À leur arrivée en Acadie, les Acadiens découvrent de vastes étendues de forêt composée essentiellement des mêmes essences que celles de France (pins, sapins, cèdres, hêtres, bouleaux, etc.); alors que certaines, telles que le prusse et le violon (mélèze), sont particulières à l’Amérique. Pratiquant une agriculture axée sur l’assèchement des marais, ils ne sont toutefois pas portés à s’aventurer très loin à l’intérieur des terres pour s’établir. En général, leur exploitation de la forêt se limite donc à la coupe de bois pour leurs besoins domestiques, puis à une chasse du gros et petit gibier qui leur fournit de la viande et du cuir pour leurs vêtements.

Pour les Acadiens, ce désintéressement de la forêt se poursuit dans leur nouvelle Acadie. Même si la majorité d’entre eux s’établissent alors le long des donné sa forte densité sur le littoral. Les arbres abattus à la hache pour faire des terres neuves sont donc surtout ramassés en pilots et brûlés, ce qui permet une culture sur brûlis pour les premières semences de sarrasin et de patates.

Bien sûr, la forêt conserve son importance pour son apport en bois de construction et de chauffage. Qu’ils soient d’abord pêcheurs ou fermiers, de nombreux Acadiense se rendent dans les camps de bûcherons l’hiver pour se procurer un revenu d’appoint. Dans la deuxième moitié des années 1800, les scieries deviennent plus communes dans les régions acadiennes; puis, au début des années 1900, on voit l’arrivée des moulins à papier dans des villes adjacentes aux communautés acadiennes telles que Bathurst et Chatham. Mais, alors que plusieurs Acadiens trouvent de l’emploi dans ces industries, certains profitent plutôt de l’occasion pour devenir commerçants de bois.
Village Historique Acadien

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