Les modes occidentales étaient pratiquement inconnues au Japon avant la restauration Meiji. Des lois somptuaires adoptées par le Shogun en 1643 imposaient un code vestimentaire qui mettait en évidence le statut social d’une personne. Seuls les nobles et les membres de la classe militaire pouvaient porter des soies richement décorées de broderies, des satins et des brocarts ouvragés ou bien orner leur kimono de ceintures splendides. Une fois les lois abolies par le gouvernement de la restauration, les Japonais étaient désormais libres de s’habiller comme ils le voulaient. Une fois que l’Empereur adopta la tenue occidentale, les fonctionnaires et l’élite éduquée commencèrent à porter des vêtements occidentaux en public. En 1871, l’Empereur rendit obligatoire le port de vêtements occidentaux durant les heures de travail et les activités officielles pour les hauts fonctionnaires. Peu après, les femmes soucieuses de suivre la mode commencèrent elles aussi à porter des robes occidentales en public, suivant l’exemple de l&r
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Les modes occidentales étaient pratiquement inconnues au Japon avant la restauration Meiji. Des lois somptuaires adoptées par le Shogun en 1643 imposaient un code vestimentaire qui mettait en évidence le statut social d’une personne. Seuls les nobles et les membres de la classe militaire pouvaient porter des soies richement décorées de broderies, des satins et des brocarts ouvragés ou bien orner leur kimono de ceintures splendides. Une fois les lois abolies par le gouvernement de la restauration, les Japonais étaient désormais libres de s’habiller comme ils le voulaient. Une fois que l’Empereur adopta la tenue occidentale, les fonctionnaires et l’élite éduquée commencèrent à porter des vêtements occidentaux en public. En 1871, l’Empereur rendit obligatoire le port de vêtements occidentaux durant les heures de travail et les activités officielles pour les hauts fonctionnaires. Peu après, les femmes soucieuses de suivre la mode commencèrent elles aussi à porter des robes occidentales en public, suivant l’exemple de l’Impératrice.
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Les femmes vêtues selon l'évolution de la mode, des kimonos du début de la période Edo aux modes occidentales de l'ère Meiji
Hashimoto Chikanobu
Musée Edo-Tokyo
vers 1890
Estampe sur bois
91220260-82
© Musée Edo-Tokyo
Un grand nombre des Japonais qui portaient des vêtement occidentaux en public revenaient aux vêtements japonais de retour chez eux. En effet, les vêtements occidentaux du XIXe siècle étaient mal adaptés au mobilier des maisons japonaises : il était presque impossible de s’asseoir sur des tatamis avec les jupes amples et les tournures des années 1870 - 1880, et les souliers occidentaux, surtout les bottines de la période victorienne ne convenaient pas à la coutume japonaise de se déchausser en entrant dans un immeuble.
Un grand nombre des Japonais qui portaient des vêtement occidentaux en public revenaient aux vêtements japonais de retour chez eux. En effet, les vêtements occidentaux du XIXe siècle étaient mal adaptés au mobilier des maisons japonaises : il était presque impossible de s’asseoir sur des tatamis avec les jupes amples et les tournures des années 1870 - 1880, et les souliers occidentaux, surtout les bottines de la période victorienne ne convenaient pas à la coutume japonaise de se déchausser en entrant dans un immeuble.
© 1999, RCIP. Tous droits réservés.
Robe à tournure
Musée Edo-Tokyo
9001974-75
© Musée Edo-Tokyo
Au début de l'ère Meiji, les femmes et les hommes adoptèrent rapidement les coiffures occidentales. De nombreux Japonais suivirent l'exemple de l'Empereur, qui coupa son toupet traditionnel en 1872, et les coupes de cheveux à l'occidentale, les moustaches et les barbes devinrent chose courante. Les femmes changeaient souvent de coiffure afin de suivre les dernières tendances des coiffures de la période victorienne. Elles portaient ces coiffures avec des robes occidentales ou des kimonos japonais, indifféremment. Avec l'arrivée des coiffures occidentales, les hommes et les femmes commencèrent à porter des chapeaux.
Au début de l'ère Meiji, les femmes et les hommes adoptèrent rapidement les coiffures occidentales. De nombreux Japonais suivirent l'exemple de l'Empereur, qui coupa son toupet traditionnel en 1872, et les coupes de cheveux à l'occidentale, les moustaches et les barbes devinrent chose courante. Les femmes changeaient souvent de coiffure afin de suivre les dernières tendances des coiffures de la période victorienne. Elles portaient ces coiffures avec des robes occidentales ou des kimonos japonais, indifféremment. Avec l'arrivée des coiffures occidentales, les hommes et les femmes commencèrent à porter des chapeaux.
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Femmes vêtues à l'occidentale et portant des coiffures à l'image changeante de la mode
Musée Edo-Tokyo
Estampe sur bois
90200030
© Musée Edo-Tokyo
Les estampes imprimées durant l'ère Meiji, comme celle-ci provenant d'une série intitulée Trente-deux aspects de femmes, illustraient avec enthousiasme la dernière mode occidentale, ce qui laissait supposer que tous portaient des complets et des robes. Néanmoins, il faut signaler que la plupart des Japonais changèrent très peu leur façon de se vêtir. Bien qu'un grand nombre de Japonais appartenant aux classes supérieures portaient des complets et des robes occidentales de temps en temps, la plupart préféraient porter le kimono. La pratique courante était l'incorporation de plusieurs accessoires, coiffures et vêtements occidentaux dans l'habillement japonais, entre autres les parapluies, chapeaux, châles, montres, bijoux et souliers. En plus du kimono, de nombreux hommes Japonais portaient des hakama, des pantalons amples et plissés qui étaient aussi souvent agrémentés d'accessoires occidentaux.
Les estampes imprimées durant l'ère Meiji, comme celle-ci provenant d'une série intitulée Trente-deux aspects de femmes, illustraient avec enthousiasme la dernière mode occidentale, ce qui laissait supposer que tous portaient des complets et des robes. Néanmoins, il faut signaler que la plupart des Japonais changèrent très peu leur façon de se vêtir. Bien qu'un grand nombre de Japonais appartenant aux classes supérieures portaient des complets et des robes occidentales de temps en temps, la plupart préféraient porter le kimono. La pratique courante était l'incorporation de plusieurs accessoires, coiffures et vêtements occidentaux dans l'habillement japonais, entre autres les parapluies, chapeaux, châles, montres, bijoux et souliers. En plus du kimono, de nombreux hommes Japonais portaient des hakama, des pantalons amples et plissés qui étaient aussi souvent agrémentés d'accessoires occidentaux.
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Femme mariée de la période Meiji se préparant à sortir faire une promenade
Taiso Yoshitoshi
Art Gallery of Greater Victoria
vers 1888
Estampe sur bois
95.33
© Art Gallery of Greater Victoria
Le kimono est le vêtement principal de l’habillement japonais. Il est fabriqué d’un très long rectangle de tissu taillé en huit pièces. Selon les saisons, le matériel utilisé change d’épaisseur, de type et de motifs. Il est d’habitude légèrement doublé en été, doublé au printemps et à l’automne et doublé d’ouate en hiver. Malgré la structure simple du kimono, les tissus, les couleurs, les formes et les motifs utilisés parlent un langage symbolique. Par exemple, les couleurs vives conviennent aux enfants tandis que les couleurs sobres sont réservées aux adultes. Les manches du kimono de l’homme sont coupées en forme carrée, tandis que celles du kimono de la femme sont un peu arrondies. Les manches du kimono de la femme célibataire sont encore plus arrondies que celles d’une femme mariée et celles du kimono de l’enfant sont les plus rondes. L’obi (ceinture) de l’homme est plus étroite que celle de la femme, ses couleurs sont neutres et elle est no
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Le kimono est le vêtement principal de l’habillement japonais. Il est fabriqué d’un très long rectangle de tissu taillé en huit pièces. Selon les saisons, le matériel utilisé change d’épaisseur, de type et de motifs. Il est d’habitude légèrement doublé en été, doublé au printemps et à l’automne et doublé d’ouate en hiver. Malgré la structure simple du kimono, les tissus, les couleurs, les formes et les motifs utilisés parlent un langage symbolique. Par exemple, les couleurs vives conviennent aux enfants tandis que les couleurs sobres sont réservées aux adultes. Les manches du kimono de l’homme sont coupées en forme carrée, tandis que celles du kimono de la femme sont un peu arrondies. Les manches du kimono de la femme célibataire sont encore plus arrondies que celles d’une femme mariée et celles du kimono de l’enfant sont les plus rondes. L’obi (ceinture) de l’homme est plus étroite que celle de la femme, ses couleurs sont neutres et elle est nouée différemment. Les kimonos de fête, fabriqués de soie somptueuses, sont agrémentés de motifs plus élaborés et riches en couleurs que les kimonos de rue et ceux portés à la maison.
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Un kimono
Musée Edo-Tokyo
86213002
© Musée Edo-Tokyo
Ce modèle montre la façon dont les huit morceaux qui forment un kimono sont coupés dans une même bande de tissu.
National Museum of Western Art, Tokyo, Vancouver Museum, Art Gallery of Greater Victoria, The Montre
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Le patron d’un kimono reste le même pour tout le monde, homme ou femme, enfant ou adulte. Sa confection est économique puisque chaque morceau de tissu est utilisé, et il ne requiert pas de boutons ou d’attaches quel conques. Le Obi -- une ceinture nouée autour de la taille -- est utlisée pour maintenir le kimono fermé. Grâce à la simplicité du vêtement, il est démonté à chaque fois qu’il est lavé. Les différents morceaux sont alors placés sur une planche droite pour sécher, ce qui élimine l’étape du repassage. Une fois sec, le kimono est recousu.
Le patron d’un kimono reste le même pour tout le monde, homme ou femme, enfant ou adulte. Sa confection est économique puisque chaque morceau de tissu est utilisé, et il ne requiert pas de boutons ou d’attaches quel conques. Le Obi -- une ceinture nouée autour de la taille -- est utlisée pour maintenir le kimono fermé. Grâce à la simplicité du vêtement, il est démonté à chaque fois qu’il est lavé. Les différents morceaux sont alors placés sur une planche droite pour sécher, ce qui élimine l’étape du repassage. Une fois sec, le kimono est recousu.
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Objectifs d'apprentissage
L’apprenant va :
- décrire l’adoption graduelle de la mode occidentale pendant l’ère Meiji, au Japon, et donner des exemples ;
- reconnaître l’éventuel conflit entre la mode et les considérations pratiques, en citant l’exemple du Japon pendant l’ère Meiji ;
- décrire la tenue traditionnelle japonaise, plus précisément le kimono ;
- expliquer la façon dont un kimono est fabriqué et entretenu ;
- comparer la mode japonaise de la fin du XIXe siècle avec celle de sa propre culture.