Exportations et importations canadiennes au 19e siècle

Au Canada, à partir de 1854, les échanges commerciaux extérieurs augmentent sensiblement. Cette activité permet à l’élève de connaître les principales exportations et importations canadiennes d’alors.

Au Canada, l’industrialisation a réellement débuté durant la seconde moitié du 19e siècle. L’expansion du pays, organisé en 1867 en système fédératif (la Confédération), la construction des chemins de fer et les politiques économiques stimulent son développement.

Cette nouvelle ère est caractérisée par une croissance économique qui se reflète indéniablement dans le commerce extérieur. Entre 1850 et 1900, non seulement les échanges commerciaux augmentent (les importations triplent et les exportations quadruplent), mais les denrées vendues et achetées témoignent de cette nouvelle économie. En effet, au début du 19e siècle, le Canada exporte presque exclusivement des ressources naturelles et importe la plupart des objets manufacturés dont il a besoin. Avec la poussée de l’industrialisation, le pays importe de plus en plus de matières premières de l’Angleterre et des États-Unis pour les transformer par la suite dans ses usines. Il produit et exporte donc beaucoup plus de produits manufacturés ou transformés qu’au début du siècle.

Objets évoquant des importations

Chaudron à légumes

Ce type de chaudron, au fini émaillé granité, gagne en popularité à partir de la seconde moitié du 19e siècle, et ce, jusqu’à la fin du 20e siècle. Celui présenté sur la photo a été produit à Montréal, au Québec. Cependant, la matière première avec laquelle il a été fabriqué, le fer, devait être importée.

Le fer constituait d’ailleurs l’une des principales matières premières importées de l’Angleterre et des États-Unis.

Chaudière à charbon (jouet)

Cette chaudière à charbon servait de jouet aux enfants afin de recréer une activité de la vie quotidienne. Elle rappelle un combustible largement utilisé dans les foyers et les industries durant la seconde moitié du 19e siècle.

Bien qu’à cette époque on produise du charbon en Nouvelle-Écosse, les désavantages géographiques et le climat font en sorte qu’au Québec et en Ontario il est souvent plus avantageux d’importer le charbon des États-Unis.

Manteau

Ce manteau à manches longues, de fabrication industrielle, a été confectionné au Québec, vers la fin du 19e siècle. Il a été acheté par une dame de la région de Québec, spécialement pour son voyage de noces.

Il est fabriqué à partir d’un tissu de lainage fin, comme on en importe beaucoup d’Angleterre à cette époque, et est doublé d’un coton toilé, textile probablement tissé au pays à partir de coton brut. À la fin du 19e siècle, les matières premières comme le coton brut, le fer, l’acier, le cuir, ou encore le tabac et les machines-outils font accroître de façon significative le volume des importations canadiennes.

Enseigne publicitaire

Cette enseigne publicitaire promeut le tabac Old Chum fabriqué par l’une des toutes premières industries du tabac au Canada : la D. Ritchie and Co., une compagnie achetée plus tard par l’Imperial Tobacco.

Cette enseigne nous rappelle que durant la seconde moitié du 19e siècle, l’industrie du tabac est florissante au Canada, et ce, surtout au Québec. Bien qu’on cultive ici du tabac, la production est insuffisante pour répondre aux besoins des manufactures, notamment celles des cigares. On doit donc importer du tabac entre autres des États-Unis.

Sucrier

Ce sucrier représente la chute Oriawenrak de la rivière Kabir Kouba, à Wendake, en banlieue de Québec.

Bien qu’il rappelle un site québécois, cet objet a été manufacturé au 19e siècle à Glasgow, en Écosse. Le fabricant en a fait créer une série appelée « Canadiana » réservée exclusivement au marché canadien. Ce sucrier évoque donc l’importation de produits manufacturés, qui continue d’avoir cours à ce moment avec l’Angleterre et les États-Unis. Il rappelle également une autre importation : celle du sucre non raffiné provenant des Antilles.

Meule à aiguiser

Cette machine-outil, constituée d’une meule en pierre, d’un mécanisme à engrenage, d’un levier de serrage, d’un étau mobile et d’un autre fixe, sert à aiguiser les lames des faucheuses.

Fabriquée au 19e siècle, elle provient de Chicago, en Illinois, aux États-Unis. Elle illustre un autre type d’importation très considérable à cette époque : celle des machines-outils qui proviennent de l’Angleterre et des États-Unis.

Objets évoquant des exportations

Les chantiers maritimes de l’Anse-au-Foulon

Cette photographie, datant de 1878, illustre une activité économique fort importante à cette époque : le commerce du bois. On peut y apercevoir des trains de bois équarris (troncs d’arbres auxquels on a retiré à la hache l’écorce sur les quatre faces et qu’on a réunis en d’immenses radeaux).

Depuis le début du 19e siècle, cette industrie revêt la plus grande importance au pays. Cependant, alors qu’au début du siècle c’est surtout le bois équarri (dont l’Angleterre est le principal client) qui domine le marché, ce commerce décline à partir de 1850. Il est graduellement remplacé par celui du bois de construction (planches et madriers) dont la demande émane notamment des États-Unis. Les produits du bois constituent donc pendant toute cette période l’une des principales exportations canadiennes. L’Ontario, le Québec et le Nouveau-Brunswick en sont les grands fournisseurs.

Le blé

Cette carte postale intitulée Un champ de blé près d’Edmonton représente l’importance de la culture du blé au pays. Peu après la Conquête, la province de Québec vend du blé aux Antilles anglaises, puis à l’Angleterre. Très tôt, le Haut-Canada se spécialise dans cette culture.

Après la Confédération, le Manitoba fonde son économie sur le blé grâce à la construction du chemin de fer, à la hausse des prix mondiaux et au développement de nouvelles espèces mieux adaptées. À la fin du 19e siècle, le blé des Prairies est devenu l’une des principales exportations du Canada. L’Angleterre et l’Europe en sont les principaux clients.

Baratte à beurre

Cette baratte à beurre est principalement fabriquée à partir de tôle de fer. Sur le dessus se trouve une manivelle à engrenage qui permet d’actionner, grâce à une poignée, le mécanisme constitué d’une tige, terminée par des pales. Cette machine sert, bien sûr, à transformer la crème en beurre.

Durant la seconde moitié du 19e siècle, le Québec et l’Ontario produisent beaucoup de beurre et de fromage. Ces denrées sont principalement achetées par l’Angleterre et constituent, avec le bois et le poisson, deux des principales exportations canadiennes.

Sculpture

Cette sculpture représente une vache blanche tachetée, debout sur une plate-forme d’herbe verte et jaune. Elle a été réalisée au 19e ou 20e siècle par Jean-Baptiste Côté, un artiste de la ville de Québec.

Elle rappelle deux importantes productions du Québec exportées aux États-Unis, vers 1875 : celui du fourrage et celui du bétail.

Souliers

Ces souliers de cuir ont été fabriqués à la fin du 19e siècle dans une manufacture du Québec.

Ils nous rappellent qu’à cette époque des industries canadiennes, telles celles du textile et de la chaussure, lancent leurs créations sur le marché international. À la même période, les produits manufacturés arrivent au second plan, pour ce qui est de la valeur, parmi toutes les exportations québécoises.

Musée de la civilisation
Lab)idéeclic!

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Objectifs d'apprentissage

Identifier les principaux produits canadiens exportés et importés durant la seconde moitié du 19e siècle.

Liens avec les programmes scolaires du Québec :
1- Élèves du premier cycle du secondaire, domaine de l’univers social, géographie, histoire et éducation à la citoyenneté. Contenu de formation : Industrialisation, une révolution économique et sociale. Compétence visée dans le Programme de formation de l’école québécoise : Interroger les réalités sociales dans une perspective historique.
2- Élèves de la 4e année du secondaire - Histoire du Québec et du Canada Objectif du programme pédagogique : Montrer les principaux effets sur le Québec et le Canada de l’essor économique nord-américain au cours de la période de 1896 à 1929.
3- Élèves de la 5e année du secondaire - Le 20e siècle, histoire et civilisation Objectif du programme pédagogique : Montrer l’influence économique des États-Unis sur le Québec et le Canada.

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