Les écureuils, les oiseaux (oriole d’Audubon, cardinal à tête noire), les souris, les musaraignes et divers invertébrés terrestres (argyopes, mantes) figurent au nombre des prédateurs du monarque. La prédation par les oiseaux et les souris a surtout été observée au Mexique. La toxicité des papillons qui hibernent au Mexique est inférieure à celle des monarques qui passent l’hiver en Californie. Des bovins et des dindons domestiques ont déjà été observés en train de se nourrir de papillons au sol. Les grenouilles, les crapauds, les lézards et les serpents s’attaquent occasionnellement aux chenilles. Divers parasitoïdes (tachinaires, guêpes) et agents pathogènes contribuent également à réduire les populations de monarque. Dans les sites d’hibernation au Mexique, les monarques ne tolèrent que de très faibles fluctuations de température, et la moindre vague de froid ou la moindre tempête de neige peut avoir des conséquences désastreuses. Ainsi, au cours de l’été de 1993, le nombre d’observations de monarque dans l’est de l’Amérique du Nord a chuté de 90 %. Les scientifiques ont imputé le phénomène à une importante tempête de neige survenue pendant une vague de froid au cours de l’hiver de 1992.
La destruction des habitats du monarque par les humains demeure probablement la principale menace qui pèse sur l’espèce. L’exploitation forestière, l’application de pesticides, le développement immobilier et l’absence de réglementation visant à protéger les habitats du monarque ont contribué à faire des migrations annuelles du monarque un phénomène menacé.
Réseau canadien d'information sur le patrimoine