Noël pour les soldats canadiens outre-mer se déroulait très différemment de ce qu’ils avaient connu jusque-là dans leurs foyers. Comme bien des denrées étaient rationnées, les cadeaux étaient souvent modestes. Il s’agissait d’articles utiles qu’il était facile d’envoyer par la poste, comme ce mouchoir. Le seul élément permettant à un soldat stationné sur le front de savoir que Noël existait encore était parfois une chanson chantée avec des camarades, une ration supplémentaire de nourriture ou encore une carte ou un colis envoyés par les siens, mais cela m'était toujours pas la case.
Les soldats stationnés en Grande-Bretagne, eux, avaient généralement droit à des vacances. Ils célébraient dans les casernes, assistaient à des offices religieux et allaient dans les cantines et dans les bals populaires. Des colis étaient échangés de part et d’autre de l’Atlantique et les cuisiniers préparaient des dîners de fête pour la Noël.
Pour les membres du Service féminin de l’armée canadienne, des arbres de Noël avaient été dressés et les casernes étaient décorées. Il y avait aussi des fêtes pour les enfants chassés de leur foyer par les bombardements à Londres, et des jouets faits à la main et des sucreries étaient distribués.