[En] 1978, la Chine et le Viêt-nam ont commencé à se battre. C’est à ce moment-là que le gouvernement vietnamien a ordonné à tous les Chinois de quitter le Viêt-nam. Ils ont saisi nos emplois, notre salaire, notre école, et nous avons dû partir avant une certaine date. Nous avons donc pris la chance de partir en mer.
Nous avons suivi la côte jusqu’à Hong Kong, prenant soin de nous arrêter par moments pour trouver de la nourriture ou de l’eau. Le voyage a duré un mois. Nous n’avions que les vêtements que nous portions sur notre dos à ce moment-là. Nous n’avions ni argent ni or. Nous ne nous sommes même pas arrêtés à penser au danger. Nous ne pensions qu’aux possibilités que recelait l’avenir.
Nous avons foulé le sol canadien le 14 janvier 1980…
J’étais déterminé à mieux parler l’anglais et à me trouver un emploi de mécanicien.
[Mais] même avec mon nouveau certificat [de mécanicien automobile], je n’ai pas réussi à me trouver un emploi parce que je ne possédais pas d’expérience au Canada.
Au bout du compte, en 1991, j’ai commencé à travailler pour le Calgary City Transit à titre de compagnon ouvrier qualifié de métier en mécanique de machinerie lourde.
Malgré toutes les embûches, mon objectif était toujours de travailler pour que ma famille réussisse et que je réalise mon rêve.