Vassily Vassilievitch Verechtchaguine
1869 - 1870
huile sur toile
27,3 x 36,7 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).
Verechtchaguine est le plus grand des peintres de batailles russes. En 1867–1869, il visite, par deux fois, l’Asie centrale au sein de l’armée russe. Il y est alors témoin de la guerre du Turkestan. L’artiste est non seulement impressionné par la guerre, mais aussi par la culture orientale qu’il ne connaît pas. Cette toile représente Reguistan, la place centrale de Samarkand, où se trouve l’école religieuse (médressé) Chir-Dor. Au-dessus de l’entrée du temple, on peut voir des représentations, à demi effacées, de lions à caractère héraldique. Le soleil aveuglant, les ornements éclatants et les habits multicolores des badauds détournent l’attention du peintre et du spectateur, du thème de la barbarie. L’artiste lui-même ressent cette contradiction. Il écrit : « Toute ma vie, j’ai aimé le soleil [...] Cette guerre qui me hante me force toujours à la peindre, et si je veux représenter le soleil, je dois me voler du temps à moi-même... &raqu Pour en lire plus
Verechtchaguine est le plus grand des peintres de batailles russes. En 1867–1869, il visite, par deux fois, l’Asie centrale au sein de l’armée russe. Il y est alors témoin de la guerre du Turkestan. L’artiste est non seulement impressionné par la guerre, mais aussi par la culture orientale qu’il ne connaît pas. Cette toile représente Reguistan, la place centrale de Samarkand, où se trouve l’école religieuse (médressé) Chir-Dor. Au-dessus de l’entrée du temple, on peut voir des représentations, à demi effacées, de lions à caractère héraldique. Le soleil aveuglant, les ornements éclatants et les habits multicolores des badauds détournent l’attention du peintre et du spectateur, du thème de la barbarie. L’artiste lui-même ressent cette contradiction. Il écrit : « Toute ma vie, j’ai aimé le soleil [...] Cette guerre qui me hante me force toujours à la peindre, et si je veux représenter le soleil, je dois me voler du temps à moi-même... »
Fiodor Alexandrovitch Vassiliev
1870
huile sur toile
70 x 127 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).
Pendant l’été 1870, Vassiliev, accompagné des artistes Répine et Makarov, voyage le long de la Volga. Les paysages pittoresques de la Volga qu’il voit alors l’inspirent pour ce tableau. Vassiliev ne cherche pas une représentation précise et austère, ce qui le différencie de ses aînés, les peintres Chichkine et Savrassov. L’expressivité des couleurs vives et la densité des touches de peinture donnent une impression générale de contours flous. L’œuvre semble être quelque peu inachevée, ce qui souligne la vision romantique du peintre. Cette vision s’exprime également dans le contraste des éclairages de la terre et du ciel, dans le mouvement chaotique des lourds nuages, dans l’apparition inattendue d’un arc-en-ciel qui enjambe une colline, et dans l’ondulation des herbes multicolores. L’apparence très simple des lagunes de la Volga est imprégnée d’angoisse et d’inquiétude devant les puissantes et majestueuses forces de la nature.
Pendant l’été 1870, Vassiliev, accompagné des artistes Répine et Makarov, voyage le long de la Volga. Les paysages pittoresques de la Volga qu’il voit alors l’inspirent pour ce tableau. Vassiliev ne cherche pas une représentation précise et austère, ce qui le différencie de ses aînés, les peintres Chichkine et Savrassov. L’expressivité des couleurs vives et la densité des touches de peinture donnent une impression générale de contours flous. L’œuvre semble être quelque peu inachevée, ce qui souligne la vision romantique du peintre. Cette vision s’exprime également dans le contraste des éclairages de la terre et du ciel, dans le mouvement chaotique des lourds nuages, dans l’apparition inattendue d’un arc-en-ciel qui enjambe une colline, et dans l’ondulation des herbes multicolores. L’apparence très simple des lagunes de la Volga est imprégnée d’angoisse et d’inquiétude devant les puissantes et majestueuses forces de la nature.
Ilia Efimovitch Répine
1874
huile sur toile
73 x 50 cm
© Musée régional des beaux-arts Soukatchev d’Irkoutsk.
Le jeune Répine a réalisé l’étude La Mendiante pendant un séjour en France, dans la petite ville de Veules-les-Roses. Sur cette toile, on trouve réunies pour la première fois, toutes les facettes du don du futur maître : l’amour de l’être humain, la capacité de pénétrer le monde intérieur de son héros, le talent de dessinateur et de peintre qui a su découvrir, pour lui-même, l’art de la peinture en plein air. Dans cette étude fidèle à la nature, on ne trouve rien de trop. « La fillette se tient debout dans le champ et, sur le fond, on aperçoit du blé jauni orné de coquelicots, de bleuets et d’herbe dense et terne. La petite silhouette est placée sous les rayons directs du soleil, ses formes sont modelées de façon très naturelle et le coloris est diversifié, selon que l’endroit représenté est dans l’ombre ou dans la lumière. Le paysage est assez conventionnel, il attire à peine notre attention. Pourtant, il Pour en lire plus
Le jeune Répine a réalisé l’étude La Mendiante pendant un séjour en France, dans la petite ville de Veules-les-Roses. Sur cette toile, on trouve réunies pour la première fois, toutes les facettes du don du futur maître : l’amour de l’être humain, la capacité de pénétrer le monde intérieur de son héros, le talent de dessinateur et de peintre qui a su découvrir, pour lui-même, l’art de la peinture en plein air. Dans cette étude fidèle à la nature, on ne trouve rien de trop. « La fillette se tient debout dans le champ et, sur le fond, on aperçoit du blé jauni orné de coquelicots, de bleuets et d’herbe dense et terne. La petite silhouette est placée sous les rayons directs du soleil, ses formes sont modelées de façon très naturelle et le coloris est diversifié, selon que l’endroit représenté est dans l’ombre ou dans la lumière. Le paysage est assez conventionnel, il attire à peine notre attention. Pourtant, il est inséparable de l’univers de la fillette qui vit cette chaude journée d’été... » (O. Liaskovskaïa). Le peintre nostalgique écrivait à ceux qui étaient demeurés dans sa patrie : « Nous ne vivons maintenant que par la nature, elle est si simple, ici, si enchanteresse [...] elle ressemble tellement à ce qu’on peut trouver chez nous, dans le midi de la Russie. »
Vassily Vassilievitch Verechtchaguine
1874 - 1876
huile sur toile
38,7 x 54 cm
© Galerie nationale Tretiakov (Moscou).
Cette étude a été peinte lors du premier voyage de l’artiste en Inde. Verechtchaguine accordait une grande attention à l’examen de la vie et du quotidien des pays qu’il visitait. Son style est caractérisé par une exactitude extrême et une grande fidélité à la réalité. Le Taj Mahal est un mausolée construit par le sultan Shah Djahan pour son épouse Mumtaz-i Mahal au 17<sup>e</sup> siècle. Verechtchaguine le considérait comme l’une des « constructions les plus magnifiques au monde » et il l’a plusieurs fois peint sous des éclairages différents. Il a utilisé des couleurs franches et vives, afin que la blancheur et la transparence du marbre, contrastant avec le fond du « ciel enflammé du Sud », comme les poètes russes aiment l’écrire, produisent un effet spectaculaire.
Vassily Vassilievitch Verechtchaguine
Cette étude a été peinte lors du premier voyage de l’artiste en Inde. Verechtchaguine accordait une grande attention à l’examen de la vie et du quotidien des pays qu’il visitait. Son style est caractérisé par une exactitude extrême et une grande fidélité à la réalité. Le Taj Mahal est un mausolée construit par le sultan Shah Djahan pour son épouse Mumtaz-i Mahal au 17<sup>e</sup> siècle. Verechtchaguine le considérait comme l’une des « constructions les plus magnifiques au monde » et il l’a plusieurs fois peint sous des éclairages différents. Il a utilisé des couleurs franches et vives, afin que la blancheur et la transparence du marbre, contrastant avec le fond du « ciel enflammé du Sud », comme les poètes russes aiment l’écrire, produisent un effet spectaculaire.
George Harvey
Photo : Gary Castle, Achat, 1933
1875
huile sur toile
34,6 x 61 cm
© Art Gallery of Nova Scotia.
L’arrivée de George Harvey à Halifax en 1881, en provenance d’Angleterre, coïncide avec l’exposition de l’Académie royale des arts du Canada qui se tient dans cette ville cette année-là. Harvey présente sept œuvres pour cette exposition, dont Cour galloise. Connu comme paysagiste, c’est un artiste respecté qui peint dans la tradition académique anglaise. En 1887, on lui propose d’être le premier directeur de la nouvelle Victoria School of Art and Design, poste qu’il occupe jusqu’en 1893. L’influence de Harvey se fait sentir à Halifax surtout en raison de son enseignement dévoué et de ses nombreux élèves, dont Lewis Smith, qui deviennent ultérieurement de grandes figures de la communauté artistique locale.
George Harvey
L’arrivée de George Harvey à Halifax en 1881, en provenance d’Angleterre, coïncide avec l’exposition de l’Académie royale des arts du Canada qui se tient dans cette ville cette année-là. Harvey présente sept œuvres pour cette exposition, dont Cour galloise. Connu comme paysagiste, c’est un artiste respecté qui peint dans la tradition académique anglaise. En 1887, on lui propose d’être le premier directeur de la nouvelle Victoria School of Art and Design, poste qu’il occupe jusqu’en 1893. L’influence de Harvey se fait sentir à Halifax surtout en raison de son enseignement dévoué et de ses nombreux élèves, dont Lewis Smith, qui deviennent ultérieurement de grandes figures de la communauté artistique locale.
L’apprenant va :