Écoutez les courts extraits d’un récit oral et testez vos habiletés d’écoute. Est-ce que vous avez entendu ce que la narratrice a dit ?

M. Miller
Maureen Miller
20e siècle
Ontario, CANADA
© 2007, Musée historique de Scarborough, Tous droits réservés.


Transcription

EXTRAIT UN

Intervieweur : Comment les filles s’habillaient lorsque vous étiez jeune ?

Maureen : Oh, nous portions des jupes, toujours, à moins d’aller en camping, en randonnée, à la plage ou autre. Nous portions toujours des jupes.

Tant que je suis allée à l’école, il ne vous était pas permis de porter des pantalons. Même après que j’aie commencé à enseigner, il était toujours interdit de porter des pantalons à l’école.
Donc, nous portions des robes, des jupes, des blouses et, pour la classe de gym, je ne sais pas si vous avez déjà vu ces petits ensembles culottes que nous portions ? Oh, ils étaient assommants. Ils avaient un élastique là où vous savez, hum, ils ressemblaient à un ensemble barboteuse que les bébés pourraient porter.
Lorsque j’avais environ 15 ans, plusieurs d’entre nous sommes allées au Maple Leaf Gardens faire une grande présentation de gymnastique dans nos supers costumes !


EXTRAIT DEUX

Intervieweur : Qu’est-ce que votre mère faisait comme travail ?

Maureen : Ma mère travaillait dans une manufacture de tricot.
Elle était très active dans le milieu syndical là-bas, notamment en organisant un syndicat pour les travailleuses.
Elle était aussi très impliquée dans la Croix Bleue. Savez-vous ce qu’est la Croix Bleue ? Il s’agit d’une assurance-santé.

Elle a été hospitalisée pendant trois semaines lorsqu’elle était dans la trentaine ou la quarantaine. Elle a subit une opération et quelque chose s’est mal déroulée ; elle y est alors restée trois semaines.

Dans ce temps là, il n’y avait pas de Medicare ou d’assurance-santé. Ils ont donc dû débourser beaucoup d’argent pour ça. Alors, lorsqu’ils ont voulu établir l’assurance Croix Bleue, elle s’est beaucoup impliquée dans le recrutement des gens et elle leur a expliqué pourquoi ils devaient s’y inscrire. Ma mère était bonne dans ce genre de choses.

EXTRAIT TROIS

Maureen : Oh, la façon dont nous vivions lorsque j’étais enfant. Nous n’avions pas de congélateur alors, tous les jours, nous marchions jusqu’à l’épicerie. Nous n’avions pas de chariot, nous avions des paniers parce que la plupart des gens n’avaient pas de voitures. De toute façon, vous auriez seulement besoin d’un chariot si vous ne pouviez pas transporter un panier d’épicerie à la maison. Vous aviez donc à sortir tous les jours pour vous procurer de la viande.

Si vous vouliez de la crème glacée pour dessert, quelqu’un, bien, lorsque vous aviez terminé vos courses, quelqu’un courait jusqu’au magasin. Nous avions un petit cube de crème glacée comme ceci et nous le coupions en quatre parties.

Les temps étaient différents. Nous allions chez le boucher. Le boucher avait de la sciure sur son plancher et un gros bloc à débiter. Il débitait la viande pour nous.

C’était différent, nous n’allions dans les magasins qu’une fois par semaine. Vous aviez des fruits et les légumes la fin de semaine et vous pouviez faire des conserves, mais vous n’achetiez pas des aliments congelés parce que la plupart des gens n’avaient pas de congélateur.


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