Depuis son retour au pays, Suzor-Coté « peut contribuer sur place à la construction d'un art national, de concert avec plusieurs de ses compatriotes. Délaissant la voie de la peinture d'histoire, il favorise un art axé sur la représentation de la nature en tant qu'élément identitaire. À l'époque, en effet, des peintres canadiens formés surtout en France et en Grand-Bretagne proposent une autre façon de définir l'identité canadienne en cherchant à approfondir la spécificité de la nature qui les entoure.


Qu'il s'agisse d'Homer Watson à Doon, d'Horatio Walker à Sainte-Pétronille, d'Ozias Leduc à Saint-Hilaire, de Maurice Cullen à chambly ou à la rivière Cache, Tom Thomson au parc Algonquin ou d'Emily Carr sur la côte du Pacifique, ils vont tous chercher à dire les particularités de « leur » Canada en employant des moyens formels encore inexploités au pays. Ces artistes font appel à des conceptions européennes de la représentation de la nature, mais en les adaptant à l'originalité du paysage canadien. »[1]



[1] Lacroix, Laurier, Suzor-Coté, Lumière et matière, p. 163.
Laurier Lacroix

© 2006, Centre d'exposition de l'Université de Montréal. Tous droits réservés.

Page d'accueil du Centre des enseignants | Trouvez des ressources d'apprentissage et des plans de leçons | Partagez des leçons et créez des projets | Interagissez avec votre classe virtuelle