrent que le corps représenté est non seulement « assujetti » à la machine des sciences et au savoir médical, mais également affranchi par le pouvoir libérateur de l’art.

Les épreuves numériques s’intitulent individuellement Toujours plus haut : une lampe, une chaise; Toujours plus haut : un cactus, un melon; Toujours plus haut : un « A », une clémentine; Toujours plus haut : des galets, une boule.

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© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Pour moi, tout a changé, basculé, au moment où le diagnostic d’un cancer du sein a été posé; tout à coup, je me suis imaginée siégeant au banc des accusés, et le verdict m’a semblé irréversible. Cette expérience m’a fait prendre conscience de l’importance de prendre en main ma destinée. Certes, le fait de savoir, de connaître la gravité de mon état de santé a changé ma perception du temps.

Comme artiste, j’ai voulu agir plutôt que subir. J’ai filmé ma tête dans tous ses états pendant près de neuf mois. Au lieu d’attendre que mes cheveux tombent, je les ai pris entre mes doigts et, d’un souffle comme on souffle un baiser, je me suis dénudé la tête. Un rituel qui a pris la forme d’un don, d’une œuvre à partager avec le public.

Dans ma vidéo, j’ai utilisé la nature comme espace de transformation et de poésie. L’absence des cheveux fut comblée par la présence de p Pour en lire plus
Pour moi, tout a changé, basculé, au moment où le diagnostic d’un cancer du sein a été posé; tout à coup, je me suis imaginée siégeant au banc des accusés, et le verdict m’a semblé irréversible. Cette expérience m’a fait prendre conscience de l’importance de prendre en main ma destinée. Certes, le fait de savoir, de connaître la gravité de mon état de santé a changé ma perception du temps.

Comme artiste, j’ai voulu agir plutôt que subir. J’ai filmé ma tête dans tous ses états pendant près de neuf mois. Au lieu d’attendre que mes cheveux tombent, je les ai pris entre mes doigts et, d’un souffle comme on souffle un baiser, je me suis dénudé la tête. Un rituel qui a pris la forme d’un don, d’une œuvre à partager avec le public.

Dans ma vidéo, j’ai utilisé la nature comme espace de transformation et de poésie. L’absence des cheveux fut comblée par la présence de parures issues de la nature et marquant le passage des saisons. Face à une telle accélération dans le temps des transformations qu’a subi mon corps soumis à divers traitements chocs, j’ai choisi d’accentuer ces métamorphoses en travestissements de toutes sortes. Mon corps est devenu matière à créer et ma tête, un terrain de jeu.

© La Revue du REIQS

Chantal duPont est née à Montréal. Détentrice d’une maîtrise en éducation artistique de l’Université Concordia et d’un doctorat également en éducation artistique de l’Université de Montréal, elle est professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM depuis 1985. L’artiste a remporté de nombreux prix pour l’œuvre Du front tout le tour de la tête. Plus récemment, le Prix Bell Canada d’art vidéographique 2005 lui a été décerné.

expositions (sélection)
2002 Cité des ondes, 5e Manifestation Internationale vidéo et art électronique, Montréal (Québec) 2001 Trames horizontales / Défilement vertical : La vidéo d’art récente au Canada, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (Québec) 2000 Du front tout le tour de la tête, Galerie Graff, Mo Pour en lire plus
Chantal duPont est née à Montréal. Détentrice d’une maîtrise en éducation artistique de l’Université Concordia et d’un doctorat également en éducation artistique de l’Université de Montréal, elle est professeure à l’École des arts visuels et médiatiques de l’UQAM depuis 1985. L’artiste a remporté de nombreux prix pour l’œuvre Du front tout le tour de la tête. Plus récemment, le Prix Bell Canada d’art vidéographique 2005 lui a été décerné.

expositions (sélection)
  • 2002 Cité des ondes, 5e Manifestation Internationale vidéo et art électronique, Montréal (Québec)
  • 2001 Trames horizontales / Défilement vertical : La vidéo d’art récente au Canada, Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (Québec)
  • 2000 Du front tout le tour de la tête, Galerie Graff, Montréal (Québec)

© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

autoportrait
Portrait d’un artiste réalisé par lui-même. L’autoportrait est un genre reconnu depuis la Renaissance, période où la notion d’individualité devient un véritable centre d’intérêt. Ce type de représentation mène à la production d’images réflexives, où l’auteur s’interroge sur sa propre figure.

cancer du sein
Maladie qui se développe à partir des cellules qui produisent le lait. Il s’agit du type de cancer le plus fréquent chez la femme. En 2006, au Canada, on estime à 22 300 le nombre de femmes qui recevront un diagnostic de cancer du sein. Contrairement à une croyance répandue, le cancer n’est pas une maladie récente; des papyrus égyptiens vieux de quatre mille ans traitaient déjà du cancer, tandis que le nom de cancer a été donné aux tumeurs malignes par Hippocrate il y a plus de mille cinq cent ans. Les risques de développe Pour en lire plus
autoportrait
Portrait d’un artiste réalisé par lui-même. L’autoportrait est un genre reconnu depuis la Renaissance, période où la notion d’individualité devient un véritable centre d’intérêt. Ce type de représentation mène à la production d’images réflexives, où l’auteur s’interroge sur sa propre figure.

cancer du sein
Maladie qui se développe à partir des cellules qui produisent le lait. Il s’agit du type de cancer le plus fréquent chez la femme. En 2006, au Canada, on estime à 22 300 le nombre de femmes qui recevront un diagnostic de cancer du sein. Contrairement à une croyance répandue, le cancer n’est pas une maladie récente; des papyrus égyptiens vieux de quatre mille ans traitaient déjà du cancer, tandis que le nom de cancer a été donné aux tumeurs malignes par Hippocrate il y a plus de mille cinq cent ans. Les risques de développer un cancer augmentent avec l’âge; la proportion de décès est donc restée faible tant que l’espérance de vie était courte.

radiothérapie
Emploi de rayonnements ionisants dans le traitement de maladies. Dans le cas du cancer, la radiothérapie consiste en l’administration d’une dose de radiation suffisante pour causer la mort des cellules cancéreuses sans léser une proportion trop élevée de cellules saines.


© Galerie de l'UQAM 2007. Tous droits réservés.

Objectifs d'apprentissage

L’apprenant va :
  • démontrer qu’il comprend le lien qui existe entre la science et l’art;
  • tenter d’expliquer l’état d’esprit de l’artiste au moment où elle a réalisé cette vidéo.

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